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la typologie jungienne

 

 

L'Astrologie n'est pas née avec vous! De très loin...

Voilà, plus que jamais, ce qu'il faut dire en ce monde où, de plus en plus, chacun est enclin à faire commencer les choses à partir de sa précieuse per­sonne. Dans une innocente disposition à oublier deux millénaires d'histoire et à effacer les traces de tant de grands esprits transmetteurs d'un précieux savoir, maintenant si dédaigné. Jamais tant n'est apparue une si déplorable écoute de ses prédécesseurs.

Même seulement à propos d'un sujet moderne de notre temps, chacun devrait s'aviser qu'il n'arrive pas le premier à sa rencontre, que d'autres avant lui sont pas­sés par là, et qu'il serait bon d'entendre ce qu'ils ont dit. Tel est l'exemple que va nous donner la typologie de C.G. Jung, qui a inspiré divers auteurs.

Rien ne vaut de se livrer à un historique - si court soit-il, puisque Jung a donné naissance à sa typologie à partir de 1913, dans le milieu de langue allemande, et que ses Types Psychologiques sont parus en langue fran­çaise à la Librairie de l'Université, Genève, seulement en 1950 - pour suivre le fil de pensée que l'on a brodé sur son sujet. Historique général seulement car, malgré l'efficace assistance de mon cher Henri Latou, je n'ai pas la prétention de citer tous les travaux qui ont été faits en la matière.

Les premières traces nous sont venues de l'alle­mand H.F. von Kloeckler. Pour le baron médecin, déjà dans les années trente, extravertis devaient être l'hé­misphère zodiacal printanier et estival, ainsi que l'hé­misphère supérieur du ciel; introvertis du même coup, l'hémisphère automnal et hivernal ainsi que l'hémis­phère inférieur.

Le thème général de la typologie jungienne est déjà embrassé, pour la première fois à ma connaissance, par E. Saenger dans sa communication faite au IVe Congrès International d'Astrologie de Paris en 1937 : L'Astrologie scientifique et les découvertes récentes de la psychologie.

A ce premier contact - hélas, il ne sera que trop lar­gement suivi... - il pose des corrélations purement zodiacales. Avec lui, l'on voit apparaître une réparti­tion, qui va faire fortune, des extravertis et introvertis alternativement dans les signes masculins et féminins; outre qu'il y case les quatre fonctions en quadrature. Ce qui donne :

Bélier  Ex active                   Balance  Ex passive          Cancer In passive

Poisson  In active                 Taureau  Sensation in       Lion Sensation Ex

Gémeaux  Pensée               Ex Vierge  Pensée In         Sagittaire Sentiment Ex 

Capricorne  Sentiment In     Scorpion  Intuition In          Verseau Intuition Ex.

Peu après, dans son Introduction à l'Astrologie (Payot, 1939), Henri Beer se contente de faire des extravertis des natifs diurnes de 10 à 14 heures, et des introvertis des natifs nocturnes de 22 à 2 heures du matin.

Dans l'après-guerre et dans le milieu germanique, Reinhold Ebertin ne s'intéresse qu'aux deux types d'at­titude, associant l'extraversion aux éléments Feu-Air et l'introversion à ceux de la Terre et de l'Eau.

La démarche se conçoit. Il convient ici de préciser que l'incontournable typologie tempéramentale tradi­tionnelle n'a pas cessé d'être comparée aux typologies nouvelles. Jung lui-même - suivi là-dessus par l'en­semble des caractérologues et biotypologistes - assi­mile l'extraversion aux deux types Chauds Sanguin - Bilieux, et l'introversion aux deux types Froids Lymphatique - Nerveux.

Dans le milieu suisse, Adophe Ferrière, avec son Mystère cosmique (Cahiers astrologiques, 1949), conti­nue d'associer les fonctions aux signes, mais en utilisant cette fois (la première ?) les triplicités, sa répartition n’ayant toutefois séduit personne :

Sensation : Eau – Sentiment : Air – Intuition : Feu – Pensée : Terre.

Avec Dane Rudhyar, qui fait pratiquement fi des éléments, nous arrive un nouvel assemblage corrélationnel. C’est le mouvement diurne, cette fois, qui est pris en compte. Il estime que la fonction Intuition adhère à la valeur phénoménale de l’AS, comme il lie la Pensée au MC, la Sensation au DS, et le Sentiment au FC. Selon Alex Ruperti, il loge ces fonctions dans les quartes, de sorte que le cadran Sud Est fait ressortir la Pensée, le Sud-ouest la Sensation, le Nord-ouest le Sentiment et le Nord-est l'Intuition. Outre que l'extraversion est toujours en affinités avec l'hé­misphère supérieur, comme l'introversion avec l'inférieur.

