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vers la paix au Moyen-Orient ?

 La disparition récente de Yasser Arafat a apporté un souffle d’espoir de détente entre les Israéliens et les Palestiniens. C’est un dur parcours du combattant que celui par lequel je suis passé à vouloir gagner la prévision d’une paix en Israël, sans y être encore parvenu. De la même manière que ce n’est qu’après m’y être pris à plusieurs reprises que je suis tombé 16 mois et 8 mois à l’avance sur les échéances pacifiques des guerres d’Algérie et du Vietnam, pour ne citer qu’elles, mes démarches israéliennes du même ordre n’ont guère pris que la valeur d’une approche de la réalité. On peut juger mes résultats misérables, à quoi je répondrai que c’est mieux que rien, en gardant l’espoir final d’aboutir au but. Le cycle Saturne-Pluton, spécifique de l’Etat d’Israël, se prête à une expérience prévisionnelle de ce genre, et en faire ici un bref rappel évolutif permet de reconstituer un parcours historique pour mieux enchaîner ce que nous savons déjà du passé à l’inconnu de demain.

 

            Ma première annonce a été une brève note du n° 37 de l’astrologue (1er trimestre 1977) intitulée : « Vers la paix au Moyen-Orient ? » (déjà !). Elle fait état d’un sextil Saturne-Pluton que triangule harmoniquement Jupiter par sextil au premier et trigone au second (figure exposée dans « Le cycle Saturne-Pluton »). Ce qui n’était pas en vain, puisqu’une aurore de paix est apparue avec la visite-surprise – « impensable » même a-t-on dit alors et considérée depuis comme une rencontre historique – du Président égyptien Anouar-el-Sadate à Jérusalem du 19 au 21 novembre 1977. Ce contact allait engendrer les promesses de la rencontre Carter-Begin-Sadate de Camp David (17 septembre 1978), aboutissant à la signature à la Maison Blanche du traité israélo-égyptien du 26 mars 1979 (trigone Soleil-Jupiter, d’un Jupiter sortant de transiter le MC de l’Etat d’Israël).

 

            Mon second espoir de paix fut formulé avec la triple conjonction Jupiter-Saturne-Pluton de 1981-1982. La restitution définitive à l’Egypte du Sinaï (occupé par Israël depuis la guerre du Kippour) en avril 1982 consacre une normalisation des relations entre les deux pays, qui fait tache d’huile, en entraînant l’adhésion de l’ensemble des pays arabes à la reconnaissance de l’Etat d’Israël au sommet arabe de Fès, ceux-ci se prononçant pour une garantie de paix « à tous les Etats de la région » (1982). Premier aboutissement, mais n’incluant pas le règlement de la question palestinienne. La même année est d’ailleurs, à cause de ce problème, celle de l’intervention d’Israël au Liban, première guerre infligée à autrui, qui finira en combat de dupes.

 

A la rencontre historique de novembre 1977, Bégin avait déclaré à Sadate : « Nous n’avons pris aucune terre étrangère. Nous sommes revenus dans notre patrie ». A quoi le Raïs avait répondu : « Jamais de paix sans les Palestiniens ». A l ‘époque, il n’y avait « que » deux mille colons israéliens à Gaza (moins de 0,4 % de la population, mais disposant de près de 10 % des terres). Une situation déjà explosive. Dès le semi-carré Saturne-Pluton commence, le 9 décembre 1987 (conjonction Mars-Pluton), la « révolte des pierres » avec les barricades de Cisjordanie, relève d’une nouvelle génération au combat.

 

C’est autour du sextil de 1990 que la tension s’apaise et elle conduira aux  accords d’Oslo, dont la déclaration sera signée à Washington le 13 septembre 1993, sous la triangulation d’un Soleil central au double semi-sextil d’un sextil Vénus-Jupiter. Lequel Jupiter de la Balance transite l’Ascendant de l’Etat d’Israël et tente de désamorcer le carré Saturne-Pluton par trigone et semi-sextil à ce couple. Comme si l’on avait pris des risques de sacrifice en n’étant pas à la hauteur de ses promesses. L’acquis majeur est la reconnaissance mutuelle entre Israël et l’O.L.P., représentant des Palestiniens, avec ouverture de négociations permettant un règlement fondé sur la résolution de l’O.N.U. : échange de la paix contre les territoires. Le 1er juillet 1994 (trigone Soleil-Jupiter), Arafat fait un retour à Gaza. Ensuite, le 28 septembre 1995 est signé un accord intérimaire sur l’extension de l’autonomie en Cisjordanie, dit « Oslo II) : Jupiter est au sextil d’une conjonction Soleil-Vénus finissante, au temps du trigone Saturne-Pluton.

