“Mieux vaut
prévoir sans certitude que de ne pas former de prévision. »
Henri
Poincaré.
Retour une fois de
plus à un initial zéro du savoir : face au mur
d’ignorance totale auquel on se heurte, vouloir
percer l’inconnu de demain pose le défi interprétatif de l’astrologue
autant que la transcendance du fait prévisionnel. Tenter de prédire,
même déjà en fin 2008, ce qui se passera dans le monde en 2009-2010-2011
est une gageure, mais y renoncer, alors que nous
détenons une approche virtuelle apportant des éléments de réponse sur
l’avenir, serait une sorte de démission, quitte à se contenter du profil
bas de simples points d’interrogation posés, nos faibles rayons de
lumière jetés sur ce trou noir étant malgré tout préférables à rien.
Bien que l’on s’attende précisément à une arrivée
d’inattendu, regardons donc vers quels horizons s’avancent les chemins
sur lesquels nous sommes déjà plus ou moins aveuglément engagés.
Aussi devons-nous
recourir à l’unique perche qui se présente : pour savoir où l’on va, il
faut d’abord savoir d’où l’on vient. Dans le cours hélicoïdal du
déroulement de l’histoire – mouvement circulaire au sillon bien tracé du
retour au même point en un éternel recommencement, avec avancée
perpendiculaire en avant de la flèche du temps – la similitude du
répétitif se marie à la diversité de l’inédit, le toujours le même
débouchant sur de toujours nouveaux paysages mondiaux ouverts sur
l’infini. Naturellement, seule est perçue l’inscription du devenir dans
la trame du cercle, mais l’observation de chaînes de relations dans la
liaison temporelle d’étapes qui se succèdent, donne accès à une
intelligibilité historique donatrice de sens en retrouvant, derrière les
multiples expressions transitoires de l’archétype éternel, l’ordre d’une
structure répétitive de l’évolution du monde, saisie d’une essence des
vicissitudes du temps. Du fait de pouvoir prévoir telle série donne une
assurance de jugement sur le cours des choses que pourrait envier un
historien qui n’arrive que derrière elles. Outre que nous pouvons du
même coup contribuer plus ou moins à la grande maxime de Louis XIV : « Tout
l’art de la politique est de se servir des conjonctures. » (Mémoires
pour l’instruction du Dauphin).
Mais d’abord,
commençons par tenter d’établir une échelle comparative de la
configuration critique qui s’annonce pour en évaluer la dimension.
Une évaluation du
danger.
D’accord, il est
convenu entre nous – depuis déjà près de deux décennies (« Numéro
spécial XXIe siècle » de l’Astrologue n° 92, 4e
trimestre 1990) - que doit se présenter une crise mondiale autour de
2010, pour la raison que s’y compose un triangle rectangle campant
Pluton perpendiculairement à une opposition où
Saturne s’ aligne face à une conjonction Jupiter-Uranus, soit le concert
de 6 dissonances majeures assemblées. Ceci dans le cadre général d’un
indice cyclique descendu du plafond de 2003 (1080°) au creux de vague de
2010 (832°). Il s’agit là de la première concentration planétaire
(indice minimum) du nouveau siècle, cette conjoncture étant – c’est
clair - un temps où l’on passe « par un plus bas » pour remonter
ensuite. Temps de périodicité annonciateur d’une nouvelle venue de
maladie de civilisation, non sans le retour dévastateur de quelques
cavaliers de l’apocalypse.
Si l’on revient en
arrière pour retrouver derrière nous une configuration similaire, notre
enjambée s’arrête un instant à 1951-1952 où se produisit une opposition
Jupiter-Saturne au carré d’Uranus, n’impliquant toutefois que trois
planètes (c’est le temps de la guerre de Corée où la Chine, alliée de
l’U.R.S.S., s’affronta aux forces des Nations-Unies), pour choir sur
1930-1931 où, cette fois, la précédente opposition Jupiter-Saturne
également au carré d’Uranus composait avec Pluton en dissonances
majeures et même avec Neptune en dissonances mineures Soit cette fois
l’écheveau entier des cinq lentes, les dix grands cycles planétaires
étant presque simultanément à l’œuvre. Ce qui n’est pas le cas ici où
Neptune échappe à la dissonance.
N’empêche que nos
économistes, depuis l’éclatement avec fracas de la crise boursière et
monétaire de cet automne 2008, évoquent carrément le spectre de 1929 où
l’effondrement de la Bourse de New York le « jeudi noir » 24 octobre fit
éclater la grande crise économique généralisée (URSS exceptée) de
1930/1934. Or, nous pouvons déjà dire, en faisant cette simple
comparaison, que la dissonance générale de 2010-2011 est plutôt moins
lourde que celle du cap de la trentaine du siècle dernier.
Une autre raison qui
ne pousse pas non plus au pessimisme intégral est que derrière les
dissonances de 1930-1931 se profilait la seconde des trois grandes
chutes d’indice cyclique du XXe siècle en l’espèce de la triple
conjonction Jupiter-Saturne-Uranus de 1940-1942 – la crise économique
avait installé Hitler au pouvoir, duquel était venue
la guerre - alors qu’il n’y a nulle
dissonance du genre pour les années qui vont suivre, la venue de la
triple conjonction Jupiter-Saturne-Pluton de 2020, second nœud astral
critique du siècle, allant se dérouler sur le fond d’un triphasé
ascendant des grands cycles d’Uranus, Neptune et Pluton.
Il n’est point
anodin de débattre cette question de la gravité de notre
conjoncture si l’on se rappelle le tintamarre dévastateur de prévisions
calamiteuses tirées de l’éclipse « nostradamique » de 1999 et relancées
par le choc de l’ agression du World Trade Center du 11 septembre 2001.
Il n’est donc pas exclu qu’on nous répète la menace d’un cataclysme
quelconque . Même le si estimable Dane Rudhyar s’était égaré (au moins
virtuellement) lui aussi – ce qui ne gâte nullement son œuvre – à propos
de la triple conjonction Saturne-Uranus-Neptune,
ayant évoqué dans L’Histoire au rythme du cosmos, p. 167 (Ed.
Universitaire, 1983) « quelque événement radical vers 1990, un
bouleversement à l’échelle du monde. Le déplacement brutal de l’axe des
pôles (…), un contact avec des êtres
supra-intelligents venus d’outre-espace (…). Outre bien sûr la
possibilité d’une guerre mondiale nucléaire qui décimerait au bas mot la
moitié de l’humanité et rendrait des continents entiers inhabitables
pendant un demi-siècle au moins, peut-être jusqu’en 2062, date que j’ai
avancée pour le début concret, physique de l’ère du Verseau .» !
Derrière cette faiblesse d’un grand, que craindre de bricoleurs en mal
de prédictions sensationnelles ? Pauvre Uranie …
Il n’en faut pas
moins relativiser cette démarche d’évaluation du danger, d’autant qu’il
est déjà en soi aléatoire de comparer le monde des années trente à notre
monde actuel. En outre, il faut aussi faire la part de la relativité de
l’indice cyclique (il n’est qu’un outil provisoire, décodeur grossier
destiné à se voir substitué par un indicateur astrophysique plus
fiable). Quand on revient à celui du siècle précédant, la crise de
1929/1934 (voir figure) y était inscrite par une petite cuvette de
l’I.C., encadrée par les deux grandes chutes des guerres mondiales, avec
un recul de cuvette au fond amorti par la présence d’une double
opposition planétaire (Saturne était opposé à une conjonction
Jupiter-Pluton) expliquant la retenue du sommet d’indice qui y régnait.