Une classification du même ordre devait être pré­sentée dans le n° 7 des Cahiers Astrologiques (janvier-février 1947) par le Dr Jean Lombard, qui fut Directeur du Département de biotypologie à l'Institut Carrel, que le Dr Albert Méry a rappelée dans son récent ouvrage : Nouvelles bases pour l'Astrologie (édité par l'auteur en 1987). Mais les corrélations ne sont plus les mêmes que celles de Rudhyar, à l'exception d'une seule sur les quatre : La Sensation prend place entre l'AS et le FC, le Sentiment entre le FC et le DS, la Pensée entre le DS et le MC, et l'Intuition entre le MC et l'AS. Ici, l'on ne retrouve plus les axes Sensation-Intuition et Pensée-Sentiment, auxquels Jung paraît si attaché. Pour le reste, ce médecin parle d'une orientation introvertie liée à l'axe de l'horizon et d'une orientation extravertie tenant du méridien. Mais cet auteur ne se présente pas comme un astrologue; il cherche seulement à com­prendre un ordre des valeurs astrologiques, sa démarche demeurant assez intellectuelle.

Au milieu du siècle en Autriche, Wilhelm Knappich, dans son Der Mensch im Horoskop (1951), revient au double clavier déjà préconisé par von Kloeckler en ce qui concerne les types d'attitude, tandis qu'il préconise pour les fonctions une répartition triplicitaire qui va rallier le plus grand nombre :

Intuition :             Feu

Sensation :         Terre

Pensée :             Air

Sentiment :         Eau.

Dans le même temps, à l'école du Centre Internatio­nal d'Astrologie à Paris, j'enseigne que, pour l'essentiel, les extravertis sont des jupitériens et les introvertis des saturniens, en précisant que l'on est plus particulière­ment extraverti dans le secteur où se loge Jupiter (dans le métier ou la situation s'il est en VI ou X), et plus parti­culièrement introverti dans celui qu'occupe Saturne (avec ses proches ou sa famille si en III ou IV)... Pour la pre­mière fois, à ma connaissance, la planète en tant que telle intervient en premier lieu dans le débat. La répar­tition qui, sous ma plume, est proposée dans L'Astrolo­gie en liaison avec les typologies (Section psychologique du C.I.A., 1957) est la suivante:

"Extraversion: essentiellement Jupiter ; secondaire­ment Mars, bien que non spécifiquement; occasionnelle­ment le Soleil (suivant son signe) également Uranus. Outre les toiles de fond de l'hémisphère supérieur et de l'hé­misphère zodiacal printemps été, indices d'appoint insuffisants par eux-mêmes."

"Introversion: essentiellement Saturne ; secondaire­ment la Lune (suivant son signe) et Neptune ; outre les indi­ces d'appoint de l'hémisphère inférieur et de l'hémis­phère zodiacal d'automne-hiver."

"S'il est une correspondance qui s'impose, c'est bien celle des deux planètes et des types d'attitude de C.G. Jung: Jupiter correspond à l'attitude extravertie et Saturne à l'attitude introvertie." Phrase d'attaque du cha­pitre consacré aux "Types d'attitude" dans Jupiter & Saturne (Section psychologique du CI.A., 1951), où je me risque à dire ensuite que le premier s'approche du type Sensation extravertie et le second du type Pensée introvertie. Dans le même chapitre de Soleil & Lune (1953), je mets en garde contre le danger d'une simplification consistant à faire du premier exclusivement une valeur d'extraversion et de la seconde uniquement une valeur d'introversion[1]. Je reste aujourd'hui parfaitement d'accord avec les 3 pages que j'avais alors consacrées à ce sujet, ainsi que sur la recommandation de marcher sur la pointe des pieds en abordant les qua­tre fonctions. Que je tente d'aborder empiriquement dans L'Astrologie en liaison avec les typologies en propo­sant quelques corrélations, au titre de premières sug­gestions :

Pensée : Mercure - Saturne – Capricorne

Sensation : Jupiter - Taureau

Sentiment : Vénus - Balance - Cancer

Intuition : Uranus - Neptune - Verseau - Poissons

Hors du champ astrologique, l'on voit le Dr. Louis Corman, poussant plus loin son association dila­tation,  rétraction, déclarer dans son Nouveau manuel de morphopsychologie (Stock, 1966): "Le type Jupiter est un extraverti... (...) "Le type Saturne est un introverti"...

Dans le n° 76 de septembre-octobre 1958 des Cahiers Astrologiques, Roger Knabe et Paul Colombe! consacrent un copieux article à une brochure de 104 pages (Innenmensch und Aussenmensch, Zenit-Verlag, 1956), traitant spécifiquement ce sujet, du Dr Walter A. Koch, l'autorité astrologique de l'époque en Allemagne de l'Ouest.

