Astrologie Mondiale
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un nouveau quinquennat

 

S’il est un domaine où l’aventure prévisionnelle est la plus risquée, c’est bien celui des élections présidentielles, l’astrologie y étant régulièrement bafouée, le misérable innocent qui s’y expose publiquement flétrissant généralement le blason de notre art. Bien m’a pris de toujours m’y abstenir, m’étant contenté du risque en privé et – parce que, cette fois, les données se présentaient plus clairement -  m’y étant engagé  à la réunion parisienne du 17 mars dernier en me prononçant , en simple conversation, sur les venues au pouvoir de Sarkozy et de Fillon.


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LES  ELECTIONS

 

Avant de scruter le nouveau quinquennat, que soient d’abord exposées les raisons de ce double pronostic.

S’imposait pour commencer la référence au cycle Jupiter-Neptune de la Ve République. Ces élections s’y déroulaient sous un sextil involutif de ces planètes : un signal de continuité et  même de relance de la tendance politique installée au pouvoir, comme pour se donner un souffle nouveau avant la redistribution des cartes de la conjonction de 2009, même si cet élan peut s’essouffler au semi-carré de l’entrée de 2008.

Sur cette toile de fond propice au régime en place devaient se confronter les conjonctures personnelles des concurrents.

 D’abord, initialement, celle de Dominique de VILLEPIN – Rabat, 14 novembre 1953, 13 h 35, e.c. acte n° 1342, Didier Geslain – qui avait trébuché sur la crise des manifestations du CPE faisant reculer son gouvernement. Nous étions alors au temps du carré Jupiter-Neptune et, ainsi affaibli, il allait bien vite être devancé dans son camp par le brûlant Nicolas Sarkozy à la candidature présidentielle. Ce qui s’accordait parfaitement avec le passage de Pluton à l’opposition de son Jupiter à 25° des Gémeaux, lequel tournait le dos au pouvoir (se rappeler le cas du roi Edouard VIII) du fait d’être maître du MC en exil en IV.

Après l’épisode du premier tour du 22 avril, au cours duquel Jean-Marie LE PEN (La Trinité-sur-Mer, Morbihan, 20 juin 1928, 3 h, D G.) prit le bouillon – il ne s’en remettra pas - , son Soleil à 28° des Gémeaux se heurtant au barrage radical de l’opposition de Pluton, et où se distingua François BAYROU (Bordères, Pyrénées Atlantiques, 25 mai 1951, 16 h, e.c., acte non numéroté, D.G.), son Pluton en X à 17° du Lion recevant la visite de Saturne au trigone de Jupiter, Ségolène ROYAL (Dakar, 22 septembre 1953, 16 h 10, e.c. D.G)) et Nicolas SARKOZY (Paris XVIIe, 28 janvier 1955, 22 h. e.c.. D.G.) restaient en piste au second tour du 6 mai. A partir de là devaient se comparer le potentiel natal de ces deux concurrents, ainsi que leurs ressources au temps de l’événement.

Sur le fond d’abord, il semblait, en premier lieu, que le rapport de forces était inégal. On est habitué à voir se succéder des hommes présidents. Pour devenir pour la première fois une femme Président de la République, un relief configurationnel particulier paraît s’imposer. Ainsi, la première et unique femme Premier Ministre, Edith CRESSON (Boulogne-Billancourt, Hauts-de-Seine, 27 janvier 1934, 17 h 10, e.c.) avait à la fois Uranus du Bélier au MC, Jupiter au FC et le Soleil au coucher ! Rien de semblable ne se présente chez la grande dame socialiste, sa principale configuration de réussite étant – de seconde position – le grand triangle équilatéral de son MC-Scorpion (transité par Jupiter sous trigone d’Uranus en 2006) au double trigone d’un trigone Lune-Poissons/Uranus-Cancer. Quant à devenir président de but en blanc… Au regard de quoi l’impérieux Nicolas SARKOZY aligne une conjonction Jupiter-Uranus en X (quel désir de pouvoir !), fortement dynamisée, à la fois par un sextil de l’AS, un double quinconce de  son sextil Vénus-Mercure, ce dernier maître du MC et de l’AS, ainsi que par l’apport de maîtrise d’Uranus sur le Soleil et ce puissant Mercure, comme de Jupiter sur Vénus !

Vient ensuite la conjoncture du calendrier de l’événement. Or, il y avait aussitôt tout lieu de se demander comment Ségolène pourrait être élue, hissée au pinacle national, alors que Pluton à 28° du Sagittaire frappait son triangle dissonant Soleil (29° Vierge)-Lune (22° Poissons)-Jupiter (25° Gémeaux). Et que, au 6 mai, un carré Vénus-Mars (28° Gémeaux-23° Poissons) allait se superposer à son carré Lune-Jupiter, actualisant ainsi cette triple dissonance foncière ! Elle ne s’en est pas moins tirée honorablement, malgré son parti  défaillant. Quant à Nicolas Sarkozy, il entrait dans la tranche d’une des plus puissantes configurations de réussite de sa vie, avec le passage d’Uranus (s’installant en stationnement à 18° des Poissons) au triple trigone de son trigone lourd  Saturne (20° Scorpion) - conjonction Jupiter-Uranus (23-25° Cancer) en X. Avec, ce 6 mai, le renfort de Mars à 23° des Poissons, et, comme une cerise sur le gâteau, le passage de Vénus (28° Gémeaux) au MC !

