Astrologie Individuelle
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Panorama des affinités électives


 

La tentation du sujet m’était déjà venue, puisque l’on a ici un texte de 2002 intitulé : « Les Configurations interpersonnelles » auquel on peut se reporter. Comme on en reste là encore à un terrain vierge sur lequel la charrue du labour pour un ensemencement n’est jamais passée, c’est un panorama général de leurs applications que je voudrais maintenant présenter . Je tenais à ce que soit exploré un tel domaine car il me paraît détenir une place éminente au coeur du fait astrologique.

 

Le thème de chaque individu n’est pas un système clos fermé sur son monde personnel, comme on le reçoit naturellement en première impression. Certes, sa figure est centrée sur la personne, exclusivement concernée. Mais, à un second degré, le dedans se doublant du dehors, il n’en est pas moins tout autant ouvert par résonance avec tous les autres microcosmes. C’est tout simplement le carrousel de la vie qui veut cela, car nous n’existons pas qu’en nous-mêmes, mais tout autant en symbiose avec le monde, en une configuration générale où chacun participe plus ou moins du tout

 

On peut même admettre que cette seconde condition constitue la souche  du phénomène astrologique. Car celui-ci repose initialement sur un fondement interpersonnel, procédant du double champ astral d’un accouplement père-mère, élargi à leurs lignées parentales, et du produit de leur union,  accouchement de  progéniture. Phénomène qui s’élargit au-delà du lien interpersonnel immédiatement vécu et plus ou moins en permanence, pour devenir transpersonnel et même transgénérationnel quand le rapport concerné enjambe les générations par-dessus les siècles, du moment qu’on s’y retrouve à distance par l’esprit ou la sensibilité. Nous sommes ici sur le terrain des « affinités électives » qui tendent à rapprocher, indépendamment du temps et de l’espace, deux êtres par le cœur, l’esprit ou les intérêts. Ou, à l’inverse, à les en éloigner …

 

Il y a, d’ailleurs, une raison intrinsèque de ce dépassement, en soi étant la souche du transfert du dedans au dehors, du microcosme cellulaire individuel aux entités d’autrui. Car, si le thème livre passage des astralités d’une personne à celles d’une autre en fondant une configuration interpersonnelle, c’est que cet élargissement de l’interne à l’externe a aussi sa source dans l’horlogerie de nos rythmes intimes, fort bien synchronisée entre le cycle synodique moyen de la Lune, de 29,51 jours, et la révolution sidérale de Saturne, de 29,46 années. Rien n’illustre mieux la trajectoire de ce duo luni-saturnien associant la mensuelle fécondabilité féminine au cycle trentenaire des générations, que ce graphique extrait de l’article de Endre et Barbara Kereszturi : « Frauenastrologie », paru dans Astro-Report, Ed. Astroterra 1987, du regretté confrère Willy Guggenheim.

 

 

Le processus vital de l’espèce humaine s’articule dialectiquement au rythme du cycle de Saturne : conjonction-thèse-naissance, opposition-antithèse-sexualisation, conjonction-synthèse-enfantement. N’étant initialement que fils ou fille de …, l’être se fait en se délivrant de sa tutelle familiale pour s’appartenir, à partir du cap de la puberté (opposition). Rendu à lui-même et s’acceptant autonome (autour du carré de 21 ans), cet engendré devient à son tour engendreur. C’est effectivement au tournant de la trentaine que se concentrent les naissances, la femme ayant elle-même une durée moyenne de fécondité d’une trentaine d’années, entre les deux oppositions saturniennes de la puberté et de la ménopause, temps approximatif de trois cycles jupitériens : « …la plupart des sociologues et des historiens européens admettent, avec Quetelet, trente ans par génération successive », déclare Gaston Bouthoul dans son classique Traité de Sociologie. IL me semble avoir d’ailleurs fait de ce cycle générationnel une application prévisionnelle édifiante dans « Vers la paix au Moyen-Orient ? » avec un résultat enregistré dans « Le Ballet diplomatique de 2007 ».

 

C’est donc sur le fond d’une rythmicité interne commune qu’opèrent les « engrenages » qui lient les destinées des individus entre eux. Rappelons qu’ils se déchiffrent chaque fois dans le face-à-face de la totalité astrale de l’un à la totalité astrale de l’autre. La priorité de configuration interpersonnelle y est donnée, en soi, à la rencontre ou conjonction d’astre à astre, et à plus forte raison à la superposition d’aspect de l’un à aspect de l’autre, surtout des mêmes astres. Sans négliger pour autant le jeu du style des signatures respectives : le jupitérien François 1er face au saturnien Charles-Quint, par exemple, comme le jupitérien Disraeli et le saturnien Gladstone en tête-à-tête si différent avec la lunaire ou luni-solaire reine Victoria … Revenons donc à l’exercice interprétatif.

 

A mon texte précédent, j‘avais tenu à fonder l’effet de conjonction – position astrale commune à l’un et à l’autre – en invoquant la statistique de Didier Castille sur les mariages qui se concluent davantage, en plus grand nombre, lorsque les époux ont des anniversaires de naissance voisins, indépendamment des écarts annuels, le maximum d’unions se présentant aux dix journées entourant la conjonction de leurs Soleils, leur commun anniversaire. Et ces « conjoints » s’unissent également avec un renfort de conjonctions communes Mercure/Mercure et Vénus/Vénus.

 

 L’explication psychologique la plus tentante est d’invoquer en la circonstance un  climat d’attrait narcissique : qui se ressemble s’assemble, le semblable attirant le semblable. Et, en plus, avec les statistiques d’hérédité astrale, se dessine un couple père-mère engendrant du semblable : transmission d’un patrimoine héréditaire à travers le tissu d’un tempérament commun avec la même angularité planétaire (Gauquelin) et relève d’un semblable prolongé d’une génération à la suivante avec la répétition des conjonctions Soleil/Soleil, Mercure/Mercure, Vénus/Vénus (Castille).

 

Après avoir montré à l’œuvre l’effet de conjonction à pouvoir de rapprocher et d’unir, devait s’imposer l’observation de l’opposition en tant que facteur antinomique : cette fois, puissance d’éloignement, de division, de séparation, en climat non plus d’attrait, mais d’aversion et d’hostilité.

 

N’ayant plus alors d’exemple collectif – si ce n’est qu’il y a de moins en moins de mariages au fur et à mesure que l’époux et l’épouse sont à six mois de leurs anniversaires ; ainsi que de naissances à six mois des anniversaires parentaux – je devais me rabattre sur un cas individuel exemplaire, le plus entier que je connaisse, avec le duo Napoléon-Bernadotte, rassemblant les quintuples oppositions Soleil/Soleil, Mercure/Mercure, Vénus/Vénus, Mars/Mars et Jupiter/Jupiter ; j’en ai raconté l’histoire dans le texte de 2002, ainsi que du triangle avec Désirée Clary, auquel je renvoie le lecteur. IL va donc de soi que nous allons être amenés à traiter, d’une part, les affinités électives proprement dites qui rapprochent et unissent les êtres en une même communion existentielle, et, d’autre part, à l’inverse, la divergence des dissonances conduisant les êtres à s’affronter et à se combattre.

 

Pour commencer, c’est tout un parcours particulier qu’il convient de faire sur l’effet de conjonction Soleil/Soleil, qui va nous conduire à la vérification des « effets » du corps glorieux de l’astre du jour. Fidèle à la ligne générale des répartitions solaires obtenues par Didier Castille avec les mariages et les naissances, il sera bon aussi de noter des proximités de conjonction dépassant l’orbe de celle-ci.

 

LA CONJONCTION SOLEIL/SOLEIL

 

La pièce la plus ancienne qui puisse être présentée est aussi la plus royale puisqu’elle concerne le Soleil lui-même et rassemble six personnages illustres. Il s’agit des astronomes qui, d’étape en étape comme s’ils s’étaient fait la courte échelle, ont accompli la révolution héliocentrique. Ici, l’observation est d’autant plus pure que l’astre solaire est à la fois signifiant et signifié, sujet en même tant qu’objet dans le tête-à-tête microcosme-macrocosme. Redoutable épreuve car, pour eux, le Soleil est devenu le point de focalisation de leurs affects, le « personnage » du cosmos qu’ils ont sacralisé en lui restituant sa souveraine position au centre de la ronde des planètes, et il est impossible que leurs Soleils ne convergent pas en rassemblement d’ une unique configuration, car c’est comme s’ils devaient s’être donné rendez-vous, constituant un microcosme de liens communs par dessus deux siècles, socle d’un temple astral dont l’unité fait l’essence du phénomène.

 

                        Copernic                                                        10° Poissons

                        Rhéticus                                                        06° Poissons

                        Tycho-Brahé          02° Capricorne

                        Kepler                   15° Capricorne

                        Galilée                                                06° Poissons

                        Newton                  13° Capricorne

 

L’astrologie est sauve car ces six luminaires diurnes n’étaient pas disséminés sans lien entre eux, répartis n’importe où : alignés les uns sur les autres, leur composition généalogique a valeur de monument temporel, tel un grandiose édifice architectural (consulter « Les fondateurs de l’astronomie moderne »).

 

Les six Soleils sont groupés autour de deux conjonctions en sextil, en un diptyque zodiacal dont les volets se rabattent l’un sur l’autre. D’un côté, le monde Poissons de l’immensité, ouvert sur l’infini, l’océan cosmique lui convenant le mieux. Et de l’autre, l’assise capricornienne du fondement des choses en leur essentiel le plus dense. Ici, la rigueur mathématique où se rejoignent les deux géants Kepler et Newton révélant les lois de l’univers. Maillon d’une chaîne où les précède Tycho-Brahé, grâce au concours de son rigoureux recensement d’innombrables positions planétaires ; triple relais où chacun complète l’autre.

Et du côté des Poissons, le lignage n’en est pas moins un relevé additionnel : Rhéticus prend la suite de Copernic, Poissons emprisonné dans son œuvre, pour lancer lui-même, par la publication de l’ouvrage du chanoine, la révolution héliocentrique que Galilée va faire éclater avec sa lunette pointée sur les astres et dont l’objectif, à son tour, révèle un nouveau monde céleste.

Et si l’on fait entrer en scène la convergence des configurations planétaires sur ces deux noyaux solaires (notamment les Jupiter de Kepler et Newton alignés ensemble sur le Soleil de Copernic comme sur celui de Galilée), c’est un véritable Panthéon astral que nous avons sous les yeux, grandiose poème de l’espace et du temps ! Disons-le tout net, s’il faut donner une preuve concrète de l’astrologie appliquée, cet édifiant concours transgénérationnel, encadré dans un cycle Uranus-Neptune où naissent Copernic à la conjonction initiale et Newton à la terminale, en est le plus magistral.

 

De tels relais solaires sont aussi observables sur le plan collectif. Ainsi, une filiation s’établit, à la manière de l’hérédité astrale, entre la IIIe République française et la IVe République française. La première est née le 4 septembre 1870 avec un Soleil à 13° de la Vierge, et la seconde – voir « La IVe République » - prend pied à la libération de Paris le 25 août 1944 avec le Soleil à 2° du même signe ; outre que c’est le gouvernement « d’unanimité nationale » du 9 septembre (16° Vierge) qui lance toute la vie politique et économique de la Libération , caractérisant le nouveau régime.