"Extraversion et introversion se reconnaissent à la prédominance des planètes en signes extra ou introver­tis", lesquels se succèdent de signe masculin à signe féminin. Même les maisons sont alternativement mar­quées par cette tendance : Secteur I extraverti, secteur II introverti, secteur III extraverti... Outre que "l'extra-version du Moi se manifeste par la prépondérance des planètes au-dessus de l'horizon". Les planètes ne sont toutefois pas oubliées : "II ne faut pas négliger non plus le rôle des planètes. Si Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Uranus sont plutôt extravertis, Saturne et Neptune sont plutôt introvertis, tandis que le Soleil et la Lune sont essentiellement variables". Sa conclusion est de prendre en considération: les positions en signes; les dominantes planétaires (les planètes dans les angles sont renforcées) ; le maître de tension (méthode Meier-Parm); l'Ascendant (lui attribuer 2 points; 1 seulement si le 2e signe ascendant occupe plus de la moitié du 1er secteur); outre le sexe (2 points au Soleil pour l'homme et 2 points à la Lune pour la femme) et l'âge, la jeunesse étant plus extravertie et l'âge avancé intro­verti. En ce qui concerne les fonctions, il en vient à une répartition planétaire : Pensée : Mercure Saturne - Sentiment : Vénus - Sensation : Lune – Intuition : Uranus   .

Du côté britannique, The Astrological Journal, Vol. II, n° 4, de septembre 1960, présente une étude de Katina Théodossiou dans laquelle est reprise la corréla­tion extraversion-signes masculins, introversion-signes féminins, à quoi s'ajoute un luxe de notations par décans ! La Sensation est associée à la Terre et la Pen­sée à l'Air.

Un rebondissement d'intérêt se produit en 1976 lorsque le londonien Jeff Mayo fait état d'une enquête portant sur 1795 sujets, testés selon leurs signes solai­res en fonction d'un questionnaire de personnalité mis au point par le célèbre psychologue Hans Eysenck: les signes masculins présentaient un excédent de positions pour les traits extravertis, les féminins étant par contre en-dessous de la barre. L'année suivante, une sembla­ble enquête du Néo-Zélandais MacD. Jackson sur 338 sujets paraît également aller dans le même sens.

Au courant du résultat, Hans Eysenck et son statisti­cien Owen White décident avec Mayo de refaire une nouvelle enquête portant sur 2323 sujets, également concluante, qui paraît dans le Journal of social Psychology, 105, 1978, que reproduira l'Astrological journal, Vol. XXI n° 4 de l'automne 1979.

Mais des enquêtes diverses venant des U.S.A., d'Australie et du Canada, négatives elles, sèment le doute. Quand, après sollicitation de Eysenck, Michel Gauquelin examinera à son tour plus de six cents sujets, il ne retrouvera plus le zig-zag de la répartition solaire des traits extravertis de signes masculins à signes féminins. Désenchantement ! La découverte d'une certaine cause des résultats positifs antérieurs est finalement faite, mais je réserve cette surprise au lec­teur du dernier livre de Michel Gauquelin : La vérité sur l'astrologie (Le Rocher, 1985). Un nouveau test du bri­tannique Brian Riley, impliquant cette fois l'AS et les astres rapides, révélera également un résultat négatif aux lecteurs du n° de mars 1984 à L'Astro-Psychological Problems.

En ces mêmes années, en Suisse alémanique, Bruno et Louise Huber se singularisent en attribuant l'intro­version à l'hémicycle gauche de l'AS et l'extraversion à l'hémicycle droit du DS. Tandis qu'en France, Claire Santagostini, en recul par rapport à l'enseignement commun que nous faisions à l'école du C.I.A., reprend à son compte, dans ses derniers ouvrages, l'alternance des signes centripètes et centrifuges comme valeur pre­mière des types d'attitudes.

Gilles Verneret (Astrologue N° 81) est, à ce jour, le dernier à venir s'échouer sur ce rivage perdu...

Entre-temps, il s'est pourtant passé quelque chose d'important dont l'histoire est rapportée par M. Gau­quelin dans son dernier ouvrage.

Dans un article de New Behaviour de mai 1975, H. Eysenck émet la prédiction que l'introversion devrait être liée à Saturne, l'extraversion à Jupiter et Mars. Ce qui devient le point de départ d'une enquête soumise à un traitement statistique approprié, à laquelle participent le psychologue, son épouse Sybil, chargée de sélection­ner les mots-clés de chaque catégorie pour recomposer les tableaux des deux types jungiens, et M. Gauquelin. Le résultat fut publié dans le n° 18 de 1979 du British Journal of Social & Clinical Psychology.

Il confirme "les hypothèses faites en 1975 par Hans Eysenck. Les "introvertis" définis par Sybil Eysenck naissent bien plus souvent que ne le voudrait le hasard avec Saturne dans les secteurs clés du lever et de la culmination; les "extravertis" définis par elle viennent au contraire au monde lorsque Jupiter et Mars occupent ces zones du ciel. En revanche, les introvertis "évitent" de naître lorsque Jupiter et Mars se lèvent ou culmi­nent, et les extravertis "évitent" de naître lorsque c'est Saturne qui traverse ces zones du ciel." Ce texte accompagne la présente figure extraite de La Vérité sur l'astrologie. Une seconde statistique faite sur 5000 traits de 500 sujets américains (in Personality & Individual Différences, 2, 1981) aboutit aux mêmes conclusions.