 

 

2010 : PASSAGE CRITIQUE

 

Abordons maintenant le parcours de ce nouveau quinquennat présidentiel, ne m’étant pas interdite la prévision de l’homme au pouvoir, même si celle-ci y est périlleuse.

Passons sur le rapide semi-carré Jupiter-Neptune de janvier 2008, cette entrée d’année pouvant déjà accuser une fatigue du pouvoir de l’équipe en place, pour épingler comme un premier tournant de ce nouveau quinquennat de Marianne le retour de la conjonction de ces deux astres, de mai à décembre 2009 (24°/26° Verseau). Configuration passant sur l’opposition Mercure-Pluton et au trigone du trigone MC-Neptune du Président. C’est à ce renouveau cyclique que celui-ci, repartant sur des bases nouvelles,  devrait tracer le principal épisode historique de son passage à l’Elysée.

Auparavant, jetons un coup d’œil sur le thème du Premier Ministre, François FILLON (Le Mans, 4 mars 1954, 21 h 15, e.c. acte n° 583, D.G.). Avec les deux luminaires à 10° et 13° des Poissons et entourés de Mercure et Vénus, il était prévisible que le fruit de son engagement dans la campagne auprès de Sarkozy serait le poste de Premier Ministre, Uranus transitant son stellium et aucun autre des collaborateurs du président n’ayant une configuration comparable. Du même coup, aussi massivement, mais cette fois à l’inverse, c’est l’opposition de Saturne que recevra cet amas, faisant jouer son carré à une opposition Mars-Jupiter de mi-Gémeaux à mi-Sagittaire, autour de septembre 2008 – les relations entre le Président et le Premier ministre pouvant s’altérer - sinon encore (au plus tard) au stationnement de l’astre à 14° de la Vierge autour de mai 2009. Creux de vague évident devant signifier que c’est au premier ou au second de ce même passage que s’achève la mission de François Fillon.  A ce dernier, nous entrons d’ailleurs à la fin du cycle jovi-neptunien. Auparavant, le Président lui-même aura traversé l’opposition de Jupiter à sa conjonction Jupiter-Uranus dans les parages - presque déjà en mai 2008  (faut-il y voir un symbole ?), l’opposition frôlant à 1° d’orbe, mais avec un Mars sur la conjonction  - et l’effectuant pleinement, à la fin de cette année.

Ce ne sont toutefois pas là de bien terribles configurations. Ce qui n’est plus le cas au tournant de 2010 où se concentre une dissonance générale, porteuse de crise mondiale, localisée près de l’horizon et du méridien du Président, comme si l’homme la recevait en pleine figure, se trouvant ainsi au cœur de la tourmente. On sait  qu’il y aura une conjonction Jupiter-Uranus (à laquelle celui-ci sera sensible, étant de cet apparentement cyclique), de juin 2010 (0° Bélier) à janvier 2011 (27° Poissons), laquelle sera alignée sur une opposition de Saturne en été-automne 2010, au double carré de Pluton revenu à 2° du Capricorne.

C’est ici, surtout, que le nouveau venu à l’Elysée devrait avoir à se mesurer à l’épreuve majeure du pouvoir au cours de son quinquennat. Evaluer l’intensité de cette crise n’est pas aisé, son centre de gravité se pointant sur l’axe 29° Poissons/ 0° Bélier – 29° Vierge/0° Balance. Or, nous disposons d’une heure de naissance probablement arrondie – 22 heures – donc approximative, posant le MC à 25° Gémeaux et l’AS à 26° Vierge. Il serait étonnant que l’homme que nous connaissons ait un Ascendant en Balance, ce quelque chose de sec, de tendu, d’étroit, de ramassé et d’acide du tempérament bilio-nerveux qui lui est propre tenant davantage de la Vierge. Mais à quel degré d’Ascendant ? Restons-en là, en attendant que les spécialistes de la précision en la matière s’entendent sur le même chiffre… Inutile d’ajouter que je me garde bien de chercher ce qui peut survenir à ce tournant historique : autant donner sa langue au chat …

Il est toutefois un pronostic précis qui est formulable. Au soir même de son entrée à l’Elysée, Nicolas Sarkozy rendait visite à Angela Merkel (Hambourg, 17 juillet 1954, 18 h, selon Meridian) : chaleureuse rencontre accompagnée d’un souhait commun de relance de la Communauté Européenne. Or, tout donne à penser que ces deux chefs d’Etat vont constituer un couple européen véritable : la Lune de la Chancelière allemande, au milieu du Verseau, s’unit au duo Soleil-Mercure du Président français, outre que son Soleil est sur sa conjonction Jupiter-Uranus, ayant elle-même celle-ci. Et nous venons d’entrer dans la phase du trigone involutif Jupiter-Saturne, sensible cette saison, puis au début de 2008 et à la fin de cette année. Ils ont tous les deux ce trigone astral ce qui fait croire à une remise sur le rail et au redressement de l’Europe.

 

Paris le 17 mai 2007

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