Astrologie Mondiale (Pratique)

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POUR UNE REHABILITATION DE L’ASTROLOGIE

 

 

"La condamnation officielle de l’astrologie apparaîtra un jour à nos descendants comme la crédulité négative la plus fameuse que la science humaine ait enregistrée jusqu’ici."
Paul Choisnard

 

Et si nous, astrologues, allions au-devant de la reconnaissance de l’astrologie, sans attendre que s’ouvre le chemin devant nous ? Pourquoi ne pas, déjà, tenter d’ébranler le scepticisme naturel du profane et même le refus de l’adversaire ? Nous en avons dorénavant les moyens.

Ainsi se doit-on d’apporter maintenant une pièce tenant lieu de preuve scientifique de sa véracité. Jusqu’ici, l’astrologue voguait ou planait, en quelque sorte, sur les ondes célestes dans l’aller de soi d’une foi raisonnée se dispensant d’autre confirmation que le seul témoignage de ses propres résultats. Or, le « passage obligé » de ce fil conducteur rattachant son art à la scientificité introduit cette fois une lumière nouvelle qui éclaire les arcanes du savoir astrologique, sorti de sa nuit. Pour cette démonstration inaugurale, adressons-nous d’emblée à l’astrologie mondiale dont le grand écran débite le cours de l’histoire du monde face au déroulement des phénomènes célestes.

Ici, d’ailleurs, s’ouvre une brèche dans le dispositif cosmographique, introduisant précisément un point de jonction par où l’on prend pied directement sur un terrain commun qu’arpentent séparément astrophysiciens et astrologues – jusqu’ici en s’ignorant respectivement – certes, aux antipodes les uns des autres, mais toutefois si proches d’une même réalité.

 

Le noyau du système solaire à l’œuvre.

J’ai déjà tenu à spécifier – correction de jugement d’un titre convenu, pourtant erroné par omission du principal, les astres s’adjugeant l’exclusivité – que l’astrologie reposait essentiellement sur l’uranographie de notre globe : notre condition existentielle procède d’abord et avant tout des mouvements de la Terre, astre tributaire de son environnement céleste, de ses liens avec les autres astres de sa famille sidérale : le système solaire. « C’est dans ses propres mouvements qu’est son destin et le nôtre, reflétés précisément par ses rapports au sein de ce système », relève judicieusement Camille Flammarion dans sa merveilleuse Astronomie populaire.

Parmi ceux-ci – rotation, translation, inégalité mensuelle, précession, nutation, variations … - son dixième mouvement, dit des « perturbations », fait référence à la répartition des planètes géantes autour du Soleil. Quand celles-ci s’y étalent, éloignées les unes des autres, le centre de gravité du système solaire, foyer commun des orbites planétaires, est plus ou moins voisin du noyau du Soleil, tandis que lorsque, ensemble, elles se rapprochent sur un arc de cercle limité, cette concentration distancie ces deux points centraux, celui des orbites planétaires s’écartant même au-delà de la masse solaire. Et ce phénomène d’oscillation en double spirale convergente et divergente devient le jalon, maintenant révélé, d’une rencontre entre astrophysique et astrologie.

Extraite de L’Astronomie populaire de Flammarion, la reproduction qui suit trace l’arabesque du ballet qu’effectue le centre planétaire par rapport au corps du Soleil entre 1911 et 1958.

Ce qui s’observe essentiellement, en rapprochant ses sinuosités de l’histoire du monde de cette période, c’est que les deux extrêmes divergences – écartements assimilables à une décentration déséquilibrante pouvant justifier un Soleil en crise – qu’on y rencontre tombent sur les années des deux guerres mondiales. De prime abord, rien de concevable ne justifie ce rapprochement entre l’un et l’autre, et pourtant, il y a là un vrai sujet d’interrogation, et c’est ici, sans que nous le sachions encore, que se croisent astrophysique et astrologie.

Entrons d’abord sur le terrain des astrophysiciens. Ceux-ci traitent ce phénomène en raison du lien qu’il présente avec l’activité solaire, le magnétisme terrestre et même, dit-on, la vitesse de rotation du globe. Sujet qui est devenu de première importance, les astreignant à descendre ici-bas en raison des perturbations que nous en ressentons à notre tour, au point que se tiennent depuis plusieurs décennies maints symposiums sur les problèmes que pose la physique du globe.

En point d’orgue s’est présentée la communication de l’astrophysicien Alexandre Dauvillier, professeur au Collège de France, faite à l’Académie des Sciences le 27 avril 1970, ainsi intitulée : « Sur les marées exercées par les planètes sur le Soleil et la prévision de l’activité solaire » et aboutissant à cette conclusion : « L’auteur montre que l’amplitude du cycle de l’activité solaire entre 1910 et 1968 est proportionnelle à l’écart existant entre le centre du Soleil et le centre de gravité du système solaire ». Au lieu d’attribuer le phénomène – intrus s’incorporant à la propre périodicité du Soleil – à une simple action gravitationnelle des planètes, il proposera un mécanisme magnétohydrodynamique où l’effet des planètes terrestres – elles comptent elles aussi – diffère de celui des géantes en les rejoignant. Bien que le sujet ait été longuement débattu, l’ensemble du milieu adhère à cette conclusion que l’agitation du Soleil s’accroît effectivement quand il est décentré du champ planétaire.

A sa suite, l’astrophysicien « anti-astrologue engagé », Jean-Claude Pecker, dira dans son livre Sous le Soleil (Fayard, 1984), s’adressant, péremptoire, au lecteur à propos de Jupiter et de l’activité solaire : « Il s’apercevra sans doute avec stupeur qu’il n’est pas exclu que les planètes influencent, par un juste retour des choses, l’activité solaire, mais il ne devra pas pour autant en conclure que l’astrophysique jovienne et solaire donne des armes à l’astrologie dont il n’est pas difficile de montrer l’inanité. » Et si cette démoniaque stupeur n’était pas déjà un sombre pressentiment minant sa croyance anti-astrologique, comme on le verra par la suite ?

Et puis, voici que dans le n° 747 (décembre 1979) de l’anti-astrologique Science et Vie, l’anti-astrologue de service Pierre Kohler, traitant de « 1980, l’année du Soleil en crise », après avoir évoqué les troubles divers des orages magnétiques dus au Soleil, en arrive à dire : « De là à en conclure que l’activité solaire joue aussi un rôle dans le déclenchement de certaines guerres ou révolutions, il n’y a qu’un pas, qu’il convient de ne pas franchir, à défaut d’études plus poussées dans cette voie. Remarquons toutefois que 1789, 1830, 1848, 1870 et 1968, années agitées de l’histoire de France, coïncident justement avec d’importants maximas d’activité solaire. » Il est vrai qu’il allait faire radicalement marche-arrière au n° 763 (avril 1981) dans un article intitulé : « L’alignement des planètes de 1982 : un mythe », en déclarant : « La preuve est faite mathématiquement, physiquement et historiquement que les alignements des planètes n’influencent pas le destin de la Terre, pas plus que celui du Soleil. » Il devait être contredit au moins historiquement sur le champ avec la guerre des Malouines entre la Grande-Bretagne et l’Argentine, survenue à une semaine de la concentration planétaire du 12 avril 1982, présentée par lui comme à l’appui de sa démonstration. On ne pouvait être mieux pris à son propre piège.

