Astrologie Mondiale
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LES CATASTROPHES NATURELLES

 

En abordant l’univers des catastrophes naturelles, la complexité d’un tel domaine me  plonge totalement dans une incompétence prévisionnelle ressentie depuis longtemps et dont j’aperçois seulement la sortie négative. Et pourtant, tout avait si bien commencé,  avec ce texte prévisionnel que j’avais lu à une réunion de la revue « Destins » aux Sociétés Savantes du Boulevard Saint-Germain le 26 juin 1946, en conférence titrée : « Aurez-vous beau temps pour vos vacances ? :

 

« Le 4 août, le Soleil se rencontrera avec Pluton au semi-carré de Mars. Encore des troubles en perspective. Sur le plan naturel, tremblement de terre ou éruption volcanique. Ce n’est pas le moment d’aller passer ses vacances en Anatolie ou de faire quelque excursion dans le cercle de feu du Pacifique. Il vaut mieux rester dans un coin où la nature est tranquille, car un « désastre » est très possible quelque part, surtout vers le 4-5 août. Ici, il n’y aura rien d’autre que quelque trouble orageux. 

 

Précisément, pendant que l’orage éclatait au loin de Paris, dans la nuit du 4 au 5 août 1946, les sismographes du monde entier, de New York à Londres en passant par Buenos-Aires, enregistraient un séisme d’une particulière violence. Un énorme raz de marée agitait la mer des Antilles et la République dominicaine allait subir ce séisme, avec 66 morts et 26.000 personnes sans abri. Je devais « remettre ça » avec la conjonction Soleil-Pluton suivante, et il y eut un violent tremblement de terre à Constantine le 6 août 1947. Tout me semblait donc bien parti, et je me souviens m’être dit que s’il y avait eu alors un organisme ayant compétence pour délivrer un brevet d’astrologue, je lui aurais soumis plus tard une thèse d’  "astrologie naturelle". D’autant plus qu’il y eut également à la conjonction soli-plutonienne de l’année suivante, un séisme sur la côte de l’Adriatique le 18 août 1948 endommageant 2205 maisons ; et même encore aux suivantes avec un séisme en Equateur le 5 août 1949 (6000 morts et une vingtaine de localités détruites), puis un autre, énorme, celui de l’Assam du 15 août 1950 avec ses 74 répliques, engloutissant 70 localités…

 

J’allais donc prendre sérieusement en mains ce domaine en entreprenant l’étude d’un certain nombre de catastrophes naturelles, surtout parmi les plus désastreuses. Pour en venir au séisme de Saint-Domingue (18° N – 4 h 39 m O), il s’agissait non seulement de dresser la thème  pour l’éclatement de son choc, à 2 h 40 du matin le 5 août 1946 (T.U.), mais aussi ceux de : l’ingrès précédant du Bélier (21 mars, 5 h 33 m), l’ingrès du Cancer, 22 juin, 0 h 45), la nouvelle-Lune (éclipse) du 28 juillet, 11 h 54 m ; ainsi que ceux de la conjonction Soleil-Pluton (4 août, 9 h 33 m 52 s) et du semi-carré Mars-Pluton (3 août, 17 h 29 m) ; tous accompagnateurs du phénomène. Mais  – après un contrôle opéré sur divers cas où il ne m’était pas apparu d’indice répétitif évident –je m’en suis tenu au thème de l’événement lui-même dressé pour l’impact de son déclenchement : ayant rempli un cahier entier des cas les plus représentatifs et en y ayant ajouté les éruptions volcaniques ainsi que les tsunamis, je devais, hélas, déchanter, la configuration de son lieu et de son moment devant suffire et ne m’apportant rien qui puisse autoriser la moindre prévision en la matière.

 

C’est ainsi que j’en étais arrivé au refus de publier dans L’astrologue tout texte où son auteur entendait justifier après coup la venue d’un tremblement de terre ou autre par une éclipse, solaire ou lunaire, censée en avoir été la cause. Voici d’ailleurs la raison fournie de mon rejet :

 

J’ai pris connaissance de votre texte concernant le séisme du … et je vous prie de me croire désolé de ne pouvoir le publier dans la revue des Editions Traditionnelles, vous précisant que j’ai déjà refusé plusieurs articles du même ordre, car cette démarche sans contre-partie vérificatrice, comme l’astrologie karmique que rien ne permet de contrôler, est privée de toute valeur. J’ai commis de mon côté un péché bien plus grand en publiant à vingt-cinq ans, chez Niclaus en 1945, une Astrologie météorologique dans un bain d’innocence ; ouvrage que je suis tenu de renier ! J’avais pourtant bien crû à mon affaire (récit de ma prévision de 1946 …). Mais comment ne pas être dynamiquement illusionné quand on a une jeune foi chevillée ? …Sans doute fallait-il passer par une cascade d’échecs ultérieurs pour être rendu à la raison ...

