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Astralités de la IIIe république

 

Nous sommes à Paris le dimanche 4 septembre 1870. A l’aube, la capitale est éveillée par les cris des vendeurs de journaux : l’empereur est prisonnier des Prussiens à Sedan ! Au fil des heures, deux cent mille personnes affluent place de la Concorde. La foule envahit les Tuileries  où l’impératrice Eugénie a juste le temps de s’enfuir, puis l’hémicycle du Palais-Bourbon où siègent les parlementaires. Pour conjurer l’émeute, Gambetta à la tribune prononce la déchéance de l’Empire et Jules Favre propose d’aller en cortège proclamer la République à l’Hôtel de Ville.

 

Essayons de cerner l’horaire de l’événement.

 

« A seize heures, l’Hôtel de Ville est désert. L’officier de garde qui commande le cordon de troupes s’informe : « A-t-on proclamé la République au corps législatif ? » - Non répond Gambetta, c’est ici que nous allons le faire. L’officier s’écarte, la foule suit les cheveux blancs de Jules Favre. Kératry va occuper la Préfecture de police, Floquet appose les scellés sur le Sénat : les lecteurs du Journal officiel apprendront le lendemain qu’il n’y a plus de Sénat. Sur la place de l’Hôtel de Ville, la foule piaffe, agite des drapeaux, scande les noms de Gambetta et de Jules Favre. Personne ne paraît au balcon. L’impératrice est partie, les chefs de l’Empire se sont enfuis, les morts d’ordre circulent … » Ainsi est évoqué cet après-midi par Pierre Miquel dans La IIIe République (Fayard, 1989), ce qui nous laisse sur notre faim.

 

Dans La France de 1848 à 1870 (Armand Colin, 1995), Jean Garrigues précise que Gambetta, Jules Ferry, Jules Favre et Émile de Kératry, à l’Hôtel de Ville, « vers 16 heures, ce 4 septembre 1870 (…) font proclamer la République et acclamer la constitution d’un gouvernement de Défense nationale. En province où la proclamation républicaine parvient aux préfets vers 18 heures … ». La transmission de cette proclamation est bien exécutée à « 6 heures du soir », selon également Stéphane Audoin-Rouzeau dans 1870 – La France dans la guerre (Armand Colin, 1989), et nous savons, par G. et J. Hémeret (Les Présidents, Diffunat, 1988) que la déclaration a été rédigée par le député Ernest Picard.

 

Ces informations ne nous livrent pas l’instant solennel de la naissance à chaud de la IIIe République et cette précision a échappé à mes recherches. On sait toutefois qu’à 16 heures il n’y a rien encore et qu’à 18 heures les dés ont déjà été jetés. L’adoption de 17 heures serait justifiée, à titre approximatif. Ce qui rejoint, finalement, l’option précisée de 16 h 45 qu’ont retenue nos prédécesseurs qui devaient avoir des raisons de ce choix au quart d’heure près. Telle est, en tout cas, la version consacrée par Paul Chacornac dans le cahier n° 6 d’Astrologie (1938) et utilisée par ceux qui interprétèrent le thème de cette IIIe République

 

Il se passe tant de choses et de si diverses au long des soixante-dix années d’existence de Marianne III qu’il est scabreux de vouloir trouver dans la corbeille de sa figure astrale le défilé de toute l’histoire que nous y avons vécue. Toutefois, il se dégage de l’œuf cosmique de cette institution nationale l’étonnante unité d’un langage symbolique qui solidarise une multivalence de situations successives empreintes d’une semblable signature, parce que ce commencement d’être est frappé d’une puissante marque astrale.

 

C’est une prise de vue qui s’impose. En premier lieu et en gros plan se prescrit la configuration dominante : le coucher de Mars, synonyme d’adversité, d’inimitié, d’hostilité ; un Mars de combat dignifié aux lieux de l’AS et du MC, et au trigone de celui-ci. Phénomène qui s’élargit à la véritable charge de violence – feu et déflagration – d’une conjonction Mars-Uranus au DS et au semi-carré du Soleil en VII, Uranus étant maître de I en cette pointe de VII ! Tel est le véritable et imposant promontoire de ce paysage astral, que complète le récent passage de Pluton maître du MC au FC.

 

 

LA  GUERRE  FRANCO -  ALLEMANDE

 

 

Paris, 18 juillet 1870, 11 heures du matin.

 

Le piège de la dépêche d’Ems … « Nous sommes prêts, archi-prêts ; quand même la guerre durerait un an, il ne nous manquerait pas un bouton de guêtre », déclare le maréchal Leboeuf, ministre de la guerre. Puis encore : « L’armée prussienne n’existe pas, je le nie. » Et le Premier ministre, Émile Ollivier, d’ajouter : « Nous soufflerons dessus ! ». Et l’on parie allègrement que le 15 août, jour de sa fête, Napoléon III paradera à Berlin.

 


 

 En réalité, le 2 septembre, l’Empire meurt sur le champ de bataille de Sedan où l’empereur est fait prisonnier et capitule. En un mois et demi, on est passé d’une conjonction Soleil-Uranus à une conjonction Mars-Uranus. Plus largement, du semi-sextil au semi-carré Soleil-Mars, interférant avec le carré Uranus-Neptune, avec application de la Lune à l’opposition Saturne-Jupiter.

La guerre n’est pas pour autant finie. Si le maréchal Bazaine s’enferme à Metz avec son armée sans combattre (il se rend à l’ennemi sans combattre le 27 octobre), la nouvelle république prend la relève dans un sursaut patriotique. Finalement, l’Armistice est signé le 28 janvier 1871, le Soleil et Vénus en sortie de conjonction supérieure passant au trigone de Jupiter.

Alors que le Soleil et Mercure passaient à l’opposition d’Uranus – antithèse de la conjonction de déclaration de guerre – le 18 janvier précédent, dans la galerie des glaces du château de Versailles, le roi de Prusse avait été proclamé empereur d’Allemagne.

 

 

La relation immédiate de cette signature avec les faits majeurs de son histoire s’impose : la IIIe République, accouchée dans les fers, est née d’une guerre perdue ; son territoire deviendra la ligne de mire, le principal champ des ravages de la Première Guerre mondiale, le glaive de Mars s’abattant sur notre pays, et elle mourra d’avoir perdu une bataille décisive lors de la Seconde Guerre mondiale. Peut-on avoir plus brillantes pépites d’astralités ?

 

Le sort guerrier de ce destin marsien  reçoit d’ailleurs confirmation d’une double échéance transitaire : Neptune passe sur Mars lorsque surgit la Première Guerre mondiale (28° du Cancer), de même qu’à son tour Pluton à la venue de la Seconde Guerre mondiale (2° du Lion et rétrogradant à 0° du signe). Peut-on avoir plus éclatante corrélation ?

 

Compte tenu de tout cela, on peut s’accorder une facile, bien que moins flagrante, signification d’alliances heureuses et de chance de victoire d’un Soleil en VII au trigone de la Lune, dispositrice de la conjonction marsienne, qu’accompagne une Vénus du Lion en VII, triangulée à un trigone Saturne-Neptune.

 

Mais, ne sortons pas de notre configuration marsienne car, d’un seul tenant, au-delà de ce témoignage premier d’énorme conviction et au grand complet, elle donne le ton général du déroulement du destin de Marianne III, Mars y traînant partout sa torche incendiaire..