La confirmation de la prédiction de Eysenck ne doit pas faire oublier les corrélations que -bien avant ces bilans statistiques, puisque remontant aux années cin­quante - j'ai personnellement préconisées en ce domaine de la typologie jungienne. Avec toute une lignée de praticiens, d'enseignants ou d'auteurs, l'astro­logie a fonctionné d'une façon correcte en la matière : en France, Paul Colombet, Régine Ruet, Jacques Berthon, François Villée, Dr Albert Méry...; en Italie, Rosanna Zerilli, Lisa Morpurgo, Ciro Discepolo; en Espagne, Joaquin Teixidor, J.L. San Miguel de Pablos... Ici, la latinité est à l'honneur!

Plutôt médiocre la dernière publication sur le sujet d'Arthur Dione : Jungian Birth charts (The Aquarian Press, 1988). Les signes doubles se donnent le luxe d'être à la fois extravertis et introvertis. Comme pour Knappich, Liz Greene et la plupart (excepté G. Verneret), l'Intuition est Feu, la Sensation Terre, la Pensée Air et le Sentiment Eau ; l'intérêt est qu'il y fait partici­per les planètes en une curieuse répartition : Soleil Mars – Saturne – Mercure – Jupiter Neptune Pluton.

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Après ce tour d'horizon historique, cherchons les raisons de l'errance dans laquelle nous continuons d'être. Pour ma part, j'en relève quatre essentielles. La première est que l'on ne peut aller en direct de la don­née astrologique à la donnée jungienne sans passer préalablement par l'expérience traditionnelle du qua­ternaire tempéramental. La seconde est qu'il faut remettre en question la pratique d'astrologie zodiacale, appliquée ici, qui dénature l'astrologie planétaire classi­que. La troisième est qu'il faut sortir de la plus entière confusion qui règne ici en ce qui concerne les valeurs des éléments. Enfin, ne serait-il pas temps de mettre son nez dans les thèmes pour observer ce qui se passe astrologiquement chez les personnages qui incarnent le plus typiquement les types de Jung? Après cet examen, je vous promets qu'on y verra plus clair.

Le quaternaire traditionnel

Pour se retrouver dans le dédale de l'infinie variété des natures humaines et comprendre son prochain, l'homme a de bonne heure ressenti le besoin de se donner des points de repère et de travailler sur plan. Il en est venu à se constituer une véritable "table d'orien­tation" pour se situer par rapport à un ensemble expression de la généralité des cas, semblable à la rosé des vents, cette étoile à 32 divisions fournissant les points cardinaux et collatéraux d'un cadran de bous­sole. Ne devait-il pas se trouver en présence de traits humains aussi opposés que le Nord et le Sud?

Ce que la tradition s'est offerte en la matière, c'est une étoile de classification de valeurs naturelles entre­croisant une croix de principes élémentaux : Chaud-Froid-Humide-Sec, et une croix des Eléments: Eau-Air-Feu-Terre. Huit directions fondamentales. Telles sont les assises qui président à la doctrine hippocratique des Tempéraments, de deux millénaire-et-demi d'âge, et qui, bien que tristement ignorée de l'ensem­ble des astrologues d'aujourd'hui, n'en continue pas moins sa prestigieuse carrière auprès des homéopathes, des  acupuncteurs,  des  psychologues  praticiens,  des morphopsychologues et des graphologues.

Dans sa recherche psychologique, l'homme ne pou­vait assurément pas en rester là. Il devait tôt ou tard découvrir de nouvelles rosaces de personnalités fon­dées sur d'autres espèces de valeurs. Ainsi ont vu le jour diverses typologies humaines, surtout depuis un siècle.

Mais à partir du moment où il se met à classer les espèces humaines d'une façon inédite, le chercheur ne peut s'empêcher de procéder à des comparaisons en confrontant sa classification nouvelle à l'ancienne ou aux anciennes. Cette démarche inter-typologique est d'un grand intérêt car elle met en présence des systè­mes de référence de structures différentes qui peuvent aussi bien se juxtaposer et se prolonger d'une façon cohérente, que devenir des voisins de mauvaise compa­gnie qui se faussent ou s'annulent. Ce qui donne l'oc­casion d'assister à une telle comparaison, c'est que la quaternité est le propre des tempéraments et des types de Jung. De là à admettre que les uns et les autres relè­veraient des mêmes valeurs, le pas est vite franchi. Mais ne faut-il pas y regarder de près?

Pour cela, il faut revenir à la longue histoire de la psychologie de l'ère antépsychanalytique. Certes, nous n'en sommes plus là et cette ère est dépassée, mais ne partir que de la psychologie moderne — aussi capitale qu'en soit la révolution — pour fonder notre propre système d'interprétation, comme le font les écoles actuelles, constitue une singulière amputation de notre savoir. C'est de la base qu'il faut commencer pour aller au sommet, comme du simple au complexe, de l'élé­mentaire évident à la cime du mystère humain. Se pas­ser d'un tel cheminement, c'est prendre un risque cer­tain et c'est de toute façon être incomplet dans son interprétation.

