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Le ballet diplomatique de 2007


L'astronome - astrologue de Vermeer

 

N’était-ce pas judicieux de proposer au « lecteur critique ou sceptique » de mon dernier livre : L’Astrologie certifiée, en sa page 159, de vérifier lui-même la venue d’un cap pacifique à la conjonction Soleil-Jupiter du 21 novembre 2006, malgré l’amoindrissement de son effet positif par son carré à Saturne ?

 

Sa manifestation la plus immédiate fut, stoppant les incessants affrontements de l’année, la conclusion d’un cessez-le-feu israélo-palestinien le 26 novembre, le lendemain 27 le Premier ministre israélien relançant le  projet d’un  « accord de paix entre Israël et un Etat palestinien indépendant et viable, obtenu grâce au retrait israélien de nombreux territoires et des implantations qui y ont été érigées ». Résultat attendu, l’annonce d’un tel re-départ diplomatique ayant été formulée dans « Vers la paix au Moyen-Orient ? » de janvier 2005 et rappelée dans mon récent « Bilan prévisionnel » ( au cycle Jupiter-Pluton).

 

On peut tout autant mettre sur le compte de ce synode  - les deux astres entrant en Sagittaire  - la visite réussie, en fin de mois, du pape Benoît XVI en Turquie, y réalisant un synode religieux, un baume sur la plaie de la susceptibilité des croyants de tous bords ; puis l’annonce de la Nasa, le 5 décembre, de l’envoi en 2020 d’un équipage sur la Lune, relançant la conquête de l’espace.

 

Mais encore, au bilan de notre rencontre soli-jovienne se joint un tournant édifiant de la politique américaine avec, ce même 5 décembre, le rapport d’une commission Baker reconnaissant que la guerre en Irak ne peut être gagnée et recommandant, avec un désengagement militaire, une ouverture diplomatique pour trouver une issue honorable à cette désastreuse campagne : « Une conférence régionale devrait être organisée, prélude à l’amorce d’un dialogue direct avec l’Iran et la Syrie jusqu’ici repoussées comme « l’axe du mal ». Selon un sondage World Public Opinion paru hier, les trois quarts des Américains y sont favorables. Washington devrait d’autre part s’attaquer à la résolution du conflit israélo-palestinien, jugé central aux problèmes de la région, afin de restaurer son image et de mobiliser les bonnes volontés. » (Figaro du 6 décembre). Retombée aussi de la spectaculaire victoire des démocrates aux élections du 7 novembre.

En cette fin d’année 2006, malgré encore le refus d’un président obtus, se fait jour enfin  cette relance diplomatique obligée de Washington, pour surmonter le chaos des affrontements entre Chiites et Sunnites, déstabilisant dangereusement toute cette contrée du monde !

 

UN NOUVEAU DEPART 

 

Dans le texte de janvier 2005, j’avançais la venue d’ « un tournant important, sinon décisif, de cette paix israélo-palestinienne », pour la raison que le trio Soleil-Vénus-Jupiter de novembre dernier se produisait sur la conjonction Soleil-Neptune qui avait accompagné le vote de la résolution 242 du Conseil de sécurité de l’ONU : échange de la paix contre les territoires. Mais, le résultat d’un Jupiter au carré de Saturne est médiocre : les deux partenaires s’en tiennent seulement à une reprise des relations comme pour un départ à zéro – ce que consacra une visite du président palestinien Marboud Abbas à Jérusalem le 23 décembre - outre que les Palestiniens, divisés, n’arrivent pas à constituer un gouvernement d’union nationale pour engager une négociation. Néanmoins, l’effet de résonance sur lequel je comptais a bien joué, toutefois sur un autre registre. Car cette résolution du 22 novembre 1967 est soudainement relancée avec le rapport Baker, par le « réveil » américain d’avoir à se tirer du « pétrin » de l’enlisement irakien. Soudain, voici que l’on en revient à la nécessité d’une sérieuse négociation israélo-palestinienne, dont on convient qu’elle appelle une conclusion.

 

Et c’est de cette sorte, sous la pression des événements (les folles déclarations d’un président iranien inquiétant rapprochant les pays arabes d’Israël)  – les partenaires se sentant l’épée dans les reins, comme d’ailleurs l’ont les USA – que peut aboutir un règlement final. C’est là en quoi nous sommes à un tournant historique.