 

 

 Cela commence d’ailleurs par la guerre civile de la Commune de Paris (voir étude de son thème dans notre n° 14). Nous sommes au temps du carré Uranus-Neptune : pour la première fois, la lutte des classes aboutit à un soulèvement du milieu prolétarien contre la bourgeoisie. Ce qui le provoque est le sursaut guerrier, jacobin, d’une capitale qui refuse la capitulation militaire devant les Prussiens, contre une Assemblée royaliste, réfugiée à Versailles, décidée à s’entendre avec l’ennemi. Après le siège de Paris, cela conduira à la semaine sanglante du 21 au 28 mai 1871 (transit Saturne/Lune en XII) : à la centaine d’otages massacrés et aux nombreux incendies d’édifices publics des communards, se renvoie – d’une façon disproportionnée – la furie meurtrière des fusillades par les Versaillais (plus de vingt mille exécutions sommaires, avec femmes et enfants, avec des milliers de déportations et condamnations !). La plus monstrueuse répression sanglante de notre histoire.

 

Peu après l’épreuve physique de ces atrocités arrive un affrontement politique qui révèle l’ennemi de l’intérieur, l’opposition de principe à la République : ainsi se présente la tentative de la Restauration monarchiste. Faisons un retour au point de départ avec le lever de la Lune, portée par la colère de la conjonction marsienne du Cancer : tout commence dans un engendrement populaire. C’est le peuple de Paris qui, par sa pression à chaud, a imposé la république, mais l’Assemblée est dominée par les partis monarchistes (légitimistes, orléanistes, bonapartistes) qui ne songent qu’à rétablir la royauté. La Commune brisée, leur coalition donne le ton autour du duc Albert de Broglie (Soleil au MC).. Elle abat le premier président provisoire, Thiers, pour faire élire un anti-républicain, le maréchal Mac-Mahon. L’ordre moral s’impose et tout est prêt à Versailles pour la Restauration. Sauf le prétendant au trône de France, le comte de Chambord (voir l’étude de son thème dans notre n° 106), lequel, refusant de se séparer du drapeau blanc et le pays tenant au drapeau tricolore, renonce finalement à la couronne. Un renoncement qui devient définitif en 1973, accordé aux passages salvateurs de Jupiter sur Vénus et le Soleil en VII. Ouf ! Mais, avec ce Mars en pointe de VII, l’histoire de cette République est celle d’une meute d’ennemis irréductibles, du début à la fin, leur fiel lui valant le sobriquet de « la Gueuse » …

 

En instituant le septennat (1873), le ministère de Broglie entend prolonger un régime provisoire qui accorde encore un espoir, cette fois du côté du comte de Paris. Mais la République va prendre forme avec la constitution du 30 janvier 1875, votée à une voix de majorité (amendement Wallon).

 

La partie est cependant loin d’être gagnée, les transits du moment étant d’ailleurs peu éloquents. Le vrai rapport de forces s’engage lorsque le ministère Jules Simon est démissionné le 16 mai 1877 (conjonction Soleil-Pluton céleste) par le président, sans avoir été mis en minorité par la Chambre. Le président entend imposer le retour du duc de Broglie que refuse la Chambre ; rejet auquel il répond par une dissolution de l’Assemblée (26 juin), en déclarant qu’il dissoudra la nouvelle Chambre si elle est mal élue. On garde en mémoire l’apostrophe de Gambetta : Mac Mahon devra « se soumettre ou se démettre » !

 

Cri électoral aux élections du 14 octobre 1877 qui imposent avec une majorité républicaine la république parlementaire. Nous sommes au temps des faveurs d’un Uranus transitant Vénus en VII. Le Sénat lui-même est gagné par ce mouvement et quand, en remplacement de Mac Mahon démissionnaire le 30 janvier 1879, Jules Grévy est élu Président de la République, puis Gambetta Président de la Chambre, la république est enfin aux mains des républicains. Une installation au pouvoir également sous le signe du trigone de Neptune au Soleil, symbolisée aussitôt par l’adoption du chant national de la Marseillaise et de la fête du 14 Juillet, les libertés publiques étant instaurées de 1881 à 1884 (transit Uranus/Soleil). Un âge d’or républicain.

 

Nous ne sortons pas de notre configuration marsienne, si ce n’est que s’y ajoute la note plutonienne du secteur III, avec ce qu’il n’est pas trop exagéré d’appeler la guerre religieuse de la République laïque. On se rappelle une autre harangue du même Gambetta à la tribune de la Chambre en mars 1877 : « Le cléricalisme ? Voilà l’ennemi ! » Un véritable cri de guerre en réponse à une levée de boucliers cléricaux de l’ordre moral. Il s’agit alors d’arracher la France à l’armée du clergé, des jésuites, des congrégations, jugée envahissante. Dans ce climat, la République naissante s’identifie même à l’anticléricalisme et la libre-pensée. Cette guerre religieuse s’ouvre presque dans chaque commune à travers la laïcisation de l’enseignement. L’éducation républicaine des campagnes, c’est l’école qui se dresse en face de l’église, dans l’affrontement de l’instituteur et du curé. Il s’agit de retirer « l’âme de la jeunesse française » des mains des prêtres. Il est significatif que l’on trouve une conjonction Mars-Uranus en I – outre le Soleil et Mercure en III avec la Lune en Gémeaux – chez Jules Ferry, véritable créateur de l’enseignement primaire, gratuit, obligatoire et laïque. Une instruction publique qui, en démocratisant un pays où l’instituteur devient la sentinelle du régime, a contribué à déraciner la foi religieuse de la population française (Pluton maître de IX en III).

 

Si l’on enregistre une  détente au cap de 1890 avec Léon XIII (Vénus des Poissons au DS) et le cardinal Lavigerie – main tendue des catholiques, ralliement de l’Église à la République – celle-ci redevient militante à l’égard des cultes avec l’intransigeant Pie X (Mars du Lion en pointe de VII, sortant de l’opposition d’Uranus), lorsque Uranus et Neptune en entrée d’opposition passent sur l’opposition Jupiter-Gémeaux/Saturne-Sagittaire. Années 1900/1905 des ministères Waldeck-Rousseau et Combes, ainsi que des grands éclats de l’affrontement : rupture avec le Saint-Siège, intervention de la troupe pour la fermeture des écoles congréganistes, séparation de l’Église et de l’État ! Il faudra beaucoup de temps pour que cette rivalité idéologique soit pacifiée, l’antagonisme revenant plus ou moins périodiquement en compétition. Dans cette histoire où nous voyons à l’œuvre l’opposition Jupiter-Saturne qu’apaise dans un quadrilatère en cerf-volant le trigone Vénus-Neptune, l’instruction publique du pôle Jupiter-Gémeaux en V, s’est faite au détriment du religieux (Saturne-Sagittaire), il est vrai, au niveau du catéchisme. Le peuple créateur d’histoire d’une Lune au lever en Capricorne vit finalement un déplacement de foi collective de l’église à la patrie : une religion du patriotisme s’est ainsi substituée au culte divin, avec un enseignement civique qui sacralise le drapeau de Valmy et les défilés du 14 juillet.