 

Ce relais de transmission cyclique livre passage à une continuité démocratique de la France, enjambant la parenthèse accidentelle du régime de Vichy. Et le prochain départ du général de Gaulle fait s’ affaisser la nouvelle institution qui se moule dans le passé de son aînée, au point que Marianne IV devient, par un retour au parlementarisme, une reconduction de celle-ci, une IIIe bis. Mais encore, il est permis de prolonger ce duo en remontant à la naissance de la 1e République française, le  21 septembre 1792 (29° Vierge/0° Balance), en tant que départ d’un républicanisme de la population de notre pays.

 

Puisque nous sommes sur le terrain de la vie publique, poursuivons notre enquête en traitant les autorités au pouvoir et les personnages politiques.

 

Ce lien de parenté héliaque qui s’observe en succession d’un régime à un autre, se constate aussi en simultanéité à l’intérieur du même régime où une convergence de voisinage solaire accompagne en les rapprochant ceux qui détiennent le pouvoir : tel roi et tel premier ministre ou grand commis de l’Etat :

 

            Henri IV a le Soleil à 2° du Capricorne et Sully le sien à 1° du Capricorne.

            Louis XIII et Richelieu ont le leurs à 4° de la Balance et 16° de la Vierge.

            Louis XIV et Colbert à 12° et 5° de la Vierge.

            Le régent Philippe d’Orléans et le cardinal Dubois, 10°  Lion et 14° Vierge.

            Louis XV et Maupéou, 26° Verseau et 6° Poissons.

            Louis XVI et Necker, 29° Lion et 7° Balance.

            Louis XVIII et le duc de Richelieu, 24° Scorpion et 5° Balance.

            Louis XVIII et le duc Decazes, 24° Scorpion et 5° Balance.

            Louis-Philippe et Casimir-Périer, 13° et 28° Balance.

            Louis-Philippe et Jacques Laffitte, 13°Balance et 0° Scorpion.

            Louis-Philippe et François Guizot, 13° et 11° Balance.

           

Un trio réunit Napoléon III (29° Bélier), la reine Victoria (2° Gémeaux) et, trait d’union, l’impératrice Eugénie (14° Taureau), ciment d’une belle « entente cordiale » et d’une grande amitié féminine. De même que Alexandre II de Russie (8° Taureau) est entré en coquetterie avec l’empereur à la fin de la guerre de Crimée, une véritable entente s’étant nouée entre eux.

 

Ce relais en chaîne transgresse les frontières de la vie. Ainsi, alors que Napoléon a son Soleil à 22° du Lion, le chansonnier Béranger à le sien à 26° du signe, et à 21° du même le prince de Joinville. Instigateur des journées révolutionnaires de juillet 1830 et député malgré lui en 1848, le premier, poète national aux chansons patriotiques, est une vox populi du génie de la rue, fervent admirateur de Napoléon, qui finit par se faire le chantre de l’épopée impériale. Ainsi a-t-il été le grand artisan de la légende napoléonienne, loué par les plus grands auteurs, l’empereur étant devenu un mythe. Quant au prince de Joinville qui a son Soleil en IX, il fut chargé par son père, Louis-Philippe, de faire revenir de l’île de Sainte-Hélène la dépouille de l’empereur. Le 15 décembre 1840, il ramena ses cendres dans la capitale, des Champs-Elysées à l’esplanade des Invalides, en une cérémonie historique qui contribua à sceller cette légende napoléonienne.

 

Continuons notre périple avec la reine Victoria (2° Gémeaux) et son petit-fils George V (12° Gémeaux) qui épouse Victoria-Mary de Tech (4° Gémeaux), leur succédant Edouard VIII (2° Cancer), non loin de Elisabeth II (0° Taureau). Victor-Emmanuel II (23° Poissons), qu’assiste derrière Cavour le premier ministre Ricasoli (18° Poissons) et son fils Umberto 1er (24° Poissons). Disraeli (29° Sagittaire) et Gladstone (7° Capricorne) se succèdent au pouvoir en Angleterre, comme en Belgique Léopold II (19° Bélier) et Albert Ier (18° Bélier), en Autriche François-Joseph (25° Lion) et Charles 1er (24° Lion), par dessus les décès de l’archiduc Rodolphe et de François-Ferdinand ; de même qu’en Russie l’on passe du grand-père Alexandre II (8° Taureau) au petit-fils Nicolas II (27° Taureau). Comme ce fut le cas de Louis 1er et Louis II de Bavière, au même 1° Vierge.

 

Arrivons à la Seconde-Guerre mondiale où la Grande Bretagne, la France et la Russie se trouvent liées « solairement » par le tandem George VI (21° Sagittaire) – Churchill (7° Sagittaire) qu’assiste Montgomery (25° Scorpion), de Gaulle (29° Scorpion) – lui-même inséparable de Leclerc (29° Scorpion) et de Juin (25° Sagittaire) – et Staline (26° Sagittaire) assisté de Joukov (9° Sagittaire)   . Observons ce que satellise le 0° du Taureau d’Hitler. Pas seulement les serviteurs immédiats plus ou moins à ses trousses : Kurt von Schleicher (18° Bélier), Rudolf Hess (6° Taureau), von Ribbentrop (10° Taureau), Alfred Jodl (19° Taureau, Baldur von Schirach (17° Taureau), Albert Speer (28° Poissons) ... Mais aussi Hirohito (8° Taureau) et Philippe Pétain (4° Taureau) ; voire également Etienne Flandin (22° Bélier) faisant son éloge à l’époque de Munich.

Un cas intéressant est celui d’une pirouette avec Ludendorff, dont le Soleil à 19° du Bélier est à l’opposé de Saturne à 27° de la Balance. Ce  nationaliste allemand a commencé par être séduit, au point d’avoir combattu aux côtés d’Hitler au putsch de Munich. Puis il s’en sépare jusqu’à cet éclat prophétique formulé à Hindenburg qui vient de remettre le pouvoir au « Führer » : « Je prédis solennellement que cet homme entraînera notre Reich dans l’abîme et plongera notre nation dans une misère inimaginable. Les générations futures vous maudiront dans votre tombe pour ce que vous avez fait. »

 

Après la guerre, de même qu’auparavant Guillaume 1er et Bismarck étaient à 2° et 10° du Bélier, l’Allemagne de l’Ouest et l’Allemagne de l’Est eurent à leur têtes Konrad Adenauer et Wilhelm Pieck, du 5 et du 3 janvier 1876 (14° et 12° Capricorne).

 

On peut encore se pencher sur des anniversaires voisins que rapprochent un même intérêt, une passion commune ou une identique raison de vivre. En voici quelques échantillons :

 

Jean-Baptiste Lully (7° Sagittaire) et Michel Richard Delalande (23° Sagittaire) qui se succèdent pour célébrer l’art musical magistral de Louis XIV.

 

Wolfgang Amadeus Mozart (7° Verseau)  et Ludwig von Köchel (24° Capricorne), l’auteur du catalogue des œuvres du grand musicien.

Volta (29° Verseau) et Ampère (0° Verseau), paire symbolique de ce signe novateur.

Cuvier (0° Vierge) et Boucher de Perthes (17° Vierge), se prolongeant l’un l’autre dans l’histoire de l’homme fossile.

 

George Stephenson (18° Gémeaux) et Cornélius Vanderbilt (5° Gémeaux) s’accordent si bien au signe : le premier, pionnier du chemin de fer, réalisateur des voies ferroviaires de la Grande-Bretagne, le second roi des chemins de fer américains.

 

Affinités électives entre J.-J. Rousseau ( 6° Cancer) et George Sand (9° Cancer), sa « fille spirituelle » du retour à la nature. Entre Berlioz (17° Sagittaire et  son « dieu » musical Beethoven (26° Sagittaire). De même que la sensibilité éthérée du Verseau circule sur les ondes de Mozart, de Schubert, de Mendelssohn.

 

 Champollion et Carl Lepsius ont le même Soleil à l’entrée du Capricorne, l’égyptologue allemand découvrant le « décret de Canope » confirmant l’œuvre du premier.

 

De même que Heinrich Schliemann (15° Capricorne) et Wilhelm Dörpfeld  (5° Capricorne), archéologues, ont œuvré ensemble aux découvertes de Troie et de Mycènes.

 

Austen Henry Layard (14° Poissons) et George Smith (5° Bélier) sont des assyriologues qui se sont attachés l’un et l’autre à la bibliothèque d’Assurbanipal.

Pasteur (4° Capricorne) eut comme principal collaborateur et continuateur Emile Roux (26° Sagittaire).

 

Gottlich Daimler (26° Poissons) et Rudolf Diesel (27° Poissons) : une naissance partagée du moteur automobile.

Claude Debussy et Maurice Maeterlinck, du 22 et du 29 août 1862 et « Pelléas et Mélisande ».

 

Renault (23° Verseau) et Citroën (16° Verseau), les deux rois de l’automobile française naissante.

 

A ce dernier lot, faut-il joindre également, par exemple, Marx (13° Taureau) et Bakounine (8° Gémeaux), auteurs parallèles du communisme et de l’anarchie ? Glanant ainsi dans un pré des épis d’inégale qualité, sans savoir où s’arrêter ? Nul doute qu’à aller trop loin dans ces rapprochements, l’on risque de discréditer le tout. Quoi qu’il en soit, l’ensemble n’en est pas moins la partie immergée d’un iceberg que consacre sa masse invisible submergée, révélée par les résultats obtenus concernant les mariages et les naissances français. Après ce tour d’horizon  exclusivement solaire, entrons dans le champ général des configurations planétaires.

 

CONSTELLATIONS DES GUERRES MONDIALES

 

Le voisinage solaire qui accompagne les rapprochements de Churchill, de de Gaulle et de Staline, autant que celui germano-nippon de Hitler et de Hirohito, constitue un fait d’observation premier dont le phénomène s’étend à l’ensemble planétaire au complet, dans un tout de l’un face au tout de l’autre. C’est donc la prise d’une configuration générale qu’il convient de saisir. Voyons comment cela se présente, pour l’essentiel, au cours des guerres mondiales du siècle dernier.

 

 

PREMIERE GUERRE MONDIALE

 

Bien que généralisée à l’Europe et au-delà,  cette guerre s’est déroulée essentiellement sur le territoire français, et ce centre de gravité militaire s’incarne en la personne de Georges Clémenceau dont la configuration maîtresse est une conjonction Mars-Jupiter à 14-15° du Sagittaire, accolée à Saturne à 27° du signe. Un Clémenceau entouré du ministre de la guerre Paul Painlevé (Soleil 12° Sagittaire) et du commandant en chef des armées Philippe Pétain (AS-Lune 8°-27° Sagittaire). De là s’observent comme une greffe les ramifications étrangères qui suivent :

 

Grande-Bretagne : George V (Jupiter-MC 25° Sagittaire, 1° Capricorne) et Lloyd George (MC et Lune 7° et 24° Sagittaire).

Russie : Nicolas II (Saturne 2° Sagittaire), indice médiocre et négatif.

Belgique : Albert 1er (Mars 26° Sagittaire) et son premier ministre Ch. de Broqueville (Soleil-AS 12° et 27° Sagittaire).

Italie : Victor-Emmanuel III (Mars-Saturne 16°-17° Sagittaire) et ses premiers ministres A. Salandra (Lune-Jupiter 5° et 14° Sagittaire) et P. Boselli (Lune 15° Sagittaire).  

Etats-Unis : Président Wilson (Soleil 7° Capricorne).

Ne serait-ce pas significatif que, sur le versant opposé, Guillaume II ait Jupiter à 11° des Gémeaux ? Un Jupiter qui se trouve superposé au Mars à 10° des Gémeaux du Feldmarschall von Schlieffen, auteur du plan de guerre appliqué sur les ordre de Moltke qui a lui-même le Soleil à 3 ou 4° des Gémeaux !