Or, c’est le même phénomène de maintien en élévation qui
prévaut maintenant. Si bien que l’anodin V de 2010 est trompeur
comparativement à l’impressionnante chute d’indice de 2020. Et si, comme
je le pense, l’essentiel de la configuration de ce cap de 2020 devait
être le tournant décisif d’une définitive suprématie économique
internationale de l’Asie (Chine et Inde), ce serait là une mutation
capitale de l’histoire mondiale, phénomène venant
toutefois s’installer comme un ordre naturel, alors que la configuration
éclatée et comme explosive de 2010 nous fait passer par la conflagration
ou turbulence d’un désordre généralisé. On voit donc qu’il n’est pas
facile de bien juger notre évaluation en question, mais du moins peut-on
évacuer d’emblée le pire : l’épouvantail suprême d’une troisième guerre
mondiale, autant que toute ineptie apocalyptique ...
Revenons à notre
conjoncture présente. De ce qui pourrait avoir le plus stigmatisé le
cours de notre histoire depuis la descente de l’indice cyclique en 2003,
devrait être retenu, surtout avec l’agression du 11 septembre 2001 –
année où le débit de croissance de l’indice cyclique s’est mis à reculer
– à savoir l’évocation du « choc des civilisations », le monde n’ayant
pas cessé de voir s’affronter les valeurs de la société occidentale
moderne à celles d’un islamisme traditionnel radical, sur le fond
général d’un déclin de l’Europe accentué par l’avancée d’une Asie
devenue de plus en plus présente. On peut donc se demander, en premier
lieu, si cette tension civilisationnelle présente ne peut pas atteindre,
avant de décroître ensuite, un sommet de manifestation accidentelle à
cette pointe inférieure de l’indice cyclique de 2010-2011. Or, on ne
peut malheureusement pas écarter un tel danger.
Il n’en est pas moins
observé, toujours depuis cette même chute de l’indice cyclique, un autre
phénomène qui touche, cette fois, l’économie mondiale. Dans notre monde
plus que jamais assoiffé d’or noir avec la croissance des pays émergents
en surconsommation de barils, le prix du brut à triplé en trois ans de
2003 à 2006, atteignant les 70 dollars, somme qui, depuis lors, est
passée par un doublement. Ce qui, au surplus, va de pair avec la venue
d’ une flambée des prix des matières premières, laquelle, depuis lors,
frappe la consommation alimentaire elle-même ! Comment, du coup, ne pas
craindre, sur ce terrain, la menace d’une grande perturbation mondiale ?
Certes, le prix du pétrole est revenu en 2008 à un taux
convenable, mais pour combien de temps ? Outre que d’autres désordres
viennent de se présenter.
Finalement, c’est en
guise de hors d’œuvre prévisionnel, qu’il est permis
de se prononcer ainsi : la crise en question a déjà
éclaté, en particulier lors du passage du Soleil sur l’opposition
Saturne-Uranus dans la première quinzaine de septembre 2008, avec plein
effet dans la première quinzaine d’octobre (krach bancaire et panique
boursière sans précédents), cette configuration saturno-uranienne étant,
parmi les grands cycles, la première à se manifester du lot des six
dissonances de 2010, l’effondrement boursier et
monétaire annonçant déjà des mesures sociales de crise économique. Qu’il
me soit permis de rappeler – initialement formulée ainsi dans le texte
de l’Astrologue de 1990 : « …la première grande crise
économique du XXIe siècle » et reformulée depuis
dans deux ouvrages – la dernière interprétation que j’ai tirée de cette
configuration dans « Le cycle Saturne-Uranus » du présent site de
juillet 2004 :
« Opposition
(novembre 2008-septembre 2009). Dans la mesure où ce qui s’est
souverainement renouvelé à la conjonction (1988) a été l’accès des USA à
l’unique domination mondiale, et comparativement au parallèle observé
entre l’Europe et les Etats-Unis à l’opposition de 1920, ainsi qu’à
l’aventure du Vietnam qui fut un échec à la précédente de 1965, ce qui
peut le plus trancher à celle-ci – chargée à l’extrême du passage qu’y
fait Jupiter par sa conjonction à Uranus et son opposition à Saturne de
mai 2010 à mars 2011 – est un tournant décisif de leur puissance : à la
fois parvenue au faîte de leur domination et basculant sur leur déclin.
Déclin qui pourrait venir d’une cause interne, comme par exemple une
super-crise économique. Sinon du dehors : venant derrière la conjonction
Jupiter-Neptune de 2009, susceptible de représenter une haute marée de
la mouvance altermondialiste avec un progrès de l’humanisation de la
mondialisation, cet alignement jovi-saturno-uranien pouvant ouvrir la
voie à un début de nouvelle gouvernance mondiale. ».
De l’éclatement de
cette crise, Pierre Julien en a, pour sa part et à sa manière, fait une
fracassante annonce à un numéro de début 2008 de desphaeris.com
de Didier Castille. Pour ne citer que l’un des sérieux chercheurs en
astrologie mondiale.
La conjonction
Jupiter-Neptune.
Avant d’en arriver à
cette dissonance de 2010-2011, venons-en d’abord à
la conjonction Jupiter-Neptune qui va se former en triplet les 28 mai,
10 juillet et 21 décembre 2009, de 24 à 26° du Verseau, au semi-sextil
d’Uranus en Poissons.
On connaît la nature
du cycle de ces deux planètes, à tendances « large » et « humide »,
embrassant l’universel, en aspiration d’œcuménisme, ouvertes sur le
communautaire et l’humanitaire, concernant d’ailleurs tout
particulièrement l’O.N.U. Nous en avons encore eu un témoignage à leur
dernière opposition de septembre 2002 à juin 2003, avec la seconde
guerre du Golfe engagée à son insu le 20 mars 2003, où l’institution
internationale a été bafouée par l’intervention américano-britannique en
Irak – c’est à la conjonction des deux mêmes astres de 1932 que Bagdad
acquit son indépendance et c’est en sortie de leur opposition précédente
que le 2 août 1990 Saddam Hussein avait envahi le Koweït – qui plus est,
sur les fallacieux prétextes (neptunité frauduleuse)
que ce pays détenait des armes de destruction massive et que son chef
pactisait avec Ben Laden !
L’intervention du
cycle à propos de l’O.N.U., née à la conjonction de 1945, ne se
manifeste pas nécessairement d’une façon sensible à chaque conjonction.
