Le 19 juin
1812, le
Congrès
américain
déclarait la
guerre à
l’Angleterre.
La raison
d’être de
cette
décision
résultait
des
conséquences
du blocus
continental :
l’arraisonnement
et la visite
des
bâtiments
américains
par des
vaisseaux
britanniques,
l’enlèvement
à leur bord
des matelots
d’origine
anglaise et
leur
enrôlement
forcé dans
les
équipages de
la Marine
royale, ce
qui avait
donné lieu à
de graves
incidents,
outre un
problème
concernant
les Indiens
(en 1811,
des navires
anglais
ouvrirent
même le feu
contre des
navires
américains).
A l’époque,
les
Etats-Unis
ne faisaient
pas encore
le poids. Le
pays ne
comptait
qu’environ 8
millions
d’habitants,
et alors que
les Anglais
avaient la
plus
puissante
marine du
monde et
construisaient
des
centaines de
navires, la
flotte
américaine
ne
comprenait
que 16
bateaux de
guerre. Dans
une telle
aventure,
ils avaient
apparemment
tout à
perdre :
même dans la
grande
improbabilité
d’une
victoire,
les
Américains
n’auraient
jamais pu
obliger les
Anglais à
respecter
les droits
des autres
peuples sur
les mers.
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Cette
entrée
en
guerre
relève
d’une
opposition
Jupiter-Saturne
triangulée
à Uranus
par
semi-carré
de
Saturne
et
sortie
de
sesquicarré
de
Jupiter.
C’est
sous une
conjonction
Jupiter-Saturne
en
opposition
d’Uranus
qu’Américains
et
Anglais,
entérinant
leur
séparation,
avaient
conclu
la paix
à Paris
en 1782
(voir :
« L’Indépendance
des
Etats-Unis »).
Ainsi
retrouve-t-on
le même
trio
planétaire
en
passage
de
dissonances
respectives.
Et c’est
précisément
qu’arrivent
les
traversées
de Mars
et du
Soleil,
entrés
en
conjonction,
sur
cette
dissonance
de fond,
sur la
base de
Jupiter
(l’entrée
en scène
procède
d’une
cause
défensive
honorable),
la crise
faisant
le saut
dans la
guerre.
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Les
hostilités
languirent
sans
avantages
appréciables
pour
aucun
des deux
belligérants :
succès
américains
sur les
eaux
douces
des
fleuves
et des
lacs,
succès
anglais
en mer,
bloquant
les
grands
ports de
la côte
Atlantique
des USA.
Des
négociations
s’ouvrirent
à Gand
avec une
première
conférence
le 8
août
1814,
dans un
climat
ambivalent.
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Le
point
culminant
de la
guerre
fut même
une
offensive
anglaise
en ce
même
mois
d’août
1814 où
deux
armées
de
12.000
et 4000
hommes
convergèrent
sur
Washington,
mis à
mal.
Fait
d’armes
dominant,
le 24
août,
les
soldats
de Sa
Majesté
y
incendièrent
le
Capitole
et la
Maison
Blanche
(d’où le
nom de
celle-ci :
elle fut
peinte
en blanc
pour
cacher
les
traces
noires
laissées
par
l’incendie
sur les
murs en
grès de
Virginie).
Le ciel,
en
effet,
faisait
prévaloir
l’élément
Feu avec
une
conjonction
Soleil-Mars
au carré
d’Uranus.
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Mais en
septembre,
les
Américains
remportèrent
une
victoire
navale
au large
de
Plattsburg,
sur le
lac
Champlain,
à la
suite de
laquelle
l’armée
d’invasion
anglaise
battit
en
retraite
vers le
Canada
d’où
elle
était
venue.
Forte
toutefois
d’avoir
capturé
1400
bateaux
ennemis !
Faute
d’aboutissement
militaire,
les deux
parties
avaient
des
raisons
de finir
une
guerre
interminable
et
épuisante.
Finalement,
la
détente
s’amorça
au long
du mois
de
décembre
1814,
aboutissant
à la
signature
du
traité
de Gand
le 24,
qui
mettait
fin au
conflit.
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Mais la
nouvelle
de
l’accord
n’était
pas
encore
parvenue
en
Louisiane,
si bien
que
cette
guerre
finit
une
quinzaine
de jours
plus
tard sur
une
célèbre
bataille
de la
Nouvelle-Orléans.
Au début
de
décembre,
une
flotte
britannique
de plus
de 50
navires
avait
débarqué
au lac
Borgne,
sur la
côte du
golfe du
Mexique,
une
armée de
plus de
10.000
vétérans
avec
mission
de
s’emparer
de
New-Orléans,
clé de
tout le
bassin
du
Mississipi.
Or,
cette
bataille
devait
être
gagnée
le 8
janvier
1815
avec 2 à
3000
hommes,
par le
général
américain
Andrew
Jackson,
avec un
allié de
marque,
le
flibustier
français
Jean
Lafite
(que les
Anglais
avaient
vainement
tenté
d’acheter),
assisté
d’un
millier
de ses
forbans,
joyeux
et
féroces
combattants,
apportant
à
Jackson
une
inestimable
connaissance
de tous
les
secrets
du
labyrinthe
du delta
du
Mississipi.
Finale
qui
contribua
à ce que
cette
guerre
fut
appelée
« la
seconde
guerre
de
l’Indépendance
américaine ».
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Le
langage
du
passage
de la
guerre à
la paix
est
clair :
avec
cette
conclusion
pacifique
du 24
décembre
1814,
nous
sautons
d’un
triangle
dissonant
Jupiter-Saturne-Uranus
à un
triangle
harmonique
des
mêmes,
puisque
nous
sommes
passés
d’une
opposition
à un
trigone
Jupiter-Saturne,
comme
d’un
semi-carré
à un
sextil
Saturne-Uranus,
ce
dernier
étant au
double
sextil
de ce
trigone.
La
détente
s’est
déclenchée
dans les
journées
précédentes
du
passage
de
Mercure
sur le
trio
harmonique
et sous
un
climat
de
conjonction
Soleil-Vénus.
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Le 3
juillet
1815, un
traité
anglo-américain
de
commerce
et de
navigation,
complétant
le
traité
de Gand,
scella
définitivement
la
réconciliation
des deux
nations,
le
triangle
harmonique
des
trois
planètes
géantes
étant
toujours
là,
qu’aspectaient
le
Soleil,
Mercure
et Mars.
On les
verra
réunies
dans un
combat
commun à
la
triple
conjonction
Jupiter-Saturne-Uranus
des
années
1940-1942.
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Paris,
15
décembre
2004.
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