Les Mars des empereurs Guillaume II et François-Joseph étaient conjoints (26° Poissons et 2° Bélier), puissance d’un noyau de charge agressive, que vient encore surcharger une conjonction Soleil-Saturne à 28° des Poissons d’Alfred von Tirpitz, pangermaniste créateur de la flotte de guerre allemande et au ministère de la marine. Mais aussi, par-dessus les frontières, cette fois, la conjonction Soleil-Saturne du président Raymond Poincaré (27°-29° lion) se superposait à la conjonction Soleil-Lune-Saturne (22°/25° du Lion) de l’empereur François-Joseph, symbole on ne peut plus éclatant de la tragédie commune que fut ce massacre entre Européens.

 

SECONDE GUERRE MONDIALE

 

Comparer deux thèmes, c’est mettre en face à face une douzaine de positions de l’un à la douzaine de positions de l’autre. Ce qui prime assurément, parmi leurs multi-interférences, c’est leurs points de rencontre, comme si, entre eux, dans une prise directe, se greffaient leurs liens primordiaux. Or, dans le microcosme d’un noyau de plusieurs partenaires, c’est justement l’agglomération de ces connexions en carrefour commun – là où interfèrent les conjonctions – qui livre la synthèse de l’histoire vécue en commun. C’est ainsi que nous pouvons présenter l’échiquier de la Seconde Guerre mondiale à travers les six principaux protagonistes de son histoire. Ce qui le caractérise est précisément un axe oppositionnel qui polarise les antagonistes dressés en deux camps adverses.

Si Hitler et Mussolini sont tombés dans les bras l’un de l’autre, voyons-y d’abord une commune signature uranienne de tendance dictatoriale. Mais c’est aussi que le Milieu du ciel du frénétique Allemand se superpose au Soleil-Lion de l’emphatique Italien. Bien  plus largement encore s’aperçoit en cette occasion une superposition de conjonction à conjonction. Car c’est la conjonction MC-Saturne du premier qui s’unit à une conjonction Soleil-Mercure maître du MC du second. Il faut voir dans le concours de Saturne culminant le temps du succès d’un astre porté par la puissance de réussite d’une conjonction Lune-Jupiter du Capricorne, suivi de la chute venant surtout de son carré à Mars du Taureau, tous deux en signes d’exil. Mussolini ne risquait-il pas d’être perdu par son associé avec, dans son thème, les présences de Mars, Saturne et Pluton en VII, le Führer ayant été son mauvais génie ?

 

           

Or, en face du centre de gravité de l’axe Rome-Berlin, de 5° à 12° du Lion, s’alignent en un tout les positions dominantes des quatre autres personnages coalisés dans un effet d’opposition :

 

                        Churchill a Saturne à 9° du Verseau,

                        Staline a Jupiter à 7° du Verseau,

                        Roosevelt a Vénus à 6° et le Soleil à 11° du Verseau,

                        De Gaulle présente Jupiter et Mars à 6° et 11° du Verseau.

 

On notera que ni Pétain, ni Laval, pas plus que Franco, n’ont de positions ni en Lion ni en Verseau. Il est vrai que le Soleil de Pétain au début du Taureau est à équidistance des deux pôles, ce qui peut rendre compte du double jeu auquel il s’est prêté. Néanmoins, son Soleil s’unit au Soleil d’Hitler, comme celui de Hirohito, le vieux maréchal s’étant à tout le moins bien accommodé de la victoire allemande dont il devait son accession au pouvoir. Voyons maintenant les rapports des autres partenaires entre eux.

 

 Churchill et Hitler sont deux personnages qui se détestent viscéralement, étrangers l’un à l’autre comme deus espèces animales différentes ; le Mars du Premier Britannique est sur l’AS du dictateur dans un champ général de dissonances. Cela est autrement entre Roosevelt et Hitler, par opposition du Soleil du premier au Saturne du second : c’est un rempart de principes politiques antinomiques qui se dresse entre eux, interdisant tout dialogue. Entre Staline et Hitler s’insinue une ambivalence se prêtant aux deux temps de cette guerre : le pacte germano-soviétique se comprend avec l’alignement du Mercure du maître du Kremlin sur la conjonction Lune-Jupiter du chef nazi ; autant que la guerre germano-soviétique a comme écho l’opposition des Mars de l’un et de l’autre. Intéressons-nous, maintenant, à la souche commune des partenaires alliés du Verseau, en voyant leurs relations respectives. Sans oublier que du côté Lion on travaille pour soi, alors que du côté Verseau, c’est la communauté internationale qui prime.

 

Les deux premiers partenaires ont été Churchill et de Gaulle. Ne nous étonnons pas qu’un destin les ait rapprochés étroitement : avec leurs anniversaires voisins, leurs Soleils sont conjoints à 8° d’orbe, à 4° leurs Vénus et à 15° leurs Mercures. Au surplus, dans un climat commun de survitale conjonction Mars-Jupiter dans la Balance et au Verseau, le Jupiter du Premier Ministre britannique est sur l’AS du rebelle en refus de l’armistice. Cet ensemble était nécessaire pour que le Saturne churchillien, superposé au duo Mars-Jupiter gaullien, ait pu, en dépit de l’âpreté et de la rudesse de relations tendues et même orageuses, finir par faire jouer la solidarité des intérêts communs de deux voisins.

De Churchill à Roosevelt se présente la meilleur relation qui soit. Ce sont d’abord deux jupitériens taillés dans la même étoffe d’un champ entier de trigones et sextils de signes d’Air. Ils s’entendent comme deux amis et s’efforcent au mieux de traiter leurs intérêts communs dans la bonne humeur. Que faut-il entendre de la superposition du Saturne du Britannique sur le Soleil de l’Américain ? Dans le cas Hitler/Mussolini, on comprend aussitôt l’effet de saturnisation du premier sur le pouvoir du second, la chute de l’un entraînant la chute de l’autre. Ici, la situation diffère du fait du rapport des forces : c’est le pouvoir solaire qu’a l’Américain d’assister le Britannique, alors plongé dans l’épreuve saturnienne de son combat solitaire contre l’ennemi.

 

Le sauvetage lui-même est aussi venu de Staline, vainqueur à la longue de l’ennemi commun. C’est ainsi que l’on peut comprendre l’application du Jupiter du chef de l’Union Soviétique comme un baume sur la misère saturnienne d’une Angleterre isolée, l’ennemi s’étant emparé du continent. Mais aussi, 29 novembre et 18 décembre : 19° seulement séparent leurs Soleils sagittariens, contribuant au réflexe salutaire du rapprochement devant le danger commun : l’ennemi de mon principal ennemi ne peut être qu’un associé, aussi lointains que soient l’un de l’autre le jupitérien épanoui de la Tamise et le silencieux et solitaire saturnien du Kremlin.

 

Comme avec Churchill, c’est entre Roosevelt et Staline que se présente la meilleure touche, puisque se rencontrent une conjonction Soleil-Vénus du premier et Jupiter du second. C’est d’ailleurs sous le meilleur jour de son Jupiter du Verseau qu’à cette époque est apparu celui dont la vaillante Armée rouge avait brisé la machine de guerre nazie, chef libérateur méritant gratitude et bénéficiant d’une offensive de charme du présidant américain, celui-ci ayant – chimérique tentative Verseau d’amitié – espéré l’amadouer pour le rapprocher du camp des démocraties, non sans concessions en vain consenties.

 

Entre de Gaulle et Staline, Jupiter sur Jupiter, cela ressemble à l’appui de l’un sur l’autre pour contre-balancer la prédominance anglo-américaine. On s’en est, pour ainsi dire, tenu là. Des relations plus approfondies n’eussent pu que noircir leurs fréquentations, du fait de la proximité Soleil/Mars en Scorpion outre l’opposition des Saturnes. Et, par ailleurs, la superposition du Soleil du Président américain sur le Mars du chef de la France libre rend largement compte de l’hostilité dont ce dernier a été victime, Roosevelt n’ayant perçu de lui que les travers de l’intransigeant Français de Londres.

 

Allons maintenant au-delà des personnes : le Mars de Guillaume II sur le Mars de François-Joseph … Dès lors, pourquoi pas, à plus forte raison, ce genre de rapport entre les Etats eux-mêmes ? Nous ne sortons pas du monde de la guerre, mais, cette fois, nous élargissons les corrélations de dirigeants entre eux à celles d’Etats entre eux, avec au surplus leurs manifestations dans le temps.

 

D’abord, dans le cadre de la Première Guerre mondiale, le Mars de la monarchie britannique à 8° du Verseau se superpose au Soleil à 7° du signe de l’empereur Guillaume II, et il se trouve qu’une conjonction Jupiter-Uranus (responsable de cette guerre avec son opposition à Neptune) se produisit sur cette double position en 1914. De même que le Mars de la IIIe République française à 27° du Cancer reçut les transits de Neptune en 1914 (comme il recevra celui de Pluton en 1939). Outre que le Mars du 1er Reich à 5° de la Balance est à l’opposition du Mars de la Belgique à 27° des Poissons et que le 3 août 1914 Mars céleste à 23° de la Vierge franchissait ce axe martien à l’invasion allemande de ce pays.

 

Dans le cadre de la Seconde Guerre mondiale, on observe aussi que le Mars de l’Italie fasciste à 0° du Verseau est conjoint au Mars de la monarchie britannique 8° plus loin, ainsi qu’à l’opposition du Mars de la IIIe République française. Or, l’opposition périhélique de Mars du 23 juillet 1939, sous laquelle la guerre a commencé de s’installer en Europe, se produit à 29° du Capricorne, frappant ce centre martien commun. Et l’on peut encore ajouter, outre le sesquicarré des Mars du IIIe Reich et de la monarchie britannique, que la conjonction Saturne-Uranus de 1942 est tombée au carré du Mars de l’Union Soviétique à 2° de la Vierge.

 

 

Tout cela conforte la signification de la présente conjoncture de la Seconde guerre mondiale où l’on voit le Mars du IIIe Reich à 19° de la Vierge en face du Mars de l’Etat nippon (monarchie constitutionnelle héréditaire du 11 février 1889) à 25° des Poissons et tous deux en double carré au Mars des Etats-Unis à 21° des Gémeaux ; ce qui symbolise on ne peut mieux nos alliés Américains se battant sur deux fronts, en combattant l’Allemagne nazie et le Japon que leur opposition martienne a tendus dans le lancement dans la guerre. Et pour couronner cette conjoncture, qui n’impliquait qu’une potentialité conflictuelle inter-étatique, sur ce trio martien vient se cristalliser le transit de Neptune depuis le Mars hitlérien au cours de 1940-1941 ! Pour boucler le tableau, relevons aussi le Mars de l’Italie fasciste posé sur l’axe martien franco-britannique, que, depuis son passage sur la position française, Pluton transite de son côté à la même période. Reste la proximité (17°) qui fait office de conjonction entre les Mars du IIIe Reich et de l’Union Soviétique.

 

En plus de ces entrecroisements qui tissent l’étoffe de la conjoncture mondiale, il faut encore porter au tableau du bellicisme le rôle collectif d’une accumulation du potentiel agressif de ceux qui ont la responsabilité du déclenchement de la guerre, presque comme s’il s’agissait d’un effet de contagion.

 

De même que les grands militaires ont surtout Mars saillant aux angles du ciel, la même quadruple position se donne rendez-vous chez les souverains et les hommes d’Etat lorsqu’ils se font la guerre.

 

Rien n’est plus significatif à cet égard que l’alignement martien général qui s’observe à l’occasion de la longue guerre, quasi-mondiale, de la Révolution Française et de l’Empire, les personnages impliqués y portant cette signature comme s’ils étaient à la parade d’une cérémonie militaire.