On notera toutefois que la dernière conjonction de 1997 a coïncidé avec
la venue de Kofi Annan, secrétaire général, qui a revivifié cette
institution. Depuis quelque temps, il est question d’élargir les membres
permanents de son Conseil de Sécurité à de nouveaux pays : Inde, Japon,
Allemagne, Mexique … Qui sait si ce renouveau cyclique ne va pas donner
un coup de pouce à une telle recomposition en revalorisant
l’institution ? Mais ce n’est là qu’une version plausible parmi
d’autres : voire en réussissant une importante opération diplomatique de
caractère pacifique, en promouvant une opération du maintien de la paix
des casques bleus, ou encore en contribuant à humaniser une si
douloureuse mondialisation …
Comme
la conjonction est en Verseau, ne pourrait-elle pas redonner du souffle
à l’UNESCO, dont l’acte constitutif adopté du 16 novembre 1945 remonte à
la même conjonction jovi-neptunienne de cette année-là (une conception ,
la naissance avec l’adhésion de vingt signataires ayant eu lieu le 4
novembre 1946, sous conjonction Soleil-Jupiter), les U.S.A. s’étant
retirés de cette organisation à la conjonction de 1984, suivis du
Royaume-Uni l’année suivante, et à la dernière de 1997, celui-ci s’y
réintégrant, suivi plus tard de Washington. Cette organisation, au
lendemain de la conjonction de 1971, s’est engagée à protéger le
patrimoine mondial culturel et naturel ; de même qu’au lendemain de la
suivante de 1997, en 1998, elle a adopté une « déclaration universelle
sur le génome humain et ses droits de l’homme ». Dernièrement, en 2005,
elle a adopté la convention sur la protection et la promotion de la
diversité des expressions culturelles. Peut-être a-t-elle encore du
nouveau à nous apporter.
Il n’est pas facile
de découvrir de quelle manière va essentiellement se manifester cette
nouvelle grande conjonction. Il n’y a pas de grande guerre finissante à
prévoir comme en 1918 et en 1945. Voici déjà ce que j’en disais dans
« Le cycle Jupiter-Neptune » de juillet 2004 :
« Il est vain,
maintenant, de deviser de la prochaine conjonction Jupiter-Neptune qui
se produira de mai à décembre 2009 (…). On l’a vu
ici, c’est en fonction du contexte historique du moment qu’elle
s’exprime et il est trop tôt pour en percevoir le cadre. Tout au plus
peut-on estimer que, ramifiée au semi-sextil Uranus-Neptune, elle puisse
faire espérer une avancée d’humanité dans l’édification en cours de la
mondialisation. En s’interrogeant non moins si, étant suivie aussitôt du
chambardement des dissonances de 2010, ses acquis ne puissent pas être
remis en question dans la crise attendue, sinon s’y révéler inopérants.
Aussi proche qu’elle soit déjà de nous, cette conjonction-Sphinx est
comme plongée dans l’obscurité d’une nuit des temps, ne devant se
révéler qu’au dernier moment, et même quand l’histoire se dévoile. Comme
cela est généralement le cas. »
En cette fin d’année,
j’en suis au même point. Retardant la sortie de ce texte, je tenais à
savoir ce qui allait nous menacer sous le passage de la conjonction
Soleil-Mars sur Pluton … Reste à s’interroger si elle ne pourrait pas
avoir un « impact pacifiant » sur le point le plus
névralgique du monde présent. Il vient aussitôt à l’esprit que le
principal danger international présent est la menace de l’Iran de
vouloir se doter de l’arme atomique avec le risque de sa prolifération,
perspective effroyable, ultra-dangereuse, ne pouvant à la longue que
finir mal. On peut actuellement se demander – à supposer que la
conjonction Soleil-Mars-Pluton de fin décembre prochain
ne se cristallise pas en extrême danger sur ce terrain -
si notre configuration n’offre pas un espoir de déblocage déjà à
la traversée par le Soleil de Jupiter à Neptune du 24 janvier au 12
février 2009 ? Donnée susceptible aussi, il est vrai, de concerner les
talibans en Afghanistan où sévit la guerre . Au
surplus, il se révèle que la République islamique d’Iran, du 1er
février 1979, a son agressive conjonction
Soleil-Mars posée de 9° à 11° du Verseau, lieu zodiacal sur lequel va
passer Jupiter en février 2009. Cela n’offre-t-il pas une chance
d’ouverture diplomatique qui pourrait être prometteuse ? D’autres
chances diplomatiques, concernant aussi bien l’Afghanistan que l’Iran ou
un autre point névralgique, se pointent au sextil du Soleil au duo
jovi-neptunien de la mi-avril, ainsi qu’à ses trigones de la seconde
décade de juin et de la mi-octobre. Par contre, si une solution ne
devait pas surgir sur ce terrain au cours de l’année, la conjoncture en
question s’étant manifestée autrement, c’est alors qu’il faudrait
craindre que l’Iran devienne l’épicentre de la crise de 2010-2011. Sur
un tel terrain, on ne peut qu’avancer au pas à pas avec une faible
lumière devant soi ….
En marge de cette
virtualité d’effet de premier plan, on peut s’aviser de tester les
dernières conjonctions Soleil-Neptune, où l’onde de la tendance de
l’astre s’anime annuellement ce qui
ouvre un éventail d’autres éventualités de manifestation, vaste
étant l’étendue de son champ.
11 février 2008 : ?
8 février 2007 : Le
13 février, un accord est signé à Pékin entre les deux Corées, la Chine,
les Etats-Unis, le Japon et la Russie, où Pyongyang s’engage à
« désactiver » son programme nucléaire en échange d’une aide économique.
Cette conjonction s’effectue en effleurant le sextil d’une conjonction
Jupiter-Pluton et sous trigone Saturne-Pluton. Le 6 avait eu lieu un
sommet de 22 chefs d’Etat de la Ligue arabe, réussissant le 8 à
réconcilier le Hamas et le Fatah pour un gouvernement national
palestinien, accord non respecté. Et le 14 allait se
tenir un Sommet trilatéral Chine-Inde-Russie à New-Delhi. Mais aussi, le
11, tension de guerre froide, digne des temps révolus, entre la Russie
et les U.S.A. (sous opposition Saturne-Neptune).
6 février 2006 :
Le 8 février, accord de paix entre le Soudan et le
Tchad, et le 27, accord de coopération entre le Japon et l’Union
européenne sur l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire.
4 février 2005 :
Entrée en vigueur du protocole de Kyoto le 16 février. Le 8, rencontre
Sharon-Abbas à Charm el-cheikh sous l’égide de Moubarak et d’Abdallah
II, conduisant à une trêve israélo-palestinienne. Le 10, premières
élections municipales en Arabie Saoudite.
2 février 2004 : Le
25 janvier, entrée en vigueur du protocole créant la Cour africaine des
droits de l’homme et des peuples (CADHP). Le 2 février, A. Sharon se
prononce en faveur de l’évacuation des colonies juives de la bande de
Gaza.
31 janvier 2003 : Le
15 février, mobilisation populaire universelle contre la guerre en Irak.
15 millions de personnes défilent dans 600 villes du monde, jusqu’à
Sydney, dont 750.000 à Paris..
28 janvier 2002 : Les
7-8 février, conférence des parlements de l’Union européenne sur le
blanchiment de l’argent sale.
26 janvier 2001 : Un
forum de Davos du 25 au 30 janvier sur la mondialisation, suscite la
réaction d’un Forum social mondial à Porto Alegre, en demande d’une
« autre mondialisation ».
