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Quand Uranus traverse le Sagittaire

 

Il est bon de rencontrer des observations enregistrées qui soient parlantes. En voici une qui se rapporte manifestement  à la traversée d’Uranus en Sagittaire de 1898 à 1904.

 

Il s’agit du flux migratoire exceptionnel de la population d’Europe occidentale vers les terres d’accueil du continent américain. C’est dans le cadre de la phase ascendante du cycle Uranus-Pluton, de la conjonction de 1851 à l’opposition de 1901, que s’est située cette émigration de masse unique, exode relevant d’un accroissement inédit de la population européenne (voir « Bilan historique de la conjonction Uranus-Pluton »). On estime maintenant qu’entre le milieu du XIXe siècle et 1913, près de 50 millions d’Européens ont émigré vers ces pays en peuplement, les deux tiers de ces migrants aux Etats-Unis. C’est ainsi que la population de ce grand pays est passée de (seulement) 17 millions de personnes en 1840 à (déja) 99 millions en 1914, l’immigration ayant assuré plus du tiers de cet accroissement.

 

Or, ainsi qu’on peut l’observer avec la saillie de la flèche montante de ce premier graphique, extrait de l’Histoire de la mondialisation de Régis Bénichi (Ed. Jacques Marseille, 2003), une ruée unique de cette émigration européenne vers le Nouveau Monde eut lieu de 1897 à 1907 : les entrées annuelles d’émigrants y ont plus que doublé en cette décennie, passant de 600 000 à 1.300 000 migrants. Certes, ce mouvement s’est poursuivi au-delà de la traversée en question, ce qui fait penser à un effet de force d’inertie, si perceptible, par exemple, dans le cas ds marées. Nul doute, en tout cas, que l’élan de cette fièvre de traversée de l’Atlantique ait un air de « sagittarisation » uranienne. En n’oubliant pas le contexte : à savoir que cela s’est passé dans un climat général de révolution de la circulation et de la communication ; construction des premières autos Ford, Renault …, première liaison TSF à travers l’Atlantique, premier décollage d’avion.

 

Or, un phénomène analogue d’un autre genre est survenu sous la dernière traversée  d’Uranus en Sagittaire de 1982 à 1988, un aperçu en étant livré par ce second graphique extrait du même ouvrage. Cette fois, ce n’est plus de migration de personnes qu’il s’agit, mais des transferts financiers dans le monde. On assiste alors à une amplification également unique des flux d’investissement direct à l’étranger, la montée de courbe de 1982 à 1990 exprimant un bondissement de 25 milliards de dollars à 200 milliards ! Ainsi, après l’essor des échanges de marchandises et de service, caractéristique du capitalisme antérieur, nous passons à une internationalisation des investissements, le  capital étant le moteur des réalisations. Phénomène nouveau que l’arrivée d’Internet va faire déboucher sur une inquiétante et dangereuse « globalisation financière », cette libération effrénée des mouvements de capitaux ayant comme conséquence immédiate les « sagittariennes » délocalisations tant redoutées des entreprises, qui justifient la nécessité d’un contre-pouvoir au trafic sauvage de l’argent.

 

Bien entendu, cela est venu en même temps que s’effectuait, derrière les avions fusées et les navettes de  l’aventure spatiale, une révolution des télécommunications ( arrivée des télex, terminaux d’ordinateurs véhiculant sur le champ textes, graphiques, images, voix), la société mondiale étant alors sous le signe d’une lancée de flèche de centaure.

 

On est mieux en état d’apprécier cette double sagittarisation – qu’amplifie la marée neptunienne de 1970-1983 – par ce rappel de René Rémond d’une « France où, en 1956, par exemple, 5 Français sur 7 ne partent pas en vacances, les heureux élus, du reste, ne s’éloignant pas de plus de 250 kilomètres en moyenne de chez eux » (Le XXe siècle, Fayard). Revoir « Le trio en Sagittaire » remontant à la découverte du Nouveau Monde, dans Uranus-Neptune-Pluton.

 

Paris le 26 mai 2005.

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