 

Vérité en deçà, erreur au-delà ?

Dans cette antichambre du palais d’Uranie, charnière à laquelle ils se jouxtent, l’astrophysicien aurait-il uniquement raison et l’astrologue entièrement tort ? Nul doute qu’un abîme les sépare. Le premier s’en tient à relever les « perturbations » effectives que nous subissons, au gré d’un système solaire oscillant entre centration et décentration , dont doit rendre compte l’explication physique . Alors que le second se trouve sur la piste des fluctuations d’un ordre cosmologique souverain : il s’agit de la fresque du devenir mondial de la « Grande Année » des anciens philosophes. Sa naissance se concevait à la configuration mère d’une conjonction de tous les astres du système solaire, alignement d’un primordial départ commun de tous les cycles planétaires, lancés dans une ronde circumsolaire sur une périodicité étendue jusqu’au retour du même état initial. L’élément de base du système est le cycle planétaire – révolution synodique à l’exemple de la lunaison mensuelle – avec la conjonction qui a valeur d’engendrement, le monde d’ici-bas se renouvelant et étant sujet à la g é n é r a t i o n (positif) au cours de sa phase ascendante (de la conjonction à l’opposition), puis à la c o r r u p t i o n (négatif) dans sa phase descendante (retour de l’opposition à la conjonction nouvelle).

Derrière ces cycles planétaires, c’est à travers les « perturbations » de ce mouvement de la Terre que se déroule le cours de cette marche rythmée de la Grande Année, celle-ci en épousant ainsi la trame géophysique. Si bien qu’en 1974, comme outil de prévision, j’en ai modélisé les fluctuations avec un indice cyclique livrant l’addition des distances interplanétaires (chaque cycle compté de 0° à 180° et de 180° à 0°) pour suivre principalement le flux et le reflux de l’ensemble des dix cycles des planètes lentes : Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et Pluton (il existe quand même, avec son important satellite), comptabilisées ici en position géocentrique pour un impact terrien, mais les positions héliocentriques n’en diffèrent que de quelques degrés. Nous verrons plus loin le diagramme de cet indice au cours du XXe siècle. Rien de plus simple que sa lecture avec la symbolique de son graphisme : la ligne monte quand dominent les phases ascendantes des cycles et baisse quand prévalent leurs phases descendantes, le bas situant les temps de rétraction (autour des conjonctions) et le haut ceux des dilatations planétaires (autour des oppositions). Ici, l’astronomique est le terrain commun d’un consubstantiel astrophysico-astrologique.

 

Cyclicités millénaires, séculaires et annuelles.

Avant de se concentrer sur nos temps présents, livrons-nous d’abord à une exploration au sommet. La conjonction étant dans le cycle la configuration maîtresse, rien n’est donc plus important qu’une conjonction de conjonctions, se rapprochant plus ou moins de l’état de la configuration-mère, la priorité revenant naturellement aux cycles des astres les plus lents. Dès lors, il convient en premier lieu de vérifier si l’histoire de l’humanité à ses plus hauts 4 moments se présente réellement au rendez-vous des suprêmes configurations de cette Grande Année.

A cette échelle, la plus considérable concentration planétaire à laquelle on peut remonter depuis quelques millénaires est la triple conjonction Uranus-Neptune-Pluton apparue autour de 574 avant Jésus-Christ (il faudra attendre l’an 3370 pour en retrouver une), et à laquelle s’est joint Jupiter l’année suivante. Epoque, selon les historiens, qui tombe sur la génération des prophètes et philosophes (Deutéro-Isaïe, Zarathoustra, Bouddha, Confucius, Pythagore, Héraclite, Thalès) desquels émane l’avènement même de notre civilisation, avec, à la fois, l’apparition des religions, dont certaines d’entre elles sont depuis lors toujours vivantes parmi nous, et la naissance de la rationalité en une élucidation logique de l’esprit, source du savoir scientifique moderne.

Depuis cette borne première, c’est ensuite tous les cinq siècles que les cinq planètes lentes se retrouvent le plus rapprochées les unes des autres, comme le montre ce modèle prospectif de « micro-grande année ». Or, il se trouve que la succession de leur rythme scande les grandes tranches de découpage du passé retenues par les historiens : engendrement du christianisme, disparition de l’Empire romain d’occident, le moyen âge s’étalant sur un millénaire. Puis, ici, à la Renaissance, dans un triangle allant de la venue de Gutenberg à la découverte de l’Amérique, s’engage une européanisation du monde où se développe la « civilisation de la chrétienté occidentale ». Micro-grande-année arrivée à son terme.

Sans doute n’est-ce là que l’approximation d’une vision globale, le lointain aperçu d’un parcours de vaste étendue. Mais, maintenant, c’est avec toute la précision désirée que nous allons nous plonger dans le zigzag de l’indice cyclique de tout le siècle écoulé que nous venons de vivre.

Dans le jeu d’extension-contraction du tissu planétaire, une première grande chute de repli s’observe de 1911 à 1919 (parallèle à l’écartement des centres de la figure de Flammarion), allant des premiers coups de canon balkaniques de la Première guerre mondiale à l’armistice, sur fond de grippe espagnole. Après la montée des années dites de la reconstruction de l’après-guerre (1919-1927) et une cuvette tombant sur la crise économique de 1929-1933, une seconde grande chute s’étale de 1936 à 1945 (nouvelle distension soliplanétaire de la même figure), de la première agression d’Hitler (Rhénanie) accompagnée de guerres locales (Ethiopie, Espagne, Mandchourie) à la fin de la Seconde Guerre mondiale, en bas de l’anse inférieure comme en 1918. Renouvellement de reconstruction d’après-guerre avec la remontée de 1945-1950. Mais la redescente de cette année-là accompagne l’éclatement de la guerre de Corée, flambée de « guerre froide » accompagnée de crises de décolonisation (Indochine, Tunisie, Maroc, Algérie …), et le bas de cette nouvelle anse inférieure tombe sur 1956, année orageuse de l’intervention soviétique en Hongrie et de la guerre franco-britannique de Suez accompagnant la guerre du Sinaï. C’est ensuite la plus forte hausse du siècle qui va jusqu’à 1964 et tombe sur l’euphorie de croissance et d’expansion des années soixante, un plafond de prospérité. Redescente de 1965 où (parallélisme avec 1950) les USA s’engagent militairement dans la guerre du Vietnam, et le bas de cette chute plonge sur 1968 même, année volcanique de l’intervention soviétique en Tchécoslovaquie (parallélisme avec 1956) et de la révolution contestataire de la jeunesse mondiale. Après une légère remontée, la courbe opère une chute vertigineuse qui commence en 1975 et finit en 1983. A l’automne 1974 s’installe la seconde grande crise économique du siècle qui, à l’entrée des années 80, aboutira à une récession mondiale : 31 millions de chômeurs à l’OCDE, pays surendettés et menace de faillites nationales (Mexique, Brésil, Pologne), outre la guerre Irak-Iran, véritable brûlot au Moyen-Orient ; et par-dessus tout, la tension de l’affrontement des euromissiles entre l‘Est et l’Ouest au bord d’une troisième guerre mondiale, ainsi que l’apparition d’ une nouvelle peste noire : le Sida. La remontée de 1984 à 1990, c’est tout à la fois le retour à la détente internationale avec l’engagement d’un désarmement américano-soviétique et le redressement de l’économie mondiale. La dernière pointe supérieure du siècle en 1990 tombe sur la chute du mur de Berlin de novembre 1989, suivie – l’autre face de la descente amorcée – de la guerre du Golfe et du réveil des nationalismes (Yougoslavie) en climat de trouble économique. Pour finir, le siècle s’achève sur un creux de vague en 1997 (crise économique asiatique) et surtout sur le ressort d’un élan ascensionnel exceptionnel plafonnant en 2003, accompagnant la trajectoire d’une considérable révolution du monde des communications par Internet coiffant la mondialisation, les internautes étant passés de 9 millions en 1996 à 124 millions en 2000, pour, peu après, dépasser le milliard … 2003 étant aussi l’année où le génome humain est séquencé, avec une première cartographie couvrant plus de 99 % de son territoire moléculaire.