Dans l’ordre du cycle
pourrait aussi se présenter une relance en faveur de la défense de
l’environnement. Derrière la montée d’une inquiétude grandissante venue
autour de la conjonction Uranus-Pluton de 1965, c’est depuis la
conjonction de 1971 que le monde s’en préoccupe vraiment, année de la
fondation de Greenpeace, suivie l’année suivante du premier
Sommet de la Terre tenu à Stockholm, le champ d’un trigone accompagnant
ensuite celui de Rio en 1992. C’est d’ailleurs également à partir de
1996, tout contre la précédente conjonction, que le
G7 fut pris à partie par un mouvement collectif de contestation, lequel,
face au Forum de Davos des puissances financières de la planète, se
constitua, du 25 au 30 janvier 2001 (conjonction Soleil-Neptune trigone
Jupiter, accompagnée d’une conjonction Mercure-Uranus carré Saturne,
réaction anti-capitaliste) un Forum Social Mondial (FSM), contre-pouvoir
d’Altermondialistes entendant humaniser la mondialisation. Qui sait si
le FSM ne va pas refaire parler de lui , ou avoir une suite de même
tendance ?
Il est également
possible d’envisager un lien entre notre conjonction neptunienne et
l’initiative française de fonder une « Union pour la
Méditerranée », projet qui a relancé le forum de Barcelone de 1995, à
peu de la conjonction précédente, ce qui sied à merveille au dessein
rassembleur des nations riveraines de cet océan si attractif,
mais aussi tant livré à la pollution. Ou ce projet prend racine en 2009,
ou ce ne sera qu’une bulle appelée à éclater.
En la circonstance se
rappelle le lien du cycle avec notre Ve République (conjonction de 1958)
, son semi-carré de l’entrée de 2008 ayant accompagné le malaise de
l’effondrement de popularité d’un président qui n’avait pas encore
endossé l’habit. Le sort du quinquennat de Nicolas Sarkozy – homme
typique de conjonction Jupiter-Uranus - tend à se
jouer autour de cette nouvelle conjonction jovi-neptunienne, à la
tendance de laquelle il tourne le dos. Le destin présidentiel ne va-t-il
pas encore nous surprendre, par une nécessité de renouvellement
d’orientation politique ? A moins que la gauche française déliquescente
reprenne figure …
Il
n’est pas impossible qu’il y ait également un rapport entre notre cycle
et le courant « populiste » qui a gagné l’Amérique latine depuis une
décennie, les pays du continent dans son ensemble s’étant libérés les
uns derrière les autres d’une longue emprise des
Etats-Unis, supporters de leurs dictatures et régimes autoritaires, ce
qui les a fait basculer maintenant dans l’expérience d’un certain
gauchisme. On sera mieux fixé en la matière si ce mouvement se
reconfigure l’année prochaine.
En dernier lieu, on
peut aussi s’interroger si cette même conjonction ne peut pas avoir un
impact concernant le retour des démocrates au pouvoir aux U.S.A. F.D.
Roosevelt avait bouclé un cycle entier à la Maison blanche, de la
conjonction de 1932 à celle de 1945. Alors que sous l ‘opposition
précédente de 2003, le sinistre président George W. Bush lançait son
pays dans une folie guerrière en Irak, à l’encontre de la communauté
internationale et de l’ONU. Déjà, le Congres a viré à gauche en novembre
2006 et aux élections de novembre 2008, le candidat
Barak Obama, a ses chances, ce qui est déjà en soi
un tournant dans l’histoire de ce pays. Un noir à la Maison Blanche à
l’entrée de Jupiter en Verseau et à l’approche de Neptune dans le signe,
au sextil d’Uranus en Poissons : il y a là une révolution sans pareille
qui sied au multiculturalisme de la diversité et à l’universalité des
valeurs de ces configurations (écrit sans mérite avant l’élection). Nul
doute, maintenant, que sous le présent semi-sextil Jupiter-Neptune,
s’annonce une dynamique réalisation pacifique du nouveau cycle
Jupiter-Neptune, pouvant se prolonger par un retour des démocrates au
pouvoir aux élections suivantes. Qui sait, d’ailleurs, si l’entrée à la
Maison Blanche du 20 janvier 2009 du nouveau président, sous une
conjonction Soleil-Jupiter à 3° d’orbe, ne soit pas un signe bénéfique
de détente internationale (bien que ce Jupiter soit au sesqui-carré et
semi-carré de l’opposition Saturne-Uranus, risquant de relancer la crise
économique en cours en cette entrée d’année) ?
La conjonction
Jupiter-Uranus.
Quand on voit revenir
une conjonction Jupiter-Uranus tous les 14 ans – fusion de l’Air
expansif et du Feu intensif – on doit aussitôt s’interroger si sa
manifestation spectaculaire s’accomplit en
œuvre
prométhéenne ou échoue en explosion de turbulence à plus ou moins haut
risque. « Le progrès et la catastrophe sont l’avers et le revers d’une
même médaille » (Hannah Arendt).
1914, 1941, 1968 et
1983 comptent parmi les années les plus critiques du
siècle écoulé. Mais aussi, 1900 avec la venue de la
TSF (téléphone sans fil), 1927 avec la symbolique traversée aérienne de
l’Atlantique par Lindbergh, 1954 avec le projet romain des géophysiciens
de créer des satellites artificiels de la Terre, 1969 avec l’arrivée de
l’Homme sur la Lune, et 1997 avec le boom de l’universelle navigation
individuelle sur le Web, résument la prodigieuse métamorphose de notre
civilisation moderne. Jupiter était passé d’Uranus à Pluton en
semi-sextil entre 1954 et 1956, alors que se fabriquaient les premiers
satellites, et c’est quand ces trois astres allaient se rencontrer en
1969 que l’Homme posa le pied sur le sol lunaire, cette interprétation
cyclique ayant été anticipée en prévision dans La Crise mondiale de
1965 (Albin Michel, 1963), alors que l’astrophysicien André
Dauvillier, du Collège de France, sans nullement se singulariser parmi
ses collègues, avait écrit l’année précédente : « Il n’est pas question
pour un humain de poser le pied sur le sol lunaire. » L’événement eut
lieu au jour même d’une conjonction Jupiter-Uranus sur laquelle
passait la Lune !
Cette nouvelle
conjonction, qui se produira les 8 juin , 19
septembre 2010 et 4 janvier 2011, de 27° des Poissons à 0° du Bélier,
entre manifestement dans la catégorie des dissonantes, se triangulant à
la fois à l’opposition de Saturne et au carré de Pluton. Le tout compose
une constellation éclatée de parties disjointes, affrontement
d’antagonismes. Reste à savoir de quelle façon tend
à se manifester ce climat de guerre civile de la société mondiale …
S’il est un
personnage mondial qui pourrait symboliser particulièrement la tendance
de cette configuration, c’est bien Nietzsche lui-même, qui présente la
même conjonction au même endroit et que tend sa double opposition à une
conjonction Mercure-Mars, au surplus sur champ d’ opposition
Soleil-Pluton. Il n’y a pas mieux pour exprimer la volonté de puissance
du surhomme ultra-tendu jusqu’à un éclatement du génie en démence. Et
hors génie, en un pur aventurisme d’apprenti sorcier. Mais c’est
justement à la pointe supérieure de sa créativité que l’homme, en un
trouble profond ébranlant le monde, risque d’être
touché dans sa démesure. Il y a là un climat de préfiguration de nos
prochaines années..
