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les régicides


Hans Holbein : l'astrologue et la mort

A l’origine de tout projet se présente une idée semence, portée par la motivation d’un désir. A cette recherche inédite sur les régicides, la mienne relève d’une intention claire : ce que j’entends, c’est aboutir à la saisie de la symbolique solaire : Dieu - roi - père. Pour savoir si je pense juste, en plein accord avec la tradition. Parce que, de nos jours, ce clavier symbolique est malmené et même désaffecté de sa valeur paternelle fondamentale. Il faut donc savoir ce qu’il en est dans les faits et l’examen d’un domaine  particulier s’y prête remarquablement.

 

Avec les régicides, nous avons, en effet, une occasion claire d’en juger. D’une part, rien n’est plus spécifique qu’une telle corrélation qui place l’astre face à ses attributs essentiels, et, d’autre part, il n’y a pas cas plus exemplaire que la catégorie des individus traités. Car, s’il est une chaîne analogique qui va de soi, c’est bien la filiation symbolique Dieu-roi-père prêtée au Soleil. Cela remonte à loin dans les mythes. A la création du monde, le dernier jour de la semaine est consacré à Dieu, et ce « jour du Seigneur » est le dimanche, jour du Soleil, le divin s’incarnant dans le céleste. En Chine, le souverain est fils du ciel, incarnant en sa personne  le pouvoir, venant surtout de l’astre du jour. De là commence la chaîne des affinités électives de l’astre porteur de lumière, support de grandeur, foyer de puissance. Toute autorité vient de Dieu (Saint Paul) ; toute puissance vient de Dieu (J.-J. Rousseau).

 

 D’où découle l’idée de loi morale et de pouvoir de droit divin conféré au trône royal. Avec ce qu’il en reste pour l’autorité du chef de l’Etat, père de ses sujets, Etat protecteur avec son corps social dominant et sa morale de classe. Tout cela descendant au niveau individuel du père, chef de famille, responsable de la cellule familiale, personnage que l’affectivité de l’entourage incline d’ailleurs à  déifier. Et rien n’est mieux connu, psychanalytiquement, que le glissement qui s’opère sur ce clavier symbolique, déplacement d’un terme à l’autre d’un même comportement ; notamment le transfert d’une charge agressive à l’égard de son propre père à l’autorité en général, hostilité jusqu’au père de la nation ou au chef du pays. Si bien que tend à s’imposer souverainement dans nos figures une dissonance solaire formelle, sinon caractérisée.

 

A l’attentat dont a été victime John F. Kennedy, un historien a dressé une liste  de 38 chefs d’Etats assassinés, du président Abraham Lincoln en 1865 à Kassem (Irak) et Diem (Vietnam) en 1963. Si, en ces circonstances, les données de naissance des victimes sont plus ou moins connues, il n’en est pas de même des criminels, d’autant que, très souvent, les attentats sont entachés de mystère, le tueur restant inconnu ou incertain, comme avec l’énigme Kennedy.  Ce n’est donc, hélas, guère que sur les doigts d’une main que les cas me sont parvenus ; et encore certains sont-ils amputés de la précision horaire des naissances. Néanmoins, en s’en tenant à l’examen de la position solaire doit-on pouvoir juger dans quelle mesure la démarche initiale de mon enquête est fondée.

 

Le cas le plus ancien auquel on peut remonter est celui de Robert-François DAMIENS, né à Lathieulloye, hameau de Monchy-le-Breton, près de Saint-Pol-sur-Ternoise, le 9 janvier 1715 ; pièce natale fournie Au Calendrier de l’histoire : Nord/Pas-de-Calais/Picardie (La Voix du Nord, 1989).

 

Son crime de Lèze-Majesté a été perpétré sur la personne du roi Louis XV le 5 janvier 1757 vers 17 h 45 m. Forfait d’un coup de couteau sur le côté droit du roi. Un simple coup de canif pour donner un « avertissement » au monarque, selon l’agresseur, la victime ayant été effectivement superficiellement touchée. Peu importe l’intention de ne pas tuer, le geste n’en étant pas moins un sacrilège. Damiens le capricornien à conjonction Saturne-Uranus se croyait investi d’une mission … En tout cas, il devait être exécuté le 28 mars 1757 sur la sinistre place de Grève, supplicié, écartelé, les quatre membres arrachés, exécution digne d’un autre âge.