Ce bilan nous fait ainsi considérer le processus cyclique dialectisé par une cohabitation des contraires/complémentaires de la conjonction qui est à la fois fin de cycle : évacuation d’un passé, et renouveau de cycle : accouchement historique, ambivalence de deuil et de naissance, la tendance penchant, suivant la conjoncture, plutôt dans un sens que dans l’autre. De même que l’opposition y fait figure à la fois de plénitude atteinte et d’amorce de repli.

Allons plus loin. Si l’indice cyclique lui-même est un potentiel donné qui a son flux et son reflux, il a comme dérivée l’ampleur de son débit, la charge de son transport. Ainsi, alors qu’il lui arrive de stagner en véhiculant un même volume comme de grossir en phase ascendante, le voit-on s’amplifier dans une chute accélérée de 90° en 1914 (recul massif de 1001° à 911°), et le record séculaire d’un effondrement annuel de 143° tombe sur 1940 ! Double résultat percutant. Ce seront ensuite les pointes négatives de 1952 (bombe thermonucléaire américaine et bombe H soviétique) ; de 1966-1967 (intervention chinoise dans la guerre du Vietnam avec révolution culturelle contagieuse) ; de 1978-1980 (nouveaux chocs pétroliers précipitant la crise économique, armée rouge en Afghanistan, Pologne en ébullition) ; de 1997 ( crise asiatique). Un contraste à remarquer : le maximum de croissance de l’indice dans son accélération positive tombe sur 1959-1962, années championnes de la prospérité économique en climat général de paix.

 

Du séculaire, nous passons à l’annualité. Le même phénomène d’effet de concentration s’observe au rythme annuel avec l’intervention des planètes rapides. Ainsi, la Seconde Guerre mondiale ayant eu comme configuration centrale une triple conjonction Jupiter- Saturne-Uranus en Taureau (suivie d’une conjonction Jupiter-Pluton début Lion), il se révèle que les temps forts de cette tragédie ont eu lieu surtout au printemps, alors que le trio Soleil- Mercure-Vénus venait se joindre aux planètes lentes : offensives allemandes à l’Ouest du 9 avril et du 10 mai 1940 ; en Yougoslavie et en Grèce du 6 avril 1941, puis en Russie du 22 juin suivant ; bataille de Midway du 5 juin 1942 ; chute de Mussolini du 24 juillet 1943 ; débarquement en Normandie du 6 juin 1944, capitulation de l’Allemagne du 8 mai 1945 suivie de la conférence de San Francisco (Organisation des Nations Unies) du 26 juin 1945. Outre, avec le dépôt à l’ONU, le 16 juin 1946, du plan Baruch sur la mondialisation de l’énergie atomique, le plan Marshall lancé le 6 juin 1947. De même, aux années 90 de la triple conjonction Saturne-Uranus-Neptune en Capricorne, c’est autour de décembre et janvier qu’eurent lieu les grands événements de cette époque : 1er Sommet Reagan- Gorbatchev les 19/21 novembre 1985, 1er traité de désarmement de l’ère nucléaire le 8 décembre 1987 et annonce du retrait des troupes soviétiques de l’Afghanistan le 8 février 1988 ; chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989 (8 astres rassemblés sur 66°), guerre du Golfe le 16 janvier 1991, disparition de l’URSS le 21 décembre 1991, accords de Maastricht le 7 février 1992 (7 astres sur une trentaine de degrés), traité de l’ALENA (réunion économique Etats-Unis-Canada-Mexique) le 17 décembre 1992 ; le 3 janvier 1993, signature américano-russe du traité START sur la réduction des armements stratégiques qui symbolise la fin de la « guerre froide » et entrées en vigueur de l’Acte unique de l’Union européenne le 1er janvier 1993, de l’ALENA le 1er janvier 1994, de l’accord de Schengen 7 entre 9 des 12 pays de l’Union européenne le 2 février 1994, de l’OMC (Organisation mondiale du commerce) le 1er janvier 1995 …

Il faut encore ajouter à cet ensemble d’observations le bilan d’une enquête statistique effectuée par Robert D. Doolaard, parue dans L’Astrologue n° 153 (1er trimestre 2006) : « Ondes de guerre 1500-2000 ». Son résultat, obtenu sur l’ensemble des guerres qui se sont déroulées sur ce demi-millénaire, met effectivement en valeur, de façon significative, la phase descendante des cycles, de Jupiter en particulier, dans leur apparition. Nous en avons un cas flagrant au XXe siècle où, en 1914, 8 des 10 grands cycles planétaires étaient ensemble descendants, et ils allaient même être 9 à s’y présenter en 1940 ! Voilà d’ailleurs ce qui explique l’avalanche qui fait s’effondrer l’indice cyclique de ces deux années ultracritiques du siècle. Tout cela ne fait-il pas clairement parler, en lui donnant son plein sens, la géophysique de la figure de Camille Flammarion où les lignes de l’extrême éloignement du centre planétaire au Soleil se croisent aux années 1919/1944 – le creux des guerres mondiales finissantes – l’une et l’autre entamant alors un retour vers l’astre central ?

Pour étoffer la compréhension de ce transfert direct de l’astrophysique à l’astrologique, encore convient-il de passer par l’ interprétation de configurations qui se succèdent à l’intérieur du cycle planétaire.

 

Le langage de quelques configurations

C’est, naturellement, le cycle planétaire en durée continue, tant dans la succession de ses phases internes que de son passage d’une unité à l’autre, qui, selon sa double nature astrale, donne son sens à chacune de ses successives configurations, continuum en modulation d’enchaînement de l’une à l’autre. Examinons plusieurs de ces familles cycliques à travers quelques-uns de leurs aspects.

Ce sont là figures élémentaires d’un rapport de distance angulaire entre deux planètes. A partir de la conjonction (0°), le cycle évolue par phases successives. Au plus simplifié, deux principales d’entre elles sont harmoniques, de tendance associative et créatrice : le sextile (60°) et le trigone (120°) et deux autres sont dissonantes, conflictuelles, destructives : le carré (90°) et l’opposition (180°).