Dans
l’interdépendance qui règne de plus en plus au sein de la société
surindividualisée qui est la nôtre, cette conjonction
jovi-uranienne en champ oppositionnel saturnien chargé de quadrature
plutonienne, ne peut que susciter une internationalisation de violence,
mais sous forme de quel climat s’annonce cette conflictualité globale ?
A l’avant-veille de
son échéance, le danger majeur qui se présente est le risque d’une
déstabilisation de l’équilibre nucléaire du monde avec le projet iranien
de se procurer l’arme atomique. Il est clair que si, à travers la
conjonction neptunienne précédente, ce problème ne devait pas être
résolu pacifiquement, c’est là, très probablement, que nous aurions le
détonateur d’un nouveau foyer d’incendie. Et si ce danger pouvait être
évincé en cours d’année 2009 comme cela est possible, sinon probable, on
peut craindre alors un phénomène de déplacement du déséquilibre en
explosion sociale, avec la révolte d’ une jeunesse qui se voit sans
avenir, faisant les frais d’une faillite scandaleuse du capitalisme
libéral de responsables exemptés de condamnation. Sinon, quelle autre
substitution pourrait-elle se présenter, autrement
qu’une tension inter-étatique ?
Dans mes recherches
antérieures sur cette crise de 2010, l’un des risques qui m’était apparu
possible était la venue d’un climat d’affrontement entre la Chine et le
Japon, en raison du face-à-face du carré Saturne-Pluton et du carré
Uranus-Pluton déjà en orbe. Depuis lors, la tension (mémoire des guerres
antérieures de 1931, 1937 …) entre les deux pays s’est aplanie. Derrière
le traité de paix sino-nippon conclu le 12 août 1978, une visite
chinoise au Japon s’est présentée le 12 avril 2007, suivie d’une
nouvelle rencontre le 15 août suivant, qui sont des signes de détente,
mais, sait-on jamais ? Bien que la tension n’engage pas jusqu’au
déploiement guerrier lui-même, des conflits d’intérêt en Extrême Orient
entre ces deux grandes puissances ou par pays intermédiaires sont
susceptibles de se mettre en place en cette entrée de seconde décennie
du siècle.
Néanmoins, la Chine
n’a pas le privilège d’une exclusivité du processus saturno-plutonien,
maints pays dont l’indépendance ou la naissance apparues sous la
conjonction de 1947 le partageant : Inde et Pakistan, Israël, les
« dragons » asiatiques, Indonésie. De même que si le Japon a une
sensibilisation au cycle urano-plutonien remontant à la fondation de son
Etat autour d’une conjonction en 1598 et confirmée aux dernières
de 1851 et de 1965, la palette de manifestations du cycle ne s’en tient
pas là. Le tête-à-tête que l’on a avec la configuration n’est pas
monolithique car l’on n’est jamais en face d’un rapport unique :
toujours celle-ci s’ouvre-t-elle en éventail en nous faisant déambuler
sur un champ de possibles aux mêmes valeurs analogiques, nous
contraignant à rôder ainsi sur du « ou bien ou
bien ». De sorte que l’on est mal loti pour circonscrire un foyer
d’incendie précis, si telle devait être la nature du sinistre astral.
Dans ce cas, celui-ci se localiserait plutôt dans le Pacifique ou vers
l’Océan Indien, sinon encore au Moyen-Orient. Telles sont les régions
les plus concernées.
A
la précédente conjonction de 1997, tandis que la Russie faisait passer
le forum des pays nantis du G7 au G8 et que la Chine récupérait
Hong-Kong, une crise économique passagère frappait les pays asiatiques.
A cette nouvelle, quelle inconnue viendra se joindre au séisme de
l’économie mondiale qui fracasse déjà le monde occidental ? Ce point
d’interrogation subsiste.
L’opposition
Saturne-Uranus.
Il vaut
de revenir aux deux encadrés de mes Prévisions astrologiques pour le
nouveau millénaire (Dangles, 1998), parce que l’on arrive à cette
opposition que l’on peut comparer aux précédentes. Au surplus, Jupiter
se mêle de la partie en s’alignant sur l’opposition de mai 2010 à avril
2011, trio astral composant le tissu principal de l’économie mondiale.
On rencontre leur triple dissonance différemment à la première crise
mondiale du siècle dernier (1930-1931) et à la seconde (1976), et au
printemps 2000 sous la conjonction Jupiter-Saturne au carré d’Uranus,
s’est effondrée la bulle spéculative du marché des valeurs
technologiques (Nasdaq), ce qui avait entraîné une panne économique
passagère.
On doit se rappeler
que, malgré la baisse de l’indice cyclique, ce grand cycle était encore
ascendant. Or, une certaine prospérité s’est maintenue au cours de ces
dernières années. Ainsi, l’économie mondiale a crû de 4,1/2 % en 2005 et
s’est poursuivie à ce train. Ce sont les pays émergents qui ont fait
grimper la moyenne, la Chine voisinant les 10 %, l’Afrique subsaharienne
dépassant les 5 %. Ce qui signifie qu’avec le passage du cycle à sa
phase descendante se présente maintenant le basculement du côté négatif.
En somme nous arrive la vraie récession. On s’était approché de
l’opposition à 7° d‘orbe en novembre 2007, et le malaise apparut avec la
crise de l’immobilier américaine, entraînant un affaissement de
l’économie. Mais, en cette fin d’année 2008 ou l’opposition s’est
définitivement formée, le monde a plongé dans cette crise annoncée.
Laquelle opposition ne se défait qu’à partir de juillet 2010, la crise
en question pouvant être loin d’être terminée et risquant même de battre
son plein à la mi-2010 en une culmination historique !
Précisons bien que
s’il est un cycle dont dépendent le plus les U.S.A., comme signature
essentielle, c’est ce cycle Saturne-Uranus, parce que le
gigantisme de cet Etat-pilote se confond majoritairement avec la
dynamique de l’économie mondiale, au premier rang de laquelle ils
s’imposent. En fait, la prospérité de leur économie a été sans précédant
pratiquement tout au long de sa phase ascendante,
commencée alors avec la disparition du rival soviétique. Le passage par
sa phase descendante ne pouvait que signifier le basculement de leur
économie dans la crise, devant entraîner avec elle un affaissement de
leur puissance politique, imaginable en mutation d’un unilatéralisme
révolu à un multilatéralisme mondial. Pareil phénomène de déplacement de
centre de gravité avait été vécu à l’opposition de 1920 : jusqu’à la fin
de la Première Guerre mondiale, Londres et Paris avaient été les
banquiers du monde : sortis économiquement épuisés de l’épreuve
guerrière, de pays créditeurs, ils devenaient les débiteurs du capital
bancaire américain, ce pays devenant le leadership économique mondial.
(cliquer sur l'image pour l'agrandir)
La
meilleure représentation que l’on peut se faire du temps de
l’opposition, dans le cycle, est le passage du blanc au noir qui s’opère
dans le Yin-Yang. Le processus évolutif y atteint ses propres limites en
s’inversant sous une forme ou une autre. Ce fut le cas d’un dépassement
négatif dans le cycle précédant en 1965, lorsque les USA se lancèrent
dans la guerre du Vietnam où ils durent se retirer douloureusement de
l’opération, pour le moins sans victoire. Autrement s’engendre un
processus d’inversion d’un autre ordre, comme sous
l’opposition de 1920 : à savoir que l’économie mondiale tend à basculer,
cette fois, d’une domination américaine à une nouvelle gouvernance
mondiale, installée définitivement au cap de 2020.