 

Pour se guérir de son illusion, il faut aller jusqu’au bout de la démarche corrélationnelle qui lie sans faille la configuration à l’événement dans le continuum d’un glissement du passé au futur, sur la même piste demain devant confirmer hier et aujourd’hui en les prolongeant, la transcendance de la prévision faisant le salut de l’astrologie en  cautionnant  la connaissance du praticien : mission accomplie d’un aboutissement qui dispense du bavardage dans le vide, le fait authentifié dans sa reproduction en série continue ayant le dernier mot.

 

Il est une catégorie de phénomènes célestes qui se prêtent particulièrement au suivi d’une telle répétition dans la durée. Ainsi en est-il des cycles planétaires eux-mêmes avec l’enchaînement de leurs phases successives, aux diverses spécificités historiques  identifiables. Mais un tel fil continu de l’histoire échappe à l’observation des éclipses de Soleil et de Lune qui, privées de sens « en soi », débouchent sur une généralisation déroutante de manifestations possibles. Bien sûr, le fait occasionnel peut prêter à interprétation. Ainsi dans Prévisions astrologiques pour le nouveau millénaire (Dangles, 1998), si j’ai dédramatisé la fameuse éclipse « nostradamique » du 11 août 1999, chargée d’effroi à entendre les interprètes du prophète de Salon de Provence, j’ai du moins laisser croire toutefois que sa figure planétaire éclatée  prêtait à l’accompagnement de perturbations naturelles, et il y eut peu de jours après un séisme important en Turquie qui comptabilisa quelque 15 000 morts. Si je renonce à la possibilité de prévoir, je n’abandonne pas pour autant la relève d’éventuelles concomitances. 

 

DORIPHORIES DE GRANDS MOMENTS HISTORIQUES

 

De divers milieux scientifiques converge l’intérêt porté à certaines corrélations entre, d’une part, la séismologie, et, d’autre part, le magnétisme terrestre, l’activité solaire et la vitesse de rotation de la Terre.

 

L’idée de ce genre de lien n’est d’ailleurs pas nouvelle. Pline l’ancien se livrait déjà à une évocation qui revient à mentionner des marées terrestres et le sujet est revenu à l’ordre du jour. De l’Essai d’astrométéorologie (Gauthier-Villars, 1920) de l’astronome français Albert Nodon aux actuels « planétologues » d’une « météo de l’espace » à grand accueil corrélationnel, en passant par John H. Nelson et J. H. Clark de la Radio Corporation of America, faisant déjà au milieu du siècle dernier usage des aspects héliocentriques harmoniques et dissonants des planètes (Pluton compris !) dans la prévision des fluctuations de l’activité solaire (L’astrologue n° 18, 2e trimestre 1972), la recherche en la matière progresse. C’est un fait bien établi que la substance des masses continentales réagit aux puissances gravitationnelles des luminaires. Sous l’égide de l’Union Géographique Internationale, une trentaine de stations de mesure des marées terrestres ont été installées sous toutes les latitudes, sondes qui épient en permanence les battements de l’épiderme de notre globe. Car le noyau liquide du centre de celui-ci réagit comme un véritable océan interne avec ses propres fréquences. Au point que, déjà en 1978, dans Science et Avenir, n° 375, Fabien Gruhier ait pu dire que grâce aux gravimètres, chaînomètres et extensomètres, un astronome qui n’aurait jamais vu le ciel pourrait très bien, du fond de la mine de Walferdange, découvrir la lune et calculer son orbite. Les chercheurs du Centre européen de recherche nucléaire (C.E.R.N.) à Genève, sont au fait des perturbations lunaires qui affectent le plus grand accélérateur de particules du monde, le LEP, anneau de 27 kms de circonférence, les variations d’énergie des faisceaux de particules circulant au long de son circuit étant fortement correliées au cycle lunaire diurne, avec ses marées terrestres qui déforment très légèrement la croûte terrestre.

