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La IVe république française |
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vue par André BARBAULT "la recherche d'un commencement..." Les phases du cycle Jupiter Neptune |
vue par
Didier GESLAIN les hommes politiques de la 4e République Dictionnaire détaillé et illustré |
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Sommaire les Présidents de la République
Vincent AURIOL
René COTY les Présidents du Sénat les Présidents de l’Assemblée consultative, de l’Assemblée constituante et de l’Assemblée nationale
les Ministres des grands ministères Ministre de la Défense nationale et des Forces armées Ministre es Affaires étrangères Ministre de l'Economie et des Finances ou Affaires économiques Ministre de l'Education Nationale Ministres de la Santé |
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Les hommes de la 4ème République
Présidents de la République
VINCENT AURIOL
Né à Revel dans la Haute-Garonne (31),
Son père : Jacques Antoine Auriol : né à Revel, le 22 août 1855, boulanger au quartier des Bourdettes. Vincent aimera rappeler que pendant les vacances scolaires, il livrait le pain aux clients de son père.
Sa mère : Angélique Durand née le 13 juillet 1862, fille d’un cultivateur de Revel.
Son épouse :
Madame AURIOL : Née Michelle Aucouturier à Carmaux, le 05 mars
1896 à 05 heures. Elle est la la fille d’un ouvrier verrier Michel Aucouturier, célèbre militant syndicaliste, ami de Jean Jaurès. Pendant l’Occupation, Madame Auriol, engagée dans la Résistance, a vécu cachée à Lyon. Elle participait au décodage des messages chiffrés de l’état-major allié. Distinguée et élégante, elle redonnera tout son lustre à l’Elysée. Le Palais est réaménagé et remeublé. Vaisselle et argenterie sont renouvelées. Elle s’occupe du service social pour donner les premiers secours aux malheureux. Elle donnera naissance à Toulouse à Paul Auriol, le 15 septembre 1918 qui se mariera à Jacqueline Douet, pilote d’essais et détentrice du record du monde de vitesse sur avion à réaction.
L’homme lui même De taille moyenne, la silhouette carrée, il a gardé l’accent du terroir. Borgne, il a perdu un œil à trois ans en jouant avec un pistolet à amorces. Sa simplicité, son amabilité, le mépris qu’il semble afficher pour le cérémonial ont contribué à son élection à la présidence de la République. Beaucoup moins théoricien du socialisme que Blum, proche de Jaurès, c’est un socialiste sentimental. Il croit à la vertu du verbe, à la force persuasive des mots. Il est un de ceux qui accablent le plus ses présidents du Conseils de notes écrites. Il exige qu’on lui communique les dossiers des affaires inscrites à l’ordre du jour du Conseil des ministres. Il est avocat. Latiniste, il choisit le plus souvent des présidents du Conseils à son images : des latinistes. Athée, il n’en est pas moins tolérant et respectueux des croyances d’autrui.
Sa carrière politique débute sous la 3ème République. Il est élu, pour la première fois député, le 10 mai 1914. Réélu en 1919, 1924, 1928, 1932 et 1936 1938. Il est pour la première fois ministre dans le premier gouvernement Blum de Front Populaire. Il obtient alors le portefeuille des Finances. Il doit alors faire face à la fuite des capitaux vers l’étranger. Pour stopper l’hémorragie, il dévalue. On le retrouve avec le portefeuille de la Justice dans le gouvernement Chautemps, du 29 juin 1937. Ministre chargé de la Coordination des services ministériels à la présidence du Conseil, le 13 mars 1938, dans le second gouvernement Blum.
La guerre et la Libération Le 10 juillet 1940, il fait partie de 80 parlementaires qui refusent d’octroyer au maréchal Pétain, le pouvoir constituant. Il est arrêté et interné avec des députés socialistes et anciens ministres dont Marx Dormoy, Jules Moch et aussi Paul Reynaud, Georges Mandel. Assigné à résidence à son domicile, il craint pour sa sécurité et disparaît dans la clandestinité. En octobre 1943, il s’envole pour Londres d’où il gagne Alger où il devient membre de l’Assemblée consultative provisoire. Il est, de nouveau, élu député de la Haute-Garonne, le 21 octobre 1945. Ministre d’Etat dans le gouvernement constitué par le général De Gaulle. Elu après la démission de celui-ci Président de l’Assemblée nationale, le 31 janvier 1946. Réélu à la seconde Assemblée constituante le 02 juin 1946.