 

C’est le Français Louis XVI, si débonnaire pourtant, qui ouvre le bal le 20 avril 1792 en déclarant la guerre à l’Autriche, dans le secret espoir de briser la révolution en cours : Mars à l’AS. En face, François II, neveu de Marie-Antoinette et père de Marie-Louise, qui va répéter trois déclarations de guerre successives à la France au cours de ces années : Mars à l’AS. C’est le tour de la Prusse avec Frédéric-Guillaume III : Mars au MC ; et de son épouse, la belliciste reine Louise : Mars conjoint à l’AS et au Soleil. Puis, voici la Russie avec, d’abord, Paul 1er, basculant d’un camp à l’autre de la confrontation : Mars au MC ; et ensuite Alexandre 1er, meneur continental de la coalition anti-française : Mars à l’AS.

Enfin, reste l’Angleterre, foyer permanent du conflit, avec George III : Mars-Bélier au MC. Le tableau martien est donc au complet pour les souverains, à défaut de pouvoir contrôler les Premiers ministres dont, à l’exception de Metternich qui a Mars au MC, les heures natales sont ignorées. Mis à part l’exceptionnel Mars en X d’un Napoléon qui est le premier à savoir que seule la paix peut asseoir son règne et à qui, précisément, dans la cour des souverains, cette paix est refusée au parvenu, nous avons là une condensation de tendances guerrières unanime qui les responsabilise : cette auguste compagnie dégage une forte odeur de poudre à canon ! Mais, dès 1830, puis avec 1848, elle ne l’emportera pas au paradis …

 

On observera une condensation martienne du même ordre avec l’éclatement de la Première Guerre mondiale : Guillaume II a Mars au MC et François-Joseph l’a au FC, zodiacalement conjoints, tandis que le Président de la République Française, Raymond Poincaré, qui a aussi une grande part de responsabilité dans le déclenchement de la guerre, a Mars à l’AS. Seul George V n’a pas cette angularité, mais son opposition Jupiter-Uranus du MC au FC, et au carré de la Lune au DS, est aussi explosive avec, d’ailleurs, l’éclatement de la guerre à la conjonction Jupiter-Uranus de 1914.

On ne trouve plus de telles convergences à la venue de la Seconde Guerre mondiale car le camp des démocraties veut la paix, Hitler étant le seul à imposer sa furie guerrière. Néanmoins, Mars était malgré tout à l’AS d’Edouard Daladier, Président du Conseil de la IIIe République à la déclaration de la guerre, comme épreuve imposée.

 

Voici maintenant un cas historique d’une autre espèce, présentant la convergence de tout un microcosme de personnages autour d’un seul humain.

 

L’AFFAIRE DREYFUS

 

Cette affaire a non seulement compté dans l’histoire de la IIIe République française, impliquant, à travers divers épisodes à rebondissements, une société nationale tout entière, mais encore, son cas historique a valeur universelle. J’en ai retracé l’essentiel dans le texte « Astralités de la IIIe République » où figurent les données de naissance des protagonistes. Retenons ici le rôle des principaux personnages impliqués.

 

Le capitaine Alfred Dreyfus, la victime, qui travaille au 2e bureau de l’Etat-Major de l’armée au ministère de la guerre, est soupçonné, le 15 octobre 1894, d’avoir livré un bordereau à l’ambassade d’Allemagne : commence une affaire d’espionnage qui le condamne le 22 décembre à la dégradation et à la déportation à vie à l’île du Diable en Guyane. Il s’agit d’une erreur judiciaire dont est coupable la mentalité réactionnaire, cléricale et antisémite, d’un milieu militaire borné. Son thème répond clairement à cette épreuve avec, dans un climat de cojonction Soleil-Mercure-Vénus en Balance et en VIII où une affaire de  justice peut être concernée,  un secteur VII chargé par un Saturne du Lion sur le nœud Sud et par Mars de la Vierge en opposition d’une conjonction Lune-Neptune des Poissons en I. Eloquente dualité pour une hostilité dont l’iniquité du procès entraîne une réaction collective de justice, cette conjonction lunaire devenant le « symbole de la solidarité universelle d’un bout à l’autre de la terre » (Zola), l’ affaire étant devenue celle d’une grande cause humanitaire.

 

Entrons maintenant en contact avec le responsable premier de cette affaire, le « comte » Walsin Esterhazy : un forban qui vit d’expédients, du jeu, d’escroqueries, officier autrichien devenu officier français. C’est lui le coupable, le vrai traître. Il sera dénoncé par une maîtresse qu’il exploite (Vénus-Scorpion opposition Mars) et par elle, son courrier nous en apprend de bonnes. Cette crapule, agent de l’ambassade d’Allemagne, qui va jusqu’à gagner un procès truqué contre Zola ( !), adulé par l’Etat-Major français et héros de la presse nationaliste française, déclare qu’il « ne ferait pas de mal à un petit chien » mais « ferait tuer cent mille Français avec plaisir », rêvant d’une fête d’un « Paris pris d’assaut et livré au pillage de cent mille soldats ivres », etc … Voilà le joli personnage que, bien qu’ayant déjà pris connaissance de ces textes, nos grands chefs militaires continuent d’applaudir !

 

Si l’on retient l’essentiel, la pièce de son destin est le fameux bordereau de l’affaire. Que signe le Mercure du Sagittaire en IX, qui est à la fois conjoint à son MC et à celui de Dreyfus. Naturellement un Mercure ultra dissoné . Carré à Saturne des Poissons en XII, lequel est conjoint à Neptune : l’intrigue, la turpitude clandestine ; et avec les signes doubles, un pied dans un camp et l’autre en face. Au surplus, au double sesqui-carré d’un carré de conjonction Lune-Uranus du Bélier en II à Jupiter du Cancer en V : le flambeur talonné par l’argent, criblé de dettes (quatre astres en II avec en plus Mars et Pluton), menant grande vie . Cette vermine n’a que faire qu’on ait coffré à sa place un pauvre homme. Le seul point de contact entre eux, mais il suffit, est ce Mercure pourri qui coiffe leurs deux thèmes, véhicule d’écriture d’un mal commis à un mal subi..

 

Derrière ce malfaisant anonyme arrive la clique des militaires d’esprit de caste de l’Etat-Major, ravis de condamner un juif à la honte de haute trahison nationale.

 

Le lieutenant du Paty de Clam, graphologue amateur devenu soupçonneux, « ouvrier diabolique de l’erreur judiciaire, en inconscient je veux le croire… » (Zola), ce qui va à une vaseuse triple conjonction Soleil-Mercure-Neptune en Verseau-Poissons rn III.

Mais, cette fois, délibérément accusateur est le général Raoul de Boisdeffre, chef de l’Etat-Major qui décrète l’arrestation. Le 29 octobre à du Paty : « Qu’est-ce que c’est que ce factum ? Nous sommes trop avancés pour reculer. Dreyfus est une canaille qui mérite le poteau d’exécution, c’est moi qui vous le dit. Continuez votre affaire sans vous occuper des conséquences et ne faites pas la mauvaise tête ! ».

Un homme de conjonction AS-Lune en Scorpion, dont le Mars à 0° de la Balance, au sesquicarré du Soleil en III est à 11° du Soleil de Dreyfus et près de son Mars, outre que son Saturne est posé sur le MC de celui-ci. Cet obsédé menacera le jury du procès de Zola de la grève de l’Etat-Major si celui-ci est acquitté et il couvrira le faussaire Henry jusqu’au suicide de celui-ci. Et quand toute la vérité sera connue sur cette affaire, cette ganache ne renoncera pas à son idée fixe, persistant à croire que le bordereau a été écrit ou « n’a pu l’être que sous l’inspiration du capitaine Dreyfus » !

 

 

Vient ensuite le général Auguste Mercier, à la tête de l’armée au ministère lorsque cette affaire éclate, confirmant l’arrestation de Dreyfus après expertises d’écritures aux résultats contradictoires, ajoutant à sa forfaiture l’éclat d’interventions auprès de la presse pour rendre l’affaire publique, afin de déférer au grand jour le coupable en Conseil de guerre. Avec, lui aussi, une Lune en Scorpion (ainsi que Edouard Drumont qui distille l’antisémitisme dans son journal « La Libre Parole », cette position étant, ici notamment , un facteur de haine ) qu’il a en X, son Saturne au MC , qu’il a à 9° de la Balance et opposé à Pluton, se superpose à la conjonction solaire de Dreyfus, outre que Mars est sur le MC de celui-ci, ce personnage ayant été, avec de Boisdeffre, le plus acharné à étouffer la vérité dans cette affaire.

 

 Arrive le général Charles Arthur Gonse, sous-chef d’Etat-Major au bureau de la Guerre. Informé par le colonel Picquart qui, après enquête, dénonce le vrai coupable, celui-ci s’entend dire : « Qu’est-ce que cela peut bien vous faire que ce juif soit ou non à l’Ile du Diable ? » – « Mais il est innocent » s’écrie Picquart ! » Ce qui lui vaut cette réplique : « Si vous n’en dites rien, on ne saura rien… ». - «Mon général, je n’emporterai pas ce secret dans ma tombe. » C’est ainsi que sous les ordres de ce rond de cuir au Saturne du Scorpion culminant, Picquart, suspecté, va connaître soixante jours d’arrêt de forteresse, puis va être déplacé, envoyé en Tunisie pour qu’il fiche la paix à ce bon monde. Ce n’est pas pour rien que Gonse  a son Soleil (avec Mercure) à 25° de la Vierge sur le Mars de Dreyfus, son propre Mars du début du Lion en VII n’étant d’ailleurs pas si loin du Saturne en VII du prisonnier qui peut bien crever.

 

Ensuite, le général Jean--Baptiste Billot, ministre de la Guerre en 1898, accusé par Zola « d’avoir eu entre les mains les preuves certaines de l’innocence de Dreyfus et de les avoir étouffées, de s’être rendu coupable de ce crime de lèse-humanité et de lèse-justice, dans un but politique et pour sauver l’Etat-Major compromis ». Son Soleil du 21° du Lion en pointe de VII, affligé de ses sesqui-carrés à un carré Mars-Pluton, vient s’appliquer au Saturne de Dreyfus.

 

Commis pour refaire une enquête, le général Gabriel de Pellieux ne fait pas mieux : « Esterhazy me semble hors de cause. Quelque peu intéressant qu’il soit, en raison des écarts graves de sa vie privée, il ne peut, à mon avis, en l’état être accusé de trahison. Picquart paraît coupable. Je crois que malheureusement les pièces qui existent à l’Etat-Major général ne permettent pas d’en douter. » ! Or, celui-ci a, à la fois, son Soleil de 14° de la Vierge sur le Mars de Dreyfus, et son Mars de 21° du Lion sur son Saturne ! Zola l’accusera «d’avoir fait une enquête scélérate » et au procès de celui-ci, il dirigera littéralement les débats en prenant en mains la police de la salle.

 

Le 28 novembre 1897, Le Figaro publie la lettre où Esterhazy déclare qu’il serait heureux de voir « Paris pris d’assaut et livré au pillage … »., ce qui entraîne une instruction judiciaire. Le 10 janvier 1898, au Conseil de guerre, l’acquittement du coupable est prononcé à l’unanimité, et deux jours plus tard, Picquart son dénonciateur est, lui, condamné à soixante jours de forteresse !