 

Mais Mars a toujours un fer au feu. Nous le voyons, cette fois, pleinement tourné vers le dehors avec les guerres coloniales, au retentissement considérable. En effet, c’est la création d’un vaste empire, venant derrière celui de la Grande-Bretagne à vocation maritime, qui se présente comme l’œuvre la plus étonnante de cette IIIe République. En rendent compte les maîtres de IX : Pluton au méridien en III et Mars au DS, conjoint à Uranus maître de I. Puissante pulsion conquérante ! Une fois de plus, nous retrouvons en première ligne Jules Ferry avec sa conjonction Mars-Uranus du Verseau en I. Cette expansion impérialiste est principalement son fait, avec son état d’esprit : « La meilleure façon d’éviter la guerre, c’est de ne pas avoir peur et de faire savoir hautement qu’on ne la craint pas. ». Esprit de conquête colonialiste qui ira à la saturation d’une démission de « Ferry-Tonkin » imposée par Clemenceau en 1985. L’expansion ne s’en prolongera pas moins jusqu’en 1912.

 

On comprend, en cette circonstance, la signification du carré que fait la conjonction Mars-Uranus avec Neptune en II : ces interventions militaro-diplomatiques sont entachées d’affairisme et de spéculation. Si nos expéditions répondent à un besoin de débouchés économiques, c’est à coup d’expédients qu’elles s’en tirent, sans échapper à des revers, comme le fameux scandale de Panama en 1888 (Uranus transite Mercure en VIII).

 

C’est toujours sur le compte de Mars qu’il faut placer la tentation du sabre du boulangisme, inspirée d’un délire patriotique de revanche contre l’Allemagne. Son histoire est la montée en popularité extraordinaire (Lune maîtresse d’AS au MC, en Poissons et conjointe à Uranus) du général Georges Boulanger, qui ébranle l’institution dans un climat de bruits de guerre en 1887-1889. Parti d’un républicanisme affiché, le « brav’ général » finit par être récupéré par la Ligue des patriotes du « sonneur de clairon » Déroulède et par le courant du prétendant orléaniste, le comte de Paris. Lors d’une élection triomphale le 27 janvier 1889, Boulanger est le maître de la capitale et son entourage l’engage à s’emparer de l’Élysée. Au lieu de quoi, le fringant général s’esquive en passant la nuit chez sa maîtresse, Marguerite de Bonnemain, sur la tombe de laquelle il se donnera un coup de revolver mortel le 30 septembre 1891. C’était, pour la République, sa manière de vivre un sesqui-carré céleste Uranus-Neptune.

 

Mars a plus d’un tour dans son sac pour se manifester. Il est tout autant présent et d’une manière plus directe avec la violence des attentats anarchistes de Ravachol (1892), de Vaillant (1893), comme celui de Caserio qui poignarde le président Sadi-Carnot à Lyon le 24 juin 1894 (Saturne/Mercure en VIII).

 

Mais, avec une particulière pimentation  plutonienne, il s’offre le luxe d’une riche condensation avec l’immense affaire Dreyfus : un procès, des plus mémorables de notre histoire, et qui implique l’honneur de l’armée française ! Grande affaire de famille (Mars en Cancer) dans laquelle s’affrontent deux France plus que jamais ennemies : d’un côté, la raison d’État, l’autorité des institutions et de la chose jugée, avec les nationalistes, les conservateurs, les monarchistes, les boulangistes, les catholiques ; de l’autre, la justice sociale, la laïcité, les droits de l’homme, avec les démocrates, les francs-maçons, les protestants, les juifs. Cette gigantesque affaire judiciaire connaîtra son point culminant au passage d’Uranus au MC-Scorpion en 1897-1898, accompagné de la traversée par Neptune de l’opposition Jupiter-Saturne, laquelle symbolise les deux parties en présence.

 

C’est quand Uranus passe d’abord à l’opposition de Pluton qu’en octobre 1894 commence cette « affaire » avec l’arrestation du capitaine israélite Alfred Dreyfus, soupçonné par le service de renseignements de l’armée où il travaille, d’être l’auteur d’un bordereau subtilisé à l’attaché militaire de l’ambassade d’Allemagne. Bien que l’expertise d’écriture ne soit pas vraiment concluante, la culpabilité de haute trahison s’abat sur lui : idéale victime avec un Saturne du Lion et un Mars de la Vierge en VII, l’opposition de celui-ci à une conjonction Lune-Neptune des Poissons en I finissant par faire de son procès le condensateur d’une cause universelle.

 

Ce qui entre en scène, précisément, c’est le parti pris antisémite de l’esprit de caste borné des membres influents de l’armée : le général Mercier, réactionnaire clérical, à la tête de l’armée au ministère de la guerre, qui ordonne l’arrestation ; le commandant du Paty de Clam, antisémite, chargé de l’enquête ; le général de Boisdeffre, royaliste et clérical, chef de l’État-Major ; le colonel Sandherr, antisémite virulent, à la tête des services de renseignements du deuxième bureau, ainsi que son subordonné, l’antisémite commandant Henry. Mais aussi les généraux Gonse, Billot et de Pellieux. La presse antisémite prend ensuite le relais.

 Influencé par un envoyé du ministère de la Guerre faisant état d’une pièce accusatrice nouvelle plus explicite, sans présentation dudit document, le Conseil de guerre condamne Dreyfus à la dégradation militaire et à la déportation à l’île du Diable (décembre 1894). En 1896, le nouveau chef du service de renseignements, le colonel Picquart, découvre le véritable coupable :  le « comte » Esterhazy, un véritable forban vivant d’expédients, du jeu, d’escroqueries. Ce qui conduit Picquart à demander la révision du procès Dreyfus. Traduit en Conseil de guerre, l’officier véreux Esterhazy est acquitté sous les acclamations des militaires, tandis que Picquart est déplacé en Tunisie ! Le scandale a pris alors une dimension si phénoménale qu’au surlendemain de l’acquittement du vrai traître, Zola publie dans L’Aurore son fameux « J’accuse », où il s’en prend au sommet de l’armée française et de l’État. Ce qui lui vaut – en plus – une condamnation à un an de prison. On en arrive au cœur d’un vrai complot contre la Justice de juges militaires prisonniers de leurs préjugés, voire de l’État-Major !

 

Mais la vérité finit par éclater, car la prétendue pièce nouvelle invoquée au Conseil de guerre, classée dossier secret, réclamée enfin par le nouveau ministre de la guerre, Cavaignac, se révèle finalement être un faux, fabriqué par le colonel Henry, « dans un intérêt patriotique », dont le suicide entraînera la fuite immédiate de son complice Esterhazy, et à sa suite une cascade de démissions dans l’armée … Et malgré cela, ce n’est pas fini. La révision du procès Dreyfus n’en est pas moins fort laborieuse. Le Conseil de guerre de Rennes en 1899 trouve encore le moyen de prononcer une condamnation de la victime, assortie de circonstances atténuantes, avec dix ans de réclusion ! Dreyfus sera, malgré tout, aussitôt gracié par le président Loubet, mais il faudra encore attendre le jugement du procès de Rennes du 12 juillet 1906 pour avoir réparation de cette incroyable erreur judiciaire. L’affaire Dreyfus aura duré un cycle jupitérien.