Puis premier Président de l’Assemblée nationale, le 3 décembre 1946. Il joue un rôle considérable pour faire aboutir la Constitution de la 4ème République, négociant avec les trois partis dominants, MRP, Socialiste et Communiste, pour rapprocher les points de vue. Le référendum devant approuver le 2ème projet de Constitution a lieu le 13 octobre 1946. C’est oui. Il est de nouveau élu Président de l’Assemblée nationale, le 04 janvier 1947, et 10 jours plus tard annonce officiellement sa candidature à la Présidence de la République. Le 15 janvier 1947 Champetier de Ribes, Michel Clémenceau, Jules Gasser se déclarent eux aussi candidats.
Sous la 4ème République La Présidence : L'élection Elle a lieu à Versailles le 16 janvier 1947. Députés et sénateurs réunis en Congrès extraordinaire élisent le Président. Faute de d’essence et de voitures, les élus arrivent par le train. Des cabines téléphoniques ont été installées dans la galerie des Bustes du Palais de Versailles. 7 pour les parlementaires, 31 réservées aux journalistes. Au premier étage, on a aménagé une chambre au cas où le Président voudrait passer la nuit à Versailles. A l’entresol se trouve un bloc chirurgical. Dès le matin, le groupe communiste se réunit au Théâtre des Variétés et décide sous, l’impulsion de Jacques Duclos, de soutenir la candidature dès le premier tour de Vincent Auriol. Pour le MRP, c’est non. Vincent Auriol en tant que président de l’Assemblée nationale préside le Congrès. Il se démarque de ses prédécesseurs par sa tenue. Il a abandonné l’habit de rigueur pour un simple costume bleu, cravate grise. A 14 heures 05, un coup de sonnette annonce l’ouverture de la séance. Aucune modalité n’a été décidée pour le scrutin. Sur la proposition de Vincent Auriol, il est décidé qu’il aurait lieu à bulletins secrets par appel nominal à la tribune et à la majorité absolue. Comme pour les élections de Paul Doumer et Albert Lebrun, le sort, pour l’appel nominal, désigne la lettre L. A l’appel de son nom, Auriol se lève mais ne vote pas.
Résultats 16 heures 45 : reprise de séance. Jacques Duclos, premier vice-président de l’Assemblée, prend place au fauteuil présidentiel. C’est déjà l’indication qu’Auriol doit être élu. Votants : 883. Majorité absolue 442. Vincent Auriol : 552, élu. Champetier de Ribes : 242. Gasser : 122. Michel Clemenceau : 60 Divers : 7. Le vote des 10 parlementaires noirs, amenés par avion spécial, a été déterminant. Duclos déclare : « Monsieur Vincent Auriol est élu pour sept ans à dater de ce jour ». Les membres de l’Assemblée se lèvent et entonnent la Marseillaise. La séance est levée à 16 heures 50.
Auriol et ses présidents du Conseil
Dans l'ordre chronologique :
Investi personnellement le 21 janvier 1947 à 18 heures 50. Gouvernement investi le 22 janvier 1947. Revers des grands partis aux municipales d’octobre 1947. Succès gaulliste du RPF. Ces résultats posent le problème de la survie du gouvernement. Le 30 octobre, le Comité central du PCF décide de rompre avec la politique de collaboration avec les partis. C’en est fini de l’équipe Ramadier. Démission le 19 novembre 1947 à 21 heures.
Investi personnellement le 24 novembre 1947. Gouvernement investi par la Chambre, le 28 novembre 1947. Démission le 20 juillet à 00heure 15, après avoir posé la question de confiance sur les crédits militaires.
