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LE QUINQUENNAT DE FRANCOIS HOLLANDE

 

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L’avenir ne cesse d’être surprise ou déconvenue (Fernand Braudel)

 

A l’exception de Fabrice Pascaud et si peu d’accompagnateurs, une véritable indignité nationale frappe l’ensemble des collègues français du milieu des médias qui, aux dernières élections, ont, en chœur, annoncé une victoire de Nicolas Sarkozy. Ce qui en dit long d’avoir si mal lu ses configurations pourtant si expressives d’une défaite devenue du même coup la leur ! De dénoncer une telle flétrissure de son art, vais-je sûrement fâcher, mais qu’au moins l’on se regarde dans sa glace …

 

De mes deux textes antérieurs : « Un nouveau quinquennat » et « La Ve République », ce président jovi-uranien sous pression Bélier, dépeint alors en panaché de Bonaparte et de Louis de Funès, y était, pour l’essentiel, menacé de « recevoir en pleine figure » une « crise mondiale de 2010 » annoncée depuis 1990, l’exposant à une relève du pouvoir au carré Jupiter-Neptune de ce printemps 2012.

 

 

Le successeur à l’Elysée, François Hollande, est né à Rouen le 12 août 1954 à 0 h 10, acte d’e.c. 1606 (Daisy Van de Vin, L’Astrologue n° 118). De prime abord s’aligne l’épine dorsale d’une nature cérébrale de Mercure au méridien, posé au Fond du ciel (F.C.), gisement de ressources d’un esprit alerte, gourmand de savoir, intelligence manœuvrière avant tout, que souligne le sextil de l’astre à l’Ascendant Gémeaux. Outre qu’il s’agit d’un Mercurien du Lion à visée ambitieuse, adossé qu’est l’astre au Soleil au cœur de son propre signe : tout donc en aspiration de grandeur, en quête d’ultime convoitise. Au surplus, cette conjonction en secteur IV localise l’apport du milieu, tremplin familial d’une telle ambition. Voie effectivement tracée, comme on le sait, par l’exemplarité d’une mère politicienne. D’autant plus que sort de la culmination une Lune du Capricorne de dépouillement instinctuel en surcompensation de visées supérieures (famille de Charles-Quint, Washington, Napoléon, Bismarck, Hitler …). Outre encore que ce second luminaire forme avec Jupiter en Cancer une opposition valorisée par leur alignement sur l’axe des nœuds lunaires, ici, avec en plus, en confluence de popularité et d’humanité.

 

Etat général qui compose avec un carré de ce Mercure à Saturne du Scorpion virginisé en VI, lui-même au carré du Milieu du ciel (MC). Si bien que, loin de jaillir comme son pulsionnel prédécesseur, se profile ici un être réfléchi et retenu, introversion à tonalité même quelque peu infériorisante : clavier de notes en sobriété et modestie ; voire en humilité pouvant faire contraste avec le prestige de sa fonction solaire. Bref, voit-on finalement poindre un mercurien Janus bigarré, dont les deux faces livrent tout bonnement le plus simple président qui soit.

 

C’est aussi au second retour auto-saturnien de la soixantaine que lui arrive une présidence, qui est autant un bien qu’un mal, une grandeur qu’une épreuve. Et il y a là une double rencontre : son Saturne natal et le Saturne présent de l’élu se croisent avec la conjonction Jupiter-Neptune de la Ve République (1958) ! L’opposition de droite en deuil du pouvoir a beau jeu de dresser un épouvantail de ce retour de la gauche, mais, n’est-ce pas là surtout son propre héritage qui est l’exécrable ? Un endettement public monumental : monstruosité écrasant les populations, le monde allant courber l’échine dans un accroissement de pauvreté qui ne peut que mal finir ! Ne serait-ce pas ainsi ce que risque de présager surtout la chute de l’indice cyclique (concentration planétaire globale en repli) – la plus basse du siècle – qui, à la suite de la pointe de 2010, s’étend jusqu’en 2020 ?

 

 

C’est dans une telle perspective qu’il y a lieu de s’interroger sur la conjonction Soleil-Pluton de ce nouveau patron de l’Elysée. Certes, cette configuration critique peut s en tenir en simple foyer de tourments intérieurs, l’angoisse en étant la spécifique expression. Néanmoins, elle peut avoir une résonance intime avec le monde. Ce qui nous renvoie au défilé des conjonctions annuelles de 1914 à 2003 (voir « Les cycles du Soleil »), de l’assassinat de Sarajevo qui mit le feu aux poudres de la Première Guerre mondiale à l’écroulement du mur de Berlin en signature de deuil de l’Union soviétique, en passant par les bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki . Et pour revenir à l’humain, symbolique est la conjonction d’un Henri Poincaré qui a percé l’univers du chaos. Ainsi peut-on comprendre, en parcours analogique, la conjonction en IV du maréchal Philippe Pétain, devenu en 1940 le chef du pays au moment le plus tragique de toute son histoire, s’étant dit lui-même à son procès « héritier d’une catastrophe » ! Ne faut-il pas craindre maintenant une situation critique similaire, d’un autre ordre, encore que beaucoup moins tragique ? Car c’est néanmoins un monumental fardeau de l’Etat qui pèse sur les épaules du nouveau président, en espérant que la souplesse mercurienne de ce « roseau pensant » parvienne finalement à traiter une telle situation au moindre mal…