 

Nous en arrivons – suprême de la configuration marsienne – à la Première Guerre mondiale. On sait déjà que, venu du Bélier d’où il avait quadraturé Mars, Neptune franchissait en 1914 la ligne de position de cet astre, transit le plus lourd qui soit sur cet astre depuis la naissance de notre république. Et c’est même dans les journées qui suivent le transit Soleil/Mars que la guerre éclate le 3 août. On en sait le bilan avec ses tragédies : un pays dévasté et un million et demi de morts …

 

La touche du devenir de la IIIe République dans cette guerre est patente au premier tournant de la bataille de la Marne, qui tombe sur le retour solaire du 5 septembre suivant. En un mois, l’armée ennemie avait avancé ses colonnes à marche rapide sur Paris : les hussards étaient à Senlis et Chantilly … Et voici que, du 6 au 12 septembre, la situation militaire se renverse avec la retraite de l’envahisseur : son ressort offensif est brisé. A ce cap anniversaire s’enregistre précisément la recharge vitale d’un renouveau solaire harmonique (réception d’un trigone Mars-Uranus). Un autre signe évident : à la signature du Traité de Versailles, le 28 juin 1919, Jupiter à 22° du Cancer est sur le point de franchir la ligne de la conjonction marsienne du Descendant ; position dont il s’était approché, d’une dizaine de degrés, à l’armistice du 11 novembre 1918. Victoire célébrée, au surplus, sous les trigones et sextiles d’une opposition céleste Saturne-Uranus à l’axe Jupiter-Saturne, ainsi qu’à Neptune. Un concours général de transits harmoniques qui ne se renouvellera plus.

 

Si la France est victorieuse de la Grande Guerre, elle en sort exsangue et son régime s’en trouve fragilisé. Du moins pouvons-nous avoir droit à un répit de crise marsienne de deux décennies.

 

L’entrée dans la décadence, qui prépare le choc ultime, avec le transit Uranus/Neptune du début des années trente, plonge le régime dans le discrédit, jusqu’à un manifeste écoeurement. Avec la crise économique et le désarroi financier de la chute du franc et de l’inflation (Neptune en II), accompagnés d’un marécage gouvernemental, fleurissent la corruption et les scandales. Au passage, rien n’est plus édifiant de Pluton en III que l’avilissement financier de la presse, qui a battu des records avec l’affaire Panama, les emprunts russes, puis avec l’escroquerie de Stavisky, compromettant au surplus la Justice et les parlementaires : « Tous pourris ! ». C’est justement au regard du carré à ce Neptune en II de la conjonction marsienne du DS que jaillit l’émeute du 6 février 1934. Réaction des ennemis du régime dressés en ligues : Camelots du roi, Jeunesses patriotes, Croix-de-feu …, à l’abri desquelles règne silencieusement sur le pays une oligarchie de « deux cents familles ». Vient ensuite, avec le transit Neptune/Soleil de 1935, la haute marée d’animation ouvrière du Front populaire avec ses grèves et occupations d’usines (1936), dont le dangereux choc en retour ira jusqu’à un « plutôt Hitler que Blum ».

 

C’est le lieu d’évoquer la signature virginienne de Marianne III, au Soleil triangulé à la Lune dans la triplicité de Terre, AS-Capricorne compris. Dans son ensemble, la IIIe République est jugée comme une institution stable, d’une longue durée, et comme un régime modéré convenant à la classe moyenne. La spécificité de cette signature émane surtout de son enseignement laïque avec sa morale civique. Ses manuels mettent l’accent sur « les vertus d’ordre et d’obéissance et composent le portrait idéal du Français économe, laborieux, honnête, discipliné » (Mona Ozouf : L’École, l’Église et la République).L’école apprend aux enfants des classes laborieuses qu’ils sortiront de la misère non par la chimère révolutionnaire, mais par « la tempérance, la sobriété, l’économie rigoureuse, la privation obstinée des commodités et des plaisirs » (A. Prost : L’Enseignement en France). A son certificat d’études primaires, le jeune adolescent est, en plus d’un savoir très estimable dont il est doté, riche d’une morale civique qui lui inculque une conduite droite dans la société, une tenue dans le respect du devoir, bref de l’éducation. Un acquis d’autant plus appréciable qu’il fait défaut de nos jours avec les conséquences calamiteuses que l’on sait …

 

Outre la vertu virginienne en son plein sens, nous vient d’elle la valeur du travail, celle aussi bien du cultivateur que de l’artisan et de l’ouvrier. Avec les lois de réduction de la durée de l’emploi (sortie d’un esclavage du travail), les réglementations et autres protections syndicales, le sort matériel des travailleurs ayant été mieux respecté et amélioré. Enfin, comment ne pas reconnaître la signature Soleil-Vierge dans la Semeuse ? Effigie des billets de banque et des pièces de monnaie, ainsi que des timbres de la Poste, exaltant nos goûts de l’agriculture et de l’industrie avec une Marianne saine et calme, au rameau d’olivier ?

 

 

La note finale devait revenir à Mars – le plus grand péril étant attendu de l’extérieur avec sa position au DS – sous l’aspect du terrible cataclysme de la Seconde Guerre mondiale. Le 3 septembre 1939 – un retour anniversaire dissoné par sesquicarré de Mars transitant son AS – Uranus à 21° du Taureau – parti de sa conjonction à Mars au DS – transite Pluton, lequel, on le sait, passe sur Mars.

 

Dix mois plus tard, la France s’effondre dans la plus affreuse défaite militaire. Quand est signé l’armistice de Rethondes, le 22 juin 1940, Mars à 22° du Cancer (accompagné de Mercure à 26°) repasse sur la conjonction Mars-Uranus du 4 septembre 1970. Le 10 juillet suivant (à son tour, le Soleil entre dans le même orbe), Marianne III disparaît avec la venue de « l’État français ». Née d’une opposition Jupiter-Saturne (en signes doubles, rappelant l’instabilité gouvernementale d’un régime où se succéda plus d’une centaine de ministères), elle meurt honteusement en se sabordant, sous une conjonction des deux mêmes astres qui passe sur son Pluton, tandis qu’Uranus qui les précède est arrivé à son FC.

 

 

R é t r o s p e c t i v e

  

La IIIe République a naturellement fait l’objet d’études astrologiques occasionnelles. Il est bon de les rappeler pour savoir ce que nos prédécesseurs ont pu dire à son sujet. Je n’ai guère pu rassembler que les suivantes :

 

H. Gouchon : Horoscope de la République et du président Lebrun, Consolation, 7-XI-1935.

G. Trarieux d’Egmond : Que sera 1938 ?, Flammarion, 1937.

L. Lasson : Sommes-nous à la veille d’événements graves en France ?, Demain, IV-1938.

J. Verdier : L’Avenir de la IIIe République ; Demain, VI-1938.

M. Verhulst-Dubay : L’Avenir de la République française ;Demain, VI-1938.

Kerneiz : Qui sera président de la République ? ; Paris-Soir, 31-XII-1938.