Investi le 24 juillet 1948 par 352 voix. Gouvernement investi le 27 juillet par 330 voix. Les socialistes s’opposent aux mesures de rigueur de la politique financière de Paul Reynaud ce qui provoque la crise gouvernementale. Démission le 27 août 1948.
SCHUMAN Robert (2) : Voir plus haut. Investiture personnelle le 05 septembre 1948. Investiture refusée au gouvernement le 07 septembre 1948.
Investi personnellement le 08 septembre 1948. Gouvernement investi le 11 septembre vers minuit par 351 voix (SFIO, MRP, Radicaux, UDSR). La crise gouvernementale de 15 jours discrédite la République. Daniel Mayer rompt la solidarité gouvernementale. Il désapprouve la politique des prix et des salaires dans une lettre à Henri Queuille. Quinze jours après la dévaluation Petsche, cela entraîne la démission de l’équipe gouvernementale. Démission le 06 octobre 1949.
Décédé à Cambo-les-Bain, le 26 janvier 1983. Pressenti le 23 octobre 1949. Investi personnellement le 27 octobre1949 par 367 voix. Gouvernement investi le 29 octobre 1949. Le 24 juin, le Parlement refuse la confiance par 352 voix contre 230. 98 députés socialistes ont voté contre. Ils reprochent à Bidault les modalités de reclassement des fonctionnaires, la politique scolaire et celle de l’Union française.
QUEUILLE Henri : Voir plus haut. Pressenti, il est investi le 30 juin par 363 voix contre 208, malgré la réserve du MRP sur la question scolaire. Le quatre juillet l’Assemblée nationale refuse d’accorder sa confiance au gouvernement de centre droit formé quatre jours plus tôt.
Décédé à Paris, le 13 janvier 1993.
Investi par 373 voix contre 185, le 11 juillet 1950. Le gouvernement obtient la confiance de l’Assemblée, le 13 juillet 1950, par 329 voix contre 224. Démission du gouvernement à la suite du débat sur la réforme électorale, le 28 février 1950.
QUEUILLE Henri : Voir plus haut. Le 09 mars 1951, investiture d’Henri Queuille par 359 voix contre 205. Le 10 mars 1951 l’Assemblée accorde sa confiance au gouvernement constitué par Queuille. Peu de changement par rapport au gouvernement Pleven qui le précédait. Démission du gouvernement Queuille, le 10 juillet. Il chute sur la question scolaire qui divise la France entre partisans le l’école publique laïque et partisans de l’Ecole libre.
PLEVEN René : Voir plus haut. Le 08 août 1951, l’Assemblée nationale investit René Pleven par une forte majorité (391 voix contre 102) Le 10 août le gouvernement est formé. Il comprend des MRP, des Radicaux et des Modérés. Les Socialistes en sont exclus. Le 7 janvier 1952, les socialistes n’écoutent pas Guy Mollet qui plaide l’abstention. Ils renversent le gouvernement sur les débats budgétaires.
Décédé à Paris 7ème, le 30 mars 1988.
Le 11 janvier 1952 Edgar Faure est pressenti. Le 17 janvier, il obtient l’investiture par 401 voix. A 43 ans, il est le plus jeune président du Conseil. Il cumule avec le ministère des Finances. Il doit régler différents problèmes extérieurs : Tunisie, Indochine, celui majeur de la CED ; l’échelle mobile des salaires est votée le 28 février 1952. Démission du gouvernement mis en minorité le 29 février sur le budget qui prévoit une augmentation des impôts.
Décédé à Saint-Chamond (42), le 13 décembre 1994. Le 04 mars 1952, Vincent Auriol le sollicite. Ministre des Travaux publics dans le gouvernement précédent, il déclare : « Je ne suis pas un politicien ». Le 6 mars il déclare vouloir constituer « un gouvernement de défense du franc » et propose « des remèdes qui ne sont ni de droite ni de gauche, qui n’ont pas d’étiquette parlementaire ». Il est investi dans la nuit du 6 au 7 mars 1952 par 324 voix contre 206. Son gouvernement est investi le 8 mars par 290 voix contre 101 et 229 abstentions. Le 20 mai 1952 est votée l’emprunt Pinay. L’augmentation du SMIG est lié à la variation des prix à la consommation. Le 04 décembre, Antoine Pinay déclare : « 1952 a été l’année de la mise en ordre, 1953 sera celle de la mise en marche » Le 22 décembre 1952, le gouvernement se heurte à l’hostilité de l’Assemblée sur deux points sensibles : la politique étrangère et la politique économique. . A 21 heures 30 sans attendre le vote Antoine Pinay annonce sa démission.