 

C’est alors, dans le climat d’une France divisée où, face à Jaurès qui mobilise la gauche, Maurice Barrès (dont le Soleil est sur le Saturne du captif de l’île du Diable) traite la défense dreyfusarde de « passion malsaine », qu’Emile Zola entre dans la danse en compagnie de Georges Clémenceau (dont le Soleil vient se joindre à la conjonction solaire de Dreyfus). C’est dans son journal : L’Aurore, le 13 janvier suivant, qu’il publie, à l’adresse du Président de la République, la lettre ouverte de Zola : « J’accuse », qui sera jugée par Jules Guesde comme : « le plus grand acte révolutionnaire du siècle ». La suite elle-même : le 23 février, Zola est condamné à 3000 francs d’amende et à un an de prison !

 

Il manque encore au réquisitoire «  à charge », l’intervention d’un faussaire, le commandant Hubert Joseph Henry. La clique en arrive à faire état de l’existence d’un « dossier secret » (de défense nationale), document sur lequel s’appuie l’Etat-Major pour certifier la culpabilité du condamné. Mais, sous la pression publique, il faudra bien finalement que l’on sache ce qu’il y a de si décisif dans cette pièce cachée. Or, on finit par savoir que ce dossier secret est un faux, fabriqué par ce commandant Henry, « par intérêt patriotique » ! On apprend également que l’auteur de cette pièce fictive entretient même des relations clandestines avec Esterhazy, comparse en complicité de trahison ! Et ce misérable est soutenu jusqu’au dernier moment par toute la clique … Dévoilé, Henry se tranchera la gorge en juillet 1898, ce qui entraînera dès le lendemain une cascade de démissions de tout ce beau monde militaire. On ne pouvait trouver mieux avec ce traître imbécile : Pluton est sur son MC triangulé par semi-carré et sesqui-carré à un carré du Soleil en Gémeaux à la Lune à 13° de la Vierge, précisément sur le Mars de Dreyfus. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

 

Mais l’affaire Dreyfus est encore loin d’être terminée. Après le coup de théâtre du suicide de Henry, Picquart est libéré et Dreyfus ramené en France pour une révision de son procès à Rennes. Rien n’est joué : il faut encore se battre. Apparaît alors la figure du président du Sénat, Emile Loubet, qui, à la mort subite de Félix Faure, se présente à la candidature de la présidence de la République pour la défense de Dreyfus, comme candidat des « révisionnistes » : « Je vote pour Loubet » lance Clémenceau ! Un Loubet dont le Jupiter est posé sur le Soleil de Dreyfus qu’en tant que président élu il va gracier le 19 septembre 1899, alors que – scandale des scandales – dix jours plus tôt, le Conseil de guerre de Rennes a continué de le déclarer coupable en le condamnant à dix ans de détention ! Certes, Dreyfus est remis en liberté, mais ce n’est que le 12 juillet 1906 que le jugement de Rennes sera cassé, le réhabilité reprenant dignement sa place dans l’armée française avec les honneurs rendus. La publication des carnets de l’ambassadeur Schwartzkoppen en 1930 devait, venant de l’Allemagne, prouver définitivement son innocence et la culpabilité d’Esterhazy réfugié en Angleterre.

 

S’il y a, dans cette affaire, avec Zola, un héros, c’est bien le commandant Picquart qui y a été le plus impliqué : car, en un tout, son opposition Soleil à Lune-Neptune se superpose à l’opposition Mars-Lune/Neptune de Dreyfus. Son Soleil sur le Mars de celui-ci n’est plus un facteur à charge, comme pour les trois militaires, car sa conjonction lunaire sur celle de la victime lui fait participer à la défense de celle-ci, si bien que l’apport solaire à son Mars a contribué à faire la lumière dans cette ténébreuse affaire d’espionnage en dévoilant le vrai coupable. Mais il fallait en plus, pour faire basculer l’histoire en brisant ce crime politique, le monumental coup de poing du Bélier Zola au visage de ces misérables , lui faisant vivre, sur le mode révolutionnaire uranien, la charité de sa conjonction vénusienne des Poissons. Immense mérite payé – sans doute est-ce là la conséquence des oppositions de Bélier à Balance entre Zola et Dreyfus – au prix lourd  des flots de haine déversée sur sa personne.

 

LOUIS XVI  GUILLOTINE

 

On n’est jamais si bien servi que lorsqu’on se trouve devant un fait extraordinaire, exceptionnel, et que la conjoncture qui en rend compte éclate en bouquet d’artifice. Tel est bien ce qui se présente ici avec un cas unique, celui de la décapitation du roi de France Louis XVI le 21 janvier 1793 avec le phénomène astral qui l’accompagne.

 

Celui-ci est né  le jour d’une conjonction Soleil-Jupiter à 29° du Lion, rien ne pouvant plus pleinement représenter le sceptre royal, à laquelle se joint Mercure (rétrograde) à 0° de la Vierge, maître d’AS et du MC. Rien ne le prédestinait à sa naissance à l’héritage de la couronne royale ; certes, Louis XV était son grand-père, mais, avant lui, plusieurs candidats rendaient sa succession royale hautement improbable. Or, comme il advient lorsqu’une culmination jupitérienne fasse bénéficier du trône un frère cadet sur l’aîné (cas de Nicolas 1er, de George V, de George VI), c’est cette « chance »-là que lui valut sa configuration royale.

 

Une chance il est vrai bien dramatique, puisque cette triple conjonction se ramifie en croix par son opposition à Uranus au DS, au double carré du MC et de Pluton au FC.

 

Or, cette crucifixion allait survenir du concert des quatre leaders personnifiant à eux seuls la Révolution Française : Danton, Robespierre, Marat et Saint-Just. Sous les espèces de la concentration de leurs conjonctions martiennes à cette triple conjonction royale, le tout livrant une impression générale d’homme entouré de leur hostilité, cerné de toutes parts, comme traqué. Ce qui rend compte symboliquement de la situation de Louis Capet emprisonné (sa conjonction est en XII), avant d’être condamné et de finir sur l’échafaud.

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Ainsi, autour de la conjonction royale se pressent les Mars de Robespierre à 17° du Lion, de Danton à 23°, puis de Marat à 1° de la Vierge et de Saint-Just à 6° du même signe. Ce n’est d’ailleurs là qu’une « entrée en matière », car cette convergence est chargée de tout un concours planétaire. Nous sommes en révolution et ce sont, non Mars seul, mais trois conjonctions Mars-Neptune qui entrent en jeu avec Robespierre, Danton et Saint-Just. Robespierre y ajoute l’opposition de son Saturne à 2° des Poissons au carré de Mercure à 5° de la Vierge. S’adjoint l’opposition de Saturne à 11° des Poissons de Danton. Quant à Marat, c’est une conjonction Mars-Saturne à 0°-1° de la Vierge qui frappe le trio royal, avec un carré du Soleil à 3° des Gémeaux. Enfin, avec Saint-Just défilent le Soleil, Mercure, Neptune et Mars de 1° à 6° de la Vierge, et même de la Lune quelques degrés plus loin ! Les commentaires sont superflus …

 

Ce type de superposition directe Soleil/Mars ou Mars/Soleil génère un foyer d’incendie qui peut, certes moyennant le contexte, faire flamber une grande passion,  mais qui tend le plus souvent à dégénérer en grandes inimitiés. Nous le constatons avec les grandes querelles historiques : Louis XIV et Guillaume III d’Orange, Robespierre et Fouché, Napoléon et Metternich, Staline et Trotsky, de Gaulle et Roosevelt, de Gaulle et Mitterrand, Mitterrand et Chirac … Il est rare qu’avec cet indice une bonne relation initiale ne finisse pas par se gâter. Mais aussi, la rencontre Mars/Mars a non moins ses brûlures et c’est ainsi qu’ont péri nos quatre personnages dans le brasier de la Révolution française.

 

DE PARTICULIER A PARTICULIER

 

Après avoir traité de situations plus ou moins universelles, mettant aux prises des collectivités ou divers protagonistes, où nous retenons le rôle essentiel de faisceaux d’interférences de positions communes, certaines arrivant à se chevaucher et à se ramifier dans la condensation d’une interdépendance qui fait le panorama de tout un scénario historique, l’on en arrive au cas privé du tête-à-tête de deux personnages.

Ici, nous devons revenir à la confrontation directe du tout astral de l’un au tout astral de l’autre. Il n’est toutefois pas question de s’appesantir ainsi sur chaque exemple présenté, mais seulement de relever la configuration essentielle qui caractérise l’histoire connue de chaque couple étudié. Ce qu’on retient de l’histoire, en général, c’est davantage ses chocs que son ordinaire ; ne nous étonnons pas de traiter ses duels tout autant que ses accomplissements.

 

Commençons par aborder les souverains, hommes d’Etat et politiques, pour ensuite nous adresser au monde culturel : savants, écrivains, artistes …

 

LE POUVOIR

 

Charles-Quint et François Ier : les grands adversaires européens du XVIe siècle. La conjonction Soleil-Jupiter du premier (7°-14° des Poissons) frôle l’opposition de la conjonction Soleil-Jupiter du second (24° - 28° de la Vierge), outre que la première tombe sur le Saturne 9° Poissons en X du second.

 

Elisabeth Ier et Marie-Stuart d’Ecosse : une fréquentation ambivalente qui s’achève sur une exécution capitale. Le MC de la première rejoint le Saturne du Scorpion, maître du MC, de la seconde.

 

Louis XIII et Richelieu : La longue et fructueuse collaboration d’un couple monarque-premier ministre. Les proximités de deux Soleils à 20° d’orbe, de Mercure à 4° et de Vénus à 15°, outre le trigone de la conjonction Soleil-Jupiter du premier au Jupiter du second..

 

Anne d’Autriche et Mazarin : Un pouvoir royal de régente amoureuse, déposé en un fidèle et efficace serviteur de la monarchie. Superposition d’un sextil de conjonction Lune-Mars à conjonction Soleil-Jupiter à un sextil de conjonction Mercure-Vénus  à conjonction Mars-Jupiter, avec Lune/Soleil et Vénus/Vénus.

 

Louis XIV et le surintendant Nicolas Fouquet : Ce grand argentier du roi, tout en ostentation avec la magnificence de son château de Vaux-le-Vicomte, justifie le prétexte de dilapidation de fonds publics pour être conduit à la forteresse de Pignerol et y être enfermé jusqu’à la fin de ses jours. Opposition des Soleils, 12° Vierge et 4° Poissons.

 

Louis XIV et Colbert : Une longue, étroite et fructueuse collaboration, très propice à la monarchie. Le MC, le Soleil et Mercure du roi, à 1°, 12° et 24° de la Vierge se superposent au Soleil 5° Vierge et à l’AS-Mercure 20° Vierge de son ministre.

 

Louis XIV et Louvois : Le chancelier des armées royales. Le Soleil et Mercure du roi sont au trigone de Vénus-MC-Soleil de 20 à 28° du Capricorne.

 

Louis XIV et Vauban : Le MC et le Soleil du roi au trigone de Mars 27° Bélier et Soleil 11° Taureau de son Maréchal de France, bouclier du pays avec ses nombreuses citadelles fortifiées.

 

Louis XIV et Guillaume III d’Orange : C’est autour de celui-ci que se rassemblent tous les ennemis européens du roi-soleil, étant devenu l’âme de la Grande Alliance de La Haye, son plus terrible adversaire. Le Soleil du roi, à 12° de la Vierge en X, reçoit son Mars à 14° du signe, lequel collecte les carrés d’une opposition de Pluton à Uranus-Neptune.

