Astrologie Mondiale
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BILAN  DE  LA  CONJONCTION  JUPITER-NEPTUNE

 

Si l’on tient à progresser dans l’exercice de son savoir, le mieux est de revenir sur ses pas pour confronter l’initialement conçu de la configuration traitée à ce qu’il en est advenu, l’anticipation du futur étant jugée sur l’histoire en cours.

En cette entrée d’année 2010, alors qu’elle s’approche de son expiration, la conjonction Jupiter-Neptune actuelle nous laisse en pleine interrogation. Dans « La crise mondiale de 2010 », pour la faire parler, j’avais remonté à la conjonction de 1945, édificatrice de l’O.N.U., en en suivant sa trace avec notamment la fondation de Greenpeace à la conjonction de 1971, suivie du premier Sommet de la Terre à Stockholm l’année suivante, instituant l’écologie sujet international. N’étant pas dans le secret des chancelleries, j’ignorais que, sous l’égide de l’ONU, avait été projeté (quand ?) une conférence sur le climat, devant se tenir à Copenhague du 7 au 19 décembre dernier, laquelle allait réunir - un record - 192 participants nationaux !

Pour l’instant, ce Sommet historique est, en matière de « résultat », la pièce maîtresse de notre configuration. J’avais laissé entendre que l’événement majeur de celle-ci pourrait se localiser à l’un ou l’autre des trigones du Soleil à la conjonction, survenus mi-juin et  mi-octobre. Cette grand-messe internationale, ce fut en réalité au sextil solaire de la mi-décembre qu’elle eut lieu, en accompagnement de conjonction Soleil-Vénus.

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Néanmoins, dans un contexte dissonant justifiant une déception du bilan à la hauteur des espérances publiques attendues. Ce sommet a débouché sur un résultat immédiat minimum. Sur cette terre, « On a oublié à Copenhague un partenaire essentiel, composé d’air, de feu, d’eau et d’êtres humains » (Michel Serres).

On le comprend aussitôt en regardant cette figure. Cette conférence s’est tenue – il fallait le faire ! - au monde de la pleine conflictualité d’un stationnement de Mars, fixé à 19° du Lion du 10 au 30 décembre, installé à 5° de l’opposition de la grande conjonction elle-même ; au surplus triangulé par semi-carré et sesqui-carré à un carré Saturne-Pluton déjà exact en janvier. Outre que, coiffant le tout, le Soleil, arrivant sur Pluton, passe en conjonction de cette nouvelle dissonance !

 A cette conférence où chacun a défendu ses intérêts nationaux, l’on a vu plus précisément s’affronter ceux de la Chine, assistée de l’Inde (carré Saturne-Pluton) et ceux des Etats-Unis (opposition Saturne-Uranus inachevée). C’est ce clair scénario à trois du heurt de deux phases cycliques négatives qui fait comprendre que la montagne a accouché d’une souris. Sans doute faut-il du recul pour qu’apparaisse de cette étape nouvelle, malgré tout, l’avènement d’une conscience écologique internationale ouvrant enfin sur un vital dialogue Terre-Hommes.

La question d’actualité qui se pose maintenant est la suivante. Avant sa disparition, le champ de la conjonction jovi-neptunienne finissante – qui pourrait ne pas avoir dit son dernier mot - va être traversé tour à tour par Vénus du 8 au 17 février prochain, puis par le Soleil du 15 au 28 février, et enfin par Mercure du 27 février au 8 mars. Semaines pouvant être accoucheuses de ses ultimes potentialités bénéfiques. Peut-on récupérer un bienfait nouveau de ce rendez-vous manqué ?

Revenons aux trigones du Soleil à cette conjonction où j’en attendais des résultats. Ce qu’on peut seulement en retenir, c’est que le premier de la mi-juin 2009 est tombé sur les journées de l’élection présidentielle iranienne truquée, provoquant un « printemps de Téhéran » ; réveillé même au suivant de la mi-octobre avec la venue de l’Iran à la réunion viennoise de l’Agence atomique. Il y eut encore un frémissement populaire au sextil de la mi-décembre, le régime iranien à son retour saturnien étant manifestement fragilisé. Pourrait-on attendre du nouveau de ce côté-là à ce bouclage solaire de la fin février 2010 ? Sinon, quelle grâce finale nous est-elle réservée ?