Décédé à Orsay (91), le 29 décembre 1996. Il est investi par l’Assemblée, le 07 janvier 1953 à 03 heures 15 du matin par 389 suffrages. Le 08 janvier le gouvernement est investi par la Chambre. Le 21 mai 1953 à 19 heures 20 la confiance est refusée au gouvernement par 328 voix contre 244. La défection des gaullistes est l’une des causes de la chute du gouvernement en proie aux problèmes financiers, aux difficultés militaires en Indochine, aux grèves de la marine marchande et controverses sur la CED. On rentre dans la plus longue crise ministérielle.
Décédé à Paris, le 08 avril 1975. Cet Indépendant est investi le 26 juin 1953 par 398 voix contre 206. La lassitude explique en partie ce succès. Le gouvernement formé obtient l’investiture le 30 juin par 386 voix contre 211. A partir du 04 août le gouvernement fait face à une très grave crise sociale. Plus de 2 millions de grévistes. Déposition du Sultan du Maroc le 20 août 1953. Le 23 décembre René Coty est élu par le Congrès réunis à Versailles Président de la République. Il a fallu 13 tours de scrutins pour élire le 2ème président de la 4ème République.
René COTY 23 décembre 1953 à 22 heures 11 – 8 janvier 1959
Né au
Havre dans la Seine Maritime, Décédé au Havre (76), le 22 novembre 1962.
Son père : Arthur Coty est né à Bolbec, le 3 juillet 1849. Il se destinait à l'Ecole Normale Supérieure quand le mort de son père le contraignit à arrêter ses études et à reprendre la pension Coty. Il meurt au Havre, le 07 mai 1915. Sa mère : Blanche Albertine Sence est née le 30 janvier 1855. Elle épouse Arthur Coty le 23 avril 1878.
Son épouse : Madame COTY : Germaine Corblet est née au Havre (76), le 09 avril 1886 à 15 heures. Acte n° 1150. Marié au Havre (76), le 21 mai 1907 avec René Coty. Décédé à Rambouillet, le 12 novembre 1955. Fille d’un armateur du Havre, elle a été élevée au pensionnat de la Miséricorde, avant de passer deux ans dans un couvent à Southamton en Angleterre. Quand son mari est élu, elle se présente comme une femme forte et peu soucieuse de la dernière mode. Les journalistes la brocardent. Les journalistes l’appellent « Madame Sans Gaine ».Mais bien vite, elle s’impose par son naturel, sa générosité et son autorité bienveillante. Le couple Coty a deux enfants, des filles Geneviève et Anne Marie. Au décès de son épouse René Coty, très affecté, songera quitter l’Elysée.
L'homme lui-même De haute stature (1 mètre 87), les yeux bleu-vert, il est desservi par une voix sèche et métallique. Son accueil est cordial et chaleureux. Il se considère comme le "président de tous les français", gardien scrupuleux des institutions. Il a cependant conscience des défauts d'un système qui mène à l'impuissance de l'Etat. Sa préoccupation principale est l'élaboration d'une bonne constitution. En réponse aux allocutions du président du Congrès et du président du Conseil Joseph Laniel, il répond qu'il respectera la Constitution, mais que la République ne saura se défendre que si elle sait se réformer. Le 16 novembre 1959, il est élu à l'Académie des Sciences morales et politiques.