J. Verdier : Le proche destin de la République française et celui du comte de Paris ; Demain, III-1939.

A. Barbault : Voici le destin de la République française … et la date de sa chute ; L’Avenir du monde, IV-1939.

 

A l’exception de Léon Lasson qui claironne carrément la disparition de Marianne III en l’année 1938, l’exercice prévisionnel de nos confrères de l’époque reste prudemment sur la touche, sans permettre de conclusion précise. Jean Verdier est plus explicite quand il perçoit des chances réduites pour la venue du comte de Paris, et surtout quand, toujours à propos de Marianne, il annonce un « très mauvais état de santé » pour sa « redoutable année solaire 1939-1940 ». Mais la palme revient indubitablement à Armand Barbault-Rumélius avec la sensationnelle prévision de son étude de L’Avenir du monde d’avril 1939, texte qui méritait bien ici la reproduction. A l’époque, rien absolument ne laissait prévoir le terrible bouleversement de société que devait apporter la venue de la guerre avec sa tragique défaite. Intrusion de l’étranger, climat de conspiration …, voilà bien ce qu’a été pour la France l’été 1940, outre que si nous n’avons pas eu de restauration monarchiste, il s’en est fallu de peu et c’était presque tout comme.

 

 

 

RÉPERTOIRE DES NOTABILITES DE LA IIIe RÉPUBLIQUE

 

Je suppose le lecteur de L’Astrologue gourmand de connaissance. Certes, je veux bien croire que, par habitude et pris par ses occupations, il se contentera d’enregistrer ce que lui aura apporté sa lecture. Il en est toutefois d’autres qui peuvent s’offrir le luxe d’aller plus loin en partant de celle-ci pour se lancer dans une recherche personnelle, ce genre d’étude étant la meilleure façon d’apprendre quelque chose, d’approfondir son savoir en un enrichissement de sa palette. Pousser plus avant l’investigation, un bouquin historique en mains, c’est alors se plonger dans les thèmes des personnages qui ont fait l’histoire en France, du temps de nos parents ou grands-parents. Voilà pourquoi je présente un rassemblement  des données de naissance de ceux qui, sous les aspects les plus divers, ont illustré l’époque de la IIIe République.

 

Mes références : Le Langage astral de Paul Choisnard, Ceux qui nous guident de Léon Lasson, et les recueils de Michel et Françoise Gauquelin, outre mon apport personnel ; auxquels j’ajoute le nouveau concours de Didier Geslain qu’il faut particulièrement remercier, les apports inédits de sa part étant nombreux. La quasi-totalité du dossier sur l’affaire Dreyfus est son fait, et ce ne fut pas une mince aventure de dénicher certaines dates, comme celle d’Esterhazy !

 

Chute du Second Empire

Napoléon III : Paris, 20-04-1808, 1 h.

Impératrice Eugénie : Grenade, 05-05-1826, sans heure.

Émile Ollivier, Premier ministre : Marseille, 02-07-1825, 2 h.

Guillaume Cousin-Montauban, Premier ministre : Paris, 24-06-1796, 8 h.

Maréchal Edmond Leboeuf : Paris, 05-12-1809, 23 h 30.

Maréchal Patrice de Mac-Mahon : Sully 71, 13-06-1808, 12 h.

Maréchal Achille Bazaine : Versailles 78, 13-02-1811, 12 h.

Maréchal Certain Canrobert : Saint-Céré 46, 27-06-1809, 14 h.

Général Jean-Auguste Margueritte : Manheulles 55, 15-01-1823, 21 h.

Général Charles Bourbaki : Pau 64, 22-04-1816, 5 h.

Colonel Philippe Denfert-Rochereau : Saint-Maixent 79, 11-01-1823, 17 h 30.

Général Charles Auguste Frossard : Versailles 78, 26-04-1807, 12 h.

Général Auguste Alex Ducrot : Nevers 58, 21-02-1817, 15 h.

Général Emmanuel Félix de Wimpffen : Laon 02, 13-09-1811, 22 h.

 

Gouvernement de la Défense Nationale

Présidence : général Jules Trochu : Le Palais, Belle-Ile 56, 12-03-1815, 4 h.

Emmanuel Arago : Paris, 06-08-1812, 2 h.

Isaac-Adolphe Crémieux : Nîmes 30, 30-04-1796, 6 h.

Jules Favre : Lyon, 21-03-1809, 1 h.

Jules Ferry : Saint-Dié  88, 05-04-1832, 2 h 45.

Léon Gambetta : Cahors 46, 02-04-1838, 20 h.

Louis-Antoine Garnier-Pagès : Marseille, 10-07-1803, 18 h.

Alexandre-Olivier Glais-Bizoin : Quintin 22, 09-03-1800.

Eugène Pelletan : Saint-Palais-sur-mer 17, 29-10-1813, 23 h.

Ernest Picard : Paris, 24-12-1821, 11 h.

Henri Rochefort : Paris, 30-01-1831, 2 h.

Jules Simon : Lorient 56, 27-12-1814, 3 h.

 

Présidents de la République

Adolphe Thiers : Marseille, 15-04-1797, 14 h.

Patrice de Mac-Mahon : voir chute du Second Empire.

Jules Grévy : Mont-sous-Vaudrey  39, 15-08-1807, 23 h.

Sadi Carnot : Limoges 87, 11-08-1837, 18 h.

Jean Casimir-Perier : Paris, 08-11-1847, 8 h.

Félix Faure : Paris, 30-01-1841, 23 h.

Émile Loubet : Marsanne 26, 30-12-1838, 17 h.

Armand Fallières : Mézin 47, 06-11-1841, 14 h.

Raymond Poincaré : Bar-le-Duc 55, 20-08-1860, 17 h.

Paul Deschanel : Bruxelles, 13-02-1855, 11 h.

Alexandre Millerand : Paris, 10-02-1859, pas d’heure à l’é.c. ; circule une version de 19 h.

Gaston Doumergue : Aigues-Vives 30, 14-08-1863, 23 h.

Paul Doumer : Aurillac 15, 22-03-1857, 3 h.

Albert Lebrun : Mercy-le-Haut 57, 29-08-1871, 14 h.

 

Présidents du Conseil

Armand Dufaure : Saujon 17, 04-12-1798, pas d’heure à l’é.c. 

Albert de Broglie : Paris, 13-06-1821, 12 h.

Ernest Courtot de Cissey : Paris, 23-12-1810, 12 h.

Louis Joseph Buffet : Mirecourt 88, 26-10-1818, 13 h.

Jules Simon : voir fondateurs.

Gaétan de Grimaudet de Rochebouët : Angers 49, 16-03-1813, 11 h.

William-Henri Waddington : Saint-Rémy-sur-Avre 28, 11-12-1826, 22 h.

Charles de Freycinet : Foix 09, 14-11-1828, 1 h.

Jules Ferry : voir fondateurs.

Léon Gambetta : voir fondateurs.

Charles Duclerc : Bagnères-de-Bigorre 65, 09-11-1812, 23 h 30.

Henri Brisson : Bourges 18, 31-07-1835, 21 h.

René Goblet : Aire-sur-la-Lys 62, 26-09-1828, 21 h.

Maurice Rouvier : Aix-en-Provence 13, 17-04-1842, 14 h.

Pierre Tirard : Genève, 27-09-1827, 20 h.

Charles Floquet : St-Jean-Pied-de-Port 64, 02-10-1828, 6 h 30.

Alexandre Ribot : Saint-Omer 62, 07-02-1842, 1 h.

Charles Dupuy : Saint-Palais 17, 01-10-1844, 18 h.