 

Certes, on est encore loin de saisir la part de l’action astrale dans le déclenchement des calamités naturelles concernant les quatre éléments : convulsions du derme du globe et de la vie minérale que sont les séismes,  éruptions volcaniques, cyclones et typhons de l’espace aérien , ainsi que   raz de marée et tsunami, séisme sous-marin , mais celle de l’intervention planétaire en corrélation avec l’activité solaire et la rotation de notre globe est cette fois sujet de  recherche et l’on n’est plus très loin de revenir au phénomène initial de l’astrologie mondiale, relevant de la Grande Année, qu’est la doriphorie : concentration planétaire en conjonction de conjonctions.

 

En guise d’entrée en matière, voici les figures des trois cataclysmes du siècle dernier qui ont été les plus meurtriers.

 

Au Japon, le 1er septembre 1923 à midi local, un tremblement de terre gigantesque détruit les villes de Tokyo et de Yokohama, tuant 143.000 personnes et détruisant près de 600 000 maisons. A l’heure du repas, la rupture des conduites de gaz d’éclairage , par milliers de courts-circuits, enflamme les maisons de bois de la ville, incendie faisant de nombreux carbonisés, dont 40 000 sur la seule grande place de Tokyo où le vent avait poussé les flammes.

La carte du ciel compose une figure de cerf-volant dont le grand axe d’opposition aligne sur l’axe des noeuds une conjonction Soleil-Vénus-Mars face à Uranus, centre du champ planétaire passant au méridien au moment du déclic du cataclysme.

 

13 novembre 1970 : c’est, cette fois, un alignement de 5 planètes auquel s’appliquent les luminaires, une conjonction Lune-Saturne se trouvant à l’opposition d’une conjonction Soleil-Mercure-Vénus-Jupirer-Neptune, laquelle forme une doriphorie de 8 astres sur 61° où est comprise une conjonction Mars-Uranus !

Dans les heures qui précédaient cette pleine lune avait lieu une catastrophe nationale : le Bengale oriental et les îles du delta du Gange au Pakistan oriental étaient ravagés par un monstrueux cyclone accompagné de raz de marée, le désastre humain ayant été évalué à 250 000 victimes.

27 juillet 1979 : Le séisme le plus ravageur du siècle s’est produit ce jour-là à Tangshan en Chine, supprimant 750.000 vies humaines !

Sur 46° sont rassemblés 6 astres avec une quadruple conjonction Soleil-Mercure-Vénus-Jupiter et une conjonction Lune-Saturne, dans le cadre d’une opposition Mars-Neptune qui se ramifie au Soleil par semi-carré et sesqui-carré, outre que Jupiter est au carré d’Uranus.

 

Maintenant, introduisons une espèce nouvelle de catastrophe naturelle, qui eut lieu le 30 juin 1908, mais, cette fois, sans faire aucune victime. Il s’agit d’une mystérieuse explosion, imputée à la chute d’une météorite géante évaluée à 40.000 tonnes, localisée au nord d’Irkoutsk en Sibérie centrale, étendue à plus  de 1000 kms, enregistrée jusqu’en Europe et qui dévasta le terrain sur une aire de plus de 60 kms de diamètre. Et ce jour-là, nous étions sous une doriphorie de 8 astres concentrés sur 49°, les cinq rapides avec Neptune se trouvant entre Pluton et Jupiter de 25° des Gémeaux à 14° du Lion.

 

Avec une telle introduction, bien que déjà le quatrième cas diffère des trois précédents, on peut avoir l’impression d’être sur une piste sérieuse en se croyant magnifiquement parti pour s’emparer du sujet. Hélas, qu’on est loin d’une telle espérance ! Car l’affaire se complique au fur et à mesure que l’on élargit le champ des observations. Déjà peut-on notamment le constater avec ce cinquième cas ; lequel, cette fois, fait intervenir la manifestation luciférienne des humains, car c’est nous qui sommes ici les auteurs responsables du fait. Il s’agit, en effet, de l ‘éclatement des deux bombes atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki des 6 et 9 août 1945, qui firent sur le champ 363 884 victimes !