C'est à Jung lui-même que je vais faire appel pour apprendre la sagesse de repasser par le cheminement traditionnel. Il rappelle ici l'antique doctrine des éléments.

"Si intime est la pénétration réciproque des signes distinctifs, corporels et spirituels que, de la constitution du corps, nous pouvons non seulement tirer de larges conclusions concernant la constitution de l'âme, mais que nous pouvons en outre en tirer aussi sur les formes des manifestations corporelles en partant de la particu­larité spirituelle. Evidemment, dans ce dernier cas, nous nous heurtons à une difficulté infiniment plus grande; mais cela tient, non pas sans doute à ce que l'âme influence moins le corps que le corps l'âme, mais à ce que, si nous prenons l'âme pour point de départ, nous devons conclure de l'inconnu au connu, tandis que, dans le cas contraire, nous avons l'avantage de pouvoir nous appuyer, au départ, sur quelque chose de connu, le corps visible. En dépit de toute la psychologie que nous nous imaginons posséder de nos jours, l'âme nous est cependant encore infiniment plus obscure que la surface visible de notre corps. L'âme nous est encore un pays étranger, à peine exploré, dont nous ne rece­vons que des informations indirectes, transmises par l'intermédiaire de fonctions de la conscience sujettes à des possibilités infinies d'illusions.

"Aussi le chemin le plus sûr semble-t-il, à juste titre, être celui qui va de l'extérieur à l'intérieur, du connu à l'inconnu, du corps à l'âme, et c'est pourquoi tous les essais de caractériologie ont commencé par l'extérieur: c'est le cas de la méthode des anciens, l'as­trologie, qui commence même au dehors, dans l'espace cosmique, pour en arriver à ces lignes de destin dont les commencements — ainsi que Séni le fait remarquer à Wallenstein — gisent dans l'homme lui-même. De même aussi la chiroscopie, la phrénologie de Gall, la physiognomonie de Lavater, et tout récemment, la gra­phologie, la typologie physiologique de Kretschmer et la méthode des taches de Rorschach. Comme on le voit, les voies qui vont de l'extérieur à l'intérieur, du corps à l'âme, ne manquent pas." [2]

Entre une foi et un enthousiasme qui créent et une observation qui (généralement) désenchante, l'astrolo­gie d'aujourd'hui doit plus que jamais avoir charge d'invention, mais n'a pas trop de tout son bagage pour s'en acquitter. Il faut sortir de sa petite province moderniste: freudienne, jungienne, pavlovienne..., pour respirer le grand large de l'aventure de l'esprit tra­ditionnel !

Revenir à la tradition, ici, c'est faire retour à un véri­table esprit synthétique que guide la "doctrine des signatures: le "signe" astral se révèle sous diverses espèces : aux formes du corps, du visage, de la main, de l'écriture... Un martien se reconnaît généralement à sa morphologie musclée, à son visage aux traits rudes, à sa main ferme, à son écriture tonique... Morphopsy­chologie, chirologie, graphologie : autant de branches auxiliaires dont l'astrologie est le tronc commun, la chaîne des correspondances impliquant ici les rapports de diverses connaissances solidaires se renvoyant les unes aux autres, chacune étant la partie et le complé­ment d'un tout. Cette "théorie des signatures" invite à la vision totalisante d'une pensée globale, conduisant à une pratique de généraliste, la signature du sujet devant être dépistée dans une véritable transdisciplinarité.

C'est au fur et à mesure que l'on s'éloigne du visible de la forme extérieure pour se rapprocher de l'être inté­rieur invisible, que l'on gagne à recueillir les lumières de la psychologie moderne. Qui n'y a pas recours se ferme la connaissance profonde de l'astrologie. Mais celui qui met la charrue devant les bœufs ou tire la charrue sans les bœufs est mal parti.

Notre siège est fait sur la valeur des corrélations entre la rosace aux branches d'éléments et de principes élémentaux et la caractérologie tempéramentale tradi­tionnelle. En guise de caution, il suffit de comparer le tableau d'Antiochus d'Athènes, remontant à dix-huit siècles, que W. Knappich présente à la page 75 de son Histoire de l'Astrologie et celui que, sur les mêmes élé­ments, présente Michel Gauquelin dans son Dossier des influences astrales (Denoël, 1973). Ou encore, la caractérologie tempéramentale et sa liste des mots-clés obtenus avec la Lune (Eau), Jupiter (Air), Mars (Feu) et Saturne (Terre). Ces valeurs vont-elles se rejoindre ou trouver un prolongement avec la classification jungienne?