 

Il n’est pas déplacé de revenir au texte de janvier 2005 dont, jusqu’ici, l’alignement du cours de l’histoire sur la conjoncture annoncée avait constitué un encouragement à  espérer dans le pronostic. D’abord, avec le sextil Jupiter-Pluton, l’achèvement réussi en septembre 2005 du retrait israélien de Gaza. Ensuite, l’annonce d’une relève des générations avec le retour de Saturne sur la conjonction Saturne-Pluton de 1948 : en janvier 2006, disparition politique de Sharon après avoir fondé un nouveau parti qui est au pouvoir, en même temps que des élections palestiniennes donnaient la majorité au Hamas, tenu de se responsabiliser.

 

Et, enfin, le parcours douloureux de 2006, « recul de la paix » annoncé sous semi-carré et sesqui-carré du trio Jupiter-Saturne-Pluton, auquel met fin le récent armistice. On peut donc dire que, jusqu’ici, nous étions dans la ligne du vrai. Sauf la déception de la médiocrité du résultat de la conjonction Soleil-Jupiter de novembre dernier. Je m’étais représenté l’idée qu’à celle-ci commencerait la négociation ; Or, en cette entrée d’année 2007, dans un climat de guerre civile, les Palestiniens n’arrivent pas à constituer un gouvernement d’union nationale en mesure de négocier, outre un Hamas qui n’est pas encore véritablement rendu à une reconnaissance de l’Etat d’Israël, mais qui a, lui aussi, l’épée dans les reins. Mais ce n’est pas parce que l’ultime négociation tarde à s’engager  - elle peut, peut-être, s’amorcer au sextil Soleil-Jupiter de début février ou plus tard –que la prévision est remise en question.

 

Il faudrait que l’événement prévu soit de l’ordre d’une chose en soi impossibilité à se réaliser pour que le pronostic échoue, dans un tel cas, la plus belle configuration du monde n’y pouvant rien. Or, rien n’indique  que l’on soit en face d’un tel absolu et que le projet puisse bloquer au dernier moment. Dès lors, ne reste plus que le doute sur le pronostic qu’inspire le désordre palestinien de cette entrée d’année. Mais l’honneur de l’astrologue est de garder l’altitude qui est la sienne en maintenant le pronostic auquel personne ne croit ?

 

Néanmoins, ce n’est pas seulement la solution israélo-palestinienne, aussi capitale soit-elle, qu’expriment nos configurations, lesquelles sont ouvertes sur d’autres boulevards : bien plus largement, en effet, c’est le branle-bas d’un concert international autour de mutations inter-étatiques qui se joue à travers les engrenages de plusieurs grands cycles.

 

Faut-il donc avoir peur du grand désordre qui s’est ainsi installé au Moyen-Orient, avec la menace d’une généralisation de guerre civile comme on le craint ? Ici, sans doute, voyons-nous à l’œuvre l’opposition Saturne-Neptune, source de troubles collectifs, de remous publics (du genre de la guérilla urbaine de novembre 2005 en France) conduisant au chaos. Les passages sur Neptune opposé Saturne du Soleil à la mi-février, puis de Mars fin-mars prochains peuvent encore aggraver la situation, étant climats bien connus d’émeute, de soulèvement, d’insurrection, de désordres populaires …

 

Traiter ici l’histoire au sommet revient à faire retour à l’indice cyclique. Or, on sait que depuis 2003, l’année même où cette guerre déplorable s’engagea en Irak, Gaïa s’y trouve en pente descendante, en direction de la première pointe inférieure du siècle, attendue pour 2010. Il y a là comme un abcès qui pousse. Si l’on ne devait pas pouvoir résoudre la situation critique devant laquelle nous sommes aujourd’hui, en continuant de nous enfoncer, nous aurions ici un avertissement formel  : c’est manifestement ce Moyen Orient qui serait l’épicentre du bouleversement de la première crise mondiale du nouveau siècle attendue autour de 2010. Ce qui serait infiniment grave …

 

Ces perspectives évoquées, avant d’en arriver au noyau critique du chaudron de 2010 où convergent quatre des cinq planètes lentes en un triangle de six dissonances, nous avons, bientôt devant nous, une conjoncture positive susceptible d’apporter une ouverture diplomatique fructueuse. Là vers où nous allons est donc une nouvelle conjonction Jupiter-Pluton qui se formera à 28° du Sagittaire en décembre 2007, dans l’orbe d’un trigone à Saturne, propre à la valoriser. Sous un autre angle, il s’agit, en somme, d’un trigone Jupiter-Saturne qui applique à Pluton.