 

Le Soleil est au centre d’un triangle rectangle, frappé par une opposition Mars-Jupiter, dissonance d’un relief évident, atténuée par un trigone et accompagnée d’une opposition Lune-Pluton des Poissons à la Vierge, propre à inciter à se poser en victime, à se condamner par soif d’expiation. Atteinte du père, pour ainsi dire, dans un désir de châtiment.

 

De ce déséquilibré, quasi-épave, nous passons à un monomane exterminateur des Bourbons avec l’ouvrier sellier Louis Pierre LOUVEL, né à Versailles le 7 octobre 1783 (dict.) et meurtrier du duc de Berry le 13 février 1820. Celui-ci était le fils, ultra-royaliste, du comte d’Artois devenu le roi Charles X , et  en plus, il était le dernier descendant de la dynastie. En mettant fin à ses jours d’un coup de couteau au cœur, à la sortie de l’Opéra de Paris, ce 13 février 1820 à 10 h 50 du soir, ayant frappé le seul prince qui pût perpétuer la famille royale, Louvel avait voulu éteindre la branche aînée des Bourbons, ignorant que la veuve, Marie-Caroline de Naples, était enceinte du futur comte de Chambord, prétendant qui ne régnera pas. Condamné à mort, Louvel marchera courageusement au supplice, décapité en place de Grève le 8 juin 1820, après avoir assuré jusqu’au bout qu’il n’avait pas eu de complice.

 

Il ne peut y avoir position solaire plus dissonée que la sienne, sur laquelle se pose une croix planétaire, quatre planètes affectant l’astre, en particulier un agressif  Mars du Bélier frappant par opposition, épaulé par un fanatique double carré Saturne-Uranus, une Lune des Poissons sacrificielle venant à la rescousse de la conjonction neptunienne, inspiratrice d’une cause collective.

 

De l’idée fixe d’une projection parricide, nous passons à un vagabondage menant  à la tentative de meurtre royal, avec Giuseppe FIESCHI, né à Murato, Corse, le 13 décembre 1790 (dict.).

 

Errance de signes doubles désaccordés, ce soldat en mal de condamnation pour vol et escroquerie, se retrouve comme indicateur de police, jusqu’à devenir conspirateur et victime, ce qui va bien à une conjonction Lune-Saturne en Poissons. Démuni d’argent, il se laisse convaincre d’organiser un attentat contre Louis-Philippe,  dressant lui-même une machine infernale dans une maison du boulevard du Temple à Paris et la faisant éclater le 28 juillet 1835, au passage du roi et de sa suite. L’attentat fait dix-huit morts, parmi lesquels le maréchal Mortier, mais ni le roi ni les membres de sa famille ne sont atteints. Le criminel sera décapité le 19 février 1836.

 

Comme dans le cas premier, le Soleil est à la pointe d’un triangle rectangle, recevant cette fois le double carré d’une opposition Jupiter-Saturne, à ce dernier se joignant une Lune qui est, pour la troisième fois, en Poissons ; laquelle, dissonée, se prête à l’état de nébuleuse où l’on s’engloutit.

 

En tant que victimes, nous passons d’un roi à un empereur avec le comte Felice ORSINI, né à Meldola, près de Forli en Italie, le 10 décembre 1819, l’heure manquant à sa pièce d’état civil.

 

Cinq astres sont rassemblés sur une vingtaine de degré où prime une conjonction Soleil-Uranus-Neptune, ce qui pose un homme au cœur de la société de son pays, politique passionné allant jusqu’au bout d’une aventure que son carré à une conjonction Saturne-Pluton en Poissons opposée à la Lune finit par camper en conspirateur. Affilié dès ses dix-huit ans à la « Jeune Italie », ayant participé à l’insurrection de Romagne en 1844, il est condamné à la prison perpétuelle. Amnistié deux ans plus tard, il devient le principal agent de Mazzini, membre de l’assemblée républicaine de Rome en 1848. Condamné à mort en 1855, il s’évade et gagne Londres. C’est là qu’il prépare minutieusement un attentat contre Napoléon III, jugé comme obstacle au progrès de l’unité italienne pour laquelle il combat (le feu sacré de sa quintuple conjonction). Le soir du 14 janvier 1858, trois bombes sont lancées devant l’Opéra sur le cortège impérial. Elles font six morts et cent cinquante blessés, mais l’empereur et l’impératrice sont indemnes. Orsini sera guillotiné le 13 mars 1858.