De l'astrologie zodiacale à l'astrologie planétaire

L'errance que nous avons vu se maintenir au long de cette quête de corrélations de typologie jungienne, résulte aussi d'un choix malheureux, malheureuse­ment encore dominant dans la pratique d'aujourd'hui : l'adoption d'une "astrologie zodiacale" au détriment de la traditionnelle astrologie planétaire.

Pour nos prédécesseurs, l'astre est le roi de l'univers astrologique : c'est la planète en soi qui est le premier mobile. Le phénomène astrologique passe d'abord par sa nature intrinsèque: sa "vertu" prime, que ne doit nullement effacer sa valence. Cet état initial ne peut pas être oublié dans les mouvances de ses positions diverses.

Que se passe-t-il lorsqu'on décide de comptabiliser les positions astrales dans les signes, par exemple, comme — tristement — on continue de le faire pour "calculer" le tempérament ou pour pointer ces types de Jung ? [3] Comme si l'astre était un O, on fait seule­ment parler les signes. Autrement dit, on fait fi de l'es­sentiel en réduisant l'astre à un rôle de figurant, de potiche, manipulé comme un simple pion: vidé de son contenu, dépersonnalisé, il devient juste bon comme pure présence : en triplicité, en signe masculin ou fémi­nin... Ainsi réduit à son minimum, il ne répond plus que comme prétexte à un pointage. Adieu le planétarisme.

La réalité est que la planète livre le nombre premier, le signe venant derrière elle pour ne fournir seulement que le chiffre après la virgule.

C'est donc à rien moins qu'une restitution plané­taire qu'il faut se livrer ici pour interpréter correcte­ment, et tant que cela ne sera pas admis et définitive­ment acquis, l'on en restera à une pratique sous-développée aux piteux résultats.

La réalité est que le type jupitérien, par exemple, est fait du tempérament sanguin comme du comportement extraverti : c'est l'étoffe même de son être, la substance propre de sa personne; comme le tempérament ner­veux et l'introversion sont les conditions intrinsèques du type saturnien. Que Jupiter passe du Bélier au Taureau ou du Taureau au Gémeaux, n'apporte que des modulations du tempérament sanguin et de l'attitude extravertie...

Comment comprendre, autrement, le fait que l'on puisse être, avec un amas important dans un signe, aussi bien extraverti qu'introverti?

Quand en 1957 j'ai sorti au Seuil le premier livre de la collection "Zodiaque": Bélier, un grand plaisir fut pour moi d'y faire figurer, parmi le dictionnaire des célébrités, les deux écrivains les plus marqués avec un amas de 5 astres ( Soleil compris) dans le signe : Baude­laire et Zola. "De Baudelaire à son frère zodiacal Zola, il y a apparemment un monde qui rend tout rapproche­ment inconciliable (...). On comprendra ce qui les rap­proche en identifiant ce qui les oppose. C'est que Bau­delaire est un introverti pur, entièrement tourné vers lui-même, et Zola un extraverti typique, exclusivement dirigé vers le monde extérieur. Le combat que le pre­mier a mené avec lui-même, c'est au-dehors que le second l'a assumé. Et si Baudelaire a découvert l'enfer au bout de son exploration intime (...), Zola a renou­velé la vision du romancier mais en sondant les ténè­bres extérieures, en découvrant l'enfer dans l'alcoo­lisme des Lantier, des Coupeau, des Bec-salé, dans la prostitution de Gervaise, au plus noir du fond de la mine..."

Si avec la moitié du système solaire dans le même signe, le premier est d'un bord et de l'autre le second, preuve est faite par ce seul exemple qu'il faut chercher ailleurs que dans le signe lui-même la détermination de l'extraversion et de l'introversion. Car, si la moitié du système solaire dans le même signe ne fait pas basculer le sujet d'un côté ou de l'autre, c'est que le signe ne fait pas le poids pour en décider et que les astres, surtout, sont en cause: Jupiter, à une 15e de degrés au-dessus de l'AS, se lève chez Zola; aucune angularité chez Baude­laire, mais le "poète saturnien" a Saturne en conjonction du Soleil , au  Carré de la  Lune et au semi-carré du Milieu du Ciel.

Vous pouvez même cerner de plus près encore les configurations en vous adressant aux "jumeaux devant les astres": Calvin Coolidge (Plymouth, Vermont, 4 juillet 1872, 9 h) et Edouard Herriot (Troyes, 5 juillet 1872, 20 h), l'un Président des U.S.A. en 1923 et l'autre Président du Conseil en France en 1924. Autant l'un est introverti: solitaire, taciturne, renfrogné, fermé comme une huître, tout en pénombre; autant l'autre, radical-socialiste nature, est extraverti : bon vivant, bonhomie chaleureuse, jubilation... L'un et l'autre avec  Soleil Lune Mercure Vénus Mars en Cancer. Mais l'un bascule vers Vénus et l'autre vers Saturne... On pourrait multiplier les cas : les super-cancériens Maspéro, découvrant dans le ventre de la terre l'ancestral égyptien, et Proust refluant vers le ventre de sa mère...

