Astrologie Mondiale
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La génération de la conjonction URANUS/PLUTON

 

Dans une note du n° 65 de L’Astrologue : « La conjonction Uranus-Pluton et la drogue », j’avais signalé une statistique officielle française selon laquelle 80 % des toxicomanes avaient (1983) entre 16 et 25 ans, et plus de 50 % de la criminalité ordinaire provenait de ces drogués en besoin d’argent, ayant mis ce phénomène collectif de la génération des jeunes nés entre 1959 et 1968 en relation avec la conjonction Uranus-Pluton (en compagnie de Neptune en Scorpion). Dans une note suivante du n° 66, outre l’information nouvelle des ravages de la drogue sur les pubères de 13 ans, Pierre Carrières rappelait que la montée de la drogue en Occident (on n’en parlait pas dans ma propre jeunesse, hormis le cas de rares opiomanes) était précisément venue dans les années 1965, autour de ladite conjonction. Je rappelais aussi le drame de la génération d’enfants de 12 à 15 ans, volontaires iraniens de l’Islam fanatique, qui se faisaient décimer dans la guerre Irak-Iran.

 

Voilà maintenant qu’une autre corrélation à propos de cette même configuration s’impose à nous, depuis une récente émission des « Dossiers de l’écran » (Antennes II), où l’Association Phénix (540-55-65) a révélé qu’en France le nombre des suicidés a triplé depuis 30 ans. C’est au tournant même de 1965 (juste avec le départ de la vague de dénatalité de la population blanche dans le monde, non encore enrayée) que la courbe des suicides s’est mise à s’infléchir, puis sa pente ascendante s’est encore brusquement accentuée à partir de 1975, jusqu’au minimum de 120.000 tentatives annuelles. Plus de 12 000 personnes ont succombé en 1983, contre 10 000 en 1980 et 9 000 en 1977, la menace concernant particulièrement les isolés, veufs, femmes célibataires, enfants de foyers désunis.

 

La corrélation se précise à propos de notre grande conjonction : un tiers des personnes qui se sont suicidés ont entre 17 et 25 ans ! A 20 ans, le suicide est devenu la seconde cause de décès après les accidents (20 %). Ceci dans un temps où l’Office Mondial de la Santé sonne l’alarme sur la dépression, arrivée en tête des maladies mentales, 5 % de la population mondiale en étant actuellement touchée.

 

 

Le tableau sur la génération de la conjonction Uranus-Pluton se précise. Face à la révolte des drogués et délinquants, rockers et punks, se présentent les dépressifs aux pâles désirs. C’est la «Bof-génération » (autour de 20 ans) refoulée par la société (chômage dominant), dont un récent sondage de la « Sofres » a relevé la déprime : 43 % d’angoissés, 38 % d’indifférents, 29 % de blasés, 27 % de pessimistes (contre 7 % d’optimistes), chiffres dominants avec 35 % de libres. En un mot, des paumés.

Drogue, délinquance, suicide, déprime, mais aussi fugue, prostitution et licence sexuelle.

 

 

 Ce qui est également nouveau, c’est que la disparition d’enfants est devenue depuis peu un sujet brûlant. Les chiffres sont là. Aux Etats-Unis, un million et demi d’enfants environ sont portés disparus chaque année ; 90 % ne sont que des fugueurs qui reviennent rapidement au bercail familial, mais plusieurs dizaines de milliers (de 20 à 50 000) sont enlevés par des étrangers, en grande majorité jamais retrouvés. En Grande-Bretagne, 7 692 mineurs ont été portés disparus à Londres seulement en 1983, 727 n’ayant pas été retrouvés (contre 673 en 1982). Il s’agit, pour la plupart, de jeunes garçons âgés de 14 à 17 ans. 38 000 enfants ont été portés disparus en 1980 en République Fédérale Allemande, Berlin venant en tête avec 35 cas pour 1 000. En France, les chiffres du Ministère de l’Intérieur donnent pour 1983, 33 000 fugues et plus d’un millier de disparus.

 

Ce que la presse a dévoilé depuis une à deux années, c’est le scandale de la prostitution juvénile. La « traite des blanches » ne suffisait pas. Maintenant, l’on connaît les trottoirs de Manille, la misère sexuelle du tiers-monde, les garçonnets d’une quinzaine d’années prostitués dans la rue à Amsterdam, à Berlin, à Paris …Au-delà d’un certain proxénétisme incurable, c’est simplement le trop d’envies de consommation, de fric rapide, de boîtes, de fringues, de défonce, une véritable fuite en avant vers le néant.

 

Il faut comprendre cela comme une conséquence de la révolution sexuelle apparue sous la grande conjonction, avec les soixante-huitards militants de la libération des mœurs, la médication libératrice accompagnée de lois permissives, outre le déferlement du porno. Ce qui, pour nos jeunes, se traduit également par une précocité exceptionnelle de la sexualité. Selon le Dr Pierre Simon, auteur d’un célèbre rapport sur la question, alors que seulement 35 % d’hommes et de femmes avaient eu un rapport sexuel avant 21 ans en 1939, ils étaient 44 % en 1959 et passaient à 59 % en 1969 pour sauter à 68 % en 1985. Bien plus, depuis quelques années, on assiste à un accroissement accéléré de filles fraîchement nubiles qui commencent, à 14-15 ans, la pilule à 13 ans étant de moins en moins rare.

 

On imagine, bien sûr, la cavalcade des maladies vénériennes ; pas seulement les classiques : herpès, blennorragie, syphilis ; mais aussi de nouvelles : mycoplasmes, gardnerellas …

 

C’est donc tout un monde nouveau qui surgit devant nous et qui n’est pas sans nous effarer. Oui, cette génération paraît « marquée ». Mais nous ne sommes qu’à un tout début exploratoire qui ne laisse passer seulement que l’éclat de l’abomination, n’étant perçu pour l’instant que le tragique ou le dramatique humain. Qu’on se garde pourtant de croire que tout soit mauvais pour ces jeunes. Nous avons le temps de découvrir le reste qui est promis à cette génération, le pire n’étant pas sans le meilleur. Quel génie compensateur nous révélera-t-elle plus tard ?

 

L’Astrologue n° 70, 2e trimestre 1985.

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