En outre, chaque planète a son propre registre d’affectations. Sommairement, dans la dialectique Uranus-Neptune que nous traitons ici, s’établit un rapport d’unité à ensemble, d’individu à groupe, de force unique centralisée à pouvoir de masse, de puissance novatrice de modernisation (industrie, technologie) à aspiration collective, revendication idéologique, le premier concernant les valeurs de la droite politique : capitalisme, impérialisme, fascisme, comme le second les valeurs de gauche : syndicalisme, socialisme, communisme. Et dans la dialectique Jupiter-Saturne, le premier, de tendance souple et tempérée, incline à la modération, au libéralisme, à l’essor humain, mais peut dériver par excès à l’ambition expansionniste dévastatrice ; tandis que le second, profond et concentré, enclin à la rigidité et au durcissement, radicalise, totalitarise. Cette brève présentation suffit à rendre compte de la lecture des figures qui suivent.

Avec cette première, nous voyons évoluer un fragment du cycle Uranus-Neptune dans sa phase descendante, le premier s’approchant progressivement du second, effectuant avec lui successivement un trigone, un carré, un sextile et même un semi-carré (aspect mineur de 45°).

De s’être déplacé des signes du Taureau et de la Vierge à ceux des Gémeaux et de la Balance, le trigone étalé de 1939 à 1945, exprimant le rapprochement des extrêmes, se fragmente en deux épisodes successifs. D’une part, le pacte germano-soviétique de 1939- 1940, collusion du nazisme et du communisme (fait sensationnel prévu), et, d’autre part, l’accord anglo-américano-soviétique de 1941 à 1945, le capitalisme libéral et le communisme s’unissant contre l’ennemi commun. Le temps du carré des mêmes planètes, entre 1953 et 1958, situe la période où les anciens Alliés de la Seconde Guerre mondiale, vivent au contraire une phase critique, dite de la « guerre froide ». Durcissement personnifié par le Pacte de Varsovie de 1955 en riposte à l’OTAN des puissances occidentales, huit nations à régime communiste signant un traité de défense commune plaçant leurs forces armées sous commandement unifié, avec autorisation de grandes manœuvres à l’intérieur des pays membres, la Hongrie elle-même allant en être victime en 1956. Ce sera, la même année, l’intervention franco-anglaise à Suez, suscitant la menace d’intervention soviétique, suivie de la crise de Berlin de 1958, aboutissant à la construction de son mur en 1961. Arrive ensuite le sextil étalé de 1963 à 1968 qui, à l’inverse, accompagne l’installation de ce qu’on appellera la « coexistence pacifique ». Au lendemain de la tension ultime des fusées de Cuba en novembre 1962, un dégel s’amorce que va inaugurer, le 5 août 1963 à Moscou, un accord atomique américano-soviétique que viendront signer une centaine de pays, et considéré comme un « armistice de la guerre froide ». Pièce complétée par de nouveaux accords en avril 1964 et négociation aboutissant le 1er juillet 1968 à la conclusion du traité interdisant la dissémination des armes nucléaires. Quant au semi-carré de 1973, on le voit accompagner le bref épisode d’une crise aiguë à la guerre du Kippour d’octobre 1973 où une menace d’intervention soviétique provoque une riposte de Washington avec une mise en état d’alerte des forces américaines. Ce coup de froid provoque un déclin de la coexistence pacifique qui conduira, à l’entrée des années 80, à l’extrême tension de l’affrontement des euromissiles, jusqu’à frôler en 1983 une troisième guerre mondiale.

Ce graphique représente le même parcours du cycle Uranus-Neptune, prolongé cette fois jusqu’à son terme qui est la conjonction de ces deux astres en 1993. On sait ce qu’il advînt des relations américano-soviétiques à ce terminus cyclique : une coupure historique radicale avec la disparition de l’un des deux protagonistes.

Pour l’astrologue, il fallait bien qu’il y eût une conjoncture exceptionnelle qui accompagnât en 1989 le bouleversement général de la société mondiale, inauguré par la chute du mur de Berlin. Le compte y était largement car, cette année-là, alors qu’Uranus et Neptune entrent en orbe de conjonction, Saturne les rejoint en une triple conjonction, qu’au surplus Jupiter bombarde de son opposition (voir la dernière figure) ! Ce choc berlinois du 9 novembre, entraînait déjà avec lui une cascade de disparitions des « démocraties populaires », et allait être le point de départ de l’effondrement du vaste empire soviétique le 21 décembre 1991. Et rien ne pouvait mieux convenir, symboliquement, avec ce passage d’un ordre mondial bipolaire au monde unipolaire d’un unilatéralisme américain, que la fusion planétaire de ce retour cyclique à l’unité.

Alignons maintenant un tronçon de la Grande Année qui pose, cette fois, les rapports de trois cycles planétaires. Centralement le cycle Uranus-Neptune depuis sa conjonction antérieure de 1821, et, de part et d’autre, les cycles accompagnateurs Saturne-Uranus (droite) et Saturne-Neptune (gauche).

C’est autour de la grande conjonction Uranus-Neptune de 1821 que s’est opérée la révolution industrielle du XIXe siècle qui a radicalement métamorphosé la société mondiale, entrée dans les temps modernes sous le signe de la machine à vapeur, du chemin de fer, de l’éclairage au gaz, des progrès techniques de la mécanisation industrielle. Quand Jupiter rencontre cette conjonction en 1830, la faisant ainsi éclater, la société se renouvelle aussi avec la venue de la bourgeoisie au pouvoir, de la libre entreprise, des réformes électorales, du libéralisme, d’un début de démocratisation (Etats-Unis, Angleterre, France). Et, plus encore, en 1831-1832, alors que Sadi Carnot vient d’engendrer la thermodynamique, avec Faraday, Ampère et Pixii, la génératrice électrique fait son apparition : c’est la naissance de la « fée électricité » qui va devenir la reine du monde, métamorphosant toute la société occidentale, notre aujourd’hui vivant intégralement sous le signe d’Electra !

Parallèlement au déroulement de ce grand cycle 1821-1993 se succèdent trois cycles Saturne-Uranus et trois cycles Saturne-Neptune.

Alors que les conjonctions Saturne-Uranus antérieures de 1625, 1670, 1714, 1761 et 1805 ont accompagné les temps forts des rivalités impérialistes européennes – derrière l’avènement de Richelieu, les traités d’Aix-la-Chapelle, d’Utrecht, de Paris et le Premier Empire napoléonien – s’installe en 1852 le Second Empire du neveu, sous le signe d’un essor exemplaire du capitalisme, comme d’une expansion économique généralisée à l’Occident, surtout dans la phase ascendante. A la conjonction suivante de 1897, outre une relance de l’économie occidentale, ce sont les impérialismes qui se dressent (panbritannisme, pangermanisme, panaméricanisme …), les conquêtes coloniales battant leur plein dans un partage du monde au bord des affrontements. Arrive la conjonction de 1942, qu’amplifie la venue de Jupiter en une triple conjonction (1940-1942). C’est sous un pangermanisme revenu en force derrière le nazisme qu’éclate la Seconde guerre mondiale, allant par réaction relancer la puissance américaine, les USA s’emparant de la direction des affaires du monde en sortie de guerre et devenant l’un des deux pôles de la bipolarité mondiale, face à une Union soviétique également sortie victorieuse du combat.