Pour l’instant, le plus clair de cette grande conjonction peut se rapporter au redressement de la politique américaine avec l’élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis. Son entrée à la Maison Blanche date du 20 janvier 2009, sous conjonction précédente Soleil-Jupiter - sa principale bénéficité, ressentie universellement - l'un et l'autre allant s'unir à Neptune ; et l'on devrait en percevoir la pleine manifestation au sextil jovi-neptunien de 2011.

On entend déjà dire que la crise est terminée. N’aurait-on pas la vue courte ? Profitons de la circonstance pour présenter ce nouveau document élaboré par Didier Castille. Lequel précise le cours de l’indice cyclique devant nous à plusieurs moments de l’année et détaillé. La ligne du bas trace son mouvement pour les quatre planètes Pl-Ne-Ur-Sa ; la suivante pour les cinq avec Jupiter ; au dessus encore, avec Mars ; et, en ligne fine en haut, pour le tout planétaire, Lune exceptée.

 

Paris, le 11 janvier 2010.

 

Il importait d’achever le bilan de notre grande conjonction. Au titre d’une détente attendue sur le champ, rien n’est venu de l’Iran, mais du Darfour, où le 24 février a été signé un cessez-le-feu entre le gouvernement soudanais et le mouvement rebelle, pouvant désamorcer ce nouveau point névralgique africain. Et mieux encore quand on s’attelle à la continuité du déroulement cyclique, parce que la guerre y est venue de l’opposition jovi-neptunienne précédente, est la conclusion des élections en Irak du 7 mars, avec 62 % de votants, le désir national de la paix devant cette fois s’y imposer.

Reste notre Ve République avec la surprise des élections municipales des 14 et 21 mars qui ont renversé la tendance nationale en faveur de la gauche (54 %). Je ne puis que revenir au texte final de La Cinquième République  (7/12/2009) : après avoir rappelé que la conjonction de 1971 avait accompagné le « congrès d’Epinay » relançant la gauche en France derrière Mitterrand, la suivante de 1984, la chute de l’expérience socialiste du pouvoir, et l’avant-dernière de 1997, le retour de la gauche plurielle avec Jospin à Matignon : « Il devrait ne pas faire de doute qu’à l’actuelle de 2009 (l’orbe s’étale jusqu’au printemps 2010), un champ politique nouveau se configure, mais de quel bord viendra cette transition ? Ce peut être, comme en 1971 et en 1997, une renaissance de la gauche, repartie sous de nouvelles bases, en promesse de conquête future du pouvoir, perspective d’alternance à venir. Sinon, le pouvoir présent n’est-il pas appelé à se métamorphoser, puisant dans les valeurs de l’adversaire, pour reconduire nouvellement la marche de cette Ve République ? »

Tandis que dans « Un nouveau quinquennat », paru au lendemain de l’élection présidentielle de Nicolas Sarkozy, j’avertissais de la venue de : « 2010 : passage critique » : Ce ne sont toutefois pas là de bien terribles configurations. Ce qui n’est plus le cas au tournant de 2010 où se concentre une dissonance générale, porteuse de crise mondiale, localisée près de l’horizon et du méridien du Président, comme si l’homme la recevait en pleine figure, se trouvant ainsi au cœur de la tourmente …).  Ainsi se poursuit l’identité spéculaire où le semblable se miroite du haut d’un firmament en renouvellement à l’ici-bas d’une procession de la gouvernance nationale.

Nous avions également à vivre une doriphorie où 6 astres se rassemblaient fin février sur 28°, au cœur d’une pleine-lune d’équinoxe à son périgée, autour de laquelle le Chili connut un séisme de 8,8, et la France une tempête exceptionnelle, rappelant celle de décembre 1999, qui ravagea la côte Atlantique, avec ses inondations et une cinquantaine de noyades.

On peut se demander s'il ne faut pas mettre sur le compte de cette conjonction Jupiter-Neptune la signature de Start 2 du traité de non-prolifération atomique entre les U.S.A. et la Russie du 8 avril suivant.

 

Paris, le 11 avril 2010.

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