Sachons donc planétariser d'abord, zodiacaliser ensuite.

Il y a éléments et éléments

Au surplus, il existe une si terrible méprise dans l'utilisation que, par cette pratique d'astrologie zodia­cale, l'on fait des triplicités, que les additions opérées, d'une choquante hétérogénéité, ne peuvent manquer d'évoquer le mariage de la carpe et du lapin !

Pour Ptolémée, le zodiaque, c'est d'abord l'année et ses quatre saisons, avec un printemps humide, un été chaud, un automne sec et un hiver froid, le jeu trigonal de nos triplicités venant en second lieu. Une sorte d'ex­tension du champ de ces valeurs élémentales, mais qui prête à confusion parce que ne relevant plus de notre étoile de classification.

S'il est un zodiaque des éléments, c'est le zodiaque planétaire: chaque signe porte l'élément de la planète rectrice. Ainsi, le Feu règne dans les signes martiens du Bélier et du Scorpion, comme dans le signe solaire du Lion. La Terre dans les signes mercuriens des Gémeaux et de la  Vierge, ainsi que dans les signes saturniens du Capricorne et du Verseau. L'Air dans les signes vénusiens du Taureau et de la Balance, ainsi que dans le signe jupitérien du Sagittaire. L'Eau, enfin, dans le signe lunaire du Cancer et le signe neptunien des Poissons.

L'intrusion des triplicités nous sort de l'ordonnance du quaternaire des éléments de notre table d'orienta­tion : chaque signe y exprime une qualité particulière d'élément, qui en fausse les valeurs si l'on s'en tient à l'étiquette en l'alignant sur les branches de notre rosace.

Voyez le Scorpion. Dans la triplicité Eau, il symbolise des valeurs d'eau de feu : alcool (l'eau qui flambe), eau forte, liqueur séminale, lave volcanique... Seul le véhi­cule est aquatique : ce qui prime, c'est le transport ignée. On verra d'ailleurs si le type Scorpion est un lympha­tique... Prenez le Taureau. Signe printanier et vénusien, il évoque rien mieux que la motte de terre bien grasse et odorante de la prairie de mai, la terre corporelle, réalité concrète, substance charnelle toute de densité animale, de sève nourricière de sensualisme. Ce qui fait que ce signe est le plus typiquement Air, dans notre registre planétaire étoile, tout en valeurs d'épanouissement sensoriel et de plénitude matérielle. Ce qui tourne entièrement le dos à la Terre-élément qui a valeur de précipité, de contraction, de concentration, de réduc­tion : ici, ce n'est pas seulement notre charpente cal­caire avec notre boîte crânienne et nos phalanges ; elle confine au dépouillement, à l'abstraction, à l'esprit... Qu'on est loin de la glèbe du second signe ! Comparati­vement, l'Air du Verseau , signe hivernal et saturnien, est tout à fait dans le registre de la Terre-élément, sa condition aérienne n'étant plus qu'un véhicule: c'est un air subtil, lumineux, éthéré, transmetteur d'ondes ou de vibrations spirituelles contribuant au dépouille­ment de l'être (non toutefois sans une intensité ignée uranienne). De même que l'Air des Gémeaux mercuriens est si peu charnel et si cérébral, analogue à un vent qui évoque le souffle de l'esprit: c'est de la Terre-élément. Vénusienne en première instance mais saturnienne en seconde, la Balance penche entre le sanguin et le nerveux, son Air étant fait de vibration affective et d'épanchement de cœur, sur le fond d'un amenuisement animal Terre. Air-Feu ou Feu-Air est le Sagittaire, le véhicule du Feu, par son transport, important ici presque autant que sa finalité jupitérienne d'unification et d'ampleur...

Quand on a conscience d'une telle complexité et d'une aussi riche différenciation, on ne peut que convenir qu'il faut manipuler avec précaution ces valeurs purement qualitatives. Il faut avoir bien à l'es­prit qu'il est absolument insensé d'additionner bras dessus, bras dessous, 2 positions du Taureau et du Capricorne, aussi antinomiques que l'Air et la Terre, ou 2 positions du Cancer et du Scorpion, qui se tournent radicalement le dos comme l'eau et le feu ! Il faut que cesse ce véritable massacre du zodiaque qui relève d'une astrologie pri­mitive ! Je vous en conjure : arrêtez votre discours de perroquet, cette pratique stéréotypée à gros sabots, en alignant vos chiffres sur vos feuilles de thèmes ! Mieux vaut pas de chiffres du tout que des chiffres faux !