Quant aux conjonctions Saturne-Neptune, antérieurement à l’œuvre en 1773 (la Boston Tea Party), alors que les colonies britanniques de l’Amérique du Nord font leur révolution pour conquérir leur indépendance, puis en 1809 où c’est au tour de l’Amérique latine de se libérer de ses chaînes coloniales, elles jalonnent les grandes étapes de l’autre pôle de la société. A la conjonction de fin 1846, on est au temps où est créée la « Ligue des communistes » et est lancé le Manifeste des communistes de Marx et Engels, et elle sera encore en orbe finissant quand déferle la révolution européenne de février 1848, la France détrônant son roi et s’offrant une république prolétarienne. Quand vient la suivante conjonction de 1882 naissent les partis socialistes d’inspiration marxiste, entrant sur la scène politique de leurs vies nationales. Notamment en Russie en 1883 où « Libération du travail » est fondé par Plekhanov. Et c’est à la suivante conjonction de 1917, le 7 novembre, que le parti bolchevik s’empare du pouvoir en Russie, tandis qu’à celle de 1953 prendra fin le règne de Staline.

Quand on regarde le diagramme et que l’on voit converger les lignes périphériques aux derniers points de 1942 et 1953 pour se joindre à la ligne centrale en une triple conjonction Saturne-Uranus-Neptune, on ne peut s’empêcher de penser que cette grande réunion planétaire constitue un gigantesque carrefour astronomique, tombant surtout sur l’année 1989, mais élargi à la conjonction centrale de 1993. Or, nul doute que se présenta alors un tournant crucial de l’histoire mondiale : non seulement la disparition de l’Union soviétique devait être à elle seule un événement monumental, mais encore, c’est en ces mêmes années que la société elle-même se renouvela considérablement avec l’apparition d’Internet : son réseau, expérimenté depuis 1984, allait être ouvert au grand public en 1991, ses hôtes ayant depuis lors dépassé le milliard d’internautes, cette révolution de l’Internet couronnant la mondialisation en cours et faisant entrer l’humanité dans un nouvel âge.

 

La prévision

Que conclure pour l’instant de ce substrat astrophysique de configurations qui se prêtent à une lecture astrologique ? D’une somme d’observations se dégage la répétition significative de similitudes en état de justification corrélationnelle, ce qui implique nécessairement l’essai prévisionnel pour en juger empiriquement la valeur. Une démarche du même ordre s’est présentée dans l’histoire de l’astronomie avec la découverte de Halley.

En 1682, Edmund Halley observe une brillante comète dans le ciel. L’idée lui vient de comparer son observation à celles de ses prédécesseurs. Il relève que la comète de 1607 observée par Kepler avait traversé la même région céleste que celle qu’il a sous les yeux. Il découvre ensuite qu’il en était de même pour la comète de 1531 traitée par Apianus ; puis encore pour celle de 1456 étudiée par Régiomontanus. Il note l’écart de 75-76 ans de l’une à l’autre et en conclut logiquement que les quatre comètes en question ne sont qu’un unique corps céleste dont l’ellipse ne le rend visible qu’au bout des mêmes années de retour autour du Soleil. Aussi, calcul de trajectoire tracée, annonce-t-il en 1705 que la comète de 1682 réapparaîtra en l’an 1758, et l’on devait la revoir en 1759, 1835, 1910 et 1986.

Or, la prévision astrologique est de la même espèce que cette prévision linéaire et finalisée de cométologie, reposant elle aussi sur la rythmique d’un phénomène répétitif, à la différence qu’au lieu d’un rapport de chronologie à uranographie, le synchronisme concerne un état céleste et un état terrestre, un signifiant astral et un signifié mondial : d’un côté, le calendrier planifié d’une configuration donnée, et de l’autre, un accompagnement historique censé lui correspondre. Dans la comparaison entre les deux opérations, on fait toutefois le saut tranquille d’un circuit fermé où se répète le même phénomène, au résultat incontestable, à celui, risqué, d’un rapport ouvert sur l’éventail de la diversité. Raison suffisante de ne pouvoir se contenter de similitudes recueillies du passé, produit spéculatif à discrétion du doux rêveur : le seul crédit qui puisse être concédé à la corrélation considérée est de la soumettre à l’épreuve de l’acte prévisionnel pour en obtenir un résultat concordant en série, obligatoire devenant la sanction de vérité de son aboutissement. C’est même au prix fort d’une confirmation énorme qu’il faut juger le phénomène, car si la configuration a derrière elle une puissance physique jusqu’alors insoupçonnée, encore faut-il que la prédiction de son effet atteigne son but, terminus de l’opération.

Il m’a été donné l‘heureuse circonstance de pouvoir me consacrer de très bonne heure à l’astrologie mondiale, ce qui m’a permis, études de comparaison historique effectuées sur des configurations à court et moyen termes, de m’engager pleinement dans l’aventure prévisionnelle. Jusqu’au bout du possible, c’est-à-dire en une prise de risque ultime traitant les configurations « au sommet » et à lointaine distance de leur échéance. Il s’agissait de savoir quelle valeur il convenait d’accorder à une aussi extrême aventure, quelle réponse l’histoire allait donner au terme du rendez-vous fixé par l’échéance astrale qu’un vertigineux éloignement rendait d’autant plus prestigieuse. Avec l’exigence envers soi-même de devoir renoncer délibérément à l’astrologie si rien ne devait répondre à une aussi immense attente...

Ainsi, un demi siècle à l’avance, j’allais prendre position sur la capitale configuration de la fin du siècle dans un article paru dans la revue Destins numéro 16 de mai 1947, texte intitulé : « Le cycle Uranus-Neptune 1821-1992 : la société capitaliste ». J’y exposais le déroulement de notre société moderne à travers ses phases, en situant quatre temps assimilés aux saisons, « l’hiver du capitalisme » allant du carré de 1953 à la conjonction de 1992. Ce texte finissait sur ces lignes : « Nous arrivons enfin au terme du grand cycle Uranus-Neptune, à la conjonction de 1992 qui fait prévoir une révolution profonde de la société entre 1981 et 1997, mais surtout en 1988-1989-1990, en raison des passages de Jupiter et de Saturne sur cette grande conjonction. Sera-ce la fin du régime capitaliste, une réforme capitaliste ou un nouveau régime ? Ce qui est certain, c’est que nous entrerons dans un monde nouveau. »

Quelques années plus tard, à la faveur d’une demande de prévisions du journal régional L’Yonne républicaine pour le nouvel an 1953, j’allais saisir l’occasion pour évoquer la clôture d’un grand cycle planétaire cette année-là, celui de Saturne avec Neptune, lié au communisme et à l’Union soviétique en particulier, en y signalant qu’à la conjonction précédente des mêmes astres en 1917 le parti bolchevik avait pris le pouvoir en Russie, un parti révolutionnaire venu lui-même du temps de la conjonction antérieure des mêmes astres de 1882. L’achèvement de son parcours devait être entendu comme signifiant une fin et un renouveau les concernant, annonçant ainsi « une relève du pouvoir au Kremlin ». A la surprise générale, Staline disparaissait le 5 mars 1953.