 

Louis XIV et le prince Eugène de Savoie : Celui-ci avait rêvé de grands exploits guerriers sous les étendards du roi-soleil. Celui-ci ne l’ayant pas pris à son service, il allait être un grand capitaine, chef d’armée austro-hongroise, au détriment de la France. Son Mars à 8° du Lion frappe le carré Jupiter-Saturne du roi, tandis que sa conjonction Jupiter-Saturne à 13° du Sagittaire quadrature son Soleil.

 

Jacques II et Guillaune d’Orange : Un roi détrôné par son gendre. Son Pluton à 25° du Taureau en X (et au carré de Mars, maître du MC, à 24° du Lion) subit l’opposition d’une conjonction Soleil-Jupiter à 20-22° Scorpion.

 

Frédéric II et la habsbourgeoise Marie-Thérèse : Deux êtres en hostilité continuelle. L’incompatibilité de la dissonance générale d’un axe Verseau-Lion au carré d’une concentration en Taureau.

 

Robespierre et Joseph Fouché : Le plus exécré des ennemis de l’incorruptible. Un duel à mort où Fouché finit par être l’âme du 9 Thermidor. Son Mars à 10° du Taureau est sur le Soleil à 15° du Taureau, au surplus au carré Mars 17° Lion de Robespierre. De même, à 7° du Taureau est le Mars de Paul Barras, le « roi du Directoire » qui participa avec Fouché au 9 Thermidor.

 

Bonaparte et Paul Barras : Ce dernier, qui mit le pied à l’étrier à Bonaparte en lui confiant la campagne de Toulon où celui-ci révéla son génie militaire, a Jupiter à 12° de la Vierge, sur le Mars au même degré du futur empereur.

 

Napoléon et Fouché : Dix années durant, les deux hommes se confrontent ; dans un premier temps, celui-ci étant ministre de la police de l’empereur, malgré une clairvoyante opposition réciproque, se servant l’un de l’autre (le Jupiter à 22° du Capricorne sur la Lune 2° plus loin). Ce sera ensuite la lutte contre l’empereur du caméléon, et ce génie de la trahison sera le maître d’œuvre des journées du 13 au 18 juin 1815  où l’empereur aura perdu le pouvoir. Outre que Mars à 10° du Taureau est du côté adverse : sur Uranus en VII à l’opposition de Jupiter à 15° du Scorpion de l’empereur, son Saturne à 16° des Poissons est à l’opposition de sa conjonction Mars-Neptune à 8°-12° de la Vierge.

 

Napoléon et Talleyrand : Janus d’une opposition Soleil-Verseau/Jupiter-Lion, probablement du FC au MC et superposée au méridien de Napoléon, aristocrate d’une vieille famille, représentant de l’Ancien Régime parmi les parvenus de la révolution, ce ministre des Affaires étrangères devait supérieurement servir l’Empire, jusqu’à sa trahison au profit du retour des Bourbons.

 

Napoléon et Metternich : Le grand adversaire. L’empereur disparu, le grand Autrichien s’ennuie et sombre dans la mélancolie ; il avouera regretter les nuits d’insomnie et alertes fiévreuses auxquelles le réduisaient ses plans. Son Mars à 14° du Lion en X et au carré de Soleil-Vénus-Uranus en VII, s’unit au MC et au Soleil de Napoléon.

 

Napoléon et Alexandre 1er : Soleil 22 et Jupiter 26° Lion. L’un avait été subjugué et l ‘autre avait tout fait pour se l’attacher. Vaine tentative d’amitié sombrant dans le trouble intérieur du tzar, son AS étant sur Mars à 11° du Verseau, au carré de Saturne à 12° du Scorpion, éteignant à travers le froid sibérien de la campagne de Russie le Jupiter de l’aigle à 15° du signe.

 

Napoléon et Louise de Prusse : La grande enflammée contre l’empereur. Son Mars-AS à 25° Poissons, ainsi que son Soleil et son Mercure à 20° et 11° du signe, au carré de Jupiter à 13° des Gémeaux, s’affrontent à la conjonction Mars-Neptune de Napoléon au milieu de la Vierge..

 

Napoléon et le baron  Karl de Stein : L’ennemi prussien qui devait générer la patrie allemande contre l’empereur : son opposition Mars 7° Lion – Saturne 14° Verseau est sur le méridien de l’empereur.

 

Napoléon et William Pitt : L’intraitable Britannique a à la fois son Mars à 15° du Taureau, sur l’Uranus en VII de l’empereur, à l’opposition de son Jupiter et au carré de son MC (comme Frédéric-Guillaume III de Prusse), et son Saturne à 15° des Poissons, à l’opposition de sa conjonction Mars-Neptune.

 

Napoléon et Jacques-Louis David : Le Barde de l’empereur, la célébration picturale des fastes de l’empire, le peintre concentrant Mercure, Mars, Vénus et le Soleil de 19° du Lion à 7° de la Vierge, sur MC, Soleil et Neptune-Mars du héros.

 

Napoléon et Joseph-Emmanuel Las Cases : L’auteur du Mémorial de Sainte-Hélène, traduit dans toutes les langues de l’Europe, le plus grand succès de librairie de l’époque. Ce mémorialiste porte-parole de l’empereur a son Jupiter à 20° du Lion, à 2° du Soleil de celui-ci. A 22° pile était celui du chirurgien Dominique Larrey, qui accompagna l’empereur sur tous les champs de bataille, jusqu’à la dernière campagne de Waterloo.

 

Napoléon III et Otto von Bismarck : L’homme qui fit chuter le Second Empire dans le fracas des armes. Il suffit de savoir que le grand Prussien a son Mars à 1° du Verseau qui fait éclater, par son double carré, la terrible opposition de la conjonction Soleil-Mars 29° Bélier - Uranus  3° Scorpion de l’empereur.

 

Mac-Mahon et Léon Gambetta : « Il faudra se soumettre ou se démettre! » Ainsi démissionnera, sous cette injonction du tribun, le maréchal de la présidence de la République le 30 janvier 1879. L’opposition Jupiter-Uranus 10° Vierge-Poissons du second frappe le carré Jupiter 17° Poissons – Mars 9° Gémeaux du premier.

 

Edouard VII et Théophile Delcassé : « L’Entente cordiale » franco-britannique, c’est leur œuvre. Le Soleil du roi d’Angleterre, à 16° du Scorpion en X, est conjoint au Jupiter à 23° du Scorpion en VII de notre ambassadeur.

 

Edouard VII et Guillaume II : Entre l’oncle et le neveu régna une animosité frôlant la haine. Outre un Mars/Mercure, la dissonance majeure de l’aîné – Lune 29° Vierge carré Saturne 0° Capricorne à ‘AS – faisait opposition au MC-Mars-Neptune du cadet.

 

Georges Clémenceau et Joseph Caillaux : On entend encore retentir le cri de «Clémenceau vendu à l’Angleterre » à celui de « Caillaux vendu à l’Allemagne » en un long corps à corps. Poincaré-Clémenceau au pouvoir en 1917, Caillaux est accusé d’activité défaitiste : c’est le conflit du jusqu’auboutisme guerrier et du pacifisme pendant la Première Guerre mondiale, ce dernier étant incarcéré avec trois années d’emprisonnement. Face à face des Soleils à 5° Balance et 9° Bélier, ainsi que d’une conjonction Mars-Jupiter mi-Sagittaire à conjonction Mars-Uranus mi-Gémeaux.

 

Adolf Hitler et colonel von Stauffenberg : La bombe déposée le 20 juillet 1944 au pied de la table où pérorait le Führer, c’est lui. Son MC à 5° des Gémeaux est posé sur la conjonction Neptune-Pluton en VIII du Führer, outre une opposition Jupiter-Mars au double carré du Soleil sur son Saturne en X.

Nikita Khrouchtchev et John F. Kennedy : Enfin allait s’ouvrir, au lendemain de la crise de Cuba en 1962, un dialogue personnel entre ces deux grands Américain et Soviétique, d’où allait naître plus tard et s’installer la “coexistence pacifique”. Le Jupiter à 1° des Gémeaux de Nikita se superpose au Soleil à 7° des Gémeaux et au Jupiter à 22° du Taureau de John.

 

Avec son Soleil à 29° du Scorpion et son Jupiter à 6° du Verseau, il n’est pas étonnant que De Gaulle ait d’abord fait de Michel Debré son premier Premier Ministre, celui-ci ayant Jupiter à 7° du Sagittaire et le Soleil à 24° du Capricorne. Son second, Georges Pompidou, aura, comme approche, une conjonction Lune-Jupiter entrée Scorpion sur son AS-Uranus fin Balance (position que rejoindra  le Jupiter à 7° du même signe de son Premier Ministre Jacques Chaban-Delmas). Et le dernier Premier Ministre du Général, Maurice Couve de Murville, avait lui-même son Soleil à 3° du Verseau. Nous pourrions poursuivre avec la conjonction Soleil-Jupiter de Valéry Giscard D’Estaing au début du Verseau, rejointe par le Saturne de Jacques Chirac … Voire le Soleil à 2° du Scorpion de François Mitterrand et le Jupiter à 28° de la Balance de Laurent Fabius … 

 

LES LETTRES

 

 Corneille et Racine : L’affrontement entre les œuvres de ces deux dramaturges relève de l’opposition de l’ensemble Soleil-Lune-Mercure du premier, de 15° des Gémeaux à 5° du Cancer, au trio Jupiter-Soleil-Mercure du second, de 19° du Sagittaire à 5° du Capricorne.

 

Voltaire et Rousseau : Homme de société et homme de nature … On n’a pas cessé d’opposer ces deux personnages qui se tournent le dos et qui ont, d’ailleurs, vécu dans une querelle continuelle. Si la date (sans heure) de Rousseau est connue, par contre, il y a débat à propos de celle de Voltaire. Son acte de baptême en l’église Saint-André des arts à Paris le fait naître le 21 novembre 1694, alors qu’il a prétendu avoir vu le jour le 20 février. Pour la première date, on voit s’affronter une opposition de conjonction Mercure-Mars 14/18° Sagittaire à un trio Mars-Mercure-Vénus 10/19° Gémeaux. De toute façon, la seconde date oppose un Saturne 3° Capricorne au Soleil 6° Cancer, avec Neptune 21° Poissons carré de la conjonction martienne, outre un Soleil opposé à Uranus et Pluton.

 

George Sand et Rousseau (9° et 6° Cancer avec Mercure 18° Gémeaux sur Mars-Mercure-Vénus 10/19 Gémeaux). Celle-ci s’est considérée comme sa fille spirituelle. Rousseau (conjonction Lune-Neptune Taureau en plus) avait fait découvrir la nature en elle-même, notamment en chantant la Suisse, ses montagnes, ses lacs et ses forêts. Puisant à la même source, George Sand fait vivre sa campagne natale en une œuvre pastorale d’une grande poésie. Et derrière Rousseau, ses auteurs préférés sont Leibnitz (Soleil 9° Cancer) et Montaigne ( AS à l’entrée du même signe).

 

George Sand et Gustave Flaubert : conjonction Vénus-MC sur conjonction Lune-MC. Malgré la distance d’une écriture spontanée et du roman stylisé, ces deux auteurs s’aiment. Il « pleure comme une femme » à un succès au théâtre de son amie, et leur correspondance régulière s’enrichit de causeries nocturnes, dont l’une de novembre 1860 : « Il y avait des moments où je me retenais pour ne pas vous bécoter comme un gros enfant ». Il pleura en apprenant sa mort.