 

Mais avec le sesqui-carré de ceux-ci, du printemps 1997 au printemps 1998, l’accord capote : assassinat d’Itzhak Rabin, attentats islamiques, venue de Benyamin Netanyahou au pouvoir  (sous opposition Soleil-Pluton) le 29 mai 1996. Les négociations reprendront avec son successeur, Ehoud Barak.

 

Ainsi arrivons-nous à ma dernière intervention du n° 129 (1er trimestre 2000) de l’astrologue dans un texte intitulé : « La doriphorie de mai 2000 ». En misant notamment sur le transit de la conjonction Jupiter-Saturne sur le Soleil de l’Etat d’Israël à 23° du Taureau. Or, on ne peut dire qu’il ne se soit rien passé, car on a frôlé la paix à Camp David en juillet 2000. Mais sans aboutir …

 

Au trigone Soleil-Jupiter du 28 août 1999, Ehoud Barak et Bill Clinton avaient engagé une nouvelle offensive diplomatique, suivie les jours suivants d’un nouvel accord israélo-palestinien. Et au trigone Soleil-Jupiter suivant du 17 décembre s’amorçait à Washington une négociation israélo-syrienne, ce qui était un fait nouveau, le président syrien, Hafez el Assad étant un ennemi intraitable d’Israël. Or, ce printemps 2000, sous conjonction Soleil-Jupiter transitant le Soleil de l’Etat d’Israël, les 23-24 mai, les troupes israéliennes ne retiraient convenablement du Sud-Liban, mettant fin à une occupation de 22 années. Au surplus, Hafez el Assad disparaissait de l’histoire le 10 juin, tandis qu’à Camp David, une négociation très avancée entre Barak et Arafat approchait d’un accord au sommet. Le pronostic d’une chance de paix n’était donc pas si faux.

 

Mais on s’approchait de l’opposition Jupiter-Pluton que devait suivre à son tour l’opposition Saturne-Pluton. Passage redoutable à vivre tout autant qu’à interpréter. S’accrochant à l’idée d’une conclusion malgré tout favorable, l’effet de dissonance pouvait peut-être se convertir en impact sacrificiel, évoquant dans le même texte du n° 129 un « prix de la paix avec ses voisins » (…) la naissance d’un Etat palestinien à ses côtés pouvant être une manière de vivre positivement la venue de la douloureuse opposition Saturne-Pluton ».

 

Hélas, sans doute les temps n’étaient-ils pas mûrs. Toujours est-il que, plus naturellement, c’est la négociation qui a capoté, le coup de balancier de l’opposition Jupiter-Pluton se traduisant par l’entrée, le 28 septembre 2000 (Mars carré au trio Jupiter-Saturne-Pluton) , dans la seconde intifada. Dès lors, avec l’arrivée derrière elle de l’opposition Saturne-Pluton, il était facile de craindre une traversée catastrophique, « dans une affreuse spirale de la haine plongeant dans l’abîme » … («Au temps de l’opposition Jupiter-Pluton », l’astrologue n° 132, 4e trimestre 2000).

 

C’est au milieu de ce drame qu’Ariel Sharon accède au pouvoir le 6 février 2001, sous la signature d’une conjonction Soleil-Uranus au carré d’une opposition Mars-Saturne, qui est tout un programme : matraquage du peuple palestinien et destruction massive des institutions, avec un Arafat devenu paria, déclaré « hors jeu » et prisonnier dan ses locaux de Ramallah. Jusqu’à l’entreprise de la construction d’une « clôture de sécurité », rideau de fer annexant 7 % de la Cisjordanie avec près de 300 000 Palestiniens. Ce jour-là, le 16 juin 2002, le Soleil passait sur l’opposition Saturne-Pluton.

 

Devant ce massacre infernal, un coup de barre devenait inévitable. Déjà, mais cette fois sous conjonction Soleil-Neptune, le 6 février 2002 avait lieu une massive manifestation des pacifistes israéliens, réclamant la fin de l’occupation des territoires palestiniens. Deux ans plus tard, c’est Sharon lui-même qui se prononçait pour une évacuation des colonies de la bande de Gaza : le 2 février 2004, sous une nouvelle conjonction Soleil-Neptune.