 

La plus large de ces configurations est le trigone Jupiter-Saturne, étalé de l’entrée de 2007 à l’automne 2008 : une aubaine pour l’Union européenne si mal en point, qui a grand besoin de se refaire. Il ne serait pas impossible qu’une mission diplomatique la revalorise et que son rôle dans le concert international relance ses affaires intérieures.

Si le champ de la conjonction Jupiter-Pluton est relativement étroit, de fin 2007 à début 2008, encore que son « effet » puisse être fort au milieu de cette prochaine année où les deux astres ne seront encore qu’à une quinzaine de degré l’un de l’autre, le trigone Saturne-Pluton, quant à lui, à 1° d’orbe en décembre 2006, s’écarte de 10° en avril 2007, se constitue en août, s’éloigne à nouveau de 10° en décembre, pour se rapprocher de moins d’un degré en avril 2008. Telle est donc la manière sinueuse de la démarche dont le trigone Jupiter-Saturne s’effectue autour de Pluton.

 

S’il est acquis que le cycle Jupiter-Saturne a, avant tout, valeur d’ « européanité », non moins nous savons que le cycle Saturne-Pluton concerne – notamment – l’Etat d’Israël. Et à propos du cycle Jupiter-Pluton, je rappelle ici mon observation de « Vers la paix au Moyen-Orient ? » : « Si Arafat s’est installé à Gaza et Jérico en juillet 1994, à l’arrivée de la conjonction, c’est la guerre d’une seconde intifada qui a accompagné l’opposition. Y aura-t-il un nouveau coup de balancier à la prochaine de 2007-2008 ? ». Cette intrication des phases nouvelles de ces cycles porte donc, telle une coupe d’or, une chance sérieuse de voir enfin se conclure la paix entre les deux peuples israélien et palestinien !

 

Mais il n’y a pas que ce coin du monde qui puisse être concerné par notre configuration. Car, en un trio des mêmes, c’est sous un trigone de Jupiter à la conjonction Saturne-Pluton de 1948 que se sont établis la Corée du Sud le 15 août et la Corée du Nord le 9 ou 10 septembre. En plus, il se trouve que le trigone de ces astres de notre année 2007 se superpose en inversion a leur trigone : Jupiter 20° du Sagittaire et Pluton-Saturne 14 et 25/28° du Lion ! Nous avons affaire, ici, à une prise transitaire directe en quasi-reconstitution ; d’ailleurs, comme il en est avec le trigone Mars 28° Lion – Jupiter 27° Sagittaire d’Israël coiffé du même trigone 2007 !

 

Nous avons vraiment lieu de nous demander si nous n’allons pas, à la fois, vers une double détente en Israël et en Corée. La paix israélo-palestinienne, d’un côté, et de l’autre, une éclaircie importante. Depuis quelque temps, un armement atomique de la Corée du Nord constitue une inquiétante menace pour la paix du monde. Or, c’est une détente significative qui devrait se produire, venant de Pyongyang ; et si l’on veut s’autoriser à rêver, pourquoi ne serait-ce pas là  l’occasion d’un changement de régime, et – qui sait ? - conduisant à une réunification des deux Corées ? …

 

CONSTELLATION GENERALE

 

Dans une refonte de société qui s’annonce, il faut percevoir au plus large l’impact de notre configuration qui arrive et la meilleure façon d’en ouvrir l’éventail est de composer – formulation nouvelle d’une synastrie globale - les « constellations » de pays et de personnages impliqués, du genre de celles que j’ai inaugurées dans « Panorama des affinités électives ».

 

Telle est, par exemple, la constellation des divers pays qui paraissent concernés, directement ou indirectement, du moins limitée ici aux principaux protagonistes. Ce qu’on y observe, c’est un concours transitaire impressionnant de nations susceptibles de se retrouver plus ou moins ensemble pour vivre diversement le temps existentiel commun d’une histoire qui les dépasse.

A cette figure s’impose l’agglomération de présences planétaires nationales impliquées dans le champ transitaire du trio planétaire du Lion au Sagittaire. Le  parcours de Saturne balaye un défilé de positions successives. Tour à tour, on y aperçoit la Vénus à 14° du royaume d’Arabie saoudite (22/09/1932), la première à avoir sonné l’alarme à la menace pour la paix de la région. Le Mercure à 15° de la République irakienne (14/07/1958°), de plein fouet frappé par l’opposition Saturne-Neptune, état de la dissolution du pays dans la guerre civile. Le Soleil à 22° de la Corée du Sud (indépendance du 15/08/1948), en première ligne de la menace atomique de sa voisine du Nord. Et surtout, le Jupiter à 26° du Liban et de la Syrie (Indépendances du 1/01/1944), qui devraient donc se reformuler.