Un seul exemple peut suffire, comme exécution finale foudroyante: Bernard Hinault (Yffiniac, 22, 14 novembre 1954, 7 h). Un "dur", un "teigneux du vélo" qui se hisse au plus haut record sportif du cyclisme, que vos chiffres métamorphosent en un parfait lymphatique. Pensez donc : la triplicité Eau contient l'AS, Soleil Lune Mercure Vénus Jupiter Saturne Uranus ! Neptune et Pluton ne pouvant être dans cet élément ces années-là, seul Mars manque à l'appel. Mais tout s'explique en observant que ce champion breton a, en plus de Mars au méridien, l'en­semble AS Soleil Mercure Vénus Saturne en Scorpion : au total, un vrai martien! Puisqu'on est dans le vélo, offrons-nous le plaisir de citer maintenant une femme : Jeannie Longo (Annecy, 31 octobre 1958, 15 h), une fille de caractère, une imbattable aux nerfs d'acier trempé : Eau par AS Soleil Mercure Vénus Jupiter Neptune... les 5 astres en Scorpion, l'AS étant trigone à une conjonction Soleil Jupiter dans ce signe...

Je parle ici du tempérament. Mais si les fonctions de Jung sont assimilables, comme lui, non aux particulari­tés des triplicités mais à l'ordre élémental de notre rosace auquel se rapporte le planétarisme, où ne va-t-on pas — également — nager?... Tôt ou tard, il vous faudra en venir à ces subtilités si vous ne voulez pas vous tromper en permanence.

Après tout cet ensemble de précisions et de mises au point, l'on est maintenant à même de pouvoir abor­der les configurations des personnages les plus repré­sentatifs de la typologie jungienne.

 

LA CONJONCTION SOLEIL-JUPITER DU 2 MAI 1988

Le 14 avril 1988 était signé à Genève un accord américano-soviéti­que sur l'Afghanistan : le Soleil arrivait à 14° de Jupiter. Et le 15 mai, en exécution de cet accord d'évacuation totale étalée sur 9 mois, un pre­mier contingent de soldats d'U.R.S.S. quittait le territoire de ce pays en guerre: le Soleil s'éloignait à 9° de Jupiter.

Conformément à la prévision de la note p.195 du N° 80, la  conjonction Soleil Jupiter du 2 mai est corrélative à cet événement diplomati­que majeur: le retrait militaire de l'Union Soviétique de la guerre d'Afghanistan. Cet événement — qui rappelle le retrait américain du Vietnam survenu sous la conjonction  Soleil Jupiter de janvier 1973 — ne consti­tue pas en soi la fin d'une guerre, celle commencée le 27 avril 1978 par une révolte contre les communistes au pouvoir. Mais une dimension nouvelle avait été donnée à ce conflit avec l'intervention soviétique le 27 décembre 1979. C'est donc le désinvestissement majeur d'une crise installée depuis 8 ans à quoi correspond notre configuration, ce qui n'est pas un mince épisode de la détente internationale prévue pour le trigone Jupiter Neptune de ce printemps 1988. Tel est le "nouveau bond diplomatique important à ce renouveau cyclique de l'entrée de mai 1988" dont je parlais p.193 de ce même numéro du 4e trimestre 1987.

"Nouvelle rencontre Reagan-Gorbatchev accompagnée d'un nou­vel accord?" avais-je formulé interrogativement dans la note de la p.195, à une époque où ce projet était dans l'air mais sans calendrier fixé. Or, c'est dans les derniers jours de mai que les deux Grands vont se rencontrer à Moscou: sur fin de conjonction Soleil Jupiter (18° d'orbe).

L’Astrologue n° 82, 2e Trimestre 1988.

Relance :

Ce thème de la caractérologie jungienne a été repris dans « la lettre de l’Astrologue » N° 32, de façon plutôt pitoyable. Notamment par méconnaissance de ses types, insuffisamment identifiés. Ainsi, lancé dans une improvisation frivole (s’en tenant à un sommaire ABC sans nulle référence à Jung lui-même, ni considération de ses propres exemples), l’imprudent confrère nous « balance » – cas présenté comme « flagrant » - un Alain Juppé (déjupiténisé) Sentiment introverti ! en compagnie d’une famille où se distinguent des personnages comme Rousseau, Lamartine, Verlaine, Rodembach, Nerval, Amiel ; Chardin, Watteau, Corot, Carrière ; Schubert, Chopin, Fauré…, le roide et sec maire de Bordeaux ne tranchet-il pas en y faisant carrément figure d’étranger venu d’une autre planète ? Le savoir vaut ce qu’on en fait.


[1] Précaution qui a échappé aussi bien à Gilles Verneret, instituant la Lune en archétype de l’introversion, qu’à Michel Gauquelin, en faisant un facteur d’extraversion de l’évocation de ses angularités chez les politiques et les acteurs. Mais, et les artistes, les écrivains, les poètes, qui sont toute intériorité exprimée ?...

[2] C.G. Jung : Problèmes de l’âme moderne, Buchet/ Chastel, 1976.

[3] Cette façon de procéder pour pointer les éléments n'est nul­lement traditionnelle et n'a rien de classique. C'est une méthode des années trente prise comme mauvaise habitude, une façon vieil­lotte, délaissée des connaisseurs, de travailler la question.

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