René Coty et ses présidents du Conseil
Par ordre chronologique :
Décédé à Paris, le 08 avril 1975. Il est président du Conseil depuis le 28 juin 1953 quand il est élu le 23 décembre 1953 à l'issue du 7ème jour de Congrès et 13èmetour de scrutin. Le chef du gouvernement, critiqué sur sa politique indochinoise et mis en minorité, envoie sa démission le 12 juin
Décédé à Paris 16ème, le 18 octobre 1982. Président du Conseil le 19 juin 1954. Président du Conseil le 3 septembre 1954 avec un gouvernement remanié. Président du Conseil le 12 novembre 1954 avec un gouvernement remanié; Président du Conseil le 20 janvier 1955 avec un gouvernement remanié. Le gouvernement est renversé sur sa politique en Afrique du Nord, le 6 février 1955 par 319 voix contre 273 et 22 abstentions. " Chassé du pouvoir par une coalition disparate d'intérêts lésés ou menacés, il entre dans la légende de la gauche" (René Remond, "Notre siècle" Fayard).
Décédé à Paris, le 05 avril 1995. Président du Conseil (non investi) le 19 février 1955.
Décédé à Paris 7ème, le 30 mars 1988 Président du Conseil le 23 février 1955. Le gouvernement est mis en minorité le 29 novembre 1955 par 318 voix contre 218. L'Assemblée est dissoute et l'on procède à de nouvelles élections législatives le 2 janvier 1956. Victoire du Front Républicain.
Décédé à Paris, le 03 octobre 1975. Président du Conseil le 1er février 1956. Le gouvernement qui n'a su résoudre la crise algérienne est mis en minorité le 21 mai 1957 par 250 voix contre 213.
Décédé à Paris 8ème, le 10 février 1993. Président du Conseil le 12 juin 1957. Le 30 septembre l'Assemblée nationale repousse la loi-cadre sur l'Algérie. Prenant acte de ce manque de confiance, Maurice Bourgès-Maunoury démissionne.
Antoine PINAY : Voir plus haut même rubrique. Président du Conseil d'un gouvernement non investi le 18 octobre 1957.
Guy MOLLET : Voir plus haut même rubrique. Président du Conseil d'un gouvernement non investi le 28 octobre 1957.
Décédé accidentellement en mer au large de Jersey le 10 juillet 1970. Président du Conseil le 5 novembre 1957. Le gouvernement, mis en minorité le 15 avril 1958 sur la question "des bons offices", démissionne.
Décédé à Strasbourg (67), le 27 juin 2000. Président du Conseil le 14 mai 1958. Le 28 mai Pierre Pflimlin, dans un climat d'émeutes, remet la démission de son gouvernement.
Décédé à Colombey-les-Deux-Eglises, le 09 novembre 1970. Président du Conseil le 1er juin 1958.
Présidents du Sénat
Disciple d’Albert de Mun, il suivit avec sympathie « le Sillon » et les mouvements chrétiens. Plusieurs fois ministre sous la 3ème République, il est l’un des parlementaires qui votent contre le Maréchal Pétain le 10 juillet 1940. Il est d’ailleurs interné de 1942 à 1944 en raison de son attitude hostile à Vichy. En janvier 1946, le gouvernement provisoire présidé par le général De Gaulle, le choisit comme délégué près du tribunal militaire international de Nuremberg. Il est chargé de présenter l’accusation au nom de la France, de la Hollande, de la Belgique et du Luxembourg. Il est élu sénateur et devient par deux fois le bref président de cette Assemblée.
Licencié ès lettres et docteur en droit. Avocat à Toulouse puis à Paris. Il appartint plusieurs années au cabinet de Maître Campinchi, un maître du barreau en même temps qu’un leader du Parti Radical socialiste. Initié au Rite Ecossais, il monte très vite dans la hiérarchie de la Grande Loge de France. Personnalité marquante du Parti Radical socialiste et de la Ligue internationale contre l’Antisémitisme. Député de la Guyane depuis 1932 ; Il entre dans la résistance en 1941 ; Membre des deux Assemblées Constituantes, il entre au Conseil de la République en 1946 comme Sénateur de la Guyane puis à partir de 1948 comme élu du Lot. Depuis 1947, il préside l’Assemblée du Luxembourg, puis en 1959 il devient président du Sénat.