Ainsi que, au 28e degré, à la fois le Mars de l’Etat d’Israël, pouvant vivre un climat d’intervention chirurgicale de passage à la paix , et le Saturne des deux Corées (15/08 et 9 àu 10/09/1948) en état probable de relève des générations au pouvoir. Et à l’autre pôle du trigone où officient Jupiter et Pluton se rassemblent le Jupiter régénérateur des Corées à 20° et d’Israël à 27°, ainsi que le Saturne à 20° de l’Irak que transite Pluton depuis l’épreuve de la guerre commencée en 2003, et Vénus à 25° de l’Iran qui, à côté de Neptune à 19°, devrait incliner ce pays vers un penchant pacifique. A ces contacts directs peut s’associer l’appoint de positions de trigone et de sextil venant de l’axe Bélier-Balance.

On remarque à part le Mars à 20° des Gémeaux des U.S.A, qui se sont lancés dans cette guerre alors qu’il recevait l’opposition de Pluton… Jupiter lui fera à son tour opposition au printemps et à l’automne 2007.

 

On peut compléter la constellation des pays par celle des personnages qui sont à l’œuvre dans cette même tranche d’histoire, la trame de celle-ci passant par leurs agissements ou œuvres politiques. J’ai rassemblé quelques données, grâce aux dates de naissance collectées par Gérard Laffont, mais il manque des cas de naissance dont les dates sont inconnues, comme l’homme actuellement au pouvoir en Irak, et les heures natales sont ignorées. Mais l’interprétation de ces pièces est fort complexe et nous ne sommes pas encore suffisamment préparés à y procéder. Ce n’est donc là qu’un exercice d’entraînement que je soumets à mes collègues.

 

UN CALENDRIER DE LA PAIX

 

Nous en arrivons à la programmation d’un parcours de cette mutation historique, en étant actuellement seulement au passage du Soleil sur le trigone Pluton-Saturne des 17-18 décembre 2006 : rencontre Olmert-Abbas du 23 décembre…

 

Si mince soit encore son élan, une lancée de notre flèche du temps pacifique pourrait peut-être s’apercevoir comme une lueur au simple sextil Soleil-Jupiter du 3 février 2007. Voire encore quelque peu au trigone Vénus-Jupiter du 8 mars qu’aspecte le Soleil.

Mais la mise en route du processus historique a tout lieu d’apparaître autour de la seconde décade d’avril, avec les trigones réunis du Soleil à Jupiter-Saturne les 8-9-10 et à Pluton le 19 de ce mois.

 

Après ce premier moment fort, une seconde vague porteuse devrait faire avancer les choses au cours du mois d’août, du fait de la succession du trigone Soleil-Jupiter du 2 et de la conjonction Soleil-Saturne trigone Pluton du 19 au 21. Mieux encore, c’est même une conjonction Soleil-Vénus à 24° du signe, à laquelle se joint Mercure, qui effectue ce passage, cette seconde quinzaine d’août s’annonçant donc comme un tournant important.

Si le seul sextil Soleil-Jupiter du 9 octobre peut paraître négligeable, en revanche, après les deux étapes majeures de la mi-avril et de la seconde quinzaine d’août, une avancée décisive devrait se pointer pour le passage solaire sur la conjonction Jupiter-Pluton, elle-même, des 21-22 décembre ; même si, les jours suivants, une opposition de Mars à cette conjonction peut vouloir entraver le cours de l’histoire.

 

Et si tout n’était pas déjà joué en cette troisième décade de décembre 2007, il y aurait lieu de voir se parachever ce tournant historique à la fructueuse configuration pacifique du passage d’une conjonction Soleil-Vénus en formation au trigone de Jupiter du 12 au 19 mai 2008.

 

Seul l’avenir dira ce que vaut cette audacieuse exploration prévisionnelle annonciatrice de la venue d’un événement historique d’ampleur internationale. Mais l’astrologue se devait de s’engager sur ces figures astrales nouvelles,  ce que Gérard Laffont et moi avons ressenti à propos du destin israélo-palestinien. Il est trop facile de se contenter d’enregistrer le fait accompli, car, après coup, l’on peut toujours justifier n’importe quoi à ce qui est arrivé : véritable plaie ouverte d’une pratique astrologique aveugle.  C’était donc là, dans le souci du vrai, la seule manière de tester l’authenticité de notre savoir. Si nous devions avoir réussi, comme nous le croyons, nous ne devrions pas démériter.

Paris le 4 janvier 2007.

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