Je devais formuler
ainsi ce tournant, avec ses répercussions possibles, dans L’Avenir du
monde selon l’astrologie (Le Félin, 1993) : « L’on peut se
demander si nous n’avons pas là – sur un fond de dépression économique
(première crise économique du XXIe siècle) avec l’opposition
Saturne-Uranus, entrée dans la phase de repli du cycle de Kondratiev –
les indices de la première grande crise de la communauté
internationale : pulsions nationalistes conduisant au choc d’intérêts
économiques dans une métastase de violence. »
On vient de le voir,
la crise économique elle-même risque d’être la locomotive d’un train de
perturbations, élargissement du déséquilibre au
terrain politique pouvant provoquer des secousses révolutionnaires,
entraîner des perturbations sociales aussi bien que diplomatiques
jusqu’au risque militaire. De tels scénarios sont manifestement à
redouter.
Sous ce rapport d’un
approfondissement du déséquilibre général, nous risquons de voir se
présenter une succession d’épisodes divers en particulier lors des
passages des astres rapides aux points équinoxiaux ou solsticiaux où se
tend le triangle rectangle des lentes. Cette succession de transits
critiques, après la triple conjonction Soleil-Mars-Pluton de fin
décembre 2008 (guerre Israël-Gaza), se présente ainsi :
Seconde décade de mars 2009 (Soleil conjonction
Uranus…).
Seconde décade d’avril 2009 (Mars conjonction
Uranus…).
Seconde décade de septembre 2009 (Soleil conjonction
Saturne …).
14 au 26 décembre 2009 (Soleil conjonction Pluton …).
15 au 25 mars 2010 (Soleil conjonction Uranus …).
19 au 27 juin 2010 (carrés et opposition solaires).
Fin-juillet/début-août 2010 (Mars conjonction Saturne
…).
3e décade de septembre 2010 (Soleil
conjonction Saturne …).
Décembre 2010 (Mars et Soleil conjonction Pluton …).
Du 20 mars à fin avril 2011 (Soleil et Mars
conjonction Uranus …).
Naturellement, si ce
sont là les passages les plus aigus de la perturbation générale
annoncée, rien ne permet de préciser la nature des événements appelés à
se succéder de l’une à l’autre de ces diverses
échéances, en un chapelet de troubles divers..
L’opposition
Jupiter-Saturne.
Cette configuration
s’étale entre mai 2010 et mars 2011, son champ de manifestation étant
plus élargi. On sait le lien principal qu’entretient ce cycle avec la
Communauté européenne et il est bon d’en faire le rappel sur deux
siècles pour en suivre les manifestations successives. A l’opposition
précédente de septembre 1989 à mars 1991 – pronostic de tendance en
avait été fait à l’astrologue n° 85 du 1er trimestre
1989 - nous avons connu le tournant historique de la chute du mur de
Berlin qui a conduit aussitôt à l’effondrement des « démocraties
populaires » de l’Europe de l’Est, suivi de la réunification de
l’Allemagne de l’Ouest et de l’Allemagne de l’Est, puis de l’éclatement
de la Yougoslavie.
Nous en sommes au
trigone évolutif, étalé de janvier à novembre 2008, champ à l’intérieur
duquel s’est immiscé le sesqui-carré de mars à juin. Après le carré sous
lequel l’Europe était tombée en panne, la France ayant rejeté le projet
de traité constitutionnel européen le 29 mai 2005, suivie trois jours
plus tard par les Néerlandais (carré à 3° d’orbe en
février), nous avons remonté la pente avec le Traité de Lisbonne, signé
le 13 décembre 2007, accompagné le 21 de l’ouverture des frontières de
l’espace Chenguen (libre circulation des personnes au sein de l’Union,
s’ouvrant à 9 pays de l’Europe de l’Est), puis suivi du Traité européen
du 29 juin, au Sommet de Bruxelles, sous la pression
de A. Merkel et N. Sarkozy. Une Europe des 27 si fragile qu’avec le
retour du sesquicarré, cette remontée tournait court avec le « non » à
son tour de l’Irlande au
référendum de juillet.
Il
serait étonnant que le retour au trigone maintenu serré sur le trimestre
septembre-octobre-novembre – signal fort - ne s’accompagnât pas d’une
remise sur pied de l’Union européenne. C’est au
passage solaire sur ce trigone qu’eut lieu la réunion exceptionnelle des
27 le 1er septembre : une franche unanimité continentale
s’est faite face à la tension entre la Russie et la Géorgie, la peur de
la conjonction Soleil-Saturne ayant eu sa vertu défensive à effet
unificateur. Pareil rapprochement s’est opéré sous l’explosion boursière
et monétaire de septembre-octobre-novembre. Le repassage furtif au
sesqui-carré de l’entrée de 2009 pourrait peut-être venir de l’entrée en
présidence de l’eurosceptique République tchèque (résidu de souvenir du
lâchage de « Munich ») peu encline à dynamiser une relance européenne.
Pour ce qui est du genre de perturbation pouvant accompagner
l’opposition de 2010-2011, l’inquiétude immédiate est assurément de
craindre que notre continent soit au cœur de la crise économique
mondiale, mais il est difficile de ne pas redouter davantage. Nul doute
qu’il s’agit là d’un cap ultra-critique pour le destin d’une Europe des
27 ingouvernable, sujette à un affrontement guerrier et menacée
d’éclatement.
Il faut penser, au
surplus, que l’alignement du trio Jupiter-Saturne-Uranus accole deux
oppositions, à la manière d’un corps à corps. La précédente
configuration du même ordre, de Saturne face à la conjonction
Uranus-Pluton de 1965, m’avait inspiré (La crise mondiale de 1965,
Albin Michel, 1963) une menace d’affrontement entre les USA
(Saturne-Uranus) et la Chine (Saturne-Pluton), ce qu’allait être
l’intervention américaine au Vietnam (pronostic conforté par le suivant
de leur réconciliation de 1971-1972 sous la juxtaposition, cette fois,
de leurs trigones). Dans la conjoncture de fragmentation générale
qu’exprime le triangle dissonant, ne faut-il pas craindre que puisse
alors se présenter un épisode passager de divorce au
sein du monde occidental, entre la Communauté européenne
(Jupiter-Saturne) et les Etats-Unis (Saturne-Uranus), retour
de conflits d’intérêt ?
Le carré
Saturne-Pluton.
De cet aspect ne se
dégage pas facilement de signification formelle, tant son champ
d’application peut-être étendu. En premier lieu se présente
naturellement la Chine, dans la condition d’un pays qui est déjà depuis
tant d’années en plein essor économique et devenant à la longue
vulnérable, la conjonction Jupiter-Uranus s’immisçant à cette dissonance
de son cycle. On l’image aussitôt plongeant à son tour dans la crise
économique et exposée du même coup à un écheveau de tensions intérieures
et extérieures. Le traité de paix sino-japonais conclu le 12 août 1978
est venu sous un semi-sextil Uranus-Pluton ; son carré peut-il le
fragiliser ? Dans le thème de la République populaire chinoise
(Pékin, 1er octobre 1949, 15 h 15 m), le Soleil est à 7° de
la Balance, au carré d’Uranus à 5° du Cancer. Or, en 2010, vers février
et vers septembre, le carré céleste Saturne-Pluton frappera directement
cette dissonance majeure. Ce qui paraît exposer le pays à une crise
aiguë : la question principale est de savoir s’il s’agit là d’une crise
de régime importante ou d’une tension diplomatique inquiétante. Et
pourquoi pas les deux ?
