Astrologie Individuelle (Théorie)

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FLORILEGE  DU  SOTTISIER  ASTROLOGIQUE

 

D’avoir passé ma vie entière du côté de l’illustration de l’astrologie, en une pleine aspiration apologétique, m’amène, ou plutôt me ramène – nouveau coup de balancier de signe solaire – sur le terrain de la sottise astrologique des astrologues eux-mêmes, champ libre d’un véritable temple de l’illusoire, mais comme nos adversaires battent le record en la matière, ne faut-il pas commencer par eux ?

 

J’ai depuis longtemps pensé que le chef-d’œuvre absolu – oui ! - de l’obscurantisme anti-astrologique,  cécité la plus opaque qu’un historien ait eue, est la citation qui suit du R.P. Festugière, O. P., dans le tome 1 (« L’Astrologie et les sciences occultes ») de  La Révélation d’Hermès Trismégiste (Librairie Lecoffre, Ed. J. Gabalda, 1944). Du lien de l’Un et du Tout dont il ne perçoit comme source possible qu’un support (naturellement rejeté) d’« influence des rayons cosmiques », bâillonnant tout langage astral d’un ciel étoilé et d’une âme humaine, patrie même d’Uranie au cœur de chacun, il ne trouve rien de mieux, le cher homme, que de dénicher cette parfaite castration : : : « L’Astrologie a tout gâté dès là qu’elle traduisait en terme de psychologie ce qui devait ressortir de la physique !. Radical suicide offrant un mirifique encadrement décoratif du sottisier astrologique …

 

Mais le record battu du rejet de l’astrologie, qui n’a pas cessé d’être débité depuis longtemps  - qu’on a même fait remonter jusqu’à Cicéron … - est l’épouvantail de la précession des équinoxes : source d’idées reçues, incrustées dans le refus bloqué de nos adversaires. En fournir la liste des rappels périodiques serait vain, outre qu’elle ne cesse de s’allonger

 

 Il n’y a pas si longtemps, notre cher et valeureux ami Marc Brun s’en émouvait quelque peu à son tour, souhaitant que l’on endigue ces flots funestes. Sans illusion pourtant, j’avais alors été tenté de reproduire une ancienne brochure de 32 pages, intitulée : « La Précession des équinoxes et l’Astrologie », parue comme supplément à l’Almanach Chacornac 1973. J’ai renoncé à ce projet, mais une suite peut-elle être espérée auprès des Editions Traditionnelles (22 rue des Vaux Renards – 89100 Saligny – Tel : 06 77 55 74 19) …

 

L’exposé en question ne se contente pas seulement d’un descriptif du phénomène astronomique du mouvement précessionnel, avec figures à l’appui et réponse aux critiques de l’époque. Son intérêt repose surtout sur la reproduction de pages que je m’étais offerte de deux textes anciens  restituant les parts revenant aux deux zodiaques, sidéral et tropique :

 

L’URANIE de Nicolas Bourdin, 1640.

L’USAGE DES EPHEMERIDES d’Antoine de Villon, 1624.

        

Ces deux pièces à conviction d’ordre traditionnel, remontant à Ptolémée, y déposent la pensée astrologique classique sur le sujet. Du rapport des contenus respectifs des zodiaques tropique et sidéral  nous est alors livrée la question-clé que doit aussitôt formuler tout astrologue à l’adresse de son interlocuteur sceptique. Essentielle et décisive question :

 

EST-CE LA CONSTELLATION QUI A DONNE SON NOM AU SIGNE, OU BIEN, N’EST-CE PAS LE SIGNE QUI A LIVRE LE SIEN A LA CONSTELLATION ?

 

Tout est là ! Avec sa réponse décisive, la cause est entendue, une fois pour toutes !

 

Tout compte fait, après réflexion et de guerre lasse, j’abandonne mon projet de nouvelle randonnée de la sottise de notre bord qui continue de pulluler. Pourquoi perdre encore son temps alors que l’on peut déjà s’offrir l’éventail de « Réjouissances astrologiques » ? Venant de  relire le contenu de ce texte, qui a son pesant de cas exemplaires, toute suite m’a semblée devoir être, de toute façon, sous de nouvelles espèces, une même manière de tourner en rond sur sa propre ignorance …

 

Paris, le 10° Capricorne 2012.

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