 

Ainsi en arrivons-nous à la présentation à Israël et aux Palestiniens – le 30 avril 2003, sous le triangle d’un trigone Vénus-Jupiter relié au Soleil par semi-sextil et carré – de la « feuille de route » d’un quartet USA-UE-ONU-Russie, plan de paix lancé sous le sextil Soleil-Jupiter du 4 juin. C’est l’époque où Jupiter transitait la conjonction Saturne-Pluton de l’Etat d’Israël. Parallèlement s’est mis en place un « pacte de Genève » unissant des notables Israéliens et Palestiniens modérés, reconstituant un tissu de partenariat gravement endommagé. Mais, depuis, a-t-on tellement avancé ?

 

L E    P R O N O S T I C

 

Le décès d’Arafat amorce un dégel et, déjà, le président George W. Bush entend tout faire pour aboutir à la paix. Mais quelle valeur peut-on accorder à un tel discours ? Le 8 mars 1991 devant le Congrès, George Bush père déclarait déjà : « Le temps est venu de mettre fin au conflit israélo-arabe … ». Et même avant lui, Ronald Reagan en 1982 souhaitait la fin du « contrôle » d’Israël sur la Cisjordanie et Gaza. Des mots …Autant dire que nous n’avons que nos seules et uniques configurations à faire parler.

 

Une entrée en matière nous est donnée avec cette phrase qui termine le texte du « Bilan des cycles planétaires » consacré au « cycle Jupiter-Pluton » (septembre 2004) :

 Si Arafat s’est installé à Gaza et Jérico en juillet 1994, à l’arrivée de la conjonction, c’est la guerre d’une seconde intifada qui a accompagné l’opposition. Y aura-t-il un nouveau coup de balancier à la prochaine conjonction de 2007-2008 ?

 Ce n’est là, toutefois, qu’une introduction, car cette configuration première est une matière de base à situer dans un contexte particulièrement porteur, qui devrait être – cette fois – annonciateur d’une percée historique.

 

Il y a d’abord un tournant du cycle de Saturne. A la célèbre déclaration Balfour : projet de constitution d’un Etat juif, du 2 novembre 1917, Saturne était à 13° du Lion, et à la naissance de l’Etat d’Israël, le 14 mai 1948, il se trouvait à 22° du Lion. Ensuite, après 29 ans de gouvernement du parti travailliste, le 17 mai 1977, le Likoud de Menahem Begin s’empare du pouvoir, la droite nationaliste l’ayant quasiment gardé depuis : Saturne est revenu à 11° du Lion. Or, Saturne repassera pour la quatrième fois au même lieu zodiacal : en stationnant à 11° du signe en novembre 2005 et en franchissant son second décan de mi-2006 à mi-2007.

 

Que penser de ce phénomène ? Le plus clair de la signification de la révolution saturnienne est la relève des générations, le relais de cette chaîne politique passant par les hommes. Ce n’est pas en Lion mais non loin qu’on voit se présenter la succession de deux générations au pouvoir : le fondateur, David Ben Gourion (10/10/1886) a Saturne à 22° du Cancer, et, à la relève de la droite au cycle suivant, Menahem Begin (16/08/1913) a l’astre à 16° des Gémeaux, et Itzhak Shamir (21-22/10/1915) l’a à 16°du Cancer. Je doute que ce soit là un rapprochement fortuit car il nous fait remonter aussi au fondateur du sionisme, Théodor Herzl (Budapest, 2/05/1860, 12 h ½) dont le Saturne-AS est à 23° du Lion. Lequel nous renvoie également à Alfred Dreyfus (Mulhouse, 09/10/1859, 15 h) au Saturne en VII à 23° du Lion : ce fut « l’affaire Dreyfus » du procès célèbre de celui-ci qui fit ressentir à Herzl la situation de ses congénères comme une condition d’exil (le Saturne du Lion comme celui du Cancer) et cristallisa en lui, comme une vocation, l’aspiration à une patrie du juif errant. L’ennemi d’en face répond au même indice, avec le Saturne de Hitler culminant à 13° du Lion (quintile à sa conjonction Neptune-Pluton en VIII et carré-antice à Mars en VII). Hitler lui-même relais – par le canal du Saturne à 9° du Lion, opposé Soleil, de Guillaume II finissant exilé – d’une grande guerre perdue en appel de bouc émissaire et de sacrifices. Par où passe son démon de l’antisémitisme qu’il a poussé jusqu’à l’holocauste, lequel a précisément, par réaction,  rendu plus nécessaire que jamais la nécessité d’un Etat juif. Certes, l’histoire ne repasse pas les mêmes plats, mais il est permis de penser que ce retour cyclique saturnien va renouveler la physionomie de l’Etat d’Israël, à travers un but historique à atteindre et une relève politique consécutive au pouvoir.