Ici, tout l’ensemble planétaire est groupé sur une centaine de degrés : stellium au centre duquel se présente une conjonction Soleil-Pluton, en compagnie de conjonctions Lune-Saturne, Mars-Uranus et Jupiter-Neptune. Or, nous sommes en présence d’une intervention délibérée d’un pays en guerre, les U.S.A. brisant les reins d’un Japon ultra-belliciste qui les avait agressés. Mais, partis comme nous sommes, on peut aussi bien évoquer les astralités du 18 mars 1967, jour où se produisit, cette fois à l’insu des hommes victimes d’eux-mêmes, l’abomination maritime du naufrage du Torrey-Canyon et de sa terrible marée noire, ici, une conjonction Soleil-Saturne en Poissons-Bélier se présentant en opposition d’une conjonction Uranus-Pluton. Si bien que du voulu au subit vécu par les hommes, également, rien ne change.

 

Ainsi, la nature n’est pas seule à figurer parmi les manifestations de nos configurations, et dès lors qu’y participe également la vie de la société des humains, cette entrée en piste élargit considérablement la diversité d’expression du champ de la phénoménologie astrale. Aussi, en présence de configurations comparables, dorénavant, quand sera-ce la nature qui parlera et de quelle façon le fera-t-elle ? Quand et sous quelle forme l’humanité sera-telle en cause ? On est ainsi fixé sur l’énorme complexité du sujet traité, outre déjà celle de bien faire parler les configurations.

 

LE FIASCO D’UNE PREVISION

 

Colère de la nature en ses multiples désordres ou folie des hommes sous tous leurs travers ? Comment s’y retrouver devant cette diversité infinie de la manifestation du cosmos ? Tout se tenant, voilà bien là l’écueil majeur en face duquel nous nous trouvons et c’est l’ignorance totale de ce problème primordial qui est à la base de l’échec cuisant d’une prévision retentissante.

Cette entrée en matière d’un texte de Science et Vie de son numéro 688 de janvier 1975, n’est nullement la sottise d’un astrologue, mais la présentation par Renaud de la Taille d’un pronostic de danger d’un cataclysme historique ayant alors fait grand bruit et dont les auteurs étaient l’astrophysicien Gribbin et le Pr. Plagemann, physicien spécialisé dans l’astronomie théorique et la géologie. Ces deux savants estimaient avoir localisé le lieu de la catastrophe parce que, les séismes relevant de la tectonique des plaques avec la dérive des continents, la jointure la plus faible de l’écorce terrestre était la faille de Saint-André, proche du rivage de la Californie.

 

Comme s’il était établi qu’il devait nécessairement se présenter un grand séisme au cours de cette année-là. Et pour quelle raison ? Parce qu’il existe une liaison entre les variations de la rotation de la Terre sur elle-même, qui accuse des écarts importants, et les séismes eux-mêmes. Relation directe relayée par l’attraction que les astres proches exercent sur le noyau interne de notre globe. Effet dépendant de positions de la Lune et des planètes par rapport à la Terre et au Soleil, configuration altérant l’activité du Soleil sous l’aspect de ses taches, un lien statistique existant entre cette activité solaire et la longueur du jour terrestre. L’auteur du texte précisant même, alors qu’on a récemment déclassé cette planète : « Une découverte étrange là-dedans : Pluton malgré sa petite taille et son énorme éloignement, joue un rôle très important. » Et de conclure (grossièrement) en disant que la perturbation maximale est atteinte quand toutes les neuf planètes sont alignées du même côté du Soleil, ce qui devait se présenter en cette année 1982.

 

On sait depuis que San Francisco s’est tenu tranquille en 1982, année d’ailleurs non spécialement séismique. La cause essentielle de l’échec de nos deux prévisionnistes est qu’ils étaient fixés en exclusivité sur leur spécialité, comme si rien d’autre ne pouvait advenir du phénomène astral, ignorant que celui-ci pouvait avoir d’autres « destinations » historiques, la nature s’y manifestant sous les espèces les plus diverses de la vie de l’humanité, en diffusion infinie. Si ces savants s’étaient avisés – ce qui eut dû être la moindre des choses – de vérifier ce qui s’était passé lors des grandes concentrations planétaires du passé, ils eussent pu constater qu’à côté des séismes et catastrophes naturelles y revenaient d’autres temps majeurs de l’histoire, comme la disparition de la civilisation romaine, l’entrée dans le Moyen âge au Ve siècle et sa sortie au XVe siècle, et, notamment, que la plus grande concentration planétaire du dernier millénaire était tombée en 1347, année même de l’apparition de la « peste noire » qui décima un tiers de la population européenne. Et, survenant à un cap majeur de mutation technologique mondiale avec l’irruption fantastique de l’ordinateur individuel sur toute la planète à l’entrée de cette décennie,  c’est en 1983 – concentration planétaire ultime du XXe siècle -  que le Sida a été identifié, lequel continue, depuis un quart de siècle, de faire des ravages dans le monde (revoir Un bilan prévisionnel) ...