 

Venger sa patrie en s’en prenant à Napoléon III, jugé coupable d’avoir fait occuper Rome en 1849 pour soutenir le pape, est assurément une motivation de dévouement à une cause collective chère à un Neptune entouré du Soleil et de Mercure-Vénus ; dans le style d’un Saturne en Poissons, si expert en clandestinité (un Fouché, un Staline en savent quelque chose). Mais le prix à payer de ce triangle dissonant dans lequel baigne le Soleil est une passion aboutissant au fanatisme meurtrier.

 

 

Avant de poursuivre avec les cas flagrants, faisons un détour par la cible idéale Bonaparte-Napoléon, épargnée. D’abord, le Premier Consul fut  l’objet de l’attentat de la rue Saint-Nicaise du 24 décembre 1800, mais  cette vaine agression est l’œuvre d’une poignée de chouans où n’émerge aucune tête. Lui fait suite l’intervention de Georges CADOUDAL (né à Kerléano/Auray le 1er janvier 1777, e.c. sans heure). Un chef des chouans d’une Vendée insurgée, contraint de se réfugier à Londres en 1799, où il trame un complot projetant un enlèvement à main armée du Premier Consul, en vue d’une prise du pouvoir avec l’aide du  général traitre Moreau. Revenu clandestinement en 1803, il entre en relation avec des conjurés, dont Péchigru ; mais ce complot est déjoué et Cadoudal, arrêté le 9 mars 1804, sera exécuté en place de Grève le 25 juin suivant. Si l’on peut rapprocher deux conspirateurs-nés, c’est bel et bien Cadoudal et Gracchus BABEUF (Saint-Quentin le 23 novembre 1760, biographie) au temps du Directoire, car tous deux ont Pluton entouré des planètes rapides, Cadoudal ayant une conjonction Soleil-Pluton chargée d’une opposition lunaire. Ce lien soli-plutonien, qui se suffit à lui-même, n’est pas sans nous rappeler l’opposition (chargée d’un Ascendant en  Scorpion) qui caractérise NIETZSCHE, dont la mort du père à quatre ans aboutira à son « Dieu est mort », après le ressenti de son orphelinat : « Je suis, pour m’exprimer sous une forme énigmatique, déjà mort en tant que prolongement de mon père ; ce que je tiens de ma mère vit encore et vieillit en moi .», le lien de l’un à l’autre passant par l’Etre suprême . Reste Napoléon qui, plus tard, eut affaire avec le général Claude-François de MALET (Dôle, 28 juin 1754, bapt.). Noble rallié à la Révolution et hostile à sa personne, celui-ci fut déjà arrêté et interné en 1806. Quand l’Empire s’écroule avec la rumeur d’une défaite militaire en Russie où est toujours enlisé l’empereur, ce détenu passablement perturbé tente le 23 octobre 1812 une rocambolesque conspiration d’un jour, aussitôt réprimée, qui le conduira au poteau d’exécution le 29 suivant. Etait-il sorti de l’enfance ? Il avait toujours rêvé de renverser l’empereur : un Soleil du Cancer en opposition de Saturne du Capricorne. Pour d’autres cas, nul recours à l’invocation du complexe solaire. Un Charles PECHIGRU (Arbois-Jura, 16 février 1761, e.c.), ennemi juré, comparse de Cadoudal, est, par exemple, tout simplement l’affaire d’inimitiés naturelles :oppositions Soleil/Soleil et Mars/Mars entre lui et l’empereur.

 

Dans un tout autre registre, mais contribuant à étoffer la symbolique solaire, se présente le cas extrémiste de Louis-Philippe d’ORLEANS, dit « Philippe Egalité », né à Saint-Cloud le 13 avril 1747 (biographie), dont le Soleil forme une croix face à Saturne et en perpendiculaire d’une opposition Jupiter-Neptune. Ce cousin de Louis XVI, branche cadette des Bourbons, est un réfractaire à l’autorité royale, aboutissant à ce que, devenu député à la Convention, il vote lui-même la mort du roi, n’échappant pas non plus, finalement, à la guillotine.