 

George Sand et Charles Baudelaire : Sa Lune reçoit sa conjonction Soleil-Saturne en VIII au carré de la Lune. « Elle est bête, elle est lourde, elle est bavarde ; elle a, dans les idées morales, la même profondeur de jugement et la même délicatesse que les concierges et les filles entretenues. (…) Que quelques hommes aient pu s’amouracher de cette latrine, c’est bien la preuve de l’abaissement des hommes de ce siècle. (…) Je ne puis penser à cette stupide créature sans un certain frémissement d’horreur. Si je la rencontrais, je ne pourrais m’empêcher de lui jeter un bénitier à la tête. »  Cette monstrueuse misère clame la cruauté du mal de vivre ressentie par ce grand poète devant le bonheur de la santé morale.

George Sand et Alfred de Vigny : Mars sur Mars. Ce dernier a fait tout ce qu’il était en son pouvoir pour détacher sa maîtresse, Marie Dorval, de l’amie de celle-ci qu’il appelait «cette femme monstrueuse ».

 

George Sand et Marie d’Agoult : Une attraction d’amitié qui s’effiloche pour se terminer dans l’hostilité. Oppositions Soleil-Soleil, Mars-Soleil et Jupiter-Mercure.

 

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LA MUSIQUE

 

Jean-Jacques Rousseau et Jean-Philippe Rameau dans la Querelle des Bouffons : …La défense cancérienne d’une « musique naturelle » susceptible de toucher le cœur et de susciter des émotions. Reproche fait à Rameau de transformer l’art musical en « science physico-mathématique » et d’affirmer la primauté de l’harmonie sur la mélodie. Outre le carré des Soleils (5° Cancer – 2° Balance), la triple conjonction des Gémeaux du premier fait opposition au Mars 10° Sagittaire et carré à la Vénus 18° Vierge du second.

 

J.-J. Rousseau et Christoph Willibald Gluck : Affinités cancériennes : 6° et 10° du signe. Le « Devin du village » du premier rend vie et fraîcheur à la pastorale en exprimant sa nostalgie de la vie champêtre et de l’innocence des mœurs. Vingt ans plus tard, Gluck, plus poète que musicien et pour qui « la poésie (est) fille de la musique » déclare, admiratif : « Son Devin du village est un modèle qu’aucun auteur n’a encore imité. »

 

Wolfgang A. Mozart et Antonio Salieri : L’ombre d’une inimitié sur laquelle plane même un soupçon mortuaire. Deux êtres aux antipodes : les quatre positions du Verseau de l’un face au trio Soleil-Mercure-Mars du Lion de l’autre, que charge un carré de Saturne du Scorpion.

 

Ludwig van Beethoven et Hector Berlioz : les plus volcaniques du Romantisme, l’aîné étant un dieu pour le cadet : superposition de Lune-Mercure-Soleil (17/26° Sagittaire) à Mercure-Mars-Soleil (14/18° Sagittaire).

 

Berlioz, l’ennemi le plus acharné de Rossini : La triple conjonction du premier en opposition de la Lune et au carré du Soleil du second.

 

Franz Schubert et Johann Wolfgang Goethe : Sur la Lune du musicien est superposée celle de l’écrivain, mais sous l’opposition du Soleil. Le premier a adressé au second sa « Marguerite » et son « Roi des Aulnes ».Goethe, piètre juge des artistes de son temps, les lui fit renvoyer sans un mot et fut aussi méprisant pour les soixante-dix autres poèmes que Schubert sut si merveilleusement chanter avec ses lieder.

 

Robert Schumann et H. Berlioz : l’incompréhension de deux natures antipodiques de Soleil-Gémeaux à Soleil-Sagittaire. A propos de la « Symphonie fantastique », le premier traite le second « d’aventurier de la musique » et, se souvenant qu’il avait été carabin, écrit : « Jamais Berlioz n’a disséqué la tête d’un assassin avec plus de répugnance que j’en ai éprouvé en anatomisant la première partie de sa symphonie. »

 

Richard Wagner et Giuseppe Verdi : La guerre des opéras. Conjonction des Mars, 4 et 12° Verseau, culminant l’un et l’autre, et opposition des Vénus, 29° Taureau et 22° Scorpion

 

R. Wagner et H. Berlioz : Complexité de deux natures de Feu … La découverte de la musique de Berlioz par Wagner lui inspire admiration et perplexité et son « Tristan » est dédié « au cher et grand auteur de « Roméo et Juliette », texte criblé d’annotations rageuses par le receveur. Deux êtres du même bord et pourtant étrangers l’un à l’autre. Opposition de l’AS-Soleil-Vénus du premier au noyau planétaire central du second.

 

Franz Liszt et R. Wagner : … Les liens d’une amitié fraternelle. Pendant une décennie, Liszt exerce une souveraineté artistique à Weimar dont il fait le foyer de la musique moderne en y consacrant Wagner, que sa fille Cosima épouse. Vertu d’aspect harmonique entre leurs conjonctions Soleil-Vénus.

 

R. Schumann et  Johannes Brahms : … Une relation presque filiale d’un aîné encourageant la création artistique du cadet. Le Jupiter à 17° du Taureau du premier est sur le Soleil à 16° du Taureau du second.

 

J. Brahms et F. Liszt : Le nouveau venu déteste toute la musique du Hongrois qu’il juge « fabuleuse d’ennui », « insensée », ou « simplement odieuse et horrible » ! Carré des Saturne, opposition des Mars, opposition de Mercure à Soleil-Vénus …

 

Gustav Mahler et R. Wagner : l’élève le plus romantique et le plus torrentiel du maître de Bayreuth . Une conjonction Mercure-Vénus-Jupiter sur le Jupiter de ce dernier.

 

 Richard Strauss  et R. Wagner :  Un romantisme flamboyant dans le sillage wagnérien. Une conjonction Vénus-Soleil 10°/20° Gémeaux, voisine de l’AS-Soleil-Vénus du maître.

 

Louis II de Bavière et R. Wagner : «Le dieu de ma vie est Richard Wagner ». Ce Lohengrin a sa Lune maîtresse de l’AS à 4° des Gémeaux, que coiffe le trio AS-Soleil-Vénus de son dieu. 

 

Georges Bizet et Frédéric Nietzsche : Celui-ci est le plus grand apologiste de l’auteur de « Carmen » : « Hourra ! Une belle œuvre. » Son Soleil 22° Balance est uni au trio Vénus-Mercure-Soleil 18° Balance/1° Scorpion du musicien.

 

Gioacchino Rossini et Mozart : La passion mozartienne : son dieu, l’enchantement de sa jeunesse, le désespoir de son âge mûr et la consolation de sa vieillesse. Vénus 1° et Mercure 18° du Verseau entourent le trio solaire du céleste Amadeus, le Soleil n’étant pas si loin non plus.

 

Jules Massenet et Charles Gounod : Avec un charme qui cherche à plaire, l’un paraît continuer l’autre. Ensemble Soleil-Mercure-Mars-Vénus-Lune, 20° Taureau / 12° Gémeaux, sur trio Mercure-AS-Soleil 5°/27° Gémeaux. 

 

Gabriel Fauré et Paul Verlaine :   Le poète mis en musique : « Clair de lune », « La Bonne Chanson », « La chanson d’Eve », « Le Jardin clos », « Mirages » … Les affinités de deux lunaires, l’un ayant l’astre au FC et l’autre l’ayant au MC.

 

Claude Debussy et R. Wagner : Le premier parmi les musiciens français qui ait compris les innovations profondes de Wagner, proclamant en toute occasion qu’il est, avec Bach, son musicien favori. Son MC est sur l’AS-Soleil-Vénus du second, outre sa Vénus sur son Jupiter.

 

C. Debussy et Maurice Maeterlinck : La communion dans l’œuvre commune « Pelléas et Mélisande ». Outre leurs Soleils à  6° l’un de l’autre, leurs Vénus sont voisines de 8°, ainsi que Mercure de 13°.

 

C. Debussy et Arturo Toscanini : « La Mer » ne fut vraiment révélée, trente après sa création, que par l’exécution de ce chef d’orchestre. Son Neptune à 3° Bélier est sur la conjonction Soleil-Mercure 4/7° Bélier du chef d’orchestre.

 

Igor Stravinsky et Arnold Schoenberg : Au-delà de son aversion pour Brahms, Wagner et Richard Strauss, dès le temps du « Sacre », le Russe s’est installé dans l’opposition à l’auteur de la musique dodécaphonique : Mars 22° Lion contre Mars 28° Lion.

 

Jean Cocteau et Erik Satie : Las des Beethoven, Debussy et Stravinsky, le poète lance avec « Parade » ce bohème noctambule de Montmartre. Son AS et six positions planétaires (21° Taureau/13° Cancer) se superposent à Soleil-Vénus-Uranus-Lune (26° Taureau/4° Cancer) du musicien.

 

LA PEINTURE

 

Jan Vermeer et Van Meegeren : Le Mercure du peintre de « La Laitière » à 22° de la Balance est rejoint par le Soleil et Mercure (17°/28°) de son célèbre faussaire du XXe siècle, né le 10/10/1889.

 

Jean-Baptiste Greuze et Denis Diderot : « Courage, mon ami Greuze, fais de la morale en peinture … », la vertu et les bons sentiments de ses scènes étant le fort de ce peintre, avec son goût, son esprit, ses détails qui « font vrai », au point que l’encyclopédiste en fait le grand artiste de son temps. Superpositions Soleil/Vénus 28-29° Lion et Vénus-Mercure/Mercure en Vierge.

 

Jacques Louis David et Dominique Ingres (David, son « dieu » de jeunesse) : Les deux grandes figures du néo-classicisme français qui se prolongent. Le centre Mercure-Mars-Vénus-Soleil du premier (19° Lion/7° Vierge) se superpose au centre Vénus-Mars-Lune-Mercure-Soleil (10° Lion/7° Vierge) du second, leurs Soleils étant au même degré.

 

Edouard Manet et Auguste Renoir : Aux trente-trois ans du second, le premier déclarait : « Ah ! le malheureux, c’est exécrable ce qu’il fait. La charité voudrait qu’on le décourageât : il n’arrivera jamais à rien. » Son Saturne à 14° de la Vierge en I est opposé au Soleil-Uranus-Mercure (6/22° Poissons) et carré à son Jupiter 17° Sagittaire en X du second. Dualisme également d’une aristocratie uranienne et d’un enchantement neptunien.

 

Eugène Boudin et Charles Baudelaire : Le poète loue la vérité et le charme de « ces magies liquides et aériennes » du peintre. Sa Lune à 21° du Cancer est en prise directe avec l’ensemble Vénus-Soleil-Jupiter-AS (14/27° Cancer) du peintre.

 

Pierre Bonnard et Edouard Vuillard : Deux intimistes et amis inséparables. Soleil-Mercure-Vénus 9/22°Balance, sur Vénus-Lune 8/18° Balance.

 

Claude Monet et Auguste Rodin : deux grands amis en communion artistique. Deux jours seulement séparent leurs naissances.

 

Vincent Van Gogh et Maurice de Vlaminck : « J’aime Van Gogh plus que mon père ! ». Mars-Vénus-Soleil du premier (26° Poissons/9° Bélier) sur Mercure-Soleil du second (27° Poissons/15° Bélier).

 

Gustave Moreau et André Breton : Oublié du milieu pictural pour avoir été trop littéraire, Moreau a été redécouvert par Breton, sensible à son imaginaire, son Soleil à 0° Poissons tombant sur le MC du peintre. Une mise en lumière de son oeuvre.

 

Salvador Dali et André Breton : « Avida Dollars, Léonard de vingt sous … ». Opposition de trio Soleil-Mercure-Mars (20/25° Taureau) à Saturne-Uranus (19/24° Scorpion).  