Présidents de
l’Assemblée consultative,
André LE TROQUER : Voir plus haut même rubrique.
Ministres des grands ministères
Garde des Sceaux et de la Justice de la 4ème République
Dans le Gouvernement Léon Blum du 16 décembre 1946.
Dans le Gouvernement de Paul Ramadier du 22 janvier 1947, Dans le Gouvernement de Robert Schuman du 24 novembre 1947, Dans le Gouvernement d’Henri Queuille du 11 septembre 1948.
Dans le Gouvernement André Marie du 26 juillet 1948, Dans le Gouvernement de Robert Schuman du 5 septembre 1948, Dans le Gouvernement de Félix Gaillard du 5 novembre 1957, Dans le Gouvernement de Pierre Pflimlin du 14 mai 1958.
Dans le Gouvernement Georges Bidault du 29 octobre 1949, Dans le Gouvernement Henri Queuille du 2 juillet 1950, Dans le Gouvernement Pleven du 12 juillet 1950, Dans le Gouvernement Henri Queuille du 10 mars 1951.
Dans le Gouvernement de René Pleven du 10 août 1951
Dans le Gouvernement Edgar Faure du 20 janvier 1952, Dans le Gouvernement d’Antoine Pinay du mars 1952, Dans le gouvernement de René Mayer du 8 janvier 1953.
Dans le Gouvernement de Joseph Laniel
Dans le Gouvernement de Pierre Mendès France du 19 juin 1954
BEAUMONT Jean
Michel du BASCQ GUERIN
de (Indépendant) : Dans le Gouvernement Mendès France du 3 septembre 1954, du 12 novembre 1954.
Dans le Gouvernement Mendès France du 20 janvier 1955.
Dans le Gouvernement Christian Pineau (non investi) du 19 février 1955, Dans le Gouvernement Edgar Faure du 23 février 1955 ;
Dans le Gouvernement Guy Mollet du 1er février 1956, de Guy Mollet du 28 octobre 1957 (non investi)
Dans le Gouvernement Bourgès-Maunoury du 12 juin 1956, d’Antoine Pinay du 18 octobre 1957
Dans le Gouvernement Charles De Gaulle du 1er juin 1958.
Ministres de l’Intérieur de la 4ème République
DEPREUX Edouard
: Dans les Gouvernement Léon BLUM du 16 décembre 1946, Dans le Gouvernement Paul Ramadier du 22 janvier 1947.
Dans le Gouvernement Robert Schuman du 24 novembre 1947, Dans le Gouvernement d’André Marie du 26 juillet 1948, Dans le Gouvernement de Robert Schuman du 5 septembre 1948, Dans le Gouvernement d’Henri Queuille du 11 septembre 1948, Dans le Gouvernement de Georges Bidault du 29 octobre 1949.
Dans le Gouvernement Henri Queuille du 2 juillet 1950, Dans le Gouvernement de René Pleven du 12 juillet 1950, Dans le Gouvernement de Henri Queuille du 10 mars 1951.
Charles BRUNE (RGR) : Dans le Gouvernement René Pleven du 10 août 1951, dans le Gouvernement d’Edgar Faure du 20 janvier 1952, d’Antoine Pinay du 8 mars 1952, de René Mayer du 8 janvier 1953.
Dans le Gouvernement de Joseph Laniel du 28 juin 1953.
Dans le Gouvernement Pierre Mendès France 1-2-3-4 du 19 juin 1954, 3 septembre 1954, 12 novembre 1954, 20 janvier 1955.
Dans le Gouvernement Christian Pineau du 19 février 1955 (non investi), Dans le Gouvernement Edgar Faure du 23 février 1955, Dans le Gouvernement de Félix Gaillard du 5 novembre 1957
GILBERT-JULES Jean
: Dans le Gouvernement Guy Mollet du 1er février 1956, dans le Gouvernement Bourgès Maunoury du 12 juin 1956.