L’opposition du cycle
en 2001 s’est traduite essentiellement par l’offensive terroriste d’
Al-Qaida avec le choc-surprise du 11 septembre, suivi d’une « guerre du
Bien contre le Mal » américaine. Ne peut-il pas se reproduire à ce carré
un nouveau choc d’un ordre semblable ? C’est là une interrogation qu’on
ne peut malheureusement pas exclure, puisque l’on continue de se croire
« bon » face au « mauvais » comme de croire à l’efficacité de ses armes.
Bref, une relance du terrorisme avec riposte douteuse se présente comme
une sérieuse possibilité.
Au trigone de
2007-2008, il y eut la détente (prévue) du
renoncement de la Corée du Nord à l’arme atomique, avec un rapprochement
entre les deux Corées. Au surplus, alors que sous l’opposition
antérieure de l’entrée du siècle, la seconde intifada palestinienne
aboutissait à ce que Israël se bâtisse un « rideau de fer », à ce même
trigone a prévalu une dynamique de paix conduisant à
l’ouverture de pré-négociations israélo-palestiniennes, consacrées par
la conférence d’Annapolis de novembre 2007. Mais en vain …, comme s’il
était impossible d’aboutir à la paix (si déjà, la négociation avec la
Syrie sur le Golan, engagée en mai 2008 par le canal de la Turquie,
pouvait donner un résultat effectif ? …). Impuissance des hommes à faire
l’histoire et se condamnant à la subir … Ce qui devient inquiétant,
c’est que l’on va passer du trigone au carré
(novembre 2009 à août 2010, voire avec orbe de 4° autour de juin 2011),
sur le champ de la conjonction Jupiter-Uranus, Israël y étant sensible
par sa propre opposition jovi-uranienne (danger de nouvelle guerre
notamment à l’une des dates présentées dans le texte de l’ opposition
Saturne-Uranus). Déjà, ce fut sous deux carrés Saturne-Pluton successifs
qu’eurent lieu les guerres du Sinaï en 1956 et du Kippour en 1973. Faute
de s’engager dans la vraie paix, ne voit-on pas monter le risque d’une
répétition guerrière ? D’autant que la surprise des journées critiques
que j’attendais sous la triple conjonction Soleil-Mars-Pluton de cette
fin décembre allait être, le 27, une entrée en guerre d’Israël avec
Gaza, nouvelle spirale de la haine relançant le terrorisme. Nul doute
qu’un dangereux cyclone risque d’assombrir le ciel du Moyen-Orient !
Le
carré Uranus-Pluton.
Avant d’aborder en
direct cet aspect, un intérêt particulier peut être porté à l’Arabie
Saoudite dont le royaume a été fondé le 22 septembre 1932, au temps du
précédent carré Uranus-Pluton et alors que le Soleil à 29° de la Vierge
va subir l’impact direct de la conjonction Jupiter-Uranus. Cette mixture
est-elle un signal fort de trouble national, de danger pour la monarchie
ou simplement d’une plongée profonde dans la crise économique ? Mais il
n’y a nul besoin de faire des sacrifices à Apollon et aux muses pour
deviner que bien des régimes seront ébranlés.
Bien qu’il ne soit
exact que de 2012 à 2015, cet aspect est déjà en orbe lorsque se joint à
lui l’opposition Jupiter-Saturne, laquelle répercute son entrée en scène
dans la crise qui le précède, et c’est lui qui en tisse même, sur
fiévreuse conjonction jovi-uranienne, la sombre toile de fond.
Si l’on revient en
arrière pour la comparaison, celle qui se prête le mieux avec notre
conjoncture interrogée est le retour au carré précédent (en phase
involutive plus critique) qu’interférait également en 1930-1931 une
opposition Jupiter-Saturne, Neptune y participant. En bref, c’est alors
la société capitaliste occidentale qui s’effondre, la crise économique
sans précédent faisant le lit de la peste brune nazie (la terrible
« peste noire » qui décima l’Europe en 1347-1348 tombait sur une
exceptionnelle concentration Jupiter-Saturne-Uranus-Pluton).
Depuis lors, nous
avons eu la conjonction Uranus-Pluton de 1965, rejointe par Jupiter en
1968-1969. En toile de fond de notre histoire, un fait majeur
accompagnateur a été le départ d’une continuelle chute de la fécondité
en Occident, qui a entraîné un dépeuplement général de la population
blanche, face à une démographie galopante des autres populations du
globe.. Ce fondamental déclin de l’Occident relève d’un balancement de
l’histoire : à la conjonction antérieure de 1851, un surpeuplement
européen avait engendré un fort mouvement d’émigration ayant finalement
conduit à une véritable européanisation du globe. Depuis la dernière
conjonction, le phénomène s’est inversé avec un flux migratoire
continuel des populations sous-développées des autres continents, en mal
d’européanisation. Cette évolution ne peut qu’avoir son incidence dans
cette crise ?
Il existe aussi un
choc des contraires entre les deux planètes, Uranus visant la promotion
de la modernité et Pluton renvoyant au primitif,
alliage à l’image cybernétique du robot, monstre ultra-sophistiqué. Tel
le limon originel faisant cause commune avec l’aventure prométhéenne
partie pour aller de plus en plus vite en un regard porté de plus en
plus loin. C’est surtout, derrière la conjonction Uranus-Neptune de 1820
et autour de la triple conjonction Saturne-Uranus-Pluton du milieu du
XIXe siècle, que la passion créatrice du pionnier, accélératrice de
progrès, a contribué, en une fièvre de modernisation, à une métamorphose
radicale de la société, aux prouesses vertigineuses donnant dans
l’inimaginable : bicyclette, motocyclette, automobile, avion, téléphone,
radio, télévision, fusée, téléphone portable, Internet … où s’arrête
cette démesure du pouvoir humain ? Forgeron à l’œuvre, aux mains entre
lesquelles cette puissance peut aussi s’inverser en nous faisant revenir
vers un abîme, retour à un chaos originel ? La double opposition
planétaire ne fait pas seulement craindre, comme climat international,
une tension accrue entre passé et avenir, ancienneté et modernité,
tradition et révolution ; elle a aussi valeur – toujours le passage du
blanc au noir du Yin-Yang - de plafond atteint virant au dépassement
désordonné : débordement, embouteillage, indigestion, désorientation, le
progrès grimaçant par retournement en mésaventure
d’apprenti sorcier.