 

L’exemple historique le plus flagrant que le phénomène de concentration planétaire touche le monde sur un plan général nous est fourni par le cas de la chute du mur de Berlin du 9 novembre 1989, dont le choc a bouleversé la société  mondiale en en refaçonnant la configuration générale... C’est autour de la journée en question de cette année-là qu’ont convergé en un tout les extrêmes concentrations des cinq planètes lentes et des quatre rapides, comme le montre ce graphique calculé à cette époque par Henri Gouchon.

UN  CHANTIER  OUVERT

 

Je me devais, finalement, de rassembler une à deux centaines de cas parmi les plus représentatifs, issus des meilleures sources françaises – E. et J. Rothé, H. Tarzieff, M. Krafft, le Quid suffisant d’ailleurs  – afin d’aboutir à un jugement général. Car, comme toujours, l’erreur est d’en rester au cas unique ou de s’en tenir à quelques-uns seulement (voir les Cahiers astrologiques, n° 169, 170, 171, 210-211, et Astralis n° 25 et 29), comme à ma série de conjonctions soli-plutoniennes de 1946 à 1950. Le savoir générique ne pouvait déboucher que de l’éventail d’un ensemble des cas rassemblés.

 

Il est clair qu’il ne faut pas être impressionné par le Jupiter au MC, maître de Pluton à l’AS au carré d’Uranus, lorsque, à 9 h 40 du 1er novembre 1755, Lisbonne entend le bruit terrifiant venu de ses entrailles, qui la plonge aussitôt dans les ténèbres avec ses 30.000 victimes. Aussi bien que par le Pluton à l’AS en opposition d’Uranus lorsque, à 7 h 51 le 8 mai 1902, la Montagne Pelée de la Martinique explose, une avalanche de flammes engloutissant en deux minutes Saint-Pierre de la Martinique avec ses 40.000 habitants … Hélas, je n’ai pas recueilli suffisamment de positions angulaires pour faire reposer sur elles le moindre pronostic. De même, si pour le raz de marée de Sanriku au Japon, du 15 juin 1896, Neptune est au cœur d’une conjonction Soleil-Mercure-Vénus lorsque foncent sur la terre les vagues hautes de 20 à 30 mètres de sa muraille liquide ; et s’il est encore en conjonction de Mars et en opposition du Soleil en Poissons et sur l’axe des nœuds, à celui du 3 mars 1933 le long de la côte Est de Rikutya, par contre – et cette défaillance suffit à nous interpeller -  il joue les abonnés absents (sans relais d’une non exceptionnelle Lune en face de 5 astres) au dernier si terrible tsunami d’Indonésie à la huitième heure (locale) du 26 décembre 2004, qu’accompagne seulement un Pluton dissonant sous un coucher de Saturne, la configuration générale n’inspirant nullement la tragédie.

Il faut donc se rendre à l’évidence : ces catastrophes naturelles ne sont pas prévisibles astrologiquement et il est vain de jouer les fantômes en protestant contre cet inévitable constat, et plus encore en voulant courir après la queue d’une configuration-comète chargée d’une illusoire justification du passé ! Ce domaine ressort exclusivement des sismologues et volcanologues qui finiront – sans nul doute - par rendre compte de l’aspect cosmologique global de ces désordres terrestres. Quant à nous, ce non-résultat est porteur de réflexion : si, au plus bas de la matière, le fait astrologique est muet, ne serait-ce pas significatif qu’il soit d’autant plus parlant qu’il émane du plus haut de la subtile nature humaine, Psyché triomphant ? L’astre n’a nul besoin de soulever des montagnes, du moment que scandent les battements du cœur humain à son diapason. N’est-elle pas ténue l’idée-force par laquelle Uranie nous susurre silencieusement son pouvoir existentiel, en une foi qu’il ne convient justement pas de trahir, allant néanmoins jusqu’à contraindre, il est vrai, ses détracteurs à tricher vainement avec elle , la déesse régnant en dépit de tout et toujours en ce monde et jusqu’à la fin des temps.

 

Paris le 27° Verseau 2008.

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