BADIE Vincent
(Radical) : Dans le Gouvernement d’Antoine Pinay du 18 octobre 1957 (non investi)
Dans le Gouvernement Guy Mollet du 28 octobre 1957 (non investi)
Dans le Gouvernement Pierre Pflimlin du 14 mai 1958
PELLETIER Emile (Préfet) dans le Gouvernement de Charles De Gaulle du 1er juin 1958.
Ministres de la Défense nationale et des Forces armées de la 4ème République
Dans le Gouvernement Léon Blum du 16 décembre 1946
BILLOUX François
(Communiste) : Dans le Gouvernement Paul Ramadier du 22 janvier 1947.
Dans le Gouvernement Robert Schuman du 24 novembre 1947
Dans le Gouvernement d’André Marie du 26 juillet 1948
REVILLON Tony : (Radical) dans le Gouvernement de Robert Schuman du 5 septembre 1948
Dans le Gouvernement d’Henri Queuille du 11 septembre 1948
Dans les Gouvernements de Georges Bidault du 29 octobre 1949, Dans le Gouvernement d’Henri Queuille du 2 juillet 1950, Dans le Gouvernement d’Antoine Pinay du 8 mars 1952, Dans le Gouvernement de René Mayer du 8 janvier 1953, Dans le Gouvernement de Joseph Laniel du 28 juin 1953.
Dans le Gouvernement Pleven du 12 juillet 1950, d’Henri Queuille du 10 mars 1951.
Dans les Gouvernements de René Pleven du 10 août 1951, d’Edgar Faure du 20 janvier 1952
Dans le Gouvernement de Pierre Mendès France du 19 juin 1954, Dans le Gouvernement d’Edgar Faure du 23 février 1955.
Dans les Gouvernements Mendès France (2 et 3) du 3 septembre 1954 et 12 novembre 1954.
CHEVALLIER
Jacques
(Indépendant) : Dans le Gouvernement Mendès France 4 du 20 janvier 1955.
Dans le Gouvernement de Christian Pineau du 19 février 1955 (non investi)
Dans le Gouvernement Guy Mollet du 1er février 1956
Dans les Gouvernements Bourgès Maunoury du 12juin 1956, Antoine Pinay du 18 octobre 1957 (non investi)
Dans les Gouvernements Guy Mollet du 28 octobre 1957, Félix Gaillard du 5 novembre 1957
Dans le Gouvernement de Pierre Pflimlin du 14 mai 1958
Dans le Gouvernement de Charles De Gaulle du 1er juin 1958.
Ministres des Affaires étrangèresde la 4ème République
Dans le Gouvernement Léon Blum du 16 décembre 1946.
Dans le Gouvernement Paul Ramadier du 22 janvier 1947, Dans le Gouvernement Robert Schuman du 24 novembre 1947, Dans le Gouvernement René Mayer du 8 janvier 1953, Dans le Gouvernement Joseph Laniel du 28 juin 1953
Dans le Gouvernement d’André Marie du 26 juillet 1948, Dans le Gouvernement Maurice Schuman du 5 septembre 1948, Dans le Gouvernement d’Henri Queuille du 11 septembre 1948, Dans le Gouvernement de Georges Bidault du 29 octobre 1949, Dans le Gouvernement d’Henri Queuille du 2 juillet 1950, Dans le Gouvernement Pleven du 12 juillet 1950, Dans le Gouvernement d’Henri Queuille du 10 mars 1951, Dans le Gouvernement Pleven du 10 août 1951, Dans le Gouvernement Edgar Faure du 20 janvier 1952, Dans le Gouvernement d’Antoine Pinay du 8 mars 1952.
Dans le Gouvernement Mendès France 1, 2, 3
Dans le Gouvernement Mendès France 4 du 20 janvier 1955
Dans le Gouvernement Christian Pineau du 19 février1955 (non investi), Dans le Gouvernement Guy Mollet du 1er février 1956, Dans le Gouvernement Bourgès Maunoury du 12 juin 1956, Dans le Gouvernement Guy Mollet du 28 octobre 1957 (non investi), Dans le Gouvernement Félix Gaillard du 5 novembre 1957
Dans le Gouvernement Edgar Faure du 23 février 1955, Dans le Gouvernement Antoine Pinay du 18 octobre 1957
Dans le Gouvernement Pierre Pflimlin du 14 mai 1958
Dans le Gouvernement De Gaulle du 1er juin 1958.