C’est bien de cela
qu’il s’agit avec la dissonance qui fait craindre une saison infernale
sous le signe du malaise, de la déconfiture, de la casse. Au semi-carré
de la fin de la décennie quatre-vingt, l’ordinateur a rencontré son
démon avec l’apparition des virus et c’est à cette époque que l’aventure
astronautique a connu ses pires revers. D’ailleurs, que Saturne soit à
l’opposition de la conjonction Jupiter-Uranus est déjà une configuration
contre-performante, comme facteur d’échec de projet ambitieux ou
d’obstacle au progrès, comme si celui-ci nous devenait hostile. Nous
risquons d’avoir des fiascos retentissants dans nos escapades
astronautiques, par exemple, comme de découvrir aussi de cuisantes
déconvenues résultant des avancées les plus intrépides du progrès, prix
fort à payer d’un jusqu’auboutisme de l’aventure de l’esprit conquérant
des humains. Bref, cela ressemble au temps du surhomme décontenancé par
ses propres œuvres, vaincu par lui-même au sommet de sa condition.
Maladie de la
civilisation. Si la science triomphale a en deux siècles complètement
métamorphosé l’existence humaine, à beaucoup d’égards immensément
enrichie, il advient que son pouvoir se heurte à l’inconscience des
ressorts profonds de son propre développement comme de la destination au
second degré de ses créations. Peut-être, sa marche vertigineuse en
avant est-elle trop prématurée, en tout cas trop rapide..
Encore faut-il
ajouter qu’on ne peut exclure que la nature elle-même s’en mêle en
matière de dérèglements climatiques, avec le concours du cycle
Jupiter-Uranus. Déjà, 1982-1983 avait été considéré comme l’ »El-Nino »
du siècle par sa surchauffe. Et 1997 est entrée dans les annales comme
l’année la plus chaude du XXe siècle, avec une anomalie climatique
majeure : sécheresse dramatique incendiaire en Indonésie, pluies
catastrophiques en Californie et sur les côtes sud-américaines, cyclones
en Polynésie … Et il serait bien étonnant que le thème majeur de la
pollution – qui fit son irruption à la précédente conjonction
jovi-urano-plutonienne de 1968-1969 – ne redevienne pas à l’ordre du
jour en ces deux années critiques.
Il n’est pas
inintéressant de revenir aux dernières conjonctions Soleil-Pluton, pour
se faire une idée du champ de manifestation de cette tendance
planétaire.
22 décembre 2008 : Le
27, entrée en guerre Israël-Gaza.
21 décembre 2007 : Le
27, assassinat de Benazir Bhutto, candidate aux élections
présidentielles du Pakistan.
18 décembre 2006 : Le
23, ultimatum du Conseil de sécurité des Nations Unies à l’Iran pour
suspendre son programme nucléaire et imposant ses premières sanctions,
et rencontre Olmer-Abbas à Jérusalem. Le 30, pendaison de Saddam
Hussein, condamné pour crime contre l’humanité, et attentat de l’ETA à
l’aéroport de Madrid (deux morts).
16 décembre 2005 : Le
14, Sommet de l’Asie de l’Est (EAS) réuni pour la première fois à
Kuala-Lampur. Le 15, élections en Irak, le résultat des urnes consommant
la fracture entre Sunnites et Chiites. Le 18, en Bolivie, le Pr. Morales
élu ce jour décide de nationaliser le pétrole.
13 décembre 2004 : Le
6, attaque d’Al-Qaïda du consulat américain de Djedda, Arabie Saoudite
(8 morts). Le 8, Sommet Chine-Europe à La Haye. 15-17, Sommet européen
confirmant l’ouverture de négociations avec la Turquie, en vue d’un
projet de son intégration à l’Union européenne. Le 26, terrible tsunami
en Océan indien.
12 décembre 2003 : Du
5 au 9, série d’attentats près de la Douma à Moscou. Le 13, capture de
Saddam Hussein.
9 décembre 2002 : Le
28 novembre, attentat dans la capitale du Kenya (18 morts). Le 12
décembre, triomphe des extrémistes hindous aux élections du pays. Le 27,
la Corée du Nord expulse les inspecteurs de l’Agence internationale de
l’énergie atomique (AIEA), acte qui sera suivi du retrait de ce pays du
Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) le 11 janvier suivant.
7 décembre 2001 : Le
2, faillite de la société Enron, soulevant une rage de réactions à Wall
Street, au Congrès américain et dans l’opinion publique mondiale, comme
un scandale. Le 11, entrée de la Chine à l’Organisation mondiale du
commerce (OMC). Le 13, attentat-suicide à New-Delhi contre le Parlement
fédéral (8 morts.
5 décembre 2000 : Le
28 novembre, les Pays-Bas sont le premier pays du monde décidant la
légalisation de l’euthanasie.
Conclusion.
Ce panoramique
déploiement quadri-planétaire planifie un séculaire parcours
conjoncturel sur lequel tend à se mouler l’évolution de la société
mondiale des prochaines décennies.
C’est véritablement,
depuis la Renaissance, une nouvelle civilisation qui a pris naissance au
halo qui entoure la conjonction Uranus et Neptune avec les traversées
qu’y font Saturne puis Jupiter entre 1988 et 1997. Passage par une
troisième révolution industrielle – après celles de la conjonction
Uranus-Neptune précédente de 1821 et de la plus récente conjonction
Uranus-Pluton de 1965 – qu’accompagne parallèlement une métamorphose
générale de la société mondiale où, en particulier, l’Occident jusqu’ici
à la tête de la vie universelle, cède progressivement la place devant
une avancée décisive de l’Orient.
Derrière la traversée
jupitérienne du champ neptuno-uranien de 1997, l’actuelle de 2009-2010,
constitue une nouvelle étape de cette évolution générale,
douloureusement perçue. Il se pourrait bien, plus généralement, qu’en
ces quelques années l’on assiste à une métamorphose profonde de nos
conditions d’existence, avec la nécessité de refondre les bases de notre
société. Et sans doute faudra-t-il encore passer par une autre crise,
entre le semi-carré et le sextil Uranus-Neptune – surtout à la
conjonction Jupiter-Saturne-Pluton de 2020 – pour que cette civilisation
nouvelle prenne tout son essor.
Tel est vraiment ce
qu’inspire la conjoncture astronomique que nous avons sous les yeux.
En outre, étant passé
au XXIe siècle, il se révèle que l’indice cyclique continue de répondre
à notre attente. Nous sommes bel et bien, une fois de plus, en présence
de la rencontre d’un premier creux de vague de cet indicateur et d’une
nouvelle crise de société. Plus précisément encore, c’est même
spécifiquement une crise économique majeure qui était attendue à ce cap
critique, et cela à plusieurs reprises depuis son annonce première au
« numéro spécial XXIe siècle » (92) de l’Astrologue
du 4e trimestre 1990 !
Derrière la sortie de
« Pour une réhabilitation de l’astrologie », n’est-il pas heureux que la
pratique de la mondiale continue d’honorer l’astrologie ? Puisse cette
nouvelle expérience prévisionnelle y contribuer également.
« Je crois fermement
à l’astrologie , mais rarement aux astrologues », s’était écrié Max
Jacob, libérant un malaise sous-jacent. Car, qu’est l’astrologie sans
les astrologues en exercice astrologique ? Nous ne pouvons pas nous
leurrer du beau mais vain discours, à l’abri de la critique. Fruit
d’une connaissance réelle, le verbe astrologique a besoin de s’inscrire
dans la vie, comme notre savoir d’astromondiale doit s’incarner dans le
tissu de l’histoire, livré au jugement des hommes.
Paris le 1er
janvier 2009.