Cette prévision réalisée allait encourager une audacieuse aventure prévisionnelle. Elle pouvait n’avoir été qu’un heureux hasard, un coup de chance. Il fallait donc « remettre cela » pour vérifier si l’enchaînement cyclique était susceptible d’une quatrième répétition à la conjonction suivante. J’allais donc prendre position, d’abord, dans un ouvrage publié chez Grasset en 1955 : Défense et illustration de l’astrologie. Par cette annonce lapidaire : « A la conjonction de 1953, Staline meurt et l’URSS est en pleine métamorphose : elle engage un cycle nouveau qui la conduit à l’échéance capitale de 1989. » C’était, en effet, 36 ans plus tard que les mêmes planètes se retrouveraient en conjonction, nouvelle fin de cycle, l’envolée d’un tel éloignement de son expiration étant elle-même vertigineuse. Au surplus, cette fois, la visée prévisionnelle avait l’avantage de la sélectivité : c’est spécifiquement le monde communiste qui est pointé avec l’Union soviétique, et pour un bilan primordial ! Certes, comme généralement dans toute prévision informant seulement d’une valeur foncière qui donne un sens à la vie, tenant de l’essence des choses, l’inconnu existentiel n’en restait pas moins intégral quant au contenu formel, au vécu de l’événement, mais une page nouvelle de l’histoire devait y être tournée, grande coupure du temps attendue, la prévision étant posée dans toute la dimension vie-mort du radical terminus cyclique.

Parallèlement à cette formulation finale, j’en avais suivi les phases successives. Attente d’une détente et d’une construction au sextil Saturne-Neptune de 1959 : le XXIe congrès, l’amorce de la coexistence pacifique, Camp David, l’essor économique et la course prestigieuse à l’espace. D’une tension et d’une rupture au carré de 1963 : crise des fusées de Cuba et scission Moscou-Pékin (au carré du cycle précédent, c’était la rupture Staline- Trotski). D’une prospérité générale au trigone de 1965-1966 : coexistence pacifique, de Gaulle à Moscou et Kossyguine à Paris, rencontre de Glassboro, essor économique et technologique. Au sesqui-carré (carré plus semi-carré) de 1968 allait se présenter l’intervention des chars soviétiques en Tchécoslovaquie. A l’opposition de 1970-1971, l’expansion soviétique – du Caire à Hanoï en passant par Delhi – est à son apogée, mais le régime entre dans sa phase de déclin, sur le champ symbolisé par le Nobel du dissident Soljenitsyne, ravage intérieur accompagné du passage du flambeau de la révolution de Moscou à Pékin, nouvelle idole du communisme. Etc…

Je devais être plus explicite dans Le Pronostic expérimental en astrologie (Payot, 1973), un quart de siècle avant les événements : « A peu d’années de là, nous découvrons un trio planétaire tout à fait exceptionnel : Saturne, Uranus et Neptune se rencontrent au début du Capricorne au cours des années 1988 et 1989, plus significative étant l’année 1989 avec la triple opposition de Jupiter à cette conjonction. C’est ici que pourrait se fixer le sort de l’humanité pour tout le XXIe siècle. Nous avons vu notre société moderne capitaliste évoluer tout au long du grand cycle Uranus-Neptune depuis le début du siècle dernier. Nous avons vu également démarrer la dernière conjonction Saturne-Uranus de 1942 et la dernière conjonction Saturne-Neptune de 1953, les USA d’un côté et l’URSS de l’autre étant lancés dans une compétition à la suprématie mondiale ou à une formule de société universelle. Or, ces deux partants arrivent ici en fin de course, au même point et au même moment, comme pour se fondre en un unique courant. Cette destination commune et unique de 1989, c’est l’échéance à laquelle le monde tend à se renouveler pour enfanter une société nouvelle. De sorte que le grand rendez-vous de notre histoire tend à se présenter, après le profond bouleversement de 1982-1983, à ce triple croisement astral. » Le «profond bouleversement de 1982-1983 » en question, ce devait être, chargé de mort, surtout la venue du sida ; et porteur de naissance, l’avènement mondial de l’ordinateur personnel.

J’avais même déjà livré une formulation semblable de la même conjoncture quelques années plus tôt, dans Les Astres et l’Histoire (Jean-Jacques Pauvert, 1967) : « Cette triple rencontre planétaire, la plus importante réunion astrale de tout le XXe siècle (…), deux relances historiques (…), l’Américain et le Russe sous les espèces du principe capitaliste et du principe communiste (…). Ces deux partants sont en fin de course, l’un et l’autre, pour la dernière destination de 1988-1989, à l’échéance de laquelle le monde tend à se renouveler pour enfanter une société nouvelle. Indubitablement, le grand rendez-vous de notre histoire tend donc à se présenter à ce triple croisement linéaire qui va de 1988 à 1993. »

D’autres textes allaient marteler cette même conclusion et le dernier en date, paru dans L’Astrologue n° 85 du premier trimestre 1989 : « Orages sur 1989-1990 », devait toucher du doigt ce qui allait arriver, en faisant parler un nouveau cycle : « Ainsi, la seule opposition Jupiter-Saturne en elle-même (septembre 1989 à juillet 1990) est informatrice d’un tournant critique pour la Communauté européenne, directement mêlée à la crise nouvelle, condamnée à traverser une épreuve majeure avant de se présenter à son échéance historique de 1992. Mais surtout, il faut retenir que Jupiter passera à l’opposition de la conjonction Saturne-Neptune dans cette même période de septembre 1989 à juillet 1990.(…) Cela peut signifier un temps d’extraversion de courants révolutionnaires jusqu’à l’éclatement, ce qui promettrait des débordements populaires, massives descentes de rues avec risque de renversements de pouvoir. On songe à la possibilité de coups d’éclat de ce genre pour des pays qui étouffent comme la Roumanie, des pays de l’Europe de l’Est maintenus sous le carcan comme la Tchécoslovaquie … »

La chute absolument inattendue du mur de Berlin le 9 novembre 1989, avec la cascade de disparitions des « démocraties populaires » - résultat d’une avalanche de descentes de rues dans tous les pays de l’Europe de l’Est, même sous le froid et la neige en Roumanie – allait conduire en juillet 1990 à la réunification des deux Allemagnes, puis à la fin de l’Union Soviétique en 1991, ce qu’allait suivre encore l’étape Maastricht de l’Union européenne de 1992 !

Aussi grandioses que soient déjà ces transformations étatiques, c’est également la société entière dans ses profondeurs, à travers une prodigieuse mutation technologique, qui se trouve renouvelée à ce grand carrefour astral. C’est au milieu de la décennie 1990-2000 que le terme de « globalisation » fait son apparition dans la presse financière américaine. Créée en 1995, l’OMC (Organisation mondiale du commerce) accompagne un marché unique de la planète sous le signe de la mondialisation, pour le meilleur et le pire. Dans plusieurs de mes textes, je faisais précéder le cap ultime de 1988-1993 d’un premier temps fort de 1981-1984 (5 grandes conjonctions s’y formaient) devant préparer l’avenir de cette fin de décennie. C’est là qu’éclata la métamorphose radicale du paysage des communications par l’informatique, notamment avec le téléphone portable, mais surtout avec l’historique avènement de l’ordinateur personnel ! Si bien que le cap de la triple conjonction Jupiter- Uranus-Neptune de 1997 – en parallèle avec la précédente de 1830 – allait être, notamment avec l’apparition des cultures OGM dans le monde, celui de l’expansion foudroyante de la messagerie Internet, avènement d’une mondialisation personnelle, couronnement de l’homme dimensionné à l’universel.