Ministres de l’Economie
de la 4ème République
PHILIP André
: Dans le Gouvernement Léon Blum du 16 décembre 1946, Dans le Gouvernement Paul Ramadier du 22 janvier 1947.
MAYER René
: Dans le Gouvernement Robert Schuman du 24 novembre 1947, Dans le Gouvernement René Pleven du 10 août 1951.
Dans le Gouvernement d’André Marie du 26 juillet 1948.
PINEAU Christian
: Dans le Gouvernement Robert Schuman du 5 septembre 1948.
QUEUILLE Henri
: Dans le Gouvernement Queuille du 11 septembre 1948.
PETSCHE Maurice
: Dans le Gouvernement Georges Bidault du 29 octobre 1949, Dans le Gouvernement Queuille du 2 juillet 1950, Dans le Gouvernement Pleven du 12 juillet 1950, Dans le Gouvernement Queuille du 10 mars 1951.
FAURE Edgar
: Dans le Gouvernement Edgar Faure du 20 janvier 1952, Dans le Gouvernement Joseph Laniel du 28 juin 1953, Dans les Gouvernements Mendès France 1, 2, 3 des 19 juin 1954, 3 septembre 1954, 12 novembre 1954, Dans le Gouvernement Pierre Pflimlin du 14 mai 1958.
PINAY Antoine
: Dans le Gouvernement Antoine Pinay du 8 mars 1952, Dans le Gouvernement Pinay du 18 octobre 1957, dans le Gouvernement De Gaulle du 1er juin 1958.
BOURGES-MAUNOURY Maurice
: Dans le Gouvernement René Mayer du 8 janvier 1953.
Dans le Gouvernement Mendès France 4 du 20 janvier 1955.
LACOSTE Robert
: Dans le Gouvernement Christian Pineau du 19 février 1955 (non investi), Dans le Gouvernement Guy Mollet du 1er février 1956.
Dans le Gouvernement Edgar Faure du 23 février 1955, Dans le Gouvernement Guy Mollet du 28 octobre 1957 (non investi), Dans le Gouvernement Félix Gaillard du 5 novembre 1957.
Dans le Gouvernement Bourgès Maunoury du 2 juin 1956.
Ministres de l’Education nationale
Dans le Gouvernement Léon Blum du 16 décembre 1946, Dans le Gouvernement Paul Ramadier du 22 janvier 1947. Dans le Gouvernement Robert Schuman du 24 novembre 1947.
Dans le Gouvernement André Marie du 26 juillet 1948, Dans le Gouvernement Queuille du 11 septembre 1948, Dans le Gouvernement Georges Bidault du 29 octobre 1949.
MAYER René :
Dans le Gouvernement Robert Schuman du 5 septembre 1948.
MORICE André
: Dans le Gouvernement Queuille du 2 juillet 1950.
LAPIE Pierre
Olivier : Dans le Gouvernement Pleven du 12 juillet 1950, Dans le Gouvernement Queuille du 10 mars 1951.
MARIE André
: Dans le Gouvernement Pleven du 10 août 1951, Dans le Gouvernement Edgar Faure du 20 janvier 1952, Dans le Gouvernement Pinay du 8 mars 1952, Dans le Gouvernement René Mayer du 8 janvier 1953, Dans le Gouvernement Laniel du 28 juin 1953.
Dans les Gouvernements Mendès France 1, 2 ,3 et 4. Dans le Gouvernement Christian Pineau du 19 février 1955 (non investi), Dans le Gouvernement Edgar Faure du 23 février 1955, Dans le Gouvernement De Gaulle du 1er juin 1958.
BILLIERES René
: Dans le Gouvernement Guy Mollet du 1er février 1956, Dans le Gouvernement Bourgès Maunoury du 12 juin |