 

 

Ce retour saturnien n’est qu’un hors d’œuvre auquel fait suite le plat de résistance de la conjonction Jupiter-Pluton elle-même du 11 décembre 2007 à 28° 25’ du Sagittaire, déjà à 9° d’orbe en avril 2007. Or, ce qui incite à une conclusion de synthèse positive de celle-ci, après la thèse de la conjonction antérieure et l’antithèse de l’opposition précédente – notre entrée en matière – c’est qu’elle s’effectue au surplus, comme adossée à lui, dans le champ du trigone involutif Saturne-Pluton, lequel, approchant à 1° d’orbe en décembre 2006, se forme en août 2007, pour revenir à 1° d’orbe en avril-mai 2008. Il s’agit déjà là d’un ensemble impressionnant.

 

Ce n’est pas tout. Convoquons maintenant le thème de l’Etat d’Israël. On constate aussitôt que la conjonction Jupiter-Pluton tombe (à 1° près) sur le Jupiter de cet Etat à 27° 39’ du Sagittaire. Il s’agit là de la plus importante étape jupitérisante qu’ait connue celui-ci depuis sa fondation. Et il y a plus encore. L’un des meilleurs aspects du thème de cet Etat est le puissant trigone de Mars à 28° du Lion à ce Jupiter à 27° du Sagittaire. Or, précisément, c’est sur ce trigone natal que s’effectue le trigone Saturne-Pluton (et même le trigone de Saturne à Jupiter-Pluton ! Comment, avec le concours d’un tel ensemble d’indices positifs, ne pas penser aux chances d’un aboutissement heureux, d’un ultime dénouement pacifique ?

D’ici là, nous allons d’abord passer par le sextil involutif Jupiter-Pluton de septembre 2005. Souvent, cet aspect préfigure une solution qui prend corps à la conjonction suivante. Il pourrait donc se présenter alors une avancée qui prépare cet accouchement de l’histoire. Serait-ce autour de la conjonction Soleil-Jupiter du 22 octobre ? Celle-ci a lieu près de l’Ascendant de l’Etat d’Israël. Retour cyclique qui rappelle le précédent : l’accord d’Oslo du 13 septembre 1993. Ce qui peut aussi encourager ce pronostic, c’est que l’on voit Mars stationner au début d’octobre à 23° du Taureau, sur le Soleil natal israélien : signe évident d’un danger de réaction négative à l’avancée de l’histoire en cours.

 

Derrière cette première étape positive (malgré tout) se profile un passage difficile. C’est que nous passons du sextil au semi-carré Jupiter-Pluton, de décembre 2005 à août 2006, lequel compose, à travers un carré Jupiter-Saturne, une dissonance accouplée à un sesqui-carré Saturne-Pluton de septembre 2005 à juillet 2006. Voici le temps des épreuves, du recul, des contre-courants et empêchements à cet accouchement historique.

 

On peut se permettre le risque spéculatif d’invoquer la résolution 242, votée à l’unanimité par le Conseil de sécurité de l’O.N.U. le 22 novembre 1967, sous une conjonction Soleil-Neptune de 24° à 29° du Scorpion. Un tournant important, sinon décisif, de cette paix israélo-palestinienne pourrait se produire autour de la triple conjonction Soleil-Vénus-Jupiter du 15 au 22 novembre 2006, du fait de son passage de 27° à 29° du Scorpion. Et il serait étonnant que l’aboutissement des événements faisant l’objet de cette prévision historique dépasse le temps de la quadruple conjonction Soleil-Mercure-Jupiter-Pluton (sur le Jupiter israélien) de la seconde quinzaine de décembre 2007.

 

Et si tout cela n’était que fumée ? Il faut convenir que nous détenons là de sacrées configurations qui suscitent l’encouragement du risque prévisionnel encouru. Le signal configurationnel est vraîment fort ! C’est là une affaire que Gérard Laffont et moi avons débattue : pronostic dont il  avait d’ailleurs fait l’annonce le premier dans un magistral raccourci du 21 décembre 2004 de ses « Astres et Histoire ». Nous verrons bien … Nous pensons, en tout cas, que si le destin devait encore contrarier cette chance de la paix au Moyen-Orient, il faudrait alors attendre la nouvelle triple conjonction Jupiter-Saturne-Pluton de 2020 pour que se lève un tel espoir.

 

Paris le 18 janvier 2005

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