 

Conclusion

Désormais est donc identifiée la souche géophysique de l’exploration astrologique, quel que soit le contenu de ses propriétés ou la nature de l’accord vibratoire de son point de suture, la phase ascendante des cycles planétaires (temps de génération) rapprochant les centres solaire et planétaire l’un de l’autre, et sa phase descendante (temps de corruption) les en éloignant, synchronisation des oscillations convergentes et divergentes soli-planétaires, ce substrat astrophysique se prêtant ainsi idéalement à une lecture astrologique. L’établissement de ce pont peut, dans l’état présent, s’énoncer ainsi : passant du dixième mouvement des « perturbations » de la Terre à l’indice cyclique qui en expose un déroulement chronologique, de la même manière qu’il y a d’autant plus d’activité solaire que le Soleil est décentré par rapport au système planétaire, avec ses répercutions terrestres, il y a, parallèlement, d’autant plus d’agitation dans le monde (en crise ou renouveau) que les planètes s’approchent de l’état de conjonction, temps des plus grandes turbulences de l’histoire (les 14 années des deux guerres mondiales totalisent 11 grandes conjonctions, sur un champ où 13 autres se disséminent, sur une cinquantaine d’années ; 2 tombent en 1914 suivies d’une 3e en 1917, 3 en 1940-1942, suivies d’une 4e en 1943, puis 2 en 1968-1969 …). Telle est la pierre angulaire d’un débat décisif sur l’astrologie qui s’impose, partie émergée d’un iceberg. Un problème est maintenant posé à l’historien des sciences : avec la lecture de la reproduction de Flammarion, l’astrologue se fraye le passage par un champ sémantique du devenir – le langage astral - là où l’astronome demeure muet face aux phénomènes célestes qu’il observe.

Et faut-il encore renouveler le défi prévisionnel en annonçant maintenant un cap historique particulièrement critique pour la planète avec la conjonction Jupiter-Saturne-Uranus à l’opposition de Neptune de 2080 ? Outre l’indice cyclique actuel qui pique du nez vers sa première chute séculaire de 2010…

Mais rien n’est plus difficile que de renverser le préjugé établi d’une communauté d’hommes de science dont la spécialité expose à une inadéquation de jugement sur sa voisine astrale tellement à ses antipodes, comme il en est de l’état d’esprit dominant des astronomes et astrophysiciens vis-à-vis de l’astrologie, naturellement aussi – et on les comprend sur ce point - en répugnance compréhensible du spectacle d’une pratique confinée dans son ghetto et livrée au populaire. Cette corporation en reste de la sorte au bord du chemin, croyant savoir la vérité sur son compte et ignorant qu’elle s’en tient à un véritable préjugé collectif.

Cette fermeture d’esprit n’empêche pas de devoir se poser sérieusement la question à son sujet, comme le préconise l’historien des sciences Pierre Thuillier quand il déclare légitime de savoir d’abord « ce que vaut l’astrologie par comparaison avec les sciences proprement dites ». Car, aucune preuve scientifique formelle ne l’ayant anéantie, n’étant que décriée en vain par ses adversaires selon ce qu’ils croient savoir d’elle – témoin cette ritournelle d’un zodiaque chamboulé par la précession des équinoxes, se trompant de cible comme si l’on se savait pas que c’est la géophysique de l’immuable cycle annuel du Soleil qui confère leurs attributs aux signes, vocable étendu gratuitement à de vaines constellations accompagnatrices… - n’y aurait-il pas, en fin de compte, au moins une part de vérité dans la spéculation de la Grande Année que, dans son magistral Système du Monde, Pierre Duhem qualifie de « dogme le plus éminent de l’astrologie » ? Est-ce si stupide de concevoir ce compendium d’une périodicité de l’univers dont l’unité rythmique commence et finit à un point zéro, à l’image d’un big-bang, qui fonctionne de toute façon au niveau du cycle planétaire ? Ce thème cosmologique est d’abord l’héritage culturel d’une haute tradition qui ne pouvait avoir dans l’histoire de la pensée humaine plus noble lignage ni plus vaste consensus universel, venu de Pythagore, Platon et Aristote et repris en chœur par tant de grands esprits.

Et il n’est pas si simple de se débarrasser à bon compte d’un tel « mythe » des anciens. Au cœur de la vie, l’être humain porte en soi un Homme universel contenant le devenir de l’humanité, dont l’esprit reflète et restitue la loi de son milieu naturel. Fondée dans les dimensions de l’espace et du temps, l’âme humaine, en tant que principe de vie identifiée à la force animatrice du monde, adhère au fondement ordonnateur de l’univers, habitée qu’elle est donc par une telle « image primordiale » du devenir cosmique.

Il y a là, assurément, matière à un débat de fond. Au milieu du siècle dernier où régnait la vision quasi-pascalienne d’un l’Homme seul dans l’immensité indifférente des cieux d’où il avait émergé par hasard, un rationalisme radical tenait à se désengager du milieu, stigmatisant « l’ancienne alliance » d’un animisme unissant l’Homme à la Nature, niant ou annulant ce lien dans un souci d’objectivité. Disposition qui se heurte, néanmoins, à une vision universelle selon laquelle l’évolution de la biosphère jusqu’à l’homme serait dans la continuité sans rupture de l’évolution cosmique elle-même, étant admise la profonde et rigoureuse unité, à l’échelle microscopique, du monde vivant tout entier, par quasi-identité de la chimie cellulaire dans la biosphère entière. D’autant plus que la physique quantique débouche sur un principe de non-séparabilité consacrant l’indivisibilité de l’univers, en considération d’un principe anthropique selon lequel l’observateur est en inter-relation avec l’objet observé. N’y aurait-il pas là la voie d’un retour au point de départ de l’intuition philosophique de l’astrologie, laquelle avait prôné l’unité du monde dont l’interdépendance des parties lie silencieusement l’Un au Tout, ne fût-ce que discrètement ?

Devant un tel débat, le principe d’un programme de Grande Année inscrit dans la trame de l’univers ne peut être rejeté à priori et demande une fois pour toutes à être pris enfin en considération. Il faut le dire au grand jour : il n’est plus absurde d’interroger Gaïa, notre planète, parmi le champ cosmique d’Ouranos, dans la perspective d’être éclairé sur notre devenir grâce à cette élévation au-dessus de notre propre globe terrestre. Malgré la résistance d’un surmoi autistique qui verrouille collectivement maints savants tournés vers le céleste, comme s’ils devaient s’interdire d’aller librement jusqu’au bout d’eux-mêmes.

On en est encore à André Danjon, prestigieux directeur de l’Observatoire de Paris au milieu du siècle dernier, déclarant dans une interview au Petit Parisien : « Je peux simplement vous dire que vous ne trouverez pas un seul astronome croyant aux influences astrales. » Comme s’il fallait « croire aux influences astrales » sans plus s’interroger là-dessus ! Faut-il se heurter là à un préjugé schizoïde qui refuse de poser l’Homme, particule d’univers, produit de la Terre et du Cosmos et ultime jalon de l’évolution, au centre de la vie cosmique ?