 

D’ailleurs, alors que ses adversaires claironnent un naufrage imminent, une certaine conjoncture positive l’accompagne avec la venue de Jupiter (sextil Uranus) sur son AS et au trigone de son MC au cours de cet été 2012, puis même et surtout à l’entrée de 2013, faisant penser que son quinquennat ne prend pas un si détestable départ, en dépit de la prolongation d’un cours de mauvais chiffres …

 

Mieux encore, à l’entrée de la triplicité des signes d’Eau va se former la confluence parfaite d’un triangle équilatéral réunissant par trigones Jupiter-Cancer, Saturne-Scorpion et Neptune-Poissons, posé au surplus sur la conjonction Jupiter-Neptune de la Ve République comme sur le Saturne du président. Courant général qui s’étale de mars à décembre 2013, pouvant donner sa pleine mesure positive en été où ce trio est le plus étroitement rassemblé. On peut ainsi concevoir une vague montante de gauche qui gagne l’Europe : le trigone Jupiter-Saturne (étalé de l’été 2013 à l’été 2014) est dynamisé par Neptune, temps de réalisations positives devant donner un répit à la crise européenne (la courbe de l’indice cyclique y est alors en légère remontée). Le président lui-même devrait être au mieux de sa réputation alors que Jupiter (trigone Uranus) passera ensuite sur sa conjonction Mercure-Soleil de l’été 2014 à l’été 2015. Ce serait donc là le temps de son sommet.

 

 Il se révèle aussi que, native du 26 juin 1945, l’institution de l’O.N.U. a son Soleil à 4° du Cancer, recueillant donc également l’impact de ce triangle trigonal de l’été 2013. Tournant qui ne devrait pas manquer de faire avantageusement parler d’elle, en heureux pouvoir pacifique et humanitaire, sans doute aussi en bénéfique communion avec la communauté européenne. N’oublions pas que l’ONU est née également au lever d’une conjonction Jupiter-Neptune naissante (voir « Destin de l’ONU »). Un temps mondialement heureux devrait se présenter plus particulièrement au passage solaire sur le triangle en question dans la troisième décade de juin ou entrée juillet 2013. Il serait étonnant que ne soit pas alors célébré un événement historique de qualité.

 

Comme les précédentes, cette présidence ne doit pas échapper au rythme duodécimal du cycle de Jupiter que Maurice Druon a testé sur près d’une cinquantaine de règnes royaux et d’hommes d’Etat (« La Ve République »). C’est ainsi, par exemple, qu’aux configurations jusqu’ici harmoniques succède ensuite une dissonante, à valeur de volteface du destin. Ainsi en est-il de l’arrivée de l’opposition Jupiter-Neptune devant s’étaler de septembre 2015 à mai 2016 ; dissonance de la Ve République soulignée ici par son alignement sur l’axe des nœuds lunaires, qu’accompagne également un retour de crise européenne (carré Jupiter-Saturne).

 

Installé à l’Elysée à la conjonction de 1958, le général de Gaulle avait subi sous l’opposition suivante de 1965 sa mise en ballottage présidentiel par une union de la gauche nouvellement majoritaire et établie au congrès d’Epinay ; en attendant son départ survenu au carré de mai 68. Aspect lui aussi de diverses crises : décès de Georges Pompidou à l’Elysée en 1974 avec la venue de Valéry Giscard d’Estaing ; arrivée à son tour de François Mitterrand en 1981 ; intrusion de Le Pen dans le jeu politique en 1987 ; cohabitation Mitterrand-Balladur en 1993. Puis départ de l’Elysée de Nicolas Sarkozy avec l’arrivée de François Hollande, l’épisode du ministère de Lionel Jospin s’étant déroulé de la conjonction à l’opposition du cycle 1997-2009 .A ces tournants de conjonction, d’opposition et de carré, Marianne tend à tourner les talons au pouvoir en place.

 

La remontée de la gauche s’était amorcée graduellement depuis la conjonction précédente de 2009 pour aboutir à un pouvoir nouveau au carré de juin 2012. La prochaine opposition de 2015-2016 tend à en renverser le cours, sinon à dresser devant l’exercice du pouvoir un champ de difficultés majeures. On voit même se profiler au milieu de 2016 un autre triangle Jupiter-Saturne-Neptune, mais cette fois, dissonant, l’opposition jupi-neptunienne étant au double carré de Saturne. Ici, c’est tout autant la Communauté européenne que notre Ve République qui risque de baigner dans un climat d’épreuve, la gauche y étant plus particulièrement impliquée. Et le président, lui-même, à la même époque, s’expose à la défaveur d’une arrivée de Pluton sur son opposition Lune-Jupiter. Un nouveau champ politique se configure alors pour la Ve République, mettant son chef à l’épreuve de sa souplesse mercurienne. Là s’arrête notre lumière astrale …

 

Paris, solstice d’été 2012.

 

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