 

LA CONNAISSANCE

 

On aurait pu croire que dans le cénacle de la science et de la philosophie, il n’y ait que des sages vivant en sereine harmonie sur la flèche ascendante d’une humanité supérieure. Or, les planètes fileuses de la destinée n’en continuent pas moins de tricoter la misère d’individus aux prises avec leurs problèmes. Ne nous étonnons pas d’y découvrir de grandes inimitiés. 

 

Galileo Galilée et le pape Urbain VIII : La comparution en 1616 du savant devant la congrégation du Saint-Office, qui le conduit en 1633 à s’humilier devant l’Eglise. Le Mars du pape, à l’entrée du Lion, est posé sur la conjonction Jupiter-Saturne fin-Cancer en XII du savant ; au temps de leur opposition Uranus-Neptune commune, Mars franchissant celle de Galilée et celle d’Urbain VIII étant contrecarrée par une opposition Saturne-Pluton.

 

Isaac Newton et Robert Hooke : Quand en 1686, Newton envoya à la Royal Society le manuscrit du livre 1 des Principes, Hooke cria aussitôt au plagia. Ce fut le début de dix-sept années de guerre, Newton exprimant sa hargne à Hooke jusqu’à la mort de son rival, non sans l’avoir entravé de toutes sortes de façons. On relève un rapport de dissonances générales : Soleil 13° Capricorne opposé à Mars 12° Cancer, Mars 13° Taureau en VII carré à conjonction Soleil-Jupiter 5°-12° Lion, carré des Saturne 20° Poissons/24° Sagittaire, auquel participe le Mercure à 20° Sagittaire de Newton.

 

Newton et Gottfried Wilhelm Leibnitz : Un véritable spectacle du siècle dans le monde scientifique fut le duel Newton-Leibnitz, dont l’enjeu était de taille, s’agissant de savoir à qui revenait le mérite d’avoir découvert le premier le calcul infinitésimal. Crise qui éclata en 1712 à la Royal Sociéty, la question d’antériorité opposant les deux grands savants, capables l’un et l’autre de la découverte. Acharnement inimaginable : Leibnitz mourut avant que Newton (son Mars-Taureau en VII) n’eut épuisé sa rage (après condamnation forcée, son rival remporta une victoire pesthume). Leurs Soleils sont opposés …

 

Newton et Edmond Halley : Du moins, le peu sociable Newton a-t-il eu de bons rapports d’amitié avec Halley, leurs Mercures étant à la limite de la conjonction dans le champ du Soleil de son ami au sextil du sien et faisant trois trigones.

 

Huygens et Hooke eurent aussi des démêlés qu’on peut comprendre, le Soleil du premier recevant le Mars du second à 12° du Cancer et en opposition de la Lune à 17° du Capricorne.

 

Charles de Linné et Georges-Louis de Buffon. Si les premiers grands naturalistes, botanistes et zoologistes, ont un pied commun dans le Taureau – par la Lune avec Lamarck et Cuvier, et par Mercure avec Linné et Geoffroy Saint-Hilaire – ils se divisent en « fixistes » et « transformistes » Adversaires notoires ont été sur ce point l’homme d’une conjonction Soleil-Saturne, Linné pour qui la nature est faite d’éléments immuables, la fixité de chaque espèce étant absolue, et l’homme d’une conjonction Soleil-Jupiter – contraste de la Terre et de l’Air – qui tient ces familles invariables pour une commodité de l’esprit, la vie étant mouvement. Le combat reprendra dans la grande dispute de l’anatomie comparée entre George Cuvier et Etienne Geoffroy Saint-Hilaire où, cette fois, s’affrontent le Mars du premier à 17° de la Vierge au Mars du second à 21° des Poissons.

 

Arthur Schopenhauer et G. W. F. Hegel : Deux êtres déphasés, le premier traitant le second d“écrivailleur d’absurdités, détraqueur de cervelles“. Ne nous étonnons-pas, puisque la triple conjonction Soleil-Mercure-Saturne des Poissons du premier est en opposition de la triple conjonction Soleil-Mercure-Neptune de la Vierge du second.

 

Pierre-Joseph Proudhon et Karl Marx : Rien ne symbolise mieux le désaccord profond entre ces deux révolutionnaires que la réponse à la Philosophie de la misère du premier de la Misère de la philosophie du second. A la conjonction capricornienne Soleil-Lune-Mercure du premier, au carré de Mars, se superpose une opposition Jupiter-Capricorne/Mars-Cancer du second. 

 

Urbain Le Verrier et John Couch Adams : Débat à propos de l’antériorité de la découverte de Neptune. Le mémoire d’Adams remis à l’astronome royal Airy, qui fit quelques objections, resta au fond d’un tiroir. Il avait terminé ses calculs avant même que Le Verrier eût entrepris les siens, mais c’est celui-ci qui publia le premier ses résultats en indiquant l’endroit exact où la nouvelle planète allait être observée à l’observatoire de Berlin. Une dualité source d’équivoque qu’exprime le carré du Soleil du premier, à 19° des Poissons (entre sextil jupitérien et carré saturnien) au Soleil du second à 18° des Gémeaux (arrivant à l’opposition de Neptune) ; lequel est voisin de 1° du Soleil de Jean-Godefroid Galle qui « reçut » le premier le corps céleste ainsi identifié à son télescope berlinois le 23 septembre 1848, son Soleil à 18° Gémeaux étant en face de Neptune à 11° Sagittaire. Deux manières différentes de vivre la même opposition.

 

DES JUMEAUX ASTRAUX

 

Naturellement, malgré le pittoresque de l’anecdote, de tels rapprochements n’auraient en eux-mêmes nulle valeur s’il n’existait pas, du moins, à l’arrière-plan, le bilan géant sur les couples et les naissances que nous a fait connaître Didier Castille. Maintenant, ces constats globaux leur confère un support de signification qui justifie nos observations.

On pourrait s’étendre à perte de vues sur ces rapprochements : le côte à côte Scorpion de Gaulle-Malraux, les capricorniens Pinay-Debré-Mendès-France-Bérégovoy, à quelque parti qu’ils appartiennent, par exemple, pour ne citer que quelques politiques français.

Ce domaine d’observation de cas similaires débouche finalement sur le terrain de la fréquentation des « jumeaux astraux », car, à mettre en face-à-face, en plus d’un simple lien Soleil/Soleil, telle composante de thème à telle autre composante d’un autre thème nous fait remonter à l’exigence de faire se jouxter deux figures aussi semblables que possible, c’est-à-dire à comparer les personnes qui sont nées ensemble – voisinage de une à plusieurs journées - pour observer ce qu’il y a de commun entre elles, outre leurs différences. L’astrologie sera d’ailleurs adulte le jour où elle aura fait un bilan en la matière.

Il serait donc bon d’entreprendre une exploration générale dans ce domaine. En attendant, voici, par exemple, un aperçu de quelques « jumeaux astraux » sur le seul terrain des hommes d’Etat et politiques.

 

Plymouth, Vermont, 4/07/1872 : Calvin Coolidge, président des U.S.A. en 1923 ; Troyes, 5/07/1872, Edouard Herriot, président du Conseil de la IIIe République.

28/02/1873 : à Liège, Georges Theunis, Premier ministre de Belgique, et, à Manchester, John Simon, chancelier de l’Echiquier.

Cologne, 15/01/1863 : Wilhelm Marx, chancelier de la République allemande ; Manchester, 17/01/1863, Lloyd George, Premier ministre britannique.

Le même 10/01/1880 : à Alcala de Henares, Manuel Azana, Président de la République espagnole, et à Lombeck, Jan Frans van Cauwelaert, bourgmestre d’Anvers, grande figure politique belge.

Le 20/04/1889, Adolf Hitler ; le 21, Manuel Prado, Président de la République du Pérou ; le 28, Antonio de Oliveira Salazar, gouverneur du Portugal près d’un demi-siècle. Et même, le 12/04, Etienne Flandin, Président du Conseil français, admirateur du Führer et l’un des chefs du gouvernement de Vichy.

Le même 12/01/1893 : deux ministres du IIIe Reich, Hermann Goering et Alfred Rosenberg, morts, l’un empoisonné et l’autre pendu, le même 16 octobre 1946.

Le même 27/06/1899, deux ministres du gouvernement de Vichy, Pierre Pucheu et Paul Marion.

Hyde Park, New York, 30/01/1882, Franklin D. Roosevelt ; Compton/Quebec, 1/02/1882, Louis Saint-Laurent, Premier ministre du Canada.

7/03/1904, naissance de deux ténébreux  au cœur de la Seconde Guerre mondiale : Reinhard Heydrich, l’ombre du pouvoir SS, et Léopold Trepper, chef de l’ »orchestre rouge ».

La guerre finie,  en même temps à la tête des deux Allemagnes : Wilhelm Pieck, du 3/01/1876 à Guben, et Konrad Adenauer, né deux jours plus tard, le 5 à Cologne.

Saint-Symphorien-sur-Coise, 30/12/1891, Antoine Pinay, Président du Conseil de la IVe République ; le lendemain à Seravezza/Lucca, Armando Angelini, plusieurs fois ministre en Italie.

De même que Maurice Couve de Murville (Reims, 24/01/1907), Premier ministre de la Ve République, et Alfons Vrancks, ministre de Belgique, né à Kessello le même jour.

Tout comme Mao Tsé-tung (Hunan, 26/12/1893) l’est de Vito Giuseppe Galiti, secrétaire d’Etat dans divers ministères italiens, né le même jour à Vallelonga.

Un trio : Edward Gierek (Porabka, 6/01/1913), Richard Nixon (Yorba Linda, Californie, 9/01/1913) et Gustav Husak (Bratislava, 10/01/1913), chefs d’Etat des années 70 en Pologne, aux U.S.A. et en Tchécoslovaquie.

13 et 16/08/1913 : Monseigneur Makarios, président de la République de Chypre, et Menahem Begin, Premier ministre d’Israël.

Yasuhiro Nakasone (Japon) et John Kennedy (USA) : 27 et 29/05/1917.

Gamal Abdel Nasser (Egypte) et Joâo Batista de Figueiredo (Brésil) le même 15/01/1918.

Hambourg, 23/12/1918 et Mit Abûl Kôm 25/12/1918 : Helmut Schmidt et Anouar el Sadate.

Dans la même nuit du 2 au 3/02/1926, Valéry Giscard d’Estaing à Coblence, et, à Göttingen, Hans-Jochen Vogel, patron des sociaux-démocrates allemands de l’époque.

Et du 20 décembre 1954, les deux terroristes des Brigades rouges, Jean-Luc Milan et Domenico Gioia.

A parvenir , sans recherche systématique, à rassembler tant de cas parallèles encourage à croire à une vertu du pouvoir partagée sous une même configuration d’ensemble. Mais il faut aussi comparer les naissances des hommes d’Etat avec celles d’autres personnages. Il arrive que le « glissement » de l’un à l’autre soit compréhensible, comme Emile Loubet, président de la IIIe République et le sculpteur Jules Dalou, auteur du célèbre « Triomphe de la République » à l’Arc de Triomphe (30 et 31/12/1838). Mais des jumeaux astraux comme Lincoln et Darwin, par exemple, montrent – dérive finalement considérable – comment une même participation « large » des Poissons peut les engager dans des directions si lointaines l’une de l’autre, l’un vers l’humanité, l’autre vers l’univers. Mais, quand on est astrologue, il faut embrasser le champ du monde dans sa totalité.

 

            Bibliographie :

Les Congrès d’Hermès : La Synastrie ; 1997.

 

Paris, 20 décembre 2006.

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