Déjà, dans sa réputée Astrologie grecque (1899), Bouché-Leclercq avançait : « On peut écrire l’histoire de l’astrologie maintenant qu’elle est définitivement morte. ». Alors que le cadavre n’était pas refroidi, allait se substituer à lui un fantôme hilare. Le fameux manifeste de 1975 de la revue américaine The Humanist, signé en pétition par 192 « scientifiques éminents », dont 19 prix Nobel - combien d’entre eux avaient-ils mis seulement le nez dans un bouquin astrologique ? – concluant que notre connaissance « n’a aucune base scientifique et que les preuves de sa non-existence sont bien établies » ne fait pas mieux, tout à la fois en matière de compromission par ignorance véritable du sujet, de condamnation erronée (pour ne pas dire mensongère) et d‘abus manifeste du principe d’autorité ! 114 autres parmi la même compagnie, tel le protestataire astrophysicien Carl Sagan, refusèrent toutefois de jouer les moutons de Panurge.

Or, tant que l’on en restait au milieu du gué, à croire seulement que le passé s’alignait sagement sur la configuration, on pouvait s’autoriser à nier ou à douter , mais cela devient moins tolérable depuis que l’on fait le saut sur l’autre rive, où la prévision réussie se présente comme un aboutissement du savoir. Opération reconductible …

Il faudra bien considérer comme un fait établi que l’expérimentation prévisionnelle des cycles planétaires livre au moins des résultats, même si l’on n’a pas encore les moyens scientifiques d’en fournir une pleine explication, la dynamique du fruit de la connaissance étant de toute façon préférable au statique immobilisme du préjugé. Tôt ou tard, on sera tenu de restituer à l’astrologie sa part de vérité.

Selon Pierre Thuillier lui-même, « le déclin de l’astrologie au XVIIe siècle n’est pas le résultat d’une critique purement rationnelle, d’une démonstration en bonne et due forme. En fait, cette prétendue science n’a pas été réfutée ; elle est tombée en désuétude. » (D’Archimède à Einstein, Fayard, 1988). Devenue obsolète, en quelque sorte, sous la caustique d’un cartésianisme réducteur qui sape alors seulement son « idée-force », le rejet mou qui l’évacue n’installe qu’une simple « idée reçue » sans fondement, son fond de vérité devant pourtant déloger celle-ci en fonction d’une évolution de l’être humain découvrant la subtilité de sa vie intérieure profonde, jusqu’à aboutir à une résurrection en discipline renouvelée. S’il n’existe pas encore au sein du paradigme scientifique de « modèle » constructible dans lequel pourraient s’insérer les « faits » astrologiques, ceux-ci n’en sont pas moins là et obligent le monde scientifique à combler cette lacune, sans nul doute à son profit.

Et puis, il n’y a pas que l’expérience prévisionnelle mondiale qui interpelle – livrée ici à deux seuls cas – car c’est le dossier entier de l’astrologie qui se trouve ouvert à nouveau pour une révision de son statut. Ce qui nous oblige à revenir sur le terrain de l’astrologie individuelle avec les débats statistiques antérieurs sur lesquels ses adversaires ont été mis à l’épreuve d’une façon inattendue.

Une première génération de statistiques s’est présentée avec les affrontements de Michel Gauquelin (initialement adversaire finissant défenseur partiel malgré lui) face à trois organismes rationalistes : le « Comité para » belge, l’américain « Committee for the Scientific Investigation of Claims of the Paranormal » et le « Comité français pour l’étude des phénomènes paranormaux » sous l’égide de Science et Vie. Débats dont il a fait part dans son ouvrage : La vérité sur l’astrologie (Le Rocher, 1985). Lesquels finirent par se concentrer sur la question de savoir si une présence particulière de Mars observée au lever et à la culmination supérieure de champions sportifs pouvait valider la cause astrologique. Cas retenu d’une façon exclusive, comme s’il devait s’agir d’un accident fortuit.

Alors que le même phénomène se reproduit en série comme le montre le présent tableau extrait de son livre Les hommes et les astres (Denoël, 1960). Non seulement pour Mars également avec les chefs militaires et les médecins-chirurgiens, mais aussi avec Saturne et les hommes de science, Jupiter et les politiques comme les acteurs, Vénus et les artistes, la Lune et les littéraires … Ce qui se répète ici en un faisceau unifié, c’est à la fois la concordance symbolique du tempérament planétaire traditionnel avec sa catégorie professionnelle correspondante et la position des astres aux mêmes deux lieux privilégiés du mouvement diurne. Bref, c’est à chaque fois l’astre attendu qui est venu se pointer et aux lieux où on l’attendait. Refuser de considérer l’ensemble relève d’une affligeante myopie intellectuelle, sinon d’une indécente mauvaise foi. D’autant que le phénomène se renouvelle dans la comparaison parentale : l’enfant a tendance à naître au lever ou à la culmination de la même planète qui s’était levée ou avait culminé à la naissance de son père ou de sa mère, témoignage d’une transmission de tempérament planétaire commun.

Admettons, à la rigueur, que les résultats, si évidents qu’ils apparaissent visuellement, soient jugés trop faibles pour vraiment s’imposer. Le constat de cette minceur fait comprendre l’éclipse de l’astrologie au temps cartésien du doute, subtile par nature étant la « détermination astrale », mais que nous ne pouvons plus tenir pour nulle aujourd’hui que nous en savons plus sur la subtilité elle-même de l’être humain en ses profondeurs psychiques. Ne serait-ce pas ainsi reculer pour mieux sauter dans l’addition de nouveaux bilans ? Une nouvelle génération arrive qui, cette fois et en force, met en scène tout une population nationale et introduit le Soleil lui-même au cœur des trois primordiales manifestations de la vie humaine : s’accoupler, procréer et décéder.

Telle nous arrive l’exploration effectuée par Didier Castille, muni cette fois des ressources de l’INSEE, qui révèle ce triple apport du phénomène solaire :

1 – Du lot des 6,5 millions de mariages français qui ont été conclus au cours des deux décennies 1976-1996, il apparaît que les unions s’accroissent progressivement à mesure que se rapprochent les anniversaires de naissance des époux, et le maximum d’unions survient – pointe centrale d’un accent circonflexe étendu sur l’année – lorsque les « conjoints » célèbrent ensemble leurs anniversaires le même jour du calendrier. Ce qui se prête à l’expression d’un attrait narcissique du semblable poussant à l’accouplement.

2 – Du lot des 15 millions d’enfants nés en France entre 1977 et 1997, un phénomène identique se reproduit lorsque le couple engendre : des mêmes unions sont venues d’autant plus de naissances que l’accouchement se rapproche de l’anniversaire natal de l’un des parents (ici, figure pères-enfants), pour tomber sur un maximum de parents-enfants nés le même jour de l’année. Ce qui exprime une composante de reproduction du semblable de la parenté, telle une souche commune.

3 - D’une totalité portant sur 9 millions 900.000 personnes, c’est à la date de leurs anniversaires que surviennent le plus de décès. Un simple petit indice de bouclage de cycle.

Il existe donc, enfin, un ensemble de bonnes raisons de se pencher, cette fois plus sérieusement, sur le dossier de l’astrologie ; quoi qu’il en soit, tôt ou tard, cette réhabilitation s’imposera. Mais, pourquoi ne pas céder déjà à la tentation de faire enfin la lumière sur ce qu’il y a d’authentique dans l’art d’Uranie, délivré de ses sortilèges ?

Paris, 23 septembre 2008.

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