 

Nous reprenons la série des cas « frappants » avec, maintenant, Santo CASERIO (La Motta Visconti, Lombardie, 8 septembre 1873, 20 h, e.c.) qui poignarde le président Sadi Carnot lors d’une visite à Lyon le 24 juin 1894.

 

Ce garçon boulanger s’est rallié à l’anarchisme dès ses dix-sept ans, et, devant le tribunal, défend farouchement ses convictions : « Je suis jeune, oui, j’ai vingt-et-un ans, l’âge des militaires qui tuent aussi sur l’ordre des gouvernants. » Et il estime avoir vengé les anarchistes Ravachol, Vaillant et  Henry, récemment exécutés, que, justement, le président sa victime, avait refusé de gracier. En première impression, on est dépaysé d’apercevoir dans son thème une conjonction Soleil-Jupiter ! En fait, tout part du carré de Saturne-Capricorne au MC à Neptune-Bélier à l’AS, d’où se dégage son idéologie révolutionnaire radicale et fanatique. Or, c’est cet aspect qui, par sesquicarrés, vient se jeter sur cette conjonction, en Vierge et en VI, faisant de ce pauvre bougre un ouvrier de cette cause anarchiste, instrument d’une œuvre judiciaire. Dans l’éclat d’une conjonction solaire qui est l’acte « glorieux » de sa vie. Et ce Jupiter est maître de VIII, armé d’un Mars tueur qui se trouve à la pointe de ce secteur ; outre que ce Mars est chargé de l’animalité d’une Lune du Bélier à son lever, Pluton étant au surplus en I.

 

Naturellement, n’ayons pas l’étroitesse ou la raideur de croire que le transfert d’hostilité de son propre père au chef de l’Etat soit la ligne de conduite obligée de nos personnages. Il est vrai qu’ici un dur Saturne culminant pourrait bien s’être traduit par un orphelinat psychologique traumatisant, à finalité neptunienne en XII d’expiation, de châtiment.

 

Nous arrivons à Gaetano BRESCI, né à Prato, Toscane, le 10 novembre 1869 à 10 heures (version CIDA-Bordoni, vérifiée à l’é.c. par Enzo Barilla) Ce sont les balles meurtrières de cet anarchiste que reçut le roi Humbert 1er d’Italie à Monza le 29 juillet 1900.

 

Une fois de plus, le Soleil est malmené : maître de VIII en  Scorpion et bombardé par l’opposition d’une conjonction Jupiter-Pluton , Jupiter étant chargé, par maîtrise, d’une redoutable conjonction Mars-Saturne à l’AS. Le trigone de celle-ci à Neptune du Bélier en III peut parer d’une motivation idéologique son acte homicide. Bresci est revenu d’Amérique dans l’intention de venger une sanction de mort de congénères milanais par le meurtre du roi. Cette projection punitive jovi-plutonienne sur le Soleil a valeur de rituel de sacrifice du père indigne. On notera que ce meurtrier est le voisin astral d’un célèbre criminel, Vacher « tueur de bergers » (Beaufort, 16/11/1869, 1 h, e.c.), la conjonction Mars-Saturne se plaçant au méridien et au carré de l’horizon. Et plus encore de Victor-Emmanuel III (Naples, 11/11/1869, 22 h 20) qui a la conjonction jupitérienne en X, la dissonance l’atteignant en un renversement de fortune avec son abdication finale de 1946 et l’extinction de la monarchie italienne.

 

Dans cette suite funèbre succède l’assassinat à Paris, le 6 mai 1932, du président de la République Paul Doumer, par GORGULOFF, un personnage fumeux, égaré, que la presse de l’époque a fait naître à Labinskaïa en Russie un 29 juin 1895, sans en  préciser le calendrier, et je n’ai trouvé nulle part d’information  précise à ce sujet.

 

Non loin de là s’est produit, à Marseille le 9 octobre 1934, l’assassinat du roi Alexandre 1er de Yougoslavie avec le ministre des Affaires Etrangère Louis Barthou. Meurtre perpétré par Ante PAVELIC (Bradina, Herzégovine, 14 juillet 1889, selon les dictionnaires).