Léon Bourgeois : Paris, 29-05-1851, 1 h.

Jules Méline : Remiremont 88, 20-05-1838, 4 h.

Pierre Waldeck-Rousseau : Nantes 44, 02-12-1846, 4 h.

Émile Combes : Roquecourbe 81, 06-09-1835, 2 h.

Ferdinand Sarrien : Bourbon-Lancy 71, 15-10-1840, 6 h.

Georges Clemenceau : Mouilleron-en-Pareds 85, 28-09-1841, 21 h 30.

Aristide Briand : Nantes 44, 28-03-1862, 10 h 30.

Ernest Monis : Chateauneuf 16, 23-05-1846, 11 h.

Joseph Caillaux : Le Mans 72, 30-03-1863, 9 h.

Louis Barthou : Oloron 64, 25-08-1862, 1 h.

René Viviani : Sidi-Bel-Abbès, Al., 08-11-1863, 9 h.

Paul Painlevé : Paris, 05-12-1865, 5 h.

Georges Leygues : Villeneuve-sur-Lot 47, 29-10-1856, 10 h.

Frédéric François-Marsal : Paris, 16-03-1874, 12 h.

Edouard Herriot : Troyes 10, 05-07-1872, 20 h.

André Tardieu : Paris, 22-09-1876, 13 h.

Camille Chautemps : Paris, 01-02-1885, 17 h.

Théodore Steeg : Libourne 33, 19-12-1868, 5 h.

Pierre Laval : Châteldon 63, 28-06-1883, 10 h.

Joseph Paul Boncour : Saint-Aignan 41, 04-08-1873, 21 h.

Edouard Daladier : Carpentras 84, 18-06-1884, 10 h 45.

Albert Sarraut : Bordeaux, 25-07-1872, 23 h.

Pierre-Etienne Flandin : Paris, 12-04-1889, 4 h.

Fernand Bouisson : Constantine, Al., 16-06-1874, 1 h.

Léon Blum : Paris, 09-04-1872, 11 h.

Paul Reynaud : Barcelonnette 04, 15-10-1878, 18 h.

Philippe Pétain : Cauchy-la-Tour 62, 24-04-1856, 22 h 30.

 

La Défense Nationale militaire

Léon Gambetta : voir fondateurs.

Général Jules Trochu : voir fondateurs.

Général Alfred Chanzy : Nouart 08, 18-03-1823, 1O h.

Général Louis Faidherbe : Lille 59, 03-06-1818, 0 h.

Général Louis d’Aurelle de Paladines : Le Malzieu 48, 08-01-1804, 12 h.

 

La Commune

Louis-Auguste Blanqui :Puget-Thénier 06, 08-02-1805, 1 h.

Zéphirin Camelinat : Mailly-la-Ville 89, 14-09-1840, 13 h.

Jean-Baptiste Clément : Boulogne-sur-Seine 92, 30-05-1836, 2 h.

Victor Considérant : Salins 39, 01-10-1808, 8 h.

Gustave Courbet : Ornans 25, 10-06-1819, 3 h.

Louis-Charles Delescluze : Dreux 28, 01-10-1809, 4 h.

Émile, Désiré Eudes : Roncey 50, 12-09-1843, 2 h.

Gustave Flourens : Paris, 04-04-1838, pas d’heure à l’é.c.

Olivier Lissagaray : Toulouse 31, 24-11-1838, 4 h.

Louise Michel : Vroncourt 52, 29-05-1830, 17 h.

Félix-Aimé Pyat : Vierzon 18, 04-10-1810, 20 h.

Eugène Pottier : Paris, 04-10-1816, pas d’heure à l’é.c.

Elisée Reclus : Sainte-Foy-la-Grande 33, 15-03-1830, 16 h  30.

Raoul Rigault : Paris, 16-09-1846, 5 h 30.

Henri Rochefort : voir fondateurs.

Louis Rossel : Saint-Brieuc 22, 09-09-1844, 8 h.

Séverine : Paris, 27-04-1855, pas d’heure à l’é.c.

Édouard Vaillant : Vierzon 18, 29-01-1840, 3 h.

Jules Vallès : Le-Puy-en-Velay 43, 11-06-1832, 10 h 10.

Louis-Eugène Varlin : Claye-Souilly 77, 05-10-1839, e.c. sans heure.

Colonel Clément Thomas : Perin d’Hoge/Bonzac 33, 29-12-1808, 6 h. Fusillé par les Communards le 18 mars 1871.

Georges Darboy : Fayls-Billot 52, 16-01-1813, 15 h. Archevêque de Paris, un des premiers fusillés par la Commune le 24 mai 1871.

Adolphe Thiers (voir présidents), responsable politique du carnage de la répression.

Général marquis de Galliffet : Paris, 23-01-1830, 20 h. Commandant de l’armée de Versailles, responsable militaire.

Général Joseph Vinoy : St-Etienne-de-St-Geoirs 38, 10-08-1800, 6 h. Plus zélé à faire fusiller les Parisiens qu’à combattre les Prussiens.

 

La Restauration monarchiste

Comte de Chambord : Paris, les Tuileries, 29-09-1820, 2 h 30.

Comte de Paris : Paris, 24-08-1838, 14 h 45. Roi fictif (Philippe VII) le 24-08-1883.Général Général Théodule Changarnier : Autun 71, 26-04-1793, 9 h.

Duc Albert de Broglie : voir Présidents du conseil.

Duc Gaston d’Audiffret-Pasquier : Paris, 21-10-1823, 4 h.

Comte de Mac-Mahon : voir Présidents de la République.

Philippe d’Orléans, prince de Joinville : Neuilly, 14-08-1818, 13 h 40.

Philippe-Louis d’Orléans, duc d’Aumale : Paris, 16-01-1822, 21 h 15 (Moniteur universel du 17).

Charles-Philippe d’Orléans, duc de Nemours : Paris, 25-10-1814, 17 h.

Louis-Philippe-Robert, duc d’Orléans : York-House, près de Twickenham, Ang., 06-02-1869, 12 h (biographie). Roi fictif (Philippe VIII) le 8-09-1894, à la mort de son père, le comte de Paris (Philippe VII).

Henri, comte de Paris, prétendant au trône de France depuis 1940 : Le Nouvion-en-Thiérache 02, 05-07-1908, 8 h 30.

Prince impérial Napoléon : Paris, 16-03-1856, 3 h 15 ; décédé le 1-06-1879.

Prince Victor, prétendant impérial (1879) : Meudon, 18-07-1862, 6 h 25.

 

La guerre scolaire

Léon Gambetta : voir fondateurs.

Jules Ferry : idem.

Paul Bert : Auxerre 89, 19-10-1833, 16 h.

Jean Macé : Paris, 22-08-1815, 17 h.

Camille Sée : Colmar 68, 10-03-1827, 9 h.

Camille Pelletan : Paris, 23-06-1846, 1 h.

Ernest Constans : Béziers 34, 03-05-1833, 8 h.

Eugène Spuller : Seurre 21, 08-12-1835, 1 h.

Pierre Waldeck-Rousseau : voir Présidents du conseil.

Emile Combes : idem.

Henri Brisson : idem.

Ferdinand Buisson : idem.

Comte Albert de Mun : Lumigny 77, 28-02-1841, 13 h.

Louis Veuillot : Boynes 45, 11-10-1813, 16 h.

Évêque Félix Dupanloup : Saint-Félix 73, 03-01-1802, 9 h.

Cardinal Charles Lavigerie : Bayonne 64, 21-10-1825, 4 h.

Léon XIII : Carpineto, Romano, 02-03-1810, 17 h 30 (biographie).

Pie X : Riese près Trévise, 02-06-1835, 23 h (idem).

 

Conquêtes coloniales

Duc d’Aumale :voir restauration monarchiste.

Général Joseph Brugère : Uzerche 19, 27-06-1841, 2 h.

Général Godefroy Cavaignac : Paris, 21-05-1853, 2 h.

Amiral Anatole Courbet : Abbeville 80, 26-06-1827, 14 h.

Général Louis Faidherbe : voir Défense nationale.

Maréchal Louis Franchet d’Esperey : Mostaganem, Alg., 25-05-56, 20 h 30.

Maréchal Joseph-Simon Gallieni : Saint-Béat 31, 24-04-1849, 5 h.

Général Francis Garnier : Saint-Etienne 42, 25-07-1839, 7 h.

Général Eugène Gouraud : Paris, 17-11-1867, 9 h.

Maréchal Louis-Hubert Lyautey : Nancy 54, 17-11-1854, 17 h.

Général Charles Mangin : Sarrebourg 57, 06-07-1866, 14 h.

Général Jean-Baptiste Marchand : Thoissey 01, 22-11-1863, 20 h.

Général Félix-Auguste Saussier : Troyes 10, 16-01-1828, 17 h.

Général Thomas Zurlinden : Colmar 68, 03-11-1837, 18 h.

 

Le Boulangisme

Général Georges Boulanger : Rennes 35, 29-04-1837, 8 h 15.

Henri Rochefort : voir Défense nationale.

Paul Déroulède : Paris, 02-09-1846, 22 h.

Alfred Naquet : Carpentras 84, 06-10-1834, 17 h.

Paul Granier de Cassagnac : Paris, 02-12-1842, 13 h.

Cyprien Auguste Driant : Neufchatel 02, 11-09-1855, 8 h 30.

 

Attentats

Ravachol : Saint-Chamond 42, 14-10-1859, 8 h. Bombes les 11 et 27-03-1892 ; arrêté le 30-03 et guillotiné le 10-07-1892.

Auguste Vaillant : Mézières 08, 27-12-1861, 3 h. Bombe au Palais-Bourbon le 9-12-1893. Guillotiné le 05-02-1894.

Santo Casério : La Motta Visconti, Lombardie, 08-09-1873, 20 h. Poignarde le président Sadi Carnot à Lyon le 24-06-1894.

Gorguloff : Labinskaïa, 29-06-1895 (la presse). Assassin du président Paul Doumer le 06-05-1932.

 

Affaire Dreyfus

Alfred Dreyfus : Mulhouse 68, 09-10-1859, 15 h.

Maître Edgar Demange : Versailles 78, 22-04-1841, 23 h.

Maître Fernand Labori : Reims 51, 18-04-1860, 1 h. Bressé d’un coup de révolver.

Colonel Georges Picquart : Strasbourg 67, 06-09-1854, 19 h.

Emile Zola : Paris, 02-04-1840, 23 h.

Joseph Reinach : Paris, 30-09-1856, 9 h 20.

Jean Jaurès : Castres 81, 03-09-1859, 12 h.

Général Auguste Mercier : Arras 62, 08-12-1833, 8 h.

Commandant du Paty de Clam : Paris, 21-02-1853, 3 h.

Général Gabriel de Pellieux : Strasbourg 67, 06-09-1842, 7 h.

Général Charles-Arthur Gonse : Paris, 19-09-1838, 16 h.

Général Jean-Baptiste Billot : Chaumeil 19, 15-08-1828, 19 h.

Général Raoul de Boisdeffre : Alençon 61, 06-02-1839, 1 h.

Commandant Hubert-Joseph Henry : Pogny 51, 02-06-1846, 9 h.

Ministre Godefroy Cavaignac : voir conquêtes coloniales.

Édouard Drumont : Paris, 03-05-1844 ; pas d’heure à l’é.c. ; à 8 h selon une biographie.

Ferdinand Walsin Esterhazy : Paris, 16-12-1847, 23 h.

 

Première Guerre mondiale

Noël de Castelnau : Saint-Affrique 12, 24-12-1851, 21 h.

Marie-Eugène Debeney : Bourg-en-Bresse 01, 05-05-1864, 5 h 3O .

Joseph Degoutte : Charnay 69, 18-04-1866, 12 h.

Auguste-Yvon Dubail : Belfort 90, 15-04-1851, 5 h.

Marie-Emile Fayolle : Le Puy 43, 14-05-1852, 15 h.

Ferdinand Foch : Tarbes 65, 02-10-1851, 22 h.

Franchet d’Esperey : voir colonies.

Gallieni : idem.

Gouraud : idem.

Loyzeau de Grandmaison : Le Mans 72, 21-01-1861, 10 h.

Louis Guillaumat : Bourgneuf 17, 04-01-1863, 14 h.

Joseph-Jacques Joffre : Rivesaltes 66, 12-01-1852, 8 h (recontrôlé).

Fernand-Louis de Langle de Cary : Lorient 56, 04-07-1849, 17 h.

Ch.-L. Marie Lanrezac : Pointe-à-Pitre, Guadeloupe, 31-07-1852.

Lyautey : voir colonies.

Mangin : idem.

Michel-Joseph Maunoury : Maintenon 28, 17-12-1847, 2 h.

Robert-Georges Nivelle : Tulle 19, 15-10-1856, 23 h (recontrôlé).

Philippe Pétain : voir présidents du Conseil.

Maurice-Paul Sarail : Carcassonne 11, 06-04-1856, 9 h.

 

Seconde Guerre mondiale

Généralissimes :

Maurice Gamelin : Paris, 20-09-1872, 15 h.

Maxime Weygand : Bruxelles, 21-01-1867, 8 h.

Généraux commandants des quatre groupes d’armées :

Alphonse Georges : Montluçon 03, 19-08-1875, 20 h.

Gaston Billotte : Sommeval 10, 10-02-1975, 5 h.

Georges Blanchard : Orléans 45, 09-12-1877, 15 h.

Gaston Prételat : Vassy 52, 14-11-1874, 16 h 15.

Antoine Besson : Poneys 69, 14-09-1876, 21 h 30.

Charles Huntziger : Lesneven 29, 25-06-1880, 14 h.

Généraux aux commandements des dix armées :

René Prioux : Bordeaux, 11-04-1879, 2 h.

Henri Freydenberg : Paris, 14-12-1876, 10 h.

Charles Condé : Saint-Omer 62, 25-02-1876, 2 h 30.

Edouard Réquin : Rouen 76, 13-07-1879, 23 h.

Victor Bourret : Bastia 20, 22-11-1877, 1 h.

Robert  Touchon : Paris, 18-12-1878, 5 h.

Aubert Frère : Grevillers 62, 21-08-1881, 5 h.

Henri Giraud : Paris, 18-01-1879, 14 h 50.

Jules Garchery : Moulins 03, 16-06-1876, 5 h.

Émile Laure : Apt 84, 03-06-1881, 15 h.

André Corap : Pont-Audemer 27, 15-01-1878, 2 h.

Robert Altmayer : Bordeaux, 30-07-1875, 21 h.

Gouverneur de Paris :

Pierre Héring : Strasbourg 67, 23-03-1874, 3 h.

Chef de l’Armée de l’Intérieur :

Louis Colson : Toul 54, 27-10-1875, 2 h 30.

Chargé d’accueillir l’ennemi à Paris :

Henri Dentz : Roanne 42, 16-12-1881, 7 h.

 

Personnalités diverses

Charles de Rémusat : Paris, 14-03-1797, 20 h.

Auguste Comte : Montpellier 34, 19-01-1798, 12 h.

Victor Hugo : Dôle 39, 27-02-1802, 22 h 30.

Ferdinand de Lesseps : Versailles 78, 19-11-1805, 15 h 30.

Giuseppe Garibaldi : Nice 06, 04-07-1807, 6 h.

Laurent Casimir-Périer : Paris, 20-08-1811, 11 h.

Henri Wallon : Valenciennes 59, 23-12-1812, 2 h.

Louis Pasteur : Dôle 39, 27-12-1822, 2 h.

Ernest Renan : Tréguier 22, 28-02-1823, 6 h.

Leon Say : Paris, 06-06-1826, 20 h.

Armand Challemel-Lacour : Avranches 50, 19-08-1827, 17 h.

Gustave Eiffel : Dijon 21, 15-12-1832, 20 h.

André Michelin : Paris, 16-01-1853, 7 h.

Auguste Lumière : Besançon 25, 19-10-1862, 15 h 30.

Alain : Mortagne-au-Perche 61, 03-03-1868, 15 h.

Louis Renault : Paris, 12-02-1877, 13 h 15.

André Maginot : Paris, 17-02-1877, 8 h.

André Citroën : Paris, 05-02-1878, 0 h 30.

Gabriel Voisin : Belleville-sur-Saône 69, 05-02-1880, 19 h 45.

 

« Affaires » …

Cornélius Hertz : Besançon 25, 03-09-1835, 18 h ; scandale Panama.

Léon Malvy : Figeac 46, 30-11-1875, 3 h ; intelligence avec l’ennemi.

Joseph Caillaux : voir présidents du Conseil ; affaire Calmette.

Alfred Loewenstein : Bruxelles, 11-03-1877, 14 h ; chute d’avion en mer.

Albert Oustric : Carcassonne 11 , 02-09-1887, 3 h ; escroquerie bancaire.

Marthe Hanau : Paris , 01-01-1886, 22 h ; scandale spéculatif.

Alexandre Stavisky : Sobodka, Russie, 20-11-1886, 16 h (rens. pers. Privat).

Albert Prince : Châtenois-les-Forges 90, 31-10-1883, 14 h ;af. Stavisky.

Henri Rochette : Melun 77, 21-04-1878, 8 h ; se tranche la gorge à son procès le 14-04-1934.

 

Affaires étrangères – diplomatie

Jules Favre : voir fondateurs.

Duc Louis Decazes : Paris, 29-05-1819, 22 h.

Gabriel Hanotaux : Beaurevoir 02, 19-11-1853, 14 h.

Théophile Delcassé : Pamiers 09, 01-03-1852, 8 h.

Paul Cambon : Paris, 20-01-1843, 5 h.

Maurice Paléologue : Paris, 13-01-1859, 23 h 30.

Louis Barthou : voir présidents du Conseil.

Georges Bonnet : Bassillac 24, 23-07-1889, 3 h.

 

Gauche et extrême-gauche

Georges Sorel : Cherbourg 50, 02-11-1847, 22 h.

Jules Guesde : Paris, 11-11-1845, pas d’heure à l’acte.

Paul Lafargue : Santiago de Cuba, 15-01-1842, dictionnaires.

Jean Jaurès : voir affaire Dreyfus.

Léon Jouhaux : Paris, 01-07-1879, 1 h.

Maurice Thorez : Noyennes-Godault 62, 28-04-1900, 15 h.

 

Droite et extrême-droite

Maurice Barrès : Charmes 57, 19-08-1862, 13 h.

Charles Maurras : Martigues 13, 20-04-1868, 2 h.

Léon Daudet : Paris, 16-11-1867, 21 h.

Colonel de La Rocque : Lorient 56, 06-10-1895, 8 h.

Jacques Doriot : Bresles 60, 26-09-1898, 13 h.

Eugène Deloncle : Brest 29, 20-06-1890, 15 h 30.

Adrien Marquet : Bordeaux, 06-10-1884, 6 h.

Pierre Laval : voir présidents du Conseil.

Philippe Pétain : idem.

 

BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE

Alexandre Zévaès : Histoire de la IIIe République ; Ed. Anquetil, Paris, 1926.

Jacques Bainville : Histoire de la IIIe République : Revue universitaire du 15-09-1934.

Jean-Galtier-Boissière : La IIIe République ; Le Crapouillot, 1935.

Jacques Chastenet : Histoire de la IIIe République ; Hachette, 1963.

Jacques Madaule : Histoire de France, de la IIIe à la Ve République ; NRF, 1966.

J.-P. Azéma & M. Winock : La IIIe République ; Calmann-Lévy, 1976.

Paul Bouju & Henri Dubois : La IIIe République ; PUF « Que sais-je ? » 1980.

Pierre Miquel : La IIIe République ; Fayard, 1989.

J.-Y. Mollier & J. George : La plus longue des Républiques ; Fayard, 1994.

Michel Winock : Le Siècle des intellectuels ; Seuil, Points, 1997.

Michel Winock : La France politique, XIX & XXe siècles ; Seuil, Points, 1999.

 

P O T  -  P O U R R I

 

La collection de données natales des personnages de la IIIe République est une mine d’informations de toutes sortes, encourageant l’étude de tranches d’histoire particulières : la guerre de 1870, la Commune, l’affaire Dreyfus … Contentons-nous ici de relever au vol que :

Le prince de Joinville, troisième fils de Louis-Plilippe, chargé en 1840 de rapporter de Sainte-Hélène les restes de Napoléon 1er, a son Soleil en IX à 1° de celui de l’Empereur.

Le colonel Picquart, qui a fait la lumière sur le ténébreux procès de Dreyfus en démasquant le vrai coupable, a son Soleil sur le Mars en VII du condamné, l’un et l’autre en opposition d’une conjonction Lune-Neptune en Poissons, « symbole de la solidarité universelle d’un bout à l’autre de la terre » selon Zola, lequel y a une conjonction Vénus-Uranus. Tout comme, en face, au noyau virginien Mars/Soleil Dreyfus-Picquart, se juxtaposent la Lune du faussaire Henry et l’AS du vrai traître, Esterhazy.

Saturne est conjoint au MC chez René Viviani, Président du Conseil au 3 août 1914, et chez Édouard Daladier, occupant la même fonction au 3 septembre 1939.

Le Soleil est en IV chez Jules Grévy, réélu Président de la République à 79 ans, chez Gaston Doumergue, Président du Conseil à 71 ans, et chez Philippe Pétain, Chef de l’État français à 84 ans.

 

L’ASTROLOGUE  n° 125, 1er trimestre 1999

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