 

Encore un Soleil frappé par une conjonction de Mars sur l’axe des nœuds et un carré d’Uranus, outre un semi-carré de Vénus. Nationaliste croate, organisateur d’actions terroristes de ses « Oustachis », ce chef politique devait devenir en 1941 chef d’un Etat croate à pavillon de croix gammée …

 

De là, nous passons à un acte historique de la Seconde Guerre mondiale. Le 20 juillet 1944, le colonel Claus Schenk von STAUFFENBERG (Jettingen/Augsbourg, 15 novembre 1907, 1 h, e.c.) posait une bombe à retardement sous la table contre laquelle était Hitler, à son quartier général  à Rastenburg en Prusse orientale, et dont l’explosion tua plusieurs officiers mais épargna d’extrême justesse le Führer. Il faisait partie d’un complot destiné à renverser le régime ; mais, alors qu’autour de lui on n’envisageait qu’une arrestation et une déposition du chef nazi, lui se convainquit que seul son assassinat pouvait aboutir à l’arrêt d’une  guerre déjà perdue, et il fallait passer à l’acte ; ce qui le conduisit personnellement à cette initiative suprême. Hitler encore vivant, c’est lui qui allait être exécuté à Berlin le soir même.

 

Voici un homme dont le maître de l’AS et du MC, Mercure, est conjoint au Soleil en Scorpion, qui se trouve être – comme dans notre cas premier – au double carré d’une opposition Mars-Jupiter. Un Soleil dont le maître, Pluton, est en X, comme en

 

exercice professionnel ou en destin social. Outre que l’un et l’autre convergent sur une conjonction Lune-Saturne des Poissons, positions que nous avons déjà rencontrées, à tonalités de clandestinité et de mission sacrificielle. Dans un cas comme le sien, on ignore si un transfert solaire a pu jouer. On peut se dispenser d’y recourir compte-tenu de la nécessité qui pouvait s’imposer à sa conscience d’abattre le monstre pour abréger le calvaire de la guerre.

 

Le 12 août 1962 vers 20 heures, à quelques kilomètres de l’aéroport de Villacoublay, le président Charles de Gaulle subissait « l’attentat du Petit Clamart ». Il en réchappait de justesse : 12 balles devaient toucher la DS présidentielle, sans toutefois atteindre ses trois occupants, Madame et lui, ainsi que leur gendre, le colonel de Boissieu. L’organisateur et chef de la conjuration était Jean-Marie BASTIEN-THIRY (Lunéville, 54, 10 octobre 1927, 20 h 15, e.c). Un pur motif politique : il n’était pas d’accord avec la politique algérienne du général … Mais n’y avait-il pas, derrière cette intention de crime d’Etat, une motivation profonde de l’ordre invoqué ici, car de Gaulle était un tout autre homme que Hitler ? La cible n’était monstrueuse que pour sa personne propre. En tout cas, nous retrouvons un Soleil particulièrement affecté, avec une conjonction de Mars, tous deux à l’opposition de la Lune du Bélier, un carré à Pluton et un semi-carré à Saturne ! Il devait être exécuté au fort d’Ivry-sur-Seine le 11 mars 1963.

 

La dissonance prédominante de l’ensemble est la soli-martienne. Elle n’est pas sans rappeler le simple carré Soleil-Bélier/Mars-Cancer de Wilhelm Reich (Galicie, 24 mars 1897) qui, au beau temps des contestataires de « 68 », abolissait la famille, la morale et les autorités : Eglise, nazis, Staline, Amérique capitaliste …, Dieu ne méritant pas même d’être considéré. Mais la même dissonance appartenait à Mélanie Klein (Vienne, 30 mars 1882) qui, elle, s’en prenait surtout au père Freud dans une dissidence ouverte au sein du milieu psychanalytique. Saut naturel de l’un à l’autre.

 

Considérons cet aperçu sur le crime au sommet comme une simple esquisse, qui gagnerait à être reprise. En attendant, j’aimerais savoir si mes confrères, pour qui le père est symbolisé par Saturne, sont en mesure d’apporter, en une telle circonstance, une démonstration de la validité de leur corrélation.

 

Paris